"Le for".

Ce substantif masculin peu usité nous vient du latin "Forum" ("place publique", "tribunal") donnant au figuré "Cordis forum" ("jugement de la conscience").

Il désigne :

  • au sens propre, en droit écclésiastique : le lieu où les tribunaux sont compétents pour exercer leur juridiction,
  • par extension : l'autorité juridique que l’Église exerce sur les âmes et sur les choses spirituelles,
  • et au sens figuré : le  jugement de la conscience.

Mais il ne demeure en usage que dans les locutions "Dans son for intérieur" et "En son for intérieur".

Source : wiktionary.org

"L'enseignement laïc" et "Le patronnage laïc" ou "L'enseignement laïque" et "Le patronnage laïque" ?

Les deux graphies sont parfaitement correctes, même si la forme "laïc" est actuellement beaucoup plus usitée.

Et la forme "laïque", le plus souvent réservée au féminin.

Source : www.larousse.fr

"Alleluia !".

Ce mot d'origine hébreu est couramment utilisé comme interjection pour exprimer sa joie, sa très bonne humeur, saluer une chance incroyable, etc.

Dans la liturgie juive et chrétienne, "Alléluia" est un mot exprimant l'allégresse des fidèles. Ce terme est utilisé lors de prières ou à la fin de certains psaumes, spécialement pendant les fêtes pascales.

Ce cri de joie désigne le nom de Dieu dans la Bible, où il apparaît vingt-cinq fois.

Source : wiktionary.org

"La genuflexion" et "L'agenouillement".

Ces deux mots désignant l'action de se mettre à genoux sont souvent confondus alors qu'ils revêtent des significations relativement différentes :

  • "La genuflexion" est un substantif féminin du registre soutenu désignant un fléchissement d'un genou, que l'on pose à terre.

Poser le genou droit ou le gauche à terre n'a cependant pas du tout le même sens :

    • lorsque l'on fait une génuflexion devant Dieu ou une autorité ecclésiastique c'est le genou droit que l'on pose sur le sol.

On doit notamment faire la génuflexion en présence du Saint-Sacrement, qu'il soit conservé dans le tabernacle ou exposé à l'adoration publique.

La génuflexion tombe en désuétude dans l'église catholique française. Beaucoup d'églises ne sont désormais plus équipées de prie-Dieu, mais simplement de chaises à dossier bas, qui ne sont pas conçues pour être retournées et s'y agenouiller.

Dans ce cas, la génuflexion lors de la consécration est remplacée par une attitude silencieuse de respect et un abaissement de la tête ou du haut du corps après l'élévation du pain et du vin consacrés.

    • tandis que, lorsqu'il s'agit d'une personne laïque telle qu'un roi par exemple, c'est le genou gauche que l'on doit poser au sol.
  • et "L'agenouillement" est un substantif masculin du langage courant désignant :
    • le fait de se mettre à genoux, c'est à dire les deux genoux reposant sur le sol ; le terme désignant aussi bien l'action de se mettre à genoux, que le résultat de cette action.
      • pour supplier quelqu'un, implorer son pardon.

Ce qui se fait surtout - de nos jours et dans notre société contemporaine - par dérision et de façon humoristique.

      • dans la religion catholique :
        • pour montrer sa dévotion lorsque l'on prie,
        • pendant la consécration,
        • ou lors de la communion.

Si l'exiguïté des lieux ou l'âge et la maladie empêchent l'agenouillement, les fidèles doivent faire au moins un autre geste d'adoration approuvé par la Conférence des évêques, tel que par exemple l'inclination profonde.

    • à ski : l'action de plier les genoux, dans l'intention de modifier sa direction ou de ne pas tomber.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"Pontifical", "Ponticale", "Pontificales" et "Pontificaux".

Cet adjectif du registre soutenu désigne ce qui est relatif au souverain pontife, au pape.

Et que l'on qualifie plus couramment, dans le langage courant, de "Papal", "Papale", "Papales" et "Papaux".

On dit par exemple :

  • "Le droit pontifical" ou "L'habit pontifical",
  • "Une propriété pontificale" ou "La résidence d'été pontificale de Castel Gandolfo",
  • "Les messes pontificales" ou "Les visites pontificales",
  • et "Les appartements pontificaux" ou "Les États pontificaux".

"Un mécréant".

Ce substantif masculin désigne - au sens propre - une personne n'adhèrant pas à la religion considérée comme la seule vraie. C'est à dire, originellement : la religion chrétienne.

Naturellement ce terme est aujourd'hui désuet, mais on l'utilise, dans une acception moderne et plaisante, pour désigner une personne n'ayant aucune religion.

"Le sacerdoce" ou "Un sacerdoce".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : la fonction ou "le ministère" exercé par un ecclésiastique,
  • et au sens figuré : une fonction présentant un caractère quasi religieux en raison du dévouement qu'elle exige.

On dit par exemple : "Je ne vous cache pas que ma fonction est un véritable sacerdoce : je n'ai pas pris de vacance depuis vingt ans et travaille plus de quinze heures par jour, six jours sur sept".

Source : wiktionary.org

"Un antiphonaire".

Un antiphonaire

Ce substantif masculin fort peu connu, il me semble, désigne : un recueil de chants liturgiques catholiques rassemblant les partitions grégoriennes des heures canoniales.

Les premiers antiphonaires remontent au temps du pape Grégoire Ier, au VIe siècle.

Différences avec le bréviaire :

  • L'antiphonaire contient les parties chantées de l'office, notées en notation neumatique,
  • il ne contient pas l'office des lectures,
  • et il ne contient que les rubriques du bréviaire spécifiques au chant.

Source : wikipedia.org

"Un vigile", "Une vigile" et "Les vigiles".

Ces mots homophonographes du langage courant peuvent désigner des choses très différentes, selon le genre et le nombre :

  • "UN vigile" désigne ainsi :

Un vigile, en faction

 

    •  de nos jours : une personne chargée de la surveillance et de la sécurité de locaux administratifs, commerciaux, industriels, universitaires, etc.

Un vigile, en faction devant un portail.

    • et, dans la Rome antique, un homme chargé de combattre les incendies et de veiller, la nuit, à la sécurité de la ville.
  • Tandis que "UNE vigile" désigne le jour qui précède et qui prépare une fête religieuse, dans la religion catholique.

On parle par exemple de la "vigile pasquale", qui précède le jour de Pâques, ou de la "vigile de Noël".

  • Et que "Les vigiles" (féminin) désignent, dans la liturgie catholique, le premier office du cursus de l'office divin qui se dit au point du jour, voire au milieu de la nuit et que l'on appelle également "les matines",

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Un proposant".

Ce substantif masculin, il me semble peu connu, désigne, selon le contexte :

  • dans les églises réformées ("protestantes") : un candidat au ministère pastoral qui, après les études de théologie, accomplit le stage préparatoire au pastorat. Il est autorisé par la compagnie des pasteurs à lire la Bible dans les temples de la ville et à prêcher dans ceux de la campagne.
  • en médecine : le premier malade d’une lignée qui consulte pour une affection génétique et qui déclenche ainsi une enquête génétique dans sa famille afin de déterminer le mode de transmission de cette affection

On dit par exemple : "Le malade est un petit-neveu du proposant".

  • une personne ou organisation à l’origine d’une proposition.

On dit par exemple : "Comme d'habitude, les proposants ne se bousculent pas au portillon !".

Ou : "Le proposant est un célèbre syndicat, autrefois tout puissant dans cette profession".

Source : wiktionary.org

"Le Dimanche des Rameaux" ou "Le Dimanche des Palmes".

Cette fête, qui inaugure la Semaine sainte, rappelle l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem (Israël).

Selon l’Évangile, Jésus entre dans la ville sur le dos d’une ânesse et la foule l’acclame avec des feuilles de palmiers.

À la messe, ce jour-là, la communauté chrétienne se remémore cet événement, qu'elle célèbre à travers une procession dans l’église et une lecture du récit de la Passion du Christ. Ainsi qu'une bénédiction solennelle des rameaux.

Naturellement, faute d'un réchauffement climatique suffisant, les branches de palmier sont souvent remplacées sous nos latitudes tempérées par des branches de buis.

Dans le Sud de la France, où je vis depuis 1999, on parle souvent de "Dimanche des Palmes".

"La contrition" et "Faire acte de contrition".

  • La "contrition" est un terme du vocabulaire religieux désignant l'acte de volonté par lequel le chrétien se détourne du péché et se dispose à recevoir la grâce pour revenir à Dieu.

Autrement dit : le repentir sincère d'avoir commis un péché et la volonté de ne plus en commettre.

Et, par extension, : "le remords, le repentir".

  • et "Faire acte de contrition" signifie donc se repentir sincèrement d'avoir commis un péché et avoir la volonté de ne plus en commettre.

Ou, par extension, : "se repentir, avoir des remords".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Abluer", "Une "Ablution" ou "Des ablutions".

Ce verbe totalement méconnu et ce substantif du registre soutenu désignent, selon le contexte :

    • Un rite de purification dans de nombreuses religions :
      • par l'eau, le plus souvent,
      • dans la liturgie catholique romaine :
        • l'usage de l'eau bénite lors du baptême,
        • lors du lavement de pieds le jeudi saint,
        • ou durant la messe, lorsque le prêtre se lave les doigts pour la célébration eucharistique, avant la consécration des deux espèces, où le pain et le vin deviendront le corps et le sang du Christ,
      • dans les religions orientales (musulmanes notamment) : un rite de purification du corps,
    • et, par extension, : se laver le corps ou une partie du corps par mesure d'hygiène ("Faire ses ablutions").

On dit par exemple : "Nous nous retrouverons demain matin au petit-déjeuner, lorsque vous aurez fait vos ablutions".

Source : www.larousse.fr