On ne dit pas : "Demander à l'audience d'applaudir" !

Mais, en français :

  • "Demander AU PUBLIC d'applaudir",
  • "Demander À LA SALLE d'applaudir",
  • "Demander À L'ASSISTANCE d'applaudir",
  • "Demander À L'AUDITOIRE d'applaudir",
  • ou : "Demander AUX SPECTATEURS d'applaudir" !

Car le substantif "Audience", utilisé de la sorte, relève de l'anglais !

On ne dit pas : "On a vraiment des anglais en mode gestion" !

Le journaliste sportif français Grégoire Margotton

Comme a pu le déclarer, le 3 juillet 2021, le journaliste français Grégoire Margotton, en commentant la rencontre de football Ukraine-Angleterre, en quart de finale de l'Euro 2021, sur la chaîne de télévision française TF1.

Mais : "On a vraiment des anglais QUI GÈRENT" !

Je n'en peux plus de cette utilisation fautive de la locution "en mode", devenue un véritable tic de langage !

L'adverbe français "Typiquement" ne signifie ni "Par exemple", ni "Précisément", ni "Exactement" !

Mais : d’une manière typique, spécifiquement ; présentant les caractères les plus marquants d’un type.

On dit par exemple : "Je vais vous faire goûter un plat typiquement breton".

Ou : "C'est une réaction typiquement française".

Ainsi, on ne doit pas dire :

  • "C'est typiquement comme cela qu'il faut réagir", mais : "C'est PAR EXEMPLE comme cela qu'il faut réagir",
  • "La valeur du kopeck est dérisoire, typiquement 0,00011 Euro au cours du 26 juin 2021", mais : "La valeur du kopeck est dérisoire, PRÉCISÉMENT 0,00011 Euro au cours du 26 juin 2021" ou "La valeur du kopeck est dérisoire, EXACTEMENT 0,00011 Euro au cours du 26 juin 2021".

Source : www.academie-francaise.fr

"Une enclave", "Une exclave" et "Un esclave" ou "Une esclave".

Ces trois substantifs paronymiques ne doivent surtout pas être confondus, puisqu'ils désignent respectivement :

  • "Une enclave" :
    • un territoire, ou morceau de territoire, complètement entouré par une seule autre entité territoriale (région ou pays).

Exemples d'enclaves célèbres :

      • Kaliningrad, anciennement Königsberg en Prusse-Orientale, est une ville de Russie située dans une enclave territoriale, l'oblast de Kaliningrad, totalement isolée du reste du territoire russe, entre la Pologne et la Lituanie.

      • Berlin-Ouest : partie Ouest de la ville allemande de Berlin ayant eu une identité propre, de la création de la Trizone, le 3 juin 1948 jusqu’au traité de Moscou du 12 septembre 1990.

Elle résultait du ralliement, en 1945, après la Seconde Guerre mondiale, des zones de Berlin contrôlées par les trois puissances occidentales victorieuses (les États-Unis, le Royaume-Uni et la France) face à Berlin-Est, sous contrôle soviétique.

Alors que Berlin-Est devenait la capitale de la RDA (République Démocratique Allemande ou "Allemagne de l'Est") en 1949, Berlin-Ouest n’a jamais été officiellement gouvernée par la RFA (République Fédérale d’Allemagne ou "Allemagne de l'Ouest") et est restée une enclave en territoire Est-allemand, occupée par les trois puissances occidentales mais devenant progressivement autonome, dont la frontière était physiquement matérialisée par le "Mur de Berlin", du 13 août 1961 jusqu’à sa destruction en novembre 1989.

Et non, comme malheureusement beaucoup de gens le pensaient ou l'imaginent toujours, une ville coupée en deux (Berlin-Ouest et Berlin-Est), située à la frontière entre les deux Allemagnes (de l'Ouest et de l'Est) !

L'enclave de Berlin-Ouest en RDA (République Démocratique Allemande) ou "Allemagne de l'Est"

    • une localité ou une région isolée, éloignée de tout axe important de transport, comme par exemple une vallée alpestre ou la Corse.
Fouillouse (04) un hameau enclavé au fin fond de la Haute-Ubaye, perché à 1 00 mètres d'altitude, et cher à l’abbé Pierre car ses ancêtres en étaient originaires
Fouillouse (04) un hameau enclavé au fin fond de la Haute-Ubaye, perché à 1 900 mètres d'altitude, et cher à l’abbé Pierre car ses ancêtres en étaient originaires
  • "Une exclave": un morceau de terre sous souveraineté d'un pays, du territoire principal duquel il est séparé par un ou plusieurs pays ou mers.

Ce terme n'est qu'un calque de l'anglais "Exclave" et constitue donc un anglicisme. En français, seul le terme "Enclave" est employé pour les deux sens évoqués ci‐dessous.

La région C est une "exclave" du pays B, mais n'est une "enclave" d'aucun pays (© wikipedia.org)
La région C est une "exclave" du pays B, ainsi qu'une "enclave" dans le pays A, qui l'encercle complètement (© wikipedia.org)
La région C est une "exclave" du pays B, mais n'est une "enclave" d'aucun pays (© wikipedia.org)
La région C est une "exclave" du pays B, mais n'est une "enclave" d'aucun pays (© wikipedia.org)
  • et "Un esclave" ou "Une esclave" :
    • au sens propre : une personne privée de sa liberté, par sa naissance ou par sa capture, qui n'est pas de condition libre, est considérée comme un instrument économique pouvant être vendu ou acheté, et se trouve sous la dépendance absolue d'un maître dont elle est la propriété.
Un convoir d'esclaves, en Afrique, au XIXe siècle
Un convoir d'esclaves, en Afrique, au XIXe siècle
Le marché aux esclaves de Zanzibar dans la deuxième moitié du XIXe siècle
Le marché aux esclaves de Zanzibar, dans la deuxième moitié du XIXe siècle
    • par extension :un prolétaire opprimé et exploité,

Des mineurs de fond, au moment de descendre ou de remonter de la mine

On dit par exemple : "L'industrie minière employait à la fin du XIXe siècle des centaines de milliers d'esclaves en Europe".

Un mineur de fond travailant au pic

    • au sens figuré :
      • une personne qui, par flatterie, par intérêt ou par passion, se soumet entièrement à la volonté de quelqu'un, s'emploie exclusivement à le servir et suit aveuglément ses volontés ; une personne portée à obéir servilement,

On dit par exemple : "Mais ma chérie, ce n'est pas parce que tu l'aimes comme une folle que tu dois être son esclave".

      • une personne au service d'une autre personne, et astreinte à des tâches pénibles, parfois humiliantes,

On dit par exemple : "Ma belle-soeur est devenue l'esclave de son fils".

Un enfant-roi

  • ou, en technologie, et notamment en informatique : un élément (périphérique, processus ou serveur) exécutant les ordres que lui en donne un autre, appelé "maître".

On parle alors de "modèle maître-esclave" ou d'"architecture maître-esclave".

Exemple d'architecture maître-esclave

Source : www.wiktionary.org, www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

On ne dit pas : "C'est typiquement là que la VAR doit intervenir" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme a pu le déclarer, le 27 juin 2021, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "C'est PAR EXEMPLE là que la VAR doit intervenir" !

Cet usage de l'adverbe français "Typiquement" comme s'il était la traduction littérale de l'adverbe anglais "Typically" est en effet totalement erroné et m'exaspère au plus haut point.

Et je lui décerne donc, pour cette raison, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Pourquoi dire : "Bling-bling" ou "Le bling-bling" ?

Et pas, en français :

  • "Tape-à-l'oeil" (registre familier), "Clinquant" (langage courant) ou "Ostentatoire" (registre soutenu) (adjectif).

Une femme "bling-bling"Un homme "bling-bling"

  • et : "Le tape-à-l'oeil" (registre familier), "Le clinquant" (langage courant) ou "L'étalage ostentatoire" (registre soutenu) (Substantif ou locution nominale).

Une chambre à coucher tape-à-l'oeil ("Bling-bling")

 

Pourquoi dire : "Il est dark aussi" ?

L'acteur français Vincent Cassel

Comme a pu le déclarer l'acteur français Vincent Cassel, à propos de son ami, le produteur français Thomas Langmann, dans l'émission "Complément d'enquête", diffusée le 20 mai 2021 sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Et pas simplement : "Il A UN CÔTÉ SOMBRE" !

Ou éventuellement : "Il A UN CÔTÉ MYSTÉRIEUX" !

Pourquoi dire : "Energy drink" ?

Des cannettes de BDE (Boissons Dites Energisantes)

Et pas simplement : "Boisson énergisante" !

Ou plutôt : "Boisson Dite Energisante (BDE)" !

C'est à dire : une boisson censée donner un regain d'énergie à son consommateur, en utilisant un mélange d'ingrédients stimulants.

Ces boissons - qu'il ne faut surtout pas confondre avec les boissons "énergétiques" - contiennent souvent une grande variété de composés organiques excitants comme la caféine, ou d'autres comme les vitamines de la série B, et parfois des extraits de plantes comme la guarana. Ces composés sont associés à des acides aminés comme l'arginine, la taurine qui permettrait d'accroître la durée d'effet des excitants. Quelques plantes contribuent aux arômes et effets proposés, parmi lesquelles la guarana ou différentes formes de ginseng et de ginkgo biloba.

Les boissons dites énergisantes sont également très sucrées, majoritairement à partir de sucre raffiné et parfois avec un édulcorant (succédané de sucre).

L'ingrédient actif principal est la caféine, issue d'extrait de guarana et présente dans le café et le thé. Un format moyen, soit autour de 250 ml selon les pays, contient environ 80 mg de caféine, soit l’équivalent de 2 cannettes de Coca-Cola et de 2 expressos.

Mais les teneurs peuvent monter jusqu'à 150 mg de caféine, et même 300 mg, selon le format et la marque. Alors même que 400 mg par jour est considéré comme un seuil à ne surtout pas dépasser.

Les plus grands consommateurs de ces boissons sont les jeunes, près de 65 % des consommateurs étant âgés de 35 ans et moins

Les boissons énergisantes ont été commercialisées pour la première fois en Écosse en 1901 sous le nom de "Iron Brew". Mais elles n'ont eu de véritable succès qu'au début des années 1960 au Japon et en Corée du Sud. Elles y ont pour cible les personnes sujettes à l'épuisement, principalement les hommes d'affaires pour les aider à travailler de longues heures ou rester éveillé le soir à la maison.

Le marché français a été envahi par ce type de boissons depuis 2008 et plus de cent marques se partagent aujourd'hui ce marché très lucratif : Red Bull, Monster, Burn, Crazy Tiger, etc.

Le rayon "Boissons énergisantes" d'un supermarché françaisUn rayon de boissons énergisantes

L'ANSES (Agence Nationale de SEcurité Sanitaire de l'alimentation) a cependant lancé un appel à la vigilance vis à vis de ce qu'elle appelle les BDE (Boissons Dites Energisantes) en raison des risques prouvés sur la santé des consommateurs.

Caractéristiques des boissons dites énergisantes

Les boissons dites énergisantes sont des sortes de sodas, auxquels on ajoute divers ingrédients censés stimuler l'organisme, voire le doper : de la caféine, de la taurine (dérivé d'acide aminé, classé parmi les neurotransmetteurs, naturellement présent dans l'organisme humain ainsi que dans celui de nombreux animaux), du ginseng (stimulant), du guarana (plante aux propriétés stimulantes, à très forte teneur en caféine), des vitamines B, des édulcorants (produits, le plus souvent artificiels, donnant une saveur sucrée).

Un véritable succès commercial qui se traduit dans les chiffres

Une enquête menée au niveau européen (16 pays, 52 000 personnes) révèle que 18% des enfants (3-10 ans), 68% des ados (10-18 ans) et 30% des adultes consomment ces boissons dites énergisantes.
12% des jeunes (10-18 ans) en boivent même jusqu'à 7 litres par mois. Et plus d'un sur deux mélange boisson dite énergisante et alcool.

Les Français quant à eux en consomment chaque année 40 millions de litres : ​41% autour d'une activité sportive et 32% lors de moments festifs;

25% boivent plus d'1/2 litre en une journée​. Et 16% en mélange avec de l'alcool.

Pourquoi un tel succès ?

Les boissons dites énergisantes sont essentiellement consommées pour leur promesse "d'effet booster" sur l'énergie, permettant d'augmenter les performances physiques et intellectuelles ou de prolonger l'éveil (notamment en soirée, ou pour étudier), et pour leur goût extrêmement sucré.

Ces boissons stimulantes sont donc très prisées par les jeunes, à qui elles sont destinées, notamment par les adolescents et les étudiants qui aiment cultiver leur image rebelle. De plus, cette cible adore les sports que ces marques inondent de publicité : plongeon, football, course automobile, moto, etc.

Pourquoi les boissons énergisantes sont-elles dangereuses ?

  • à cause de leur composition, notamment la caféine (l'équivalent de 2 expressos de 50 ml par canette de 250 ml ) qui est un puissant diurétique (elle augmente la sécrétion d'urine).

Consommée avec excès, la caféine cause accélération du rythme cardiaque, stress, troubles du sommeil, anxiété, palpitations, crises d'épilepsie, sensation d'oppression, etc.

Or, ces boissons sont souvent associées à l'alcool en soirée et alcool + caféine + danse (qui s'apparente parfois à un exercice physique intense et prolongé) entraînent une déshydratation qui peut provoquer des accidents cardiaques (une jeune fille de 16 ans, qui avait bu des mélanges d'alcool et de boissons énergisantes, est décédée de mort subite au cours d'une soirée, juste après s'être arrêtée de danser).

  • à cause du risque accru d'ivresse : la caféine et la taurine diminuent la perception des conséquences de l'absorption d'alcool, sans en diminuer bien évidemment les effets.
  • à cause de leur image trompeuse : en utilisant la notion d'énergie et en misant sur la confusion énergétique/énergisant, ces boissons laissent entendre qu'elles augmentent le potentiel physique.

Or, ces boissons contiennent des excitants qui au contraire fatiguent l'organisme. Leur composition ne convient absolument pas à l'effort physique. Pire, en augmentant la diurèse (sécrétion de l'urine), elles mettent en danger le sportif qui s'expose à la déshydratation (risque de graves troubles rénaux, cardiaques, etc).

On peut également s'inquiéter des multiples ingrédients, dont on ne connaît les interactions ni entre eux, ni avec les médicaments (risques d'AVC ou d'accidents cardiaques).

Ce qu'ont pu constater les médecins :

Il existe 3 types de troubles majeurs que l'on retrouve de façon récurrente chez les consommateurs de boissons dites énergisantes :

  • Troubles cardiaques : tachycardie, troubles du rythme cardiaque,
  • Troubles psychiatriques : agitation, angoisse, confusion, trouble du sommeil (la caféine perturbant le sommeil profond durant lequel le cerveau de l’enfant et de l’adolescent se développe),
  • Troubles neurologiques : augmentation de l’anxiété et de l’irritabilité, tremblements, vertiges, voire crises d'épilepsie.

​​Le Dr Laurent Chevalier a été l'un des premiers à alerter les pouvoirs publics sur la dangerosité des boissons dites énergisantes. Il préconise entre autre la diminution de moitié de leur concentration en caféine, une forte réduction (voire la suppression) de la taurine, un étiquetage qui indique clairement les personnes qui doivent éviter d'en consommer (voir ci-dessous). Cependant, selon lui, les interdire risquerait de renforcer l'attractivité de ces produits, qu'il serait toujours possible de se procurer dans les pays voisins. Or, il y a déjà une forme d'attirance des jeunes pour ces produits, justement parce qu'ils les perçoivent comme un peu transgressifs.

En conclusion, il ne faut donc surtout pas associer :

  • boissons dites énergisantes + alcool,
  • boissons dites énergisantes + activité physique intense,
  • ou boissons dites énergisantes + café.

Et ces boissons dites énergisantes sont donc fortement déconseillées aux catégories suivantes :

  • les femmes enceintes (risque d'accouchement prématuré),
  • les enfants,
  • les adolescents,
  • les personnes sensibles aux excitants,
  • les personnes ayant un rythme cardiaque irrégulier,
  • ainsi que les personnes sous traitement médicamenteux.

Sources : wikipedia.org, www.objectifs-fitness.com et www.vulgaris-medical.com

Pourquoi dire : "Parce qu'après i' sont en cruise control" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme a pu le déclarer, le 19 mai 2021, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "Parce qu'après iLS ONT MIS LE RÉGULATEUR DE VITESSE" !

Ou : "Parce qu'après iLS sont en VITESSE DE CROISIÈRE" !

Parce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Pourquoi dire : "J'avais un bon feeling" ?

L'antiquaire français Julien Cohen, acheteur dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2

Comme a pu le déclarer, le 20 mai 2021, l'antiquaire français Julien Cohen, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Et pas : "J'avais un bon PRESSENTIMENT" !

Tout en sachant que le mot anglais "Feeling" correspond parfois à d'autres mots français.

Pourquoi dire : "Le sac de training de l'OL est à gagner ce soir" ?

La journaliste française Virginie Sainsily

Comme a pu le déclarer, le 21 avril 2021, la journaliste sportive française Virginie Sainsily, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Le sac d'ENTRAÎNEMENT de l'OL est à gagner ce soir" !