"Un doulos".

Ce substantif masculin relève du registre argotique et désormais du registre désuet.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un chapeau,

Un borsalino ou "un doulos" ("chapeau" en argot)

Dans un registre contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les autres façons de dire "Un chapeau" en français.

  • et, par métonymie, dans le langage secret des policiers et des hors-la-loi : celui qui en porte un, c'est à dire l'indicateur de police.
Jean-Paul Belmondo, excellent dans le rôle-titre du film français "Le doulos", réalisé en 1962 par Jean-Pierre Melville
Jean-Paul Belmondo, excellent dans le rôle-titre du film français "Le doulos", réalisé en 1962 par Jean-Pierre Melville

Ce terme a été popularisé grâce au film "Le doulos" réalisé en 1962 par Jean-Pierre-Pierre Melville, avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle-titre, d'après le roman homonyme, écrit en 1957 par Pierre Lesou.

Source : wikipedia.org

Affiche du film français "Le doulos", de Jean-Pierre Melville (1962)
Affiche du film français "Le doulos", de Jean-Pierre Melville (1962)
"Le doulos", un roman français de Pierre Lesou, paru en 1957, n° 357 de la célèbre Série noire Gallimard
"Le doulos", un roman français de Pierre Lesou, paru en 1957, n° 357 de la célèbre Série noire Gallimard

Pourquoi dire : "Check-over" ?

Le journaliste sportif français Julien Brun

Comme a pu le déclarer, le 29 juin 2021, le journaliste sportif français Julien Brun, durant ses commentaires de la rencontre Suède-Ukraine, des huitièmes de finale de l'Euro 2020 de football, sur la chaîne de télévision française TF1.

Et pas simplement; en français : "Validé !" !

Parce qu'il use et abuse des anglicismes de ce type, je lui lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Le client est roi", "Le client a toujours raison" ou "Le client n'a jamais tort".

Ces différentes locutions verbales en forme de devises et de slogans sont utilisées dans le domaine commercial pour signifier que la satifaction du consommateur doit être l'une des premières priorités.

  • "Le client a toujours raison" semble nous venir de l'anglais "The customer is always right".

Elle a en effet été popularisée dans le commerce de détail, à la fin du XIXe siècle, par des personnalités telles que Harry Gordon Selfridge, John Wanamaker et Marshall Field. Ces pionniers du commerce de détail priorisaient notamment la satisfaction du consommateur en traitant avec le plus grand sérieux les doléances de leurs clients qui ne devaient en aucun cas se sentir floués.

  • et "Le client n'a jamais tort" est une variante de cette maxime attribuée à l'hôtelier César Ritz.

Sources : fr.quora.com et wikipedia.org

13 façons de dire : "Un chien".

Un chien

"Un cabot", "un clébard" et "un clebs" appartiennent au registre argotique.

Les géminations "Un chien-chien" (ou "un chienchien") et "un toutou" relèvent du langage enfantin.

Dans le langage courant, nous trouvons "un roquet", qui désigne un petit chien hargneux aboyant pour un rien, "un limier" qui désigne un grand et gros chien de chasse, et "un corniaud" ou "un bâtard" qui désignent un chien n'étant pas de race pure.

Enfin, le registre soutenu nous propose la locution nominale "le meilleur ami de l'homme" ainsi que les substantifs "le canidé" ou "le quadrupède", fréquemment employés par les journalistes.

Ainsi que "un molosse", qui désigne un chien de grade de troupeau ou un gros chien de garde, d'aspect particulièrement redoutable.

"Auxiliaire" et "Un auxiliaire".

Cet adjectif et ce substantif relèvent du langage courant.

Et ils désignent respectivement :

  • "Auxiliaire" : qui apporte son concours direct ou indirect, d'une manière temporaire ou permanente,

On parle par exemple d'"agent auxiliaire", "de moyen auxiliaire" ou de "troupes auxilaires".

  • et "Un auxiliaire" :
    • une personne qui aide en apportant son concours, direct ou indirect, d'une manière temporaire ou permanente.

On parle par exemple d'un "auxiliaire de justice", d'un "auxiliaire municipal" ou d'un "auxiliaire de police".

    • ou : un verbe dont les différens temps servent à composer ceux des autres verbes.

Les principaux, et les plus généralement employés, sont le verbe "Être" et le verbe "Avoir".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Less is more" ?

L'architecte allemand naturalisé états-unien Ludwig Mies van der Rohe (27 mars 1886 - 17 août 1969), directeur de l'école du Bauhaus de 1930 à 1933

Et pas simplement, en français : "Moins c'est plus" !

C'est à dire, concrètement  : la simplicité est préférable à la complexité ; la concision est préférable à la verbosité.

Il s'agit d'une maxime minimaliste, popularisée par l'architecte allemand naturalisé états-unien Ludwig Mies van der Rohe (27 mars 1886 - 17 août 1969), directeur de l'école du Bauhaus de 1930 à 1933.

Héritier du modernisme, et plus particulièrement du Bauhaus, le minimalisme (ou "art minimal") est en effet un courant de l'art contemporain, apparu au début des années 1960 aux États-Unis d'Amérique, en réaction au lyrisme pictural de l'expressionnisme abstrait et en opposition à la tendance figurative et ironique du pop art. Selon les minimalistes, l'amélioration d'une oeuvre se fait ainsi par soustraction.

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

"Écraser" et "S'écraser".

  • Le verbe "Écraser" change de signification en fonction du registre de langue dans lequel il est utilisé.

Et il peut ainsi signifier :

    • dans le langage courant :
      • aplatir, déformer (voire broyer) quelque chose en exerçant une forte compression, ou sous l'effet d'un choc violent.

On dit par exemple : "Mon voisin a écrasé ma brouette avec son tracteur".

      • renverser et blesser ou tuer une personne ou un animal par un véhicule automobile.

On dit par exemple : "Un piéton a été écrasé par un camion à la sortie du village".

    • dans le registre familier :
      • appuyer fortement sur quelque chose,

On dit par exemple : "Écraser l'accélérateur".

      • ou : détruire un fichier informatique et effacer les données existantes, en copiant un autre fichier à la place qu'il occupait, ou en inscrivant de nouvelles données sur des anciennes,

On dit par exemple : "J'ai écrasé par erreur ma liste de recettes".

    • et dans le registre argotique : dormir profondément.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Dormir" en français.

  • quant au verbe "S'écraser", il signifie de la même façon :
    • dans le langage courant : venir heurter violemment la surface d’un objet plus rigide et plus large, au point de se déformer, voire de se détruire,

On dit par exemple : "L'avion s'est écrasé au sol".

Ou : "Le véhicule s'est écrasé contre un mur".

    • et dans le registre argotique : renoncer à une prétention ou revendication.

On dit par exemple : "J'ai préféré m'écraser quand j'ai vu que le type qui avait fait trébucher ma copine mesurait près de deux mètres".

Sources : www.cnrtl.fr et Le Robert

"Un indic".

Ce substantif masculin en forme d'apocope relève du registre familier.

Et il désigne, dans le jargon de la police et des truands : un indicateur de police ou un informateur.

Celui-ci était également appelé "un doulos" jusque dans les années 1960.

Il s'agit d'un auxiliaire qui fournit des informations, soit de manière gracieuse, soit en l'échange d'une certaine impunité (poursuite de son propre trafic, élimination d'un concurrent…), d'un gain financier, d'un assouplissement de son régime carcéral (meilleur cantinement, rapprochement géographique avec sa famille) ou d'un service (obtention de titres de séjour).

Source : wikipedia.org

"Un fer à repasser".

Cette locution nominale masculine désigne :

  • dans le langage courant : un appareil ménager comprenant une poignée et une base métallique plane ressemblant à une semelle épaisse, chauffée et utilisée pour lisser le tissu et défroisser le linge.

Il est notamment utilisé pour le repassage des vêtements, c'est-à-dire pour lisser les plis accumulés en les portant, en les lavant et en les séchant. Ou créer de nouveaux plis.

La forme du fer, pointu à son extrémité, permet de repasser tous les coins des vêtements, tandis que son poids lisse le tissu. Et la partie du fer directement en contact avec le linge est appelée la "semelle".

Le fer à repasser doit être chaud pour être efficace : selon les modèles, il doit être chauffé de l'extérieur ou bien possède un mécanisme de chauffage interne.

Il a existé de nombreux types de fer à repasser depuis le XVIIe siècle :

    • d'abord en fonte, que l'on mettait à chauffer, ou que l'on remplissait de braise,
Un vieux fer à repasser en fonte
Un vieux fer à repasser en fonte
Un vieux fer à repasser à braise
Un vieux fer à repasser à braise
    • puis électriques,
Un vieux fer à repasser électrique
Un vieux fer à repasser électrique
Un fer à repasser électrique
Un fer à repasser électrique
    • et les plus récents utilisant la vapeur et sans fil.
Un fer à repasser actuel
Un fer à repasser actuel, utilisant la vapeur
Un fer à repasser actuel, utilisant la vapeur et sans fil
Un fer à repasser actuel, utilisant la vapeur et sans fil
  • dans le registre familier et dans le jargon aéronautique et militaire, au sens figuré : un avion difficile à piloter, planant mal ou connu pour s'écraser fréquemment.

Sources : fr-academic.com, acversailles.free.fr, www.linternaute.fr, wikipedia.org et langue-francaise.tv5monde.com

 

"Un crincrin", "Un crin crin" ou "Un crin-crin".

Ce substantif masculin en forme de gémination appartient au registre familier.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un mauvais violon, un violon de mauvaise qualité,

Un crincrin ou "mauvais violon"

On dit par exemple : "J'espère que l'oncle Jean oubliera son crincrin pour ce réveillon".

  • par métonymie : un mauvais joueur de violon, un mauvais violoniste,

On dit par exemple : "Je n'apprécie pas vraiment le violon de manière générale, mais là, vraiment : quel crincrin, ce type !".

  • et par extension : un son désagréable, produit par un mauvais violon ou un mauvais violoniste.

On dit par exemple : "Je n'en peux plus d'entendre ce crincrin à longueur de journée".

Source : www.cnrtl.fr

"Coincer la bulle".

"Coincer la bulle" ou "Buller", une expression d'origine militaire signifiant : ne rien faire, fainéanter, se reposer

Cette étrange locution verbale relève du registre argotique.

Et elle signifie : se reposer, ne rien faire, fainéanter ou - du fait de cette expression - "buller".

On dit par exemple : "J'ai coincé la bulle toute la soirée, à regarder des idioties à la télé".

Cette formule nous vient directement du jargon militaire, et plus précisément des artilleurs issus de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, au milieu du XXème siècle.

À l’époque, en effet, le réglage de l'installation des mortiers d'artillerie se vérifiait à l'aide d'un niveau intégré. Par conséquent, lorsque la bulle de ce niveau était "coincée" entre ses deux repères, le mortier était prêt à être utilisé. Et les artilleurs n’avaient plus qu’à attendre les instructions, ce qui pouvait être parfois très long et permettait donc de ne rien faire, de se reposer.

Sources : wiktionary.org et www.defense.gouv.fr