Pourquoi dire : "Distribution de snacks" ?

Le journaliste sportif français Jean-Christophe Drouet

Ainsi qu'a pitoyablement pu le déclarer, le 19 décembre 2022, le journaliste sportif français Jean-Christophe Drouet, dans l’émission "Le déj info", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Et pas, en français : "Distribution d'EN-CAS" !

Des en-cas vendus à bord d'un avion de compagnie aérienne à bas coûtsDes sandwiches sous plastique

"Aplater".

Ce verbe largement méconnu possède deux significations radicalement différentes :

  • dans le domaine maritime : répartir les matelots sept par sept pour manger au même plat,
  • et dans le domaine alimentaire : découper une Fourme d'Ambert, en respectant un geste précis consistant à la couper en commençant par le sommet, en un mouvement circulaire.

La découpe se fait à l'aide d'un couteau de forme très précise et l'entame de la tranche est réalisée en biseau.

Couteau à aplater la fourme d'AmbertCouteau à aplater la fourme d'Ambert

Source : wiktionary.org et www.gastronomico.fr

"La fourme d'Ambert".

De la fourme d'Ambert

La fourme d'Ambert est un fromage français à base de lait de vache de la région Auvergne-Rhône-Alpes, créé à l'origine dans les environs d'Ambert (63), et qui bénéficie d'une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) depuis 1972 et d'une AOP (Appellation d'Origine Protégée) depuis 2006.

Localisation de la ville d'Ambert (63)

Sa meilleure période de consommation s'étend de mai à octobre.

Il s'agit d'un fromage à base de lait de vache, à pâte persillée, non cuite et non pressée, à croûte sèche et fleurie, se présentant sous la forme d'un cylindre dont les dimensions sont d'environ 13 cm de diamètre, 19 cm de hauteur et dont le poids oscille entre 2 et 2,5 kg.

De la fourme d'Ambert

Étymologie

L'appellation "fourme" est une francisation du terme occitan "forma", lui-même issu du latin "forma" qui est aussi à l'origine du terme français "fromage".

Avec 5 800 tonnes fabriquées en 2020, la fourme d'Ambert est la neuvième appellation fromagère protégée française en volume.

Une grosse partie de cette fabrication est le fait de 7 structures laitières industrielles. Mais la production fermière se développe, avec 9 producteurs fermiers , dont deux sur le canton même d'Ambert (63).

Pour bénéficier du label AOP, les fourmes doivent suivre des conditions de fabrication précises, définies par un cahier des charges et contrôlées par des organismes indépendants.

Il faut transformer 19 litres de lait cru pour obtenir une fourme d’Ambert.

Consommation

Sa période de consommation optimale dépend de sa durée d'affinage et de son type : industrielle, artisanale ou fermière. En effet, la fourme d'Ambert est affinée au moins 28 jours mais certains fromagers l'affinent plus longtemps, parfois plus de 50 jours.

Une fourme fermière sera à consommer de préférence de juin à décembre (saveurs automnales de noix, de noisette et d'amande) si l'on souhaite profiter des laits produits à partir d'herbages du printemps riches en saveurs, ou consommer les fromages transformés par un producteur fermier à partir de laits traits durant l'estivage, dans des prairies d'altitude riches en flore.

Dans les plats, la douceur de la fourme d'Ambert peut mettre en valeur les viandes rouges comme les viandes blanches ou les poissons. Elle peut se consommer avec de la confiture de fruits (abricots, prunes, par exemple) et tous les vins blancs moelleux. Lorsqu'elle est chauffée, elle ne gratine pas et ne file pas, ce qui peut la faire entrer dans la composition de sauces.

La fourme d'Ambert se découpe d'une manière très spécifique : on l'aplate.

Aire de production et transformation

La production du lait et sa transformation en fourme d'Ambert peut s'effectuer dans une zone assez vaste :

  • 43 cantons du département du Puy-de-Dôme (63) (soit les zones de montagne du Puy de Dôme excluant donc les plaines de Limagne),
  • 8 communes sur 3 cantons du département de la Loire (42),
  • et 5 cantons du Nord-Est du département du Cantal (15).

Histoire de l'appellation

La fourme est sans doute l'un des plus anciens fromages de France : une légende veut que la fourme se préparait au temps des puissants Arvernes, avant la conquête de la Gaule par César (selon cette légende, ce dernier, avant d'aller à Gergovie, serait passé par Ambert où il aurait consommé le fromage) mais ses premières traces remontent aux environs du VIIIe siècle où il était dû par les serfs au seigneur pour une partie de la dîme.

Le fromage prit le nom de "Fourme de Pierre sur Haute", en référence au point culminant du massif qui était le centre de la zone de production laitière. C'est sous ce nom que le fromage a fait l'objet d'une dénomination commune le 14 mai 1939. Alors que la production était exclusivement fermière et réalisée en estive, des fromageries de dimensions modestes sont créées dès 1900, permettant une fabrication totale de l’ordre de 200 tonnes par an.

Le 9 mai 1972 était créée une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) commune à la fourme d'Ambert et à la fourme de Montbrison, la "Fourme d'Ambert et de Montbrison", qui dura près de trente ans. Les deux appellations ont été séparées par décrets du 22 février 2002.

Bien que distantes d'à peine 43,5 km, les deux localités relèvent de deux départements différents : le Puy-de-Dôme (63) pour Ambert et la Loire (42) pour Montbrison.

Carte routière Ambert (63) et Montbrison (42)

La différence entre la fourme d'Ambert et la fourme de Montbrison réside essentiellement dans les techniques actuelles d'égouttage et de salage :

  • la fourme d'Ambert subit un égouttage réduit et salage au sel sec en surface ou par saumure. Elle est plus persillée et a une croûte légèrement fleurie,
  • tandis que la fourme de Montbrison subit un pré-égouttage, broyage et salage dans la masse du caillé ; sa phase de séchage s'effectue couchée dans des chéneaux d'épicéa. Elle a une croûte rouge-orangé et est plus douce, moins persillée.

De la fourme de Montbrison (42)

Source : wikipedia.org

"La fourme de Montbrison".

De la fourme de Montbrison (42)

La fourme de Montbrison est un fromage français à pâte persillée, issu d'une transformation de laits de vache crus ou pasteurisés.

Son nom fait référence à la commune de Montbrison (63), dans le Forez.

Localisation de la ville de Montbrison (42)

Cette appellation est commercialement préservée via une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) depuis 1972 et une AOP (Appellation d'Origine Protégée) depuis 2010.

Logotype de la Fourme de Montbrison

Sa meilleure période de consommation s'étend d'octobre à avril.

Elle est issue d'un territoire labellisé et d'un poids moyen compris entre 2,1 et 2,7 kg.

Étymologie

L'appellation "fourme" est une francisation du terme occitan "forma", lui-même issu du latin "forma" qui est aussi à l'origine du terme français "fromage".

La fourme de Montbrison était autrefois dénommée "fromage de Roche", du nom de la commune éponyme, également appelée "Roche-en-Forez (42), située à 6 km à peine, au Sud de Montbrison (42).

Roche-en-Forez (42)

La production de lait, comme la fabrication, l’affinage et la conservation des fromages jusqu’à 32 jours après emprésurage, ont lieu à l’intérieur de l’aire géographique.

La ration de base des vaches laitières est assurée par du fourrage provenant de l’aire géographique de l’appellation. L'herbe pâturée, fanée, préfanée ou ensilée doit être la base de l'alimentation. En période de disponibilité d'herbe, dès que les conditions climatiques le permettent, le pâturage est obligatoire.

Aire de production

Contrairement à son homologue la fourme d'Ambert, la fourme de Montbrison est produite dans une zone relativement concentrée géographiquement (monts du Forez) :

  • 27 communes du département de la Loire (42) : Bard, Cervières, Chalmazel-Jeansagnière, La Chamba, La Chambonie, Champoly, Châtelneuf, La Côte-en-Couzan, Écotay-l'Olme, Essertines-en-Châtelneuf, Lérigneux, Noirétable, Palogneux, Roche, Saint-Bonnet-le-Courreau, Saint-Didier-sur-Rochefort, Saint-Georges-en-Couzan, Saint-Jean-la-Vêtre, Saint-Just-en-Bas, Saint-Laurent-Rochefort, Saint-Priest-la-Vêtre, Saint-Romain-d'Urfé, Les Salles, Sauvain, La Valla-sur-Rochefort, Verrières-en-Forez, Vêtre-sur-Anzon,
  • et 5 communes du département du Puy-de-Dôme (63) : Le Brugeron, Job, Saint-Anthème, Saint-Pierre-la-Bourlhonne, Valcivières.

La fourme de Montbrison est élaborée à partir de 20 à 25 litres de lait.

 

De la fourme de Montbrison (42)

Le salage est réalisé en cours de moulage, ce qui la différencie de sa soeur la fourme d'Ambert.

Après un salage en cours de moulage, les fourmes sont couchées sur des chéneaux en bois d'épicéa et retournées à la main d'un quart de tour toutes les douze heures. Pendant cet affinage, elles sont piquées avec de longues aiguilles pour favoriser le développement des marbrures bleutées.

Huit jours plus tard, elles sont placées en caves d'affinage où elles séjournent plusieurs semaines. Durant cette période elles sont piquées avec de longues aiguilles pour faciliter le développement des marbrures bleutées. En fin d'affinage, leur poids sera de 2,5 kg.

En production fermière, la fabrication du fromage s’effectue toujours avec du lait cru et entier, non normalisé en protéines et matières grasses.

Chiffres de production

447 tonnes en 2012, 577 tonnes en 2018 et 668 tonnes en 2020.

Histoire de l'AOC

Le 9 mai 1972, est crée une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) commune à la fourme d'Ambert et à la fourme de Montbrison, "la fourme d'Ambert et de Montbrison", qui dura près de trente ans puisque les deux appellations ont été séparées par décrets en date du 22 février 2002.

La différence entre les deux fourmes réside désormais dans les techniques actuelles d'égouttage et de salage :

  • la fourme d'Ambert subit un égouttage réduit et salage par saumure et/ou au sel sec en surface,

De la fourme d'Ambert

  • tandis que la fourme de Montbrison subit pré-égouttage, broyage et salage dans la masse du caillé.

Consommation

La fourme de Montbrison peut être consommée toute l'année. Telle quelle ou cuisinée : fondue, raclette, tartifourme (variante de la tartiflette), gaufres, crêpes, etc.

 

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "L'affirmative action" ?

Et pas simplement, en français : "La discrimination positive" !

Celle-ci a commencé à être mise en place en mars 1961, par le président John Fitzgerald Kennedy, lors de la lutte pour les droits civiques et l'abolition de la ségrégation raciale.

L'ordre exécutif no 109253 oblige ainsi les programmes financés par le gouvernement fédéral à instaurer une discrimination positive en faveur des minorités raciales afin de s'assurer que l'emploi ne soit pas soumis aux discriminations.

Source : wikipedia.org

"Un fayot".

Ce substantif masculin relève du registre argotique.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un haricot sec., également appelé "haricot en grains" ou "haricot à écosser".

Comme toutes les variétés de haricots, il trouve son origine en Amérique du Sud et arriva sur le sol européen par le biais des navigateurs conquérants au milieu du XVIe siècle. Il s’est vite adapté au climat français et se retrouve aujourd’hui comme ingrédient de base de nombreuses spécialités culinaires du terroir français.

Il s'agit d'une plante annuelle buissonnante (naine) ou grimpante qui peut se confondre avec celle du haricot vert, avec des feuilles de 8 à 12cm de long et des fleurs  suivies de gousses de 15 à 20cm de long.

Haricots blancs à écosserHaricots blancs à écosser

Les pieds de haricots en grains vont former, dans les gousses des graines qui vont grossir pour donner des haricots à grains blancs, verts, rouge foncé, brun, crème moucheté de pourpre ou tachetés de noir et blanc.

Différentes variétés de haricots secs

Il s'agit d'une légumineuse à la fois diététique et nutritive (74kcal/100g), prisée des végétariens, des personnes diabétiques et des sportifs. Riche en protéines, en fibres et en glucides complexes, le haricot consommé en petite quantité vous assure en effet immédiatement une sensation de satiété. Sans oublier que le haricot en grains, au faible indicé glycémique, contient également des vitamines B, ainsi que des minéraux nécessaires à l’organisme, dont notamment le fer, le potassium, le calcium, le magnésium ou encore le phosphore.

Certaines personnes trouvent les haricots en grains difficiles à digérer du fait des flatulences provoquées. Pour remédier à ces petits inconvénients, il convient de bien les mastiquer et de les consommer en quantité raisonnable.

On dit par exemple : "Y a encore des fayots ce midi à la cantine !".

Des fayots ou haricots blancs

  • un élève ou un militaire qui fait du zèle pour se faire bien voir de ses enseignants ou de ses supérieurs,

On dit par exemple : "Ce fayot de Jérémie a proposé de que l'on fasse une rédac sur notre visite u musée !".

Un fayot (© Arnaud Toulon Éditions Delcourt 2011)

  • ou, dans le registre désuet : un militaire rengagé.

On dit par exemple : "Ils devraient donner les corvées au fayot puisqu'il aime tant l'armée !".

Sources : www.cnrtl.fr et jardinage.lemonde.fr

Les différentes significations du mot "rouille".

Ce substantif fémininin peut en effet, selon le contexte, désigner :

  • Le produit de la corrosion du fer en présence de l'oxygène de l'air, en milieu humide.

La rouille attaque par exemple :

    • les outils :

    • les grilles :

    • les automobiles :

    • ou les coques de bateaux :

  • une recette traditionnelle de sauce de couleur rouille utilisée dans la cuisine provençale.

La couleur de la "rouille provençale" ("rouïo", en provençal) est due à la présence de piment rouge, parfois de safran. Le piment est pilé avec de l'ail et de la pulpe de pomme de terre (ou de la mie de pain) cuite puis écrasée, délayée avec de l'huile d'olive et du bouillon.

De la rouille (sauce)

  • ou : une maladie des végétaux se caractérisant par l'apparition sur le dessus des feuilles de points jaune orangé suivis, au revers, de pustules proéminentes orangées. Les feuilles atteintes jaunissent, se dessèchent, se nécrosent puis finissent par mourir et tomber prématurément.

 

Sources : wikipedia.org et www.gastroniomiac.com

"Hacher menu" et "Se faire hacher menu".

Ces deux locutions verbales signifient :

  • au sens propre, dans le langage courant, dans le domaine culinaire :
    • mettre en pièces, hacher par petits morceaux,

Hacher menu, au sens propre

    • et : se faire mettre en pièces, hacher par petits morceaux,
  • et au sens figuré, dans le registre familier (idiotisme alimentaire) :
    • mettre en pièces, anéantir, massacrer, exterminer,

On dit par exemple :"Avec ces nouvelles mitrailleuses lourdes, nous allons pouvoir hacher menu les assaillants".

Hacher menu, au sens figuré

    • ou : se faire mettre en pièces, anéantir, massacrer, exterminer.

On dit par exemple : "L'infanterie va se faire hacher menu par l'artillerie ennemie".

"Un carabin" et "Une carabine".

Ces deux substantifs possèdent de nombreux sens que l'on ignore souvent :

  • "Un carabin" signifie en effet tout à la fois :
    • dans le registre désuet :
      • un soldat de cavalerie légère portant une carabine et que l’on employait d’ordinaire dans les reconnaissances ou les escarmouches (XVIe siècle),
Un carabin ou soldat de cavalerie légère armé d'une carabine
Un carabin ou soldat de cavalerie légère armé d'une carabine
      • du sarrasin ou "farine de blé noir",

Du sarrasin ou "farine de blé noir"

      • ou : celui qui se contente de hasarder quelque chose au jeu et qui se retire ensuite, qu’il ait perdu ou gagné.

On dit par exemple : "C'était un vrai carabin au jeu".

    • et dans le registre familier, encore aujourd'hui : un étudiant en médecine,
Un carabin et une carabine
Un carabin et une carabine
  • tandis que "Une carabine" désigne aussi bien :
    • une petite arquebuse puis un mousquet, c'est à dire une arme à feu du type fusil, d'abord utilisée au XVIe siècle par les carabins, des soldats de cavalerie légère,

Une carabine russe

    • dans le registre familier : une étudiante en médecine (féminin de "carabin"),
    • et dans le registre familier, ainsi que dans le registre désuet : la maitresse, souvent pauvre, d’un étudiant en médecine.

Sources : wiktionary.org

"Une tarte à la crème".

Cette locution nominale féminine relève du langage courant.

Et elle désigne :

Une tarte à la crème

  • au sens propre : une pâtisserie garnie de crème fouettée ou de crème pâtissière servant éventuellement à entarter de grands noms médiatiques avides de notoriété.

Un entartage

  • et au sens figuré :
    • un cliché, une idée reçue, une réponse toute faite, une banalité, un poncif, une platitude,

On dit par exemple : "J'en ai assez de cette tarte à la crème des américains qui ne seraient que de grands enfants illettrés".

    • ou : un thème rebattu, un sujet ramené sur le tapis de façon fatigante ; un marronnier, un thème martelé par les médias, inlassablement répété par les journalistes et leurs invités, sans jamais rien apporter de nouveau.

On dit par exemple : "Je ne comprends pas l'intérêt de cette émission : ce n'est qu'un ramassis de tartes à la crème".

On l'ignore souvent, mais cette utilisation nous vient tout droit du grand Molière.

Le comédien et dramaturge français Jean-Baptiste Poquelin dit Molière

En 1662, effet, Molière, dans L'École des femmes (acte I, vers 97), fait dire à Arnolphe qui se méfie des "tours rusés et les subtiles trames / Dont pour nous en planter savent user les femmes" : "j’aimerais mieux une laide bien sotte / Qu’une femme fort belle avec beaucoup d’esprit". Si "avec elle on joue au corbillon / Et qu’on vienne à lui dire à son tour : Qu’y met-on? / Je veux qu’elle réponde: Une tarte à la crème".

Le corbillon est un jeu de société consistant à inventer des rimes faciles. À la phrase "Je vous passe mon corbillon", suivie de la question "Qu'y met-on ?", les joueurs doivent répondre par des mots terminés en "on". Il convient donc de dire "Une tarte au citron" et non "Une tarte à la crême".

L'usage de l'expression triviale "tarte à la crème", provoque de violentes critiques, reprochant à Molière le prosaïsme de sa comédie. Comment" soutenir une pièce où l'on a mis tarte à la crème ? disait-on alors, en ville comme à la Cour.

Molière, très affecté, répond alors, dans La Critique de l'École des femmes, en 1663, par une avalanche de "tarte à la crème", qui met les rieurs de son côté et ridiculise ses critiques  :

- Le marquis : Ah, ma foi, oui, tarte à la crème! Voilà ce que j'avois remarqué tantôt; tarte à la crème. Que je vous suis obligé, Madame, de m'avoir fait souvenir de tarte à la crème!

- Dorante : Hé bien, que veux tu dire? Tarte à la crème!

- Le marquis : Parbleu, tarte à la crème, Chevalier.

- Dorante : Mais encore?

- Le marquis : Tarte à la crème.

- Dorante : Dis-nous un peu tes raisons.

- Le marquis : Tarte à la crème.

Le duc de La Feuillade, visé, agresse physiquement à Molière ("tarte à la crème Molière, tarte à la crème" disait-il en lui écrasant le visage) dont le roi Louis XIV prend la défense.

Depuis, une tarte à la crème est devenue un cliché, une réponse toute faite : "comme les marquis de La Critique de l'École des femmes : tarte à la crème est leur réponse à tout".

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

"Un pétrin" ou "Le pétrin".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • dans le registre désuet : un coffre de bois au fond parfois arrondi, fermé d'un couvercle à charnières, et dans lequel le boulanger pétrissait autrefois manuellement la pâte à pain.

Pétrir

On dit également "Une huche" ou "Une maie".

Un pétrin ancien en chêne massif
Un pétrin ancien en chêne massif
Un pétrin ancien en merisier
Un pétrin ancien en merisier
    • ou, plus récemment : un appareil industriel composé d'une cuve (d'abord en bois puis métallique) parfois fixe, parfois rotative, et de bras actionnés mécaniquement, utilisé pour pétrir la pâte à pain ou pour malaxer d'autres produits.

Un ancien pétrin de boulangerUn pétrin mécanique de boulanger

Un pétrin-mélangeur professionnel de boulanger
Un pétrin-mélangeur professionnel
Un pétrin à spirale
Un pétrin à spirale
  • et au sens figuré, dans le registre familier : une situation difficile, inextricable, très embarrassante, pénible, d'où il semble impossible de sortir.

On dit par exemple : "Avec cette crise économique je me retrouve dans le pétrin".

Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

"Los merengues" ou "Les merengues".

"Les merengues" ou "Los meringues" : les joueurs de l'équipe de football du Real Madrid

Ce curieux substantif espagnol ("los mé-renn-gès") et sa déclinaison française ("les mérenn-gues" ou parfois "les mé-renn-gué") en forme d'idiotismes alimentaires sont souvent utilisés par les journalistes sportifs.

Ils désignent en effet les joueurs du club de football espagnol du Real Madrid, qui jouent en maillot blanc et short blanc.

Logotype du club espagnol de football Real Madrid

Ce terme fut utilisé pour la première fois par la presse en 1913, lorsque le club n'avaitencore que 11 années d'existence. À cette période, le Real Madrid commença à arborer son célèbre maillot blanc (mais pas encore le short), une couleur qui fit penser au célèbre dessert appelé "merengue" ("meringue" en français), fait de blanc d’oeuf battu et de sucre.

Des meringues

Il n'a toutefois commencé à devenir vraiment populaire que lorsque les rencontres de championnat commencèrent à être diffusés à la radio. À cette époque, il n’existait que la Radio Nationale espagnole, et les rencontres étaient commentées par un seul homme, Matias Prats. De ce fait, dès que le journaliste utilisait un surnom pour une équipe, il devenait automatiquement populaire et réutilisé dans toute l’Espagne.

Source : real-france.fr