Ils ont raté le coche : Pete Best, Henry Padovani, Seymour Brussel et Gilles Petit.

Ces quatre artistes ont en effet un point commun : totalement inconnu du plus grand nombre, ils ont véritablement raté le coche, en quittant respectivement "The Beatles", "The Police", "Les Inconnus" et "Les Chevaliers du fiel" avant qu'ils ne connaissent le succès !

Le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962

  • Pete Best, né le 24 novembre 1941, est un batteur britannique, membre du groupe de rock britannique "The Beatles", avec George Harrison, John Lennon et Paul McCartney, du 17 août 1960 au 18 août 1962, lorsqu'il est remplacé par Ringo Star... sans même qu'aucun des trois autres membres du groupe n'ait le courage de le lui annoncer !
George Harrison, Paul McCartney, John Lennon et, au premier plan, le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962
George Harrison, Paul McCartney, John Lennon et, au premier plan, le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962
John Lennon, George Harrison, Paul McCartney et le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962
John Lennon, George Harrison, Paul McCartney et le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962
Paul McCartney, John Lennon, le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962, et George Harrison
Paul McCartney, John Lennon, le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962, et George Harrison

 

Un temps surnommé "L'homme le plus malchanceux du monde", il a ensuite joué dans les groupes britanniques "Lee Curtis and the all stars", "The original all stars", "The Pete Best four", "The Pete Best combo" et "Pete Best band".

Et était, à mes yeux tout du moins, le plus beau gosse du quatuor !

Le guitariste français Henry Padovani, cofondateur, en 1977, avec Stewart Coppeland et Sting du trio britannique "The Police".

  • Henry Padovany, né le 13 octobre 1952, est un auteur compositeur et guitariste français ayant fondé, en décembre 1976, avec Stewart Coppeland et Sting, le groupe de rock britannique "The Police", avant de le quitter le 12 août 1977, après l'enregistrement de leur premier disque 45 tours, en raison de sa médentente avec Andy Summers, arrivé dans le groupe le 25 juillet 1977.
"The Police" au premier semestre 1977 : Sting, Henry Padovani et Stewart Coppeland
"The Police" au premier semestre 1977 : Sting, Henry Padovani et Stewart Coppeland
"The Police" au premier semestre 1977 : Stewart Coppeland, Sting et Henry Padovani
"The Police" au premier semestre 1977 : Stewart Coppeland, Sting et Henry Padovani

Il a notamment joué par la suite avec les groupes de punk rock états-unien "Wayne county and the electric chairs" et de rock franco-britannique "The flying Padovani's", créé en 1979.

L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) et Seymour Brussel (debout, à gauche).
L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) et Seymour Brussel (debout, à gauche).
    • Seymour Brussel, né le 19 septembre 1958, est un humoriste français ayant fondé, le 23 juin 1984, avec Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus et Smaïn, le groupe humoristique français "Les cinq", avant de le quitter en 1988,  après avoir participé, en 1985, au tournage du film "Le téléphone toujours deux fois", réalisé par Jean-Pierre Vergne.
Pascal legitimus, Seymour Brussel et Didier Bourdon, dans le film français "Le téléhone sonne toujours deux fois", de Jean-Pierre Vergne (1985)
Pascal legitimus, Seymour Brussel et Didier Bourdon, dans le film français "Le téléhone sonne toujours deux fois", de Jean-Pierre Vergne (1985)

Et avoir été à l'affiche de "Laissez les vivre", le premier spectacle des Inconnus, dont les représentations ont lieu au Théâtre du Splendid, du 12 juin au 15 juillet 1986. Seymour Brussel a notamment contribué à la rédaction de la célèbre saynète "Les pétasses", qu'il a joué un temps avec le trio.

"Les Inconnus", avec Pascal legitimus, Bernard Campan, Seymour Brussel et Didier Bourdon
"Les Inconnus", avec Pascal legitimus, Bernard Campan, Seymour Brussel et Didier Bourdon

Dissous après le départ de Smaïn, en 1985, "Les cinq" sont un temps renommé "Les Cat Car and co" avant de devenir "Les Inconnus".

À partir de 1988, Seymour Brussel tente une carrière solo, mais il connaît un échec et met donc entre parenthèses sa carrière de comédien pour s'investir dans celle de thérapeute, devenant bioénergéticien et ostéopathe.

L'humoriste français Seymour Brussel, devenu bioénergéticien et osthéopathe

Il a toutefois mis en scène, entre 1992 et 1993, le spectacle "C'est vous qui voyez", du duo comique Chevallier et Laspalès (des anciens, comme lui, du Petit théâtre de Bouvard), avant d'apparaître aux côtés de ce même duo, en 1998, dans le film "Ça n'empêche pas les sentiments" de Jean-Pierre Jackson.

Et d'écrire et jouer , en 2011 et 2012, le spectacle "Ma patiente a des limites".

    • et Gilles Petit, est un humoriste français ayant fondé, en 1984 le trio comique des "Chevaliers du fiel", avant de le quitter en 1990, avant qu'il ne devienne célèbre sous la forme du duo actuel constitué des seuls Éric Carrière et Francis Ginibre.
Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre
Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre

Source : wikipedia.org

Dites "Volontiers" plutôt que "Bien" !

Par exemple : "Je mangerais volontiers des pâtes !", plutôt que "Je mangerais bien des pâtes !".

Cela pourra, au surplus, éventuellement vous permettre d'éviter d'être la risée de vos amis des années durant !

Souvenir personnel

Tel fut en effet le cas - pendant toutes les années 1980 - de l'un de mes anciens camarades de classe terminale, avec lesquels j'avais coutume de traîner, durant ma première année d'histoire, dans le grand hall du bâtiment de Lettres de l'université de Paris-X Nanterre (92).

Alors que conformément à nos habitudes nous refaisions le monde autour d'un mauvais café, l'infortuné avait eu le malheur de lâcher à voix haute, au passage d'une splendide enseignante quadragénaire : "Ouah : celle-là je la baiserais bien !".

Ce à quoi la rousse flamboyante avait aussitôt rétorqué, tout aussi peu discrètement que lui, dans ce vaste couloir noir de monde : "Sans doute voulez-vous dire volontiers, jeune homme ?".

Vous imaginez aisément la gêne du jeune homme d'à peine dix-huit ans, tant vis-à-vis du regard aussi narquois qu'incendiaire de la perfide couguar avant l'heure (c'est du moins, certainement, ce dont rêvaient les jeunes paltoquets que nous étions !), que vis-à-vis des dizaines de personnes  présentes... et de nous, ses copains, naturellement écroulés de rire !

Surtout lorsque l'on sait que - subtils et légers comme nous l'étions alors - il  ne nous a pas fallu plus de cinq ans pour commencer à nous lasser de le présenter systématiquement à l'ensemble de la gent féminine à grands coups de : "Je te préviens, Pierre-François te baiserait bien !".

 

"La grognée", "La roulée" et "La teintée" ne sont pas des collègues de "La Goulue" !

Et d'ailleurs, aucune d'elle n'a bien entendu la notoriété de "La Goulue", et pour cause !

Ces trois noms désignent en effet des "tours" de chant ou phrases musicales composant le chant du canari du Harz, une région d'Allemagne.

Cet oiseau, créé vers le XIVe siècle en Allemagne, est directement issu des canaris sauvages des Iles Canaries.

D'abord élevés par les moines de ces îles, les canaris furent par la suite exportés en Europe, puis libérés par des marins lors d’un naufrage aux Iles Majorque.

Ils se répandirent alors en Italie, en Sicile, et dans le reste de l’Europe, mais surtout en Allemagne, où les mineurs de fond les descendaient dans leurs mines de charbon. À la moindre alerte de grisou, en effet, l’oiseau perdait connaissance, alertant ainsi les mineurs du danger.

Les habitants de la province du Harz organisèrent rapidement des concours de chant de canaris dans les cafés.

Petite merveille de la nature, le canari du Harz est en effet un véritable virtuose dont la profondeur d’intonation, la pureté du chant et son mode harmonieux, surpasse de beaucoup, par son répertoire, tous les autres canaris.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas à un québecois : "J'adore les gosses, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !" !

Mais plutôt : "J'adore les GAMINS, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !".

Ou : "J'adore les MÔMES, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !".

Car si, pour nous français, ce substantif masculin ou féminin du registre familier signifie "Enfant", il s'agit, pour les québecois, d'un substantif féminin du registre vulgaire signifiant... "Testicule" !

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mes articles "Quand la différence de niveau de langage crée l'incompréhension...". et "Ne dites pas : S'palucher l'engin tout l'temps" !

"Les nuits d'un damoiseau" deuxième version ou : 27 expressions imagées évoquant la fellation et la masturbation

Cette amusante chanson constitue une parodie méconnue de la célèbre chanson grivoise de 1963 "Les nuits d'une demoiselle", écrite par Guy Breton, composée par Raymond Legrand et interprétée par Colette Renard.

Comme dans celle-ci, l'interprète - dont j'ignore le nom - y énumère pas moins de 27 expressions imagées du registre argotique évoquant la fellation et la masturbation, envisagée cette fois du côté masculin.

Les nuits d'un damoiseau

Que c'est bon d'être damoiseau, car le soir, dans mon petit lit,
Quand l'étoile Vénus brille haut, quand sur la ville tombe la nuit,

J'me fais soupeser les valseuses,
Je m'fais user le calisson,
Je m'fais gonfler les caverneuses,
Je m'fais mesurer l'espadon,
J'me fais polisher la calandre,
J'me fais déboucher le gicleur,
J'me fais ramoner l'échappement,
J'me fais tarauder l'injecteur,
J'me fais fouetter la Chantilly,
Je me fais lécher le chinois,
J'me fais réchauffer la bouillie,
J'me fais dérouler l'ver à soie,
Je m'fais défroisser l'col roulé,
Je m'fais amidonner l'baveux,
Je m'fais égrener l'taboulé
Je me fais moucher le morveux
Je m'fais souffler dans la trompette,
Je me fais suer le colosse,
Je m'fais rissoler l'andouillette,
Je m'fais museler le molosse,
Je m'fais stimuler la prostate,
Je m'fais curer la vespasienne,
Je me fais nouer la cravate,
Je m'fais monter la canadienne,
Je m'fais une séance de ciné,
J'me fais l'ami des amygdales,
J'me fais irriguer le veiné,
J'me fais gâter par Philippe Val,

Mais vous me demanderez peut-être ce que je fais le jour durant,
Oh, cela tient en très peu de lettres, le jour, je m'branle, tout simplement.

Pour les amateurs : il existe une autre version de cette chanson, interprétée par un certain "Robeurt Féneck" et "poétiquement incorrecte", énumérant 17 autres façons imagées d'évoquer la fellation et la masturbation masculine, en partie fondées sur des calembours.

Souvenir d'enfance : "Et si la plupart faisaient défection ?".

Été 1971 : j'ai 10 ans et, comme tous les ans au mois d'août, je suis en vacances à Payrac, un village du Lot (46), chez mes grands-parents paternels.

Mon grand-père, ancien comptable, travaille bénévolement plusieurs après-midi par semaine comme secrétaire de mairie, et je l'accompagne parfois, lorsque mon meilleur ami Bruno n'est pas là.

Ce jour là, pour changer un peu,  je suis plongé dans la lecture de l'un des six volumes de mon livre de chevet, l'édition de 1936 du "Larousse du XXe siècle", dictionnaire encyclopédique publié sous la direction de Paul Augé, que je me plais à recopier (...), lorsque - en l'absence du maire - apparait quelque peu affolé un agriculteur du nom de Gaston :

- "M'sieur Hubert, c'est très grave vous savez ! J'ai été hier soir chez le père Lacombe, vous savez ; avec tous ceux qui z'ont gueulé pour la déviation de la nationale... Et y en a tout plein qui z'ont annoncé qu'i' z'allaient tout casser à la sous-préfecture demain, si qu'on leur dit pas qu'on fait ben l'projet ! J'crois ben qu'i' vont z'y aller ! Et qu'ça va faire du monde !".

- "Allons mon brave, ne vous inquiétez donc pas tant !" lui répond paisiblement mon grand-père en récurant sa pipe.

- "Vous savez, père Lacombe, les gens parlent, parlent... mais ils n'agissent pas souvent autant qu'ils veulent bien le prétendre. Je ne pense pas qu'il se passera grand chose. Et si tant est que certains aillent effectivement jusqu'à la sous-préfecture, ils risquent de ne pas être bien nombreux, car je pense que la plupart d'entre eux feront défection".

- "Allons bon, M. Hubert ! Comme vous y allez !! C'est sûr qu'y en a c'est rien qu'des sauvages ; mais tout de même... I' vont pas aller chier devant les grilles !".

À l'évidence, le pauvre homme avait, dans son affolement, confondu les mots français paronymes "défection" et "déjection".

Et vraisemblablement pensé, à cette occasion, que le substantif "Défection" correspondait au verbe "Déféquer".

Ou que l'ellipse "Faire" ("ses besoins") masquait en réalité le mot "défection"...

Personnellement, ne connaissant pas encore l'expression "Faire défection", c'était l'utilisation du "gros mot" "chier" qui m'avait fait pouffer... Ce qui avait permis à mon grand-père de se tirer honorablement de la situation en invoquer mes rires pour justifier les siens, sans vexer le brave agriculteur !

"Humour" et "Humoristique".

  • "L’Humour" est une forme d'esprit railleuse s'attachant à :
    • attirer l'attention, avec détachement,
    • ou à souligner le caractère comique, ridicule, absurde, insolite ou plaisant de certains aspects de la réalité ("Avoir beaucoup d'humour").

Mais c'est également la marque de cet esprit dans un discours, un texte, un dessin, etc. ("Être insensible à l'humour d'un ouvrage ou à l'humour d'une situation").

On peut se servir de l'humour comme d'un moyen d’expression permettant de dire certaines choses qu'il pourrait être délicat d'annoncer autrement.

  • "Humoristique" - et non "Humouristique", comme ont naturellement tendance à le dire les enfants ou les étrangers - est l'adjectif qualifiant ce qui est relatif à l'humour.

On dit par exemple : "Cette façon humoristique d'expliquer les choses est assez plaisante".

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Quand la différence de niveau de langage crée l'incompréhension...

Inquiet du comportement de son fils, un couple est venu avec son adolescent de 15 ans pour une consultation chez un pédopsychiatre.

Celui-ci reçoit d'abord le jeune homme en tête-à-tête, avant de faire entrer les parents afin de leur faire part de ses constatations.

- "J'ai discuté avec Donovan et je n'ai rien entendu de bien exceptionnel !

Certes votre fils vit actuellement une période charnière dans sa vie d'adolescent, ce qui l'amène à un comportement quelque peu compulsif, se traduisant notamment par une irrépressible tentation de procéder à de fréquentes manipulations de ses organes génitaux. Mais cela n'est en rien inquiétant, je vous rassure !'

- "Oh ben alors, docteur, v'là qui nous rassure bien ! Et nous qu'on croyait qu'i' s'tirait tout l'temps sur la nouille dans les chiottes !"...

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "Ne dites pas à un québecois : J'adore les gosses, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !" et "Ne dites pas : S'palucher l'engin tout l'temps" !

"À mardi-gras, qui n'a pas de viande tue son coq. Qui n'a pas de coq tue sa femme".

J'adore ce vieux dicton en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme alimentaire, qui semble en apparence très politiquement incorrect et pousse-au-crime, sinon au "féminicide" ! -.

"Sa femme" désigne cependant, bien évidemment, la femme... du coq ; c'est à dire la poule !

Mais l'ambiguïté est évidemment voulue !

Ce dicton signifie donc, tout simplement, que lorsque l'on manque de viande on tue un coq ou une poule.