"Hétérodoxe".

Ce substantif du registre soutenu appartient originairement au vocabulaire religieux et signifie :

  • qui s'écarte de la doctrine officielle, particulièrement dans une église ou une organisation sectaire. Qui soutient des opinions contraires à l'orthodoxie religieuse.
  • et par extension : qui ne se conforme pas aux opinions, aux idées traditionnelles ou communément admises dans un domaine donné. Qui s’écarte de ce qui serait appliqué par le plus grand nombre.

On dit par exemple : "Sa méthode est, je le concède, assez hétérodoxe".

L'antonyme de "hétérodoxe" est "orthodoxe". Et il est davantage connu du fait de l'existence de l'"Église orthodoxe".

Sources : www.cnrtl, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Ecclésiastique" et "Un ecclésiastique".

  • "Ecclésiastique" est un adjectif du vocabulaire religieux signifiant "relatif ou relative à une Église, à son clergé".

On parle ainsi de "bien ecclésiastique", de "costume ecclésiastique", de "discipline ecclésiastique", de "hiérarchie ecclésiastique", de "principauté ecclésiastique", de "province ecclésiastique" ou de "tribunal ecclésiastique".

On dit également "ecclésial", "ecclésiale", "ecclésiaux", même si le mot est beaucoup moins connu et, je crois, utilisé.

  • et "Un ecclésiastique" est un substantif signifiant "membre d'un clergé, tel qu'un prêtre ou un pasteur".

Source : wikipedia.org

"Un chérif" et "Un shérif".

Ces deux mots parfaitement homonymes (ché-rif) ont des significations bien distinctes :

  • "Un chérif" est :
    • au sens propre : un titre pris par les descendants de Mahomet par sa fille.
    • et, par extension, : un chef ou un prince chez les Maures et les Arabes.

Un chef maure ou "Chérif"

  • Tandis que "Un shérif" ("Sheriff" en anglais) est une personne chargée d'une fonction politique et publique, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Irlande et même en Inde.
Un sheriff états-unien actuel
Un sheriff états-unien actuel

C'est évidemment ce "Shérif" là que l'on retrouve dans les westerns.

Un shérif états-unien

Source : wikipedia.org

"Une grenouille de bénitier".

J'adore cette formule du registre familier qui désigne une personne, le plus souvent de sexe féminin, fervente adepte des pratiques religieuses chrétiennes et plus particulièrement de la messe dominicale.

Cette expression vient du fait que les grenouilles vivent toujours près d’une mare. Le bénitier étant la vasque située à l'entrée de l'église et dans laquelle se trouve l’eau bénite, on compare les personnes passant leur temps à l’église à des grenouilles ayant un besoin presque vital de cette eau.

Source : wiktionary.org

"Les matines" ou "Les vigiles".

Contrairement à ce que vous avez pu penser au premier abord, vous connaissez tous - ou presque - les "matines" ! Ne serait-ce que par les paroles de la célébrissime comptine enfantine "Frère Jacques" et son couplet "Sonnez les matines !".

Dans la liturgie chrétienne, les "Matines" - ou "Vigiles" - constituent le premier office du cursus de l'office divin qui se dit au point du jour, voire au milieu de la nuit.

On dit ainsi : "Aller à matines", "Chanter matines" ou '"Sonner (les) matines".

Les "matines" sont destinées à sanctifier le temps de la nuit.

Elles se caractérisent par une psalmodie prolongée (récitation de psaumes alternés), entrecoupée de lectures longues et du chant de répons destinés à l'intériorisation des lectures.

Paroles de la comptine "Frère Jacques"

"Frère Jacques
Frère Jacques

Dormez-vous?
Dormez-vous?

Sonnez les matines
Sonnez les matines

Ding ("ding"), ding ("daing"), dong
Ding ("ding"), ding ("daing"), dong

Frère Jacques
Frère Jacques

Dormez-vous?
Dormez-vous?

Sonnez les matines…"

Cette berceuse avec des paroles très simples à appréhender pour les tout petits fait référence à un moine qui doit se réveiller pour faire sonner les cloches et annoncer les matines.

On peut l'accompagner de gestes simples :

Le premier consiste à mimer l'acte de dormir, en joignant ses deux mains à côté de son visage en gardant les yeux fermés tout en chantant "Dormez-vous, dormez-vous ?".

Le second consiste à mimer de sonner les cloches sur le "Ding ("ding"), ding ("daing"), dong", en faisant semblant de tirer une ficelle se trouvant en hauteur.

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et teteamodeler.com

"Se faire l'avocat du diable".

En droit religieux, la locution "avocat du diable" désignait autrefois le clerc chargé de discuter les mérites d'une personne décédée et que l'on envisageait de canoniser.

De nos jours, en revanche, "se faire l'avocat du diable" c'est, selon le contexte, :

  • défendre une opinion contraire à celle de son interlocuteur ou de la majorité, sans pour autant y adhérer.
  • défendre une cause considérée comme cause choquante ou amorale, pratiquement perdue d’avance,
  • ou défendre une personne dont la culpabilité est certaine.

Prendre malicieusement le contrepied d’une accusation ou d’une critique peut également constituer une technique permettant d'amener l'auditoire à considérer le point de vue des deux parties et à se forger une opinion objective et argumentée, afin d’enrichir le débat.

Source : www.btb.termiumplus.gc.ca

"Un bénitier".

Bénitier d'église constitué d'une coquille de tridacne

Bénitier d'église non constitué d'une coquille de tridacne  Bénitier d'église non constitué d'une coquille de tridacne

  • Un "bénitier" est un petit bassin ou vase destiné à contenir de l'eau bénite - originellement constitué d'une coquille de tridacne.

Coquille de tridacne

  • Cette utilisation traditionnelle dans les églises catholiques, pour contenir l'eau bénite aux portes d'entrée, a donné au "tridacne", son nom usuel de "bénitier".

Il s'agit d'un très grand mollusque bivalve que l'on trouve en mer Rouge ainsi que dans les océans Indien et Pacifique.

Tridacne (ou bénitier) vivant

Le tridacne est le plus grand coquillage du monde : sa coquille peut mesurer 1,5 m et peser jusqu'à 250 kg.

Source : www.larousse.fr

"Amen" et "Dire amen à tout".

  • "Amen" est un mot latin d'origine hébraïque signifiant "qu'il en soit ainsi", et servant de conclusion à une prière ou à une doxologie dans les liturgies juive et chrétiennes.
  • et "Dire amen à tout" est une expression du registre familier signifiant "consentir à tout sans discuter, accepter sans protester, servilement".

"La doxologie".

"Doxologie" est un mot du registre soutenu désignant :

  • et, au sens figuré, : un énoncé se bornant à reproduire une opinion commune ou une apparence.

Source : www.larousse.fr

"Une liturgie".

Ce mot polysémique, qui relève avant tout du vocabulaire religieux, peut désigner, selon le contexte, :

  • l'ensemble du culte public (rites, prières, chants) rendu à Dieu par l'Église, tel qu'il est déterminé ou reconnu par l'autorité compétente,
  • une partie de ce culte ; un cérémonial particulier. On parle par exemple de la "liturgie de la messe".
  • et enfin, dans l'Antiquité grecque, : un service public dont l'organisation et le financement étaient confiés aux citoyens les plus riches.

Source : www.larousse.fr