Dites "Volontiers" plutôt que "Bien" !

Par exemple : "Je mangerais volontiers des pâtes !", plutôt que "Je mangerais bien des pâtes !".

Cela pourra, au surplus, éventuellement vous permettre d'éviter d'être la risée de vos amis des années durant !

Souvenir personnel

Tel fut en effet le cas - pendant toutes les années 1980 - de l'un de mes anciens camarades de classe terminale, avec lesquels j'avais coutume de traîner, durant ma première année d'histoire, dans le grand hall du bâtiment de Lettres de l'université de Paris-X Nanterre (92).

Alors que conformément à nos habitudes nous refaisions le monde autour d'un mauvais café, l'infortuné avait eu le malheur de lâcher à voix haute, au passage d'une splendide enseignante quadragénaire : "Ouah : celle-là je la baiserais bien !".

Ce à quoi la rousse flamboyante avait aussitôt rétorqué, tout aussi peu discrètement que lui, dans ce vaste couloir noir de monde : "Sans doute voulez-vous dire volontiers, jeune homme ?".

Vous imaginez aisément la gêne du jeune homme d'à peine dix-huit ans, tant vis-à-vis du regard aussi narquois qu'incendiaire de la perfide couguar avant l'heure (c'est du moins, certainement, ce dont rêvaient les jeunes paltoquets que nous étions !), que vis-à-vis des dizaines de personnes  présentes... et de nous, ses copains, naturellement écroulés de rire !

Surtout lorsque l'on sait que - subtils et légers comme nous l'étions alors - il  ne nous a pas fallu plus de cinq ans pour commencer à nous lasser de le présenter systématiquement à l'ensemble de la gent féminine à grands coups de : "Je te préviens, Pierre-François te baiserait bien !".

 

"La grognée", "La roulée" et "La teintée" ne sont pas des collègues de "La Goulue" !

Et d'ailleurs, aucune d'elle n'a bien entendu la notoriété de "La Goulue", et pour cause !

Ces trois noms désignent en effet des "tours" de chant ou phrases musicales composant le chant du canari du Harz, une région d'Allemagne.

Cet oiseau, créé vers le XIVe siècle en Allemagne, est directement issu des canaris sauvages des Iles Canaries.

D'abord élevés par les moines de ces îles, les canaris furent par la suite exportés en Europe, puis libérés par des marins lors d’un naufrage aux Iles Majorque.

Ils se répandirent alors en Italie, en Sicile, et dans le reste de l’Europe, mais surtout en Allemagne, où les mineurs de fond les descendaient dans leurs mines de charbon. À la moindre alerte de grisou, en effet, l’oiseau perdait connaissance, alertant ainsi les mineurs du danger.

Les habitants de la province du Harz organisèrent rapidement des concours de chant de canaris dans les cafés.

Petite merveille de la nature, le canari du Harz est en effet un véritable virtuose dont la profondeur d’intonation, la pureté du chant et son mode harmonieux, surpasse de beaucoup, par son répertoire, tous les autres canaris.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas à un québecois : "J'adore les gosses, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !" !

Mais plutôt : "J'adore les GAMINS, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !".

Ou : "J'adore les MÔMES, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !".

Car si, pour nous français, ce substantif masculin ou féminin du registre familier signifie "Enfant", il s'agit, pour les québecois, d'un substantif féminin du registre vulgaire signifiant... "Testicule" !

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mes articles "Quand la différence de niveau de langage crée l'incompréhension...". et "Ne dites pas : S'palucher l'engin tout l'temps" !

"Les nuits d'un damoiseau" deuxième version ou : 27 expressions imagées évoquant la fellation et la masturbation

Cette très amusante chanson constitue une parodie méconnue de la célèbre chanson grivoise de 1963 "Les nuits d'une demoiselle", écrite par Guy Breton, composée par Raymond Legrand et interprétée par Colette Renard.

Comme dans celle-ci, l'interprète - dont j'ignore le nom - y énumère pas moins de 27 expressions imagées du registre argotique évoquant la fellation et la masturbation, envisagée cette fois du côté masculin.

Les nuits d'un damoiseau

Que c'est bon d'être damoiseau, car le soir, dans mon petit lit,
Quand l'étoile Vénus brille haut, quand sur la ville tombe la nuit,

J'me fais soupeser les valseuses,
Je m'fais user le calisson,
Je m'fais gonfler les caverneuses,
Je m'fais mesurer l'espadon,
J'me fais polisher la calandre,
J'me fais déboucher le gicleur,
J'me fais ramoner l'échappement,
J'me fais tarauder l'injecteur,
J'me fais fouetter la Chantilly,
Je me fais lécher le chinois,
J'me fais réchauffer la bouillie,
J'me fais dérouler l'ver à soie,
Je m'fais défroisser l'col roulé,
Je m'fais amidonner l'baveux,
Je m'fais égrener l'taboulé
Je me fais moucher le morveux
Je m'fais souffler dans la trompette,
Je me fais suer le colosse,
Je m'fais rissoler l'andouillette,
Je m'fais museler le molosse,
Je m'fais stimuler la prostate,
Je m'fais curer la vespasienne,
Je me fais nouer la cravate,
Je m'fais monter la canadienne,
Je m'fais une séance de ciné,
J'me fais l'ami des amygdales,
J'me fais irriguer le veiné,
J'me fais gâter par Philippe Val,

Mais vous me demanderez peut-être ce que je fais le jour durant,
Oh, cela tient en très peu de lettres, le jour, je m'branle, tout simplement.

Pour les amateurs : il existe une autre version de cette chanson, interprétée par un certain "Robeurt Féneck" énumérant 17 autres façons imagées d'évoquer la fellation et la masturbation masculine, en partie fondées sur les calembours.

Souvenir d'enfance : "Et si la plupart faisaient défection ?".

Été 1971 : j'ai 10 ans et, comme tous les ans au mois d'août, je suis en vacances à Payrac, un village du Lot (46), chez mes grands-parents paternels.

Mon grand-père, ancien comptable, travaille bénévolement plusieurs après-midi par semaine comme secrétaire de mairie, et je l'accompagne parfois, lorsque mon meilleur ami Bruno n'est pas là.

Ce jour là, pour changer un peu,  je suis plongé dans la lecture de l'un des six volumes de mon livre de chevet, l'édition de 1936 du "Larousse du XXe siècle", dictionnaire encyclopédique publié sous la direction de Paul Augé, que je me plais à recopier (...), lorsque - en l'absence du maire - apparait quelque peu affolé un agriculteur du nom de Gaston :

- "M'sieur Hubert, c'est très grave vous savez ! J'ai été hier soir chez le père Lacombe, vous savez ; avec tous ceux qui z'ont gueulé pour la déviation de la nationale... Et y en a tout plein qui z'ont annoncé qu'i' z'allaient tout casser à la sous-préfecture demain, si qu'on leur dit pas qu'on fait ben l'projet ! J'crois ben qu'i' vont z'y aller ! Et qu'ça va faire du monde !".

- "Allons mon brave, ne vous inquiétez donc pas tant !" lui répond paisiblement mon grand-père en récurant sa pipe.

- "Vous savez, père Lacombe, les gens parlent, parlent... mais ils n'agissent pas souvent autant qu'ils veulent bien le prétendre. Je ne pense pas qu'il se passera grand chose. Et si tant est que certains aillent effectivement jusqu'à la sous-préfecture, ils risquent de ne pas être bien nombreux, car je pense que la plupart d'entre eux feront défection".

- "Allons bon, M. Hubert ! Comme vous y allez !! C'est sûr qu'y en a c'est rien qu'des sauvages ; mais tout de même... I' vont pas aller chier devant les grilles !".

À l'évidence, le pauvre homme avait, dans son affolement, confondu les mots français paronymes "défection" et "déjection".

Et vraisemblablement pensé, à cette occasion, que le substantif "Défection" correspondait au verbe "Déféquer".

Ou que l'ellipse "Faire" ("ses besoins") masquait en réalité le mot "défection"...

Personnellement, ne connaissant pas encore l'expression "Faire défection", c'était l'utilisation du "gros mot" "chier" qui m'avait fait pouffer... Ce qui avait permis à mon grand-père de se tirer honorablement de la situation en invoquer mes rires pour justifier les siens, sans vexer le brave agriculteur !

"Humour" et "Humoristique".

  • "L’Humour" est une forme d'esprit railleuse s'attachant à :
    • attirer l'attention, avec détachement,
    • ou à souligner le caractère comique, ridicule, absurde, insolite ou plaisant de certains aspects de la réalité ("Avoir beaucoup d'humour").

Mais c'est également la marque de cet esprit dans un discours, un texte, un dessin, etc. ("Être insensible à l'humour d'un ouvrage ou à l'humour d'une situation").

On peut se servir de l'humour comme d'un moyen d’expression permettant de dire certaines choses qu'il pourrait être délicat d'annoncer autrement.

  • "Humoristique" - et non "Humouristique", comme ont naturellement tendance à le dire les enfants ou les étrangers - est l'adjectif qualifiant ce qui est relatif à l'humour.

On dit par exemple : "Cette façon humoristique d'expliquer les choses est assez plaisante".

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Quand la différence de niveau de langage crée l'incompréhension...

Inquiet du comportement de son fils, un couple est venu avec son adolescent de 15 ans pour une consultation chez un pédopsychiatre.

Celui-ci reçoit d'abord le jeune homme en tête-à-tête, avant de faire entrer les parents afin de leur faire part de ses constatations.

- "J'ai discuté avec Donovan et je n'ai rien entendu de bien exceptionnel !

Certes votre fils vit actuellement une période charnière dans sa vie d'adolescent, ce qui l'amène à un comportement quelque peu compulsif, se traduisant notamment par une irrépressible tentation de procéder à de fréquentes manipulations de ses organes génitaux. Mais cela n'est en rien inquiétant, je vous rassure !'

- "Oh ben alors, docteur, v'là qui nous rassure bien ! Et nous qu'on croyait qu'i' s'tirait tout l'temps sur la nouille dans les chiottes !"...

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "Ne dites pas à un québecois : J'adore les gosses, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !" et "Ne dites pas : S'palucher l'engin tout l'temps" !

"À mardi-gras, qui n'a pas de viande tue son coq. Qui n'a pas de coq tue sa femme".

J'adore ce vieux dicton en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme alimentaire, qui semble en apparence très politiquement incorrect et pousse-au-crime, sinon au "féminicide" ! -.

"Sa femme" désigne cependant, bien évidemment, la femme... du coq ; c'est à dire la poule !

Mais l'ambiguïté est évidemment voulue !

Ce dicton signifie donc, tout simplement, que lorsque l'on manque de viande on tue un coq ou une poule.

Attention à ne pas confondre : "Nyctémère" ou "Nychthémère" et "Nique ta mère !" !

  • "Un nyctémère" (ou "Un nycthémère") est une période de 24 heures comprenant une nuit et un jour. Ou un cycle biologique de 24 heures correspondant à une nuit et un jour.
  • tandis que "Nique ta mère !" est une locution interjective du registre argotique symbolisant, selon le cas, :
    • une insulte à l'adresse de son interlocuteur, prié d'aller connaître bibliquement l'auteure de ses jours.

On dit par exemple : "Monsieur, vous avez gravement contrevenu à la règlementation relative au franchissement d'un passage piéton, veuillez avoir l'obligeance de me présenter une pièce d'identité". "Nique ta mère, espèce de bouffon !" (registre argotique).

    • un refus caractérisé.

On dit par exemple : "Kevin au tableau !". "Ouah l'aut' hé : nique ta mère !" (registre argotique).

    • ou un juron de dépit, certes aussi violent que grossier, mais pas forcément destiné à la personne à qui l'on parle ; à l'instar de "Putain !" par exemple.

On dit par exemple : "Nique ta mère ! I' z'ont pu d'clopes non plus dans c'te rade !" (registre argotique).

"Le Poiglier".

Un poisson à tête de sanglier

Cet incroyable animal hybride, découvert récemment par une éminente ichtyologue française d'origine corse, est un petit poisson d'eau douce issu d'un POIsson et d'un sanGLIER ("POI-GLIER"), du moins d'une laie !

Il s'agit naturellement - vous l'aurez compris - d'un simple canular !

Ce qui n'est nullement le cas en revanche du "Cochonglier" et du "Sanglichon" ou "Sanglochon", qui sont parfaitement réels !

De quels matières ou matériaux l'Homme est-il donc fait ?

Vous allez pouvoir le constater par vous-même, l'Homme n'est pas forcément uniquement constitué "de chair et d'os". On peut être surtout bien en chair, voire un (gros) tas de graisse. Ou au contraire ne plus avoir que la peau sur les os ou n'être qu'un sac d'os.

L'Homme peut parfois être du bois dont on fait les héros et avoir le cuir épais ; même s'il peut ne pas rester de bois, à la vue d'une partenaire dotée d'une superbe plastique. Alors qu'un autre, moins porté sur la chose, saura rester de marbre. Et ce, qu'il ait un coeur de pierre ou un coeur d'or. Et qu'il soit une tête de bois ou non.

Lorsqu'il se lève, notre individu peut avoir une jambe de bois. Et être en eau après un important effort physique. Ou devin ! Il peut également être en larmes ou être en sang, s'il se blesse ou se fait violemment agresser. Puis avoir les jambes en coton, de peur que ses agresseurs ne reviennent.

Une femme sans chapeau était dite autrefois en cheveux. Et une personne qui multiplie les partenaires masculins est aujourd'hui qualifiée de sac à foutre par les grossiers malpolis (registre vulgaire).

On perd rapidement ses dents de lait en grandissant. Mais on peut avoir un talon d'argile et une main en or, ainsi que des nerfs d'acier.

On peut encore servir d'homme de paille et se faire des couilles en or. A condition d'avoir du plomb dans la cervelle. Et de ne pas être tout miel ni être tout sucre. Ni être en sucre, du reste.

Les hommes velus ont de la moquette sur le torse. Et les femmes non épilées du gazon sur le pubis.

Certains hommes politiques à la longévité exceptionnelle sont dits inoxydables. D'autres se contentent d'être de fer, comme Gaston (Defferre), Staline ("L'homme de fer") ou Margaret Thatcher ("La dame de fer"). Mais la plupart sont vite rouillés s'ils ne prennent pas soin d'entretenir leur corps.

Et chacun de nous peut déjà ne serait-ce qu'avoir une main de fer dans un gant de velours.

Avec l'âge et la décrépitude, on peut même avoir un oeil de verre, un poumon d'acier, des dents en or et une jambe de bois. Sinon devenir un sac à vin, à force d'avoir la gueule de bois !

Et une inflammation du péritoine peut générer un ventre de bois.

"Trier les patates" ou "Quand un jeune énarque vient aider bénévolement un agriculteur"...

L'histoire se déroule au début des années 1980, mais elle me semble relativement intemporelle.

L'ENA (Ecole Nationale d'Administration) constate que ses étudiants sont décidément bien trop éloignés de la réalité rurale et décide donc de leur imposer un "stage paysan" à l'image du "stage ouvrier", déjà imposé par le passé.

Et c'est ainsi qu'arrive un beau matin dans une grosse ferme de Picardie un jeune énarque plein de bonne volonté.

Surpris de cette aide bénévole inattendue, l'exploitant agricole - dubitatif et un brin provocateur - lui propose d'étaler le gigantesque tas de fumier, présent dans la cour de sa ferme.

  • "C'est pas compliqué : tu prends la brouette et la fourche, là, et tu m'étales du fumier partout sur le sol, dans tout le potager, comme cela".

Il revient le soir, ne pensant vraiment pas retrouver le jeune homme encore à la tâche, vraisemblablement rebuté par une mission aussi énorme qu'ingrate.

À sa grande surprise, cependant, il constate en arrivant qu'il a abattu un boulot incroyable et que l'énorme monticule de fumier a presque entièrement disparu ; le jeune énarque continuant de s'activer avec une incroyable énergie !

Il le félicite donc chaleureusement et se promet de lui proposer le lendemain une mission moins désagréable et plus reposante.

Le lendemain matin, l'agriculteur l'emmène donc dans une grange où est entreposé un monceau de pommes de terre.

  • "Alors voila : il faudrait me trier toutes ces patates ! C'est pas compliqué ; tu mets les petites dans les sacs marqués "P", les moyennes dans les sacs marqués "M" et les grosses dans les sacs marqués "G".

Comme la veille, le fermier s'en va alors travailler toute la journée, en se disant qu'il a décidément bien de la chance d'avoir ainsi hérité une main d'oeuvre aussi efficace que peu coûteuse !

Revenant le soir après avoir vaqué à ses occupations, notre exploitant agricole découvre alors avec stupéfaction que, cette fois, absolument rien n'a été fait : le monticule de pommes de terre est toujours là et le jeune énarque, toujours assis à la même place, perplexe, avec deux patates dans les mains...

  • "Mais que s'est-il passé mon gars ? Je ne comprends pas : hier tu m'as étalé mon énorme tas de fumier en un temps record et aujourd'hui tu n'as pas été foutu de me trier la moindre patate !".
  • "C'est très simple" confesse alors l'étudiant : "Nous autres, énarques, nous sommes champions tant qu'il s'agit de foutre la merde autour de nous, mais pour ce qui est de prendre une décision...".

Combien de personnes travaillent au Vatican ?

La place Saint-Pierre, à Rome

"Pas plus de la moitié !" avait très naturellement répondu à cette question le pape Jean XXIII.

Concrètement, on estime à environ 4 600 personnes le nombre total de personnes travaillant actuellement au Vatican.

Jean XXIII fut assurément le pape le plus drôle le l'histoire et sons sens de la répartie comme sa jovialité restent une marque de son pontificat.

Source : gloria.tv