Pourquoi dire : "Un sprinkler" ou "Un sprinkleur" !

Et pas : "Un asperseur" !

Un substantif masculin dérivé du verbe "Asperger" et à rapprocher du substantif féminin "Aspersion", utilisé dans la locution nominale "Baptème par aspersion".

L'asperseur est un appareil qui disperse de l'eau en fines goutelettes.

On retrouve ce terme dans deux domaines précis :

  • La lutte contre l'incendie :

Où l'asperseur est appelé "Gicleur d'incendie", "Gicleur" (par ellipse), "Tête d'extincteur automatique à eau", "Tête d'extincteur automatique d'incendie", "IEA (Installation d'Extinction Automatique à eau)"... ou "IFEA (Installation Fixe d'Extinction Automatique à eau)".

Ces six appellations désignent un appareil d'extinction fonctionnant seul en cas de chaleur excessive dans un local ou un site à protéger lors d’un incendie.

Ce système est mis en réseau au-dessus de la zone à protéger et comporte trois éléments constitutionnels : des têtes extinctrices (ou "buses"), vissées sur des canalisations, le tout relié à un poste de contrôle qui régule l'arrivée de l'eau.

Une augmentation anormale de la température entraîne la rupture de l’ampoule ou la fonte du fusible qui maintient la tête fermée.

La canalisation d’eau sous pression permanente, connectée à la tête, alimente alors celle-ci pour arroser par brumisation la zone enflammée.

Son déclenchement ne nécessite aucune intervention humaine. La circulation d’eau dans les canalisations actionne une cloche hydraulique donnant l’alarme au niveau du poste de contrôle (et renvoie une alarme vers le poste de sécurité grâce à un pressostat.

  • Le jardinage et l'agriculture.

l'asperseur constitue une composante d'un système d'arrosage.

On parle alors d'"arroseur automatique enterré", avec, selon les cas :

Turbine arrosage

    • des tuyères d'arrosage, à jet fixe, qui arrosent en pluie fine sur un rayon de 3 à 5 mètres,

 

    • ou des turbines d'arrosage, à jet circulaire ou oscillant, en arc de cercle, couvrant un rayon de 5 à 15 mètres.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Grave" ?

Comme les jeunes français ont commencé à le faire, à partir des années 2000, pour dire :

  • d'abord : "sérieux", "sérieusement",

En disant par exemple : "Il me saoule grave" ou "Elle l'aime grave".

  • puis : "tout à fait" ou "absolument"...

En disant par exemple : "Elle est grave bien cette chanson" ou "Il est grave nul ce film".

Dérivée à l'origine de l'adjectif anglais "grave" ("sérieux", "sérieusement"), cette utilisation parfaitement impropre de l'adjectif français "grave" constitue un épouvantable anglicisme.

Mais elle est également devenue, depuis les années 2010, un véritable tic de langage ; de nombreux jeunes - mais souvent aussi des trentenaires, désormais - l'utilisant à présent de manière elliptique !

En vous répondant par exemple : "Grave !" à des questions aussi diverses que "Tu as aimé le gigot de tante Suzanne ?", "Tu es fatigué ?" ou "Tu n'as pas trouvé ennuyant le récit de papy Marcel ?".

Source : www.lefigaro.fr

Pourquoi dire : "On a les verts qui scorent avec le parti socialiste" !

La journaliste française Laurence Ferrari

Comme l'a déclaré la journaliste française Laurence Ferrari, dimanche 29 juin 2020 au soir, à l'occasion du second tour des élections municipales, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Et pas : "On a les verts qui RÉALISENT DE BONS CHIFFRES avec le parti socialiste" !

Voire : "Nous avons les verts et le parti socialiste qui OBTIENNENT DE BONS CHIFFRES" !

Pourquoi écrire : "Le rendez-vous de Julie Hammett : un talk de décryptage de l’actu de la semaine et des petites phrases politiques du week-end".

Comme se permet de le faire la chaîne française d'information en continu LCI sur son site internet, à propos de l'émission présentée par Julie Hammett et diffusée les samedi et dimanche soir, de 20 à 22 heures, "Ça fait parler".

Et pas : "Le rendez-vous de Julie Hammett : un DÉBAT de décryptage de l’actuALITÉ de la semaine et des petites phrases politiques dE LA FIN DE SEMAINE" ?

Je ne supporte plus cette façon de constamment dégrader le niveau de langue moyen utilisé dans les organes d'information français.

Et pour cela, je décerne à ces personnes mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

Pourquoi dire : "Un black", "Des blacks" ou "Les blacks" ?

Et pas : "Un noir", "Des noirs" ou "Les noirs" (registre familier) !

Ou : "Une personne de couleur noire" ou "Une personne noire de peau", "Des personnes de couleur noire" ou "Des personnes noires de peau" et "Les personnes de couleur noire" ou "Les personnes noires de peau" (langage courant).

Voir également mon article consacré à l'évolution de la façon dont a parlé en France des personnes de couleur noire.

"Flipper sa race".

Cette locution verbale du registre argotique est utilisée par les jeunes depuis une vingtaine d'années afin de signifier : avoir très peur, être très angoissé.

On dit par exemple : "Kevin flippe sa race : son père veut le changer de bahut".

"Mr. Bricolage".

Enseigne de la GSB Grande Surface de Bricolage) française Mr. Bricolage

Cette enseigne française de GSB (Grande Surface de Bricolage) spécialisée dans le bricolage, le jardinage, la décoration et l'aménagement de la maison et du jardin est née en 1980.

Sa création avait pour but de donner une enseigne commune aux magasins réunis depuis le 11 mai 1965 au sein de l'ANPF (Association Nationale des Promoteurs du Faites-le-vous-même).

Son nom devrait bien évidemment s'écrire "M. Bricolage" - pour "Monsieur Bricolage" - et non "Mr. Bricolage", l'abréviation "Mr." signifiant "Mister" ("Monsieur") en anglais !

Pourquoi dire : "Un screenwriter" et "Le screenwriting" ?

Et pas : "Un scénariste" et "La scénarisation" !

Ou, s'il est réellement nécessaire de le préciser : "Un scénariste de cinéma et de télévision" et "La scénarisation cinématographique et télévisuelle".