"La guillotine" ou "Une guillotine".

Une guillotine

La guillotine est une machine de conception française, inspirée d’anciens modèles de machines à décapitation.

Échafaud, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
Échafaud, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)

Elle fut utilisée en France pour l’application officielle de la peine de mort par décapitation, à partir du 25 avril 1792, puis dans certains cantons de Suisse, en Grèce, en Suède, en Belgique et en Allemagne.

La mort du roi Louis XVI, le 1 janvier 1793, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
La mort du roi Louis XVI, le 1 janvier 1793, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)

Dans notre pays, une guillotine fonctionna pour la dernière fois le 9 septembre 1977, à la prison des Baumettes, à Marseille (13), pour découper en deux le manutentionnaire tunisien Hamida Djandoubi.

Liotard, appartenant tous les trois à la bande armée des "Chauffeurs de la Drôme", qui ravage la campagne valentinoise de 1905 à 1908.
Triple exécution de Valence du 23 septembre 1909 : Octave-Louis David, Pierre-Auguste Berruyer et Urbain-Célestin Liotard, appartenant tous les trois à la bande armée des "Chauffeurs de la Drôme", qui ravage la campagne valentinoise de 1905 à 1908.

Avant d'être définitivement remisée, après l’abolition de la peine de mort, le 18 septembre 1981, au Centre pénitentiaire de Marseille (13).

Noms successifs

La guillotine tient son nom du député, médecin et secrétaire de l'assemblée nationale constituante Joseph-Ignace Guillotin, qui - appuyé par Mirabeau - la fait adopter dans les tout premiers temps de la Révolution française.

Le docteur Joseph-Ignace Guillotin
Le docteur Joseph-Ignace Guillotin

Mais la machine fut d'abord appelée "Louison" ou "Louisette", en référence au nom du docteur Antoine Louis, son concepteur. Chirurgien militaire, celui-ci était secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie et fût l'un des contributeurs à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert pour les articles consacrés à la chirurgie.

Le docteur Antoine Louis
Le docteur Antoine Louis

Ou encore "La mirabelle", en référence à Mirabeau.

Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau
Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau

Et "La machine à Guillotin".

Mais c'est le terme de "La guillotine" qui s’imposa rapidement, promu de manière ironique par le journal royaliste "Les actes des apôtres".

Une chanson contribua à attacher à cette machine le nom de Guillotin pour la postérité.

Elle avait pour titre : "Sur l’inimitable machine du médecin Guillotin propre à couper les têtes et dite de son nom Guillotine".

Et pour dernier couplet :

"Le romain
Guillotin
Qui s’apprête,
Consulte gens de métier
Barnave et Chapelier,
Même le Coupe-tête
Et sa main
Fait soudain
La machine,
Qui simplement nous tuera
Et que l’on nommera
Guillotine".

Un progrès médical

Le 1er décembre 1789, le docteur Guillotin demande que "la décapitation fût le seul supplice adopté et qu'on cherchât une machine qui pût être substituée à la main du bourreau". L’utilisation d’un appareil mécanique pour l’exécution de la peine capitale lui paraît une garantie d’égalité, qui devait, selon lui, ouvrir la porte à un futur où la peine capitale serait finalement abolie.

Guillotin plaidait ainsi en faveur de son projet : "Avec ma machine, je vous fais sauter la tête en un clin d’œil, et vous ne souffrez point. La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l'homme n'est plus".

Et, de fait, selon les experts médicaux, la section de la moelle épinière entraîne une perte de connaissance instantanée.

La proposition de Guillotin vise également à supprimer les souffrances inutiles. En effet, jusqu’alors, l'exécution de la peine capitale différait selon le forfait et le rang social du condamné : les nobles étaient décapités au sabre, les roturiers à la hache, les régicides et criminels d'État écartelés, les hérétiques brûlés, les voleurs roués ou pendus, les faux-monnayeurs... bouillis vifs dans un chaudron.

L'idée de Guillotin est adoptée en 1791 par la loi du 6 octobre qui dispose que "la peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu'il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés" et que "tout condamné à mort aura la tête tranchée" (la fameuse phrase de l'article 12 du Code pénal, déclamée sur tous les tons, en 1938, par le génial Fernandel, dans "Le Schpountz" de Marcel Pagnol).

L’appareil, inspiré d’anciens modèles de machines à décapitation existant depuis le XVIe siècle, est mis au point en 1792 par le chirurgien militaire Antoine Louis.

Après plusieurs essais sur des moutons puis trois cadavres à l'Hospice de Bicêtre le 15 avril 1792, la première personne guillotinée en France fut un voleur, du nom de Nicolas Jacques Pelletier, le 25 avril 1792.

Source : wikipedia.org

"Le pendule de Foucault".

Il s'agit d'un dispositif expérimental conçu pour mettre en évidence la rotation de la Terre par rapport à un référentiel galiléen. Il a été mis au point de façon empirique, en 1851, par le physicien et astronome français Jean Bernard Léon Foucault.

Installé au Panthéon de Paris (75), il mesure 67 mètres et porte une masse de 28 kilogrammes. Une fois lancé, ce pendule oscille pendant 6 h. La période (aller-retour) est de 16,5 secondes et le pendule dévie de 11° par heure. Il a été réinstallé sous la coupole du Panthéon en 1995, constituant une attraction très appréciée des visiteurs.

Un autre "pendule de Foucault", plus modeste, construit à l'occasion de l'exposition de 1855, est exposé au musée national des techniques du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), à Paris (75).

Et c'est celui-là qui a inspiré à l'écrivain italien Umberto Eco le titre de son roman d'aventures publié en 1988 et vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde, "Le pendule de Foucault", auquel ce dispositif expérimental doit sa notoriété internationale auprès du grand public.

"Le pendule de Foucault", roman italien de Umberto Eco, paru en 1988

Mais il existe de nombreux autres "pendules de Foucault" à travers le monde.

Source : wikipedia.org

"Un grand Charles", "Un Charles de Gaulle" ou "Un de Gaulle".

Il s'agit du surnom donné à un type de tire-bouchon, en forme de bonhomme, dont la tête fait office de décapsuleur et dont les deux leviers latéraux, en forme de bras, se relèvent en forme de "V" lorsque l'on enfonce la tige dans le bouchon, avant de servir ensuite à extraire ce dernier, lorsqu'on les abaisse.

Cet ustensile évoque en effet le général de Gaulle et sa célèbre posture, les bras en l'air légèrement écartés.

 

Chacun se souvient l'avoir vu ainsi à plusieurs reprises, et notamment le 4 juin 1958, à Alger, lorsqu'il prononce son fameux "Je vous ai compris !", mais aussi le 24 juillet 1967, à Montréal (Québec) (Canada), pour son non moins célèbre "Vive le Québec libre !".

"Un rubirosa".

Ce nom désigne, par antonomase, ce type de poivrier rotatif très grand format, que l'on vous amène parfois dans certains grands restaurants.

Il fait référence à Porfirio Rubirosa, un célèbre playboy dominicain et diplomate de l'entre-deux-guerres et de l'après-guerre, deuxième époux de l'actrice française Danielle Darrieux et réputé pour la taille extrêmement impressionnante de... sa verge !

"Un barnum".

Ce mot peut désigner :

Chapiteau de cirque

 

  • un chapiteau de cirque,

Barnum de réception

  • une vaste tente rectangulaire, utilisée lors de réceptions.

Pliable et s’installant rapidement en extérieur grâce à une structure tubulaire en acier, elle est recouverte de toile sur le toit et de panneaux latéraux amovibles, permettant de s’abriter du soleil, de la pluie ou du vent.

Barnum de marché

  • ou un très grand parasol rectangulaire utilisé comme abris de jardins, sur les foires ou marchés pour abriter les marchands ou camelots, ou encore sur les chantiers de construction afin de protéger une zone de travail extérieure.

Phineas Taylor Barnum

Dans mes trois cas, il fait référence au patronyme de l'entrepreneur de spectacles états-unien Phineas T. Barnum.