"Une religieuse".

Ce mot polysémique désigne :

Une religieuse

  • avant toute chose une femme membre d'une communauté religieuse féminine, devant généralement obéir aux vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, que l'on appelle également "Nonne", "Moniale" ou "Soeur" et, dans le registre familier, "Bonne soeur".,

Religieuse au chocolat et religieuse au café

  • mais également une pâtisserie à base de pâte à choux et de crème pâtissière, généralement au chocolat ou au café, inventée vers 1856, à Paris (75), au "Café Frascati", un établissement tenu par un glacier napolitain.

La recette est identique à celle de l'éclair, hormis la présentation, puisque la religieuse est composée de deux choux posés l'un sur l'autre, dont le chou supérieur, qui est censé représenter la tête, est deux fois plus petit.

Source : wikipedia.org

"Un diptyque" ou "Un triptyque".

Il s'agit - comme l'indique son étymologie grecque - d'une œuvre en deux volets ou en trois volets.

Le diptyque/triptyque est en effet un ensemble composé de deux/trois unités distinctes qui entretiennent une correspondance.

Il s'est d'abord longtemps agit de peintures ou de sculptures composées de deux panneaux, fixes ou mobiles. Et à usage essentiellement religieux.

De plus en plus, de nos jours, cependant,  le terme s'utilise dans de nouveaux domaines artistiques :

  • dans la photographie : en parlant de deux/trois photographies s'alimentant visuellement l'une l'autre dans un but esthétique ou documentaire.

Par exemple : Plan général-détails. Ou deux/trois plans d'une même scène à deux/trois époques différentes.

  • dans le cinéma :
    • en parlant de deux films complémentaires qui, toutefois, ne se font pas suite.

Par exemple : "Mémoires de nos pères" et "Lettres d'Iwo Jima" est un diptyque de Clint Eastwood (2006), présentant la bataille d'Iwo Jima (1945) d'un point de vue américain et d'un point de vue japonais.

    • Ou d'une œuvre complète originellement mais scindée en deux parties pour des raisons commerciales.

Par exemple : "Kill Bill 1" et Kill Bill 2" de Quentin Tarantino (2003 et 2004). Conçu à l'origine comme un seul film,mais séparé en deux parties en raison de sa longueur (environ 4 heures pour les deux volets réunis).

Ou "1900" de Bernardo Bertolucci (1976) qui durait 5H20 et est donc sorti en deux parties.

    • Par abus de langage, les termes "diptyque" et "triptyque" sont désormais souvent utilisés pour désigner toutes les séries de deux ou trois films, sans distinction.
  • dans la bande dessinée :
    • en parlant de deux albums complémentaires qui, toutefois, ne se font pas suite.
    • ou d'une œuvre complète originellement mais scindée en deux parties pour des raisons commerciales.

Par exemple : Les deux albums de Tintin, "Les sept boules de cristal" et "Le temple du soleil", d'Hergé (1947 et 1948), ou "Le diable des sept mers" d'Hermann (2008 et 2009).

    • Par abus de langage, les termes "diptyque" et "triptyque" sont désormais souvent utilisés pour désigner toutes les séries de deux ou trois albums, sans distinction.
  • dans la musique : en parlant d'une œuvre en deux ou trois parties.

Celles-ci, quoique séparées, sont indissociables du fait de leur lien musical.

Par exemple : la "Toccata et fugue en ré mineur", œuvre pour orgue écrite par Jean-Sébastien Bach entre 1703 et 1707, est un diptyque.