"Monter sur un coup".

Cette locution verbale du registre argotique, que l'on entend souvent dans les films policiers, appartient au jargon policier.

Et elle signifie : prendre part à un acte criminel plus ou moins planifié.

On dit par exemple : "La bande du Stéphanois s'agite beaucoup en ce moment : ils vont bientôt monter sur un coup".

Sources : www.languefrancaise.net et vampiredevils.skyrock.com

On n'écrit pas : "Le Roblochon" ni "Le Roblochon de Savoie" !

Reblochon de Savoie

Mais : "Le REblochon" et "Le REblochon de Savoie" !

Avec un "e" !

Ces deux dénominations correspondent à une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) - ou AOP (Appellation d'Origine Protégée) au niveau européen - désignant un fromage de terroir français au lait cru, produit principalement en Haute-Savoie (74) et dans quelques communes de Savoie (73).

Localisation géographique des zones de production de l'AOP (Appellation d'Origine Protégée) - équivalent de l'AOC (Appellation d'origine Contrôlée) au niveau européen - "Reblochon de Savoie"
Localisation géographique des zones de production de l'AOP (Appellation d'Origine Protégée) - équivalent de l'AOC (Appellation d'origine Contrôlée) au niveau européen - "Reblochon de Savoie"

Il s'agit d'une appellation originaire du massif des Bornes et des Aravis, principalement la vallée de Thônes, et qui s'est étendue au val d'Arly et au massif des Bauges.

L'appellation est préservée via une AOC depuis un premier décret du 7 août 1958, complété en 1976, 1986, 1990, 1999, 2012 et 2015. Et par une AOP européenne depuis 1996.

Il s'agit d'un fromage au lait de vache, à pâte pressée non cuite et croûte lavée, fabriqué à partir du lait cru et entier de races bovines montagnardes Abondance, Tarine et Montbéliarde.

En forme de cylindre plat, le Reblochon mesure environ 14 centimètres de diamètre et 3,6 centimètres de haut, pour un poids moyen d'environ 500 grammes.

Sa croûte fine de couleur jaune orangé est recouverte d'une fine mousse blanche, attestant d'un bon affinage en cave fraîche.

Sa pâte est douce et onctueuse, de couleur blanche à ivoire et son goût typique rappelle la crème avec un léger goût de noisette.

En 2014 la production totale de reblochon a dépassé les 15 000 tonnes.

Les producteurs fermiers  fabriquent le "Reblochon fermier", que l'on identifie grâce à sa pastille de couleur verte,

Du Reblochon fermier (étiquette verte)
Du Reblochon fermier (étiquette verte)

Et les fromagers et fruitières fabriquent le "Reblochon laitier", que l'on identifie grâce à sa pastille de couleur rouge.

Le Reblochon est un élément important de la cuisine savoyarde, car c'est l'un des ingrédients principaux de la tartiflette.

Tartiflette au reblochon de Savoie

Sources : wikipedia.org et www.leguidedufromage.com

"Une lézarde".

Ce substantif féminin désigne :

Un lézard des sables mâle (vert) et un lézard des sables femelle (marron)
Un lézard des sables mâle (vert) et un lézard des sables femelle (marron)
Une lézarde sur un mur
Un mur présentant une lézarde
  • mais : une fente profonde, longitudinale, irrégulière, affectant toute l'épaisseur d'un ouvrage de maçonnerie, également appelée "Crevasse" ou "Fissure",
  • par analogie, au sens figuré, dans le registre soutenu : une fêlure, une fissure, une brèche, une atteinte compromettant la solidité de quelque chose, qui peut, en se produisant dans quelque chose, en provoquer la ruine et la fin prochaines.

On dit par exemple : "Ce problème risque de constituer à l'avenir une fissure au sein de la majorité".

Un galon lézarde
Un galon lézarde
  • dans le domaine de la passemanterie : un galon de petite largeur, utilisé comme cache-clous ou cache point, servant également à cacher les coutures des étoffes ou leur ligne de jonction avec le bois d'un meuble,
Une lézarde d'imprimerie
Une "lézarde" d'imprimerie, également appelée "Cheminée", "Rue" ou "Ruelle"
  • dans le domaine de l'imprimerie : une raie blanche, diagonale, sinueuse, se présentant occasionnellement dans la composition d'une page imprimée et formée d'espaces (ou "blancs") dans de nombreuses lignes successives de cette page, par exemple à la terminaison de mots au même endroit dans plusieurs lignes superposées.

On parle également de "Cheminée", "Rue" ou "Ruelle".

Un "galon à lézarde" militaire"
Un "galon à lézarde" militaire"
  • et dans le domaine militaire : un galon utilisé comme insigne de grade des sous-officiers, nommé "Galon à lézarde" à cause de la forme de sa trame.

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Un plan italien".

Cette locution nominale masculine, qui appartient au jargon cinématographique, désigne : un cadrage d'un personnage en pied, mais sans les pieds, jusqu'aux mollets.

Les acteurs états-uniens Charles Bronson et Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone" (1968)
Les acteurs états-uniens Charles Bronson et Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone (1968)

Le "plan italien" est sensiblement plus rare que le "plan américain", qui permet de cadrer un personnage jusqu'à mi-cuisses.

Les différents plans de cinéma
Les différents plans de cinéma, du TGP (Très Gros Plan) au plan italien
L'acteur états-unien Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone" (1968) (et Charles Bronson, de dos, en plan américain)
L'acteur états-unien Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone" (1968) (et Charles Bronson, de dos, en plan américain)

Source : wikipedia.org

"Une nuit américaine".

Une image partiellement en "Nuit américaine"

Cette locution nominale féminine désigne, dans le jargon cinématographique, une technique permettant de tourner en plein jour des scènes d'extérieur censées se dérouler la nuit.

On obtient des ambiances noctunes en journée en recourant à une importante sous-exposition et en utilisant un filtre bleu foncé.

En noir et blanc, l'effet de nuit se marque principalement par un ciel noir et un éclairage contrasté où ressortent les sources de lumière. La plus grande partie de l'image est sous-exposée, obscure.Une image noir et blanc en "nuit américaine"Quand les prises de vues sont en couleurs, il y a une forte dominante bleue.

Une image en "nuit américaine" de "La prisonnière du désert", le film états-unien de John Ford (1956)
Une image en "nuit américaine" de "La prisonnière du désert", le film états-unien de John Ford (1956)

Comme "Plan américain", l'expression "Nuit américaine" est exclusivement française. Et elle est le symbole du caractère précurseur du cinéma états-unien, premier utilisateur du procédé.

En 1973, le film français "La nuit américaine", de François Truffaut, a, quelques temps, popularisé l'expression. Mais celle-ci me semble depuis lors, être à nouveau devenue quelque peu mystérieuse pour une bonne partie du grand public.Affiche du film français "La nuit américaine" de François Truffaut (1973)La technique de la "Nuit américaine" été outrageusement utilisée des décennies durant, sans que cela semble avoir dérangé le grand public.

Souvenir personnel

Je me souviens pourtant, enfant, m'être souvent amusé de l'abondance des ombres, dans les scènes de nuit tournées en "nuit américaine", souvent présentes dans les westerns, un genre dont je raffolais, comme la plupart des petits garçons de mon âge, dans les années 1960.

Les plus grands réalisateurs y avaient recours, tel l'immense John Ford, dans son superbe film de 1956, "La prisonnière du désert", avec le grand John Wayne.

Une image en "nuit américaine" de "La prisonnière du désert", le film états-unien de John Ford (1956)
Une image en "nuit américaine" de "La prisonnière du désert", le film états-unien de John Ford (1956)

Affiche du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956)

Affiche flamande du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956)

Affiche du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956)

Affiche du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956)

Source : wikipedia.org

"Expansif" et "Extensif".

Ces deux adjectifs paronymes sont malheureusement parfois confondus, alors qu'ils revêtent naturellement des significations fort différentes :

  • "Expansif" signifie en effet, selon le contexte :
    • qui tend à s'étendre, à augmenter de volume.

On dit par exemple : "La politique expansive de ce pays à l'Est inquiète ses voisins de l'Ouest et du Sud".

    • qui s'exprime avec effusion, communicatif, démonstratif, exubérant ; qui fait part de ses sentiments, aime à les manifester ("Un homme très expansif" ou "Un homme peu expansif").
  • tandis que "Extensif" signifie, selon le contexte :
    • qui relève de l'extension d'un concept.

On dit par exemple : "Un fusil à canon scié contre un lance-pierre : vous avez une conception très extensive de la légitime défense !",

    • se dit d'une culture, d'un élevage, d'un système de production agricole pour lesquels sont appliquées de faibles quantités de travail et de capital par unité de surface et dont on obtient, en conséquence, de faibles quantités de produits par unité de surface.

On dit par exemple : "Les États-Unis d'Amérique pratiquent une agriculture extensive".

    • ou : qui constitue une extension de sens.

On dit par exemple : "Panier dans le sens de Réceptacle servant à contenir des marchandises est une utilisation extensive du mot Panier ("Réceptacle servant à contenir du pain" au sens étymologique, puisque le mot vient du latin "Panarium")".

Sources : Google et www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Un swing state" ?

Carte des États-Unis d'Amérique

Et pas : "Un État-charnière" ou "Un État-pivot" !

Cette appellation désigne en effet - dans le contexte de l'élection présidentielle aux États-Unis d'Amérique, un État au vote indécis, où aucun des deux grands partis politiques dominants, le Parti démocrate et le Parti républicain, ne domine le vote populaire.

Et qui peut donc changer de camp, d'un scrutin à l'autre, et faire basculer le résultat du vote final.

Les campagnes électorales ont donc tendance à se concentrer sur ces quelques États, qui sont souvent la clé de la victoire à l'élection présidentielle.

Étaient ainsi considérés comme des États-pivots, lors de l'élection présidentielle du 3 novembre 2020 :

  • 2 États remportés par le Parti républicain lors de trois des quatre dernières élections de 2004, 2008, 2012 et 2016 (Caroline du Nord et Indiana),
  • 3 États où chacun des deux partis a remporté deux fois la victoire (Floride, Iowa et Ohio),
  • et 6 États remportés par le Parti démocrate lors de trois des quatre dernières élections (Colorado, Michigan, Nevada, Nouveau-Mexique, Pennsylvanie et Virginie).

Par opposition aux 23 États "rouges", qui votent régulièrement pour le Parti républicain, remportés par celui-ci lors des quatre dernières élections (Alabama, Alaska, Arizona, Arkansas, Caroline du Sud, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Géorgie, Idaho, Kansas, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Missouri, Montana, Nebraska, Oklahoma, Tennessee, Texas, Virginie Occidentale, Wyoming, Utah).

Ou aux 16 États "bleus", qui votent régulièrement pour le Parti démocrate, remportés par celui-ci lors des quatre dernières élections (Californie, Connecticut, Delaware, Hawaï, Indiana, Maine, Maryland, Massachussetts, Minnesota, New Hampshire, New Jersey, New York, Oregon, Rhode Island, Vermont, Washington).

Source : wikipedia.org

"La participation électorale" ne se calcule pas toujours de la même façon.

La participation électorale est le nombre d'électeurs ayant choisi de voter plutôt que de s'abstenir.

Et elle exprimée au moyen du pourcentage de votants par rapport aux personnes susceptibles de le faire.

  • Mais quelles sont donc ces personnes susceptibles de voter ?
    • Pour les États-Unis d'Amérique, il s'agit des personnes :
      • disposant de la nationalité états-unienne,
      • en âge de voter (donc âgées de plus de 18 ans depuis le 5 juillet 1971),
      • et en capacité de voter (donc non déchues du droit de vote).
  • Tandis qu'en France, il s'agit, pour les élections présidentielles, des personnes :
      • disposant de la nationalité française,
      • en âge de voter (donc âgées de plus de 18 ans depuis le 5 juillet 1974),
      • et en capacité de voter (donc non déchues du droit de vote).

Mais également, et c'est là une nuance très importante : inscrites sur les listes électorales !

Or, selon plusieurs études de l'Insee effectuées au cours des dernières années, de 10 à 13,3 % des français en âge et en capacité de voter ne sont pas inscrits sur ces listes électorales.

Autrement dit : le taux de participation du second tour de l'élection présidentielle du 7 mai 2017, qui a été officiellement de 74,56 % des inscrits, ne correspondait donc qu'à environ 66% (entre 64,64 et 67,10 %) des personnes susceptibles d'avoir voté au sens états-unien du terme.

Un chiffre par conséquent absolument comparable à celui des élections présidentielles états-uniennes du 3 novembre 2020, pour lesquelles le taux de participation est estimé à 66,9 % au 10 novembre, les chiffres définitifs n’étant pas encore arrêtés.

Avec cette nuance d’importance que la participation française n’aurait vraisemblablement pas atteint ce niveau si nous avions dû faire des heures et des heures de queue pour pouvoir voter !

Souvenir personnel :

Je me dois de le reconnaître, mes amis étudiants et moi donnions fréquemment dans l'anti-américanisme primaire, à la fin des années 1970. Et nous nous gaussions régulièrement des taux de participation états-uniens aux élections présidentielles,  jugés ridiculement bas : 53,5 % en 1976 et 52,6 % en 1980 aux États-Unis d’Amérique. Contre 87,33 % en 1974 et 85,85 % en 1981, pour la France (mais avec des modes de calcul différents).

Les choses ont cependant bien changé depuis lors, puisque le taux de participation états-unien a progressé d'environ 15 points (de 52,6 à 66,9% environ) et que le taux français a diminué de 11 points (de 85,5 à 74,56% environ) !

Certes le "Election Day" états-unien n'est pas parfaitement comparable aux élections présidentielles françaises.

  • D'abord parce que nous votons ce jour là uniquement pour choisir notre président alors que les états-uniens votent eux pour tout ou presque, puisqu'ils élisent ce jour là - en plus de leur président (par le biais d'un complexe système de grands électeurs) - leurs shériffs, représentants d'assemblées locales, conseillers municipaux, maires, une partie de leurs sénateurs et gouverneurs, leurs représentants (équivalents de nos députés), etc. Et doivent au surplus se prononcer sur des référendums locaux pouvant éventuellement avoir un impact très important sur leur vie de tous les jours.

D'où des bulletins de vote comportant plusieurs pages et des centaines de cases à cocher, ce qui prend un temps considérable, aussi bien lors du vote que lors du dépouillement.

  • Ensuite parce que les états-uniens possèdent un système de vote par procuration et de vote par correspondance leur facilitant la tâche, dont les français ne disposent pas.
  • Et enfin, parce qu'ils n'ont donc à voter qu'une fois tous les 4 ans là où les français doivent voter plusieurs fois sur cette même période (municipales, régionales, législatives, présidentielles, européennes, référendums éventuels), ce qui peut parfois provoquer une certaine lassitude.

Mais il n'empêche : chapeau bas aux États-Unis d’Amérique pour cette petite leçon de civisme !

Ne pas confondre : ""La fièvre aphteuse" et "La fièvre acheteuse" !

Ces deux locutions verbales paronymes ne doivent naturellement pas être confondues.

  • "La fièvre aphteuse" est une maladie virale animale généralement non mortelle, voire bénigne, qui affecte notamment les bovins, les porcs, les chèvres, les moutons et d'autres animaux.

Les chevaux n'y sont pas sensibles et les hommes très rarement.

La fièvre aphteuse a un impact économique important, qui justifie des politiques nationales et internationales.

  • tandis que "La fièvre acheteuse" est le nom donné familièrement à "L'oniomanie" ou trouble lié à l'achat compulsif, une manie compulsive des achats, généralement peu ou pas nécessaires à l'individu.

Ce trouble a été découvert en Allemagne, en 1915, par le psychiatre allemand Emil Kraepelin.

Il s'agit d'une relation pathologique à l’argent et aux achats, qui touche environ 1,1 % de la population mondiale.

On l'a également appelé "Prodigalité" en 1960.

Source : wikipedia.org

"L'ADN".

Molécules d'ADN (Acide DésoxyriboNucléique)

Ce sigle désigne l'Acide DésoxyriboNucléique, une macromolécule de plusieurs centimètres de long, présente dans toutes les cellules vivantes.

Elle renferme l'ensemble des informations génétiques, appelé "Génome", permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants.

Et est le support universel de l'information génétique héréditaire.

Source : wikipedia.org

"Une redondance", "Un pléonasme", "Une périssologie" et "Une battologie".

Seuls les deux premiers de ces quatre termes sont généralement connus : le pléonasme et la redondance. Et ils sont les seuls à pouvoir être considérés comme des figures de style.

La périssologie et la battologie sont en effet des défauts et ne peuvent donc être employés à bon escient que dans des textes ironiques ou comiques.

Essayer de différencier les quatre n'est cependant pas chose aisée, une certaine confusion règnant clairement quant à ces quatre termes.

"Redondance" et "Pléonasme" sont, a priori, très proches, leur étymologie renvoyant à peu près aux mêmes idées d’excès, de trop-plein ou de surabondance.

"Une redondance" est une figure de style consistant en un redoublement de l’idée dans deux phrases ou membres de phrase.

Le mot procède du latin classique "redundans" ("qui déborde")

Il s'agit d'une abondance de répétitions, de développements, d’ornements, généralement considérée comme excessive, critiquée pour sa lourdeur, son obscurité, son emphase".

"Redondance" est donc un terme générique, ce que l'on nomme en linguistique un "hyperonyme", c'est à dire un mot dont le sens recouvre, par son degré de généralité, le sens d’autres mots, plus précis.

Et "Pléonasme" serait l’un de ses "hyponymes" (antonyme d’"hyperonyme").

Une redondance est un redoublement expressif de l’idée par deux phrases proches.

La redondance n’est pas nécessairement une erreur, elle apparaît comme justifiée lorsqu'il faut insister sur l’étrangeté d’une assertion. S’il y a redondance dans les mêmes termes, c’est une "homéologie" et si c’est en termes différents, une "macrologie".

En d’autres termes, la redondance est propre à de nombreux discours, à de nombreux échanges où il faut revenir sur un élément, préciser, reprendre, rappeler au risque de répéter les mêmes mots ("homéologie") ou de redire quelque chose d’approchant avec d’autres mots ("macrologie").

Elle est donc nécessaire, incontournable, vraisemblablement omniprésente.

"Un pléonasme est une figure de style consistant en un redoublement de l’idée dans deux mots du même membre de phrase.

Le mot procède du grec ancien "Pleonasmos" ("surplus, excédent").

Un pléonasme est un terme ou une expression qui ajoute une répétition (consciente ou inconsciente) à ce qui a été énoncé.

Par exemple lorsque le Tartuffe de Molière dit : "Je l’ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu, ce qui s’appelle vu…" (1669).

Contrairement à la redondance, le redoublement de l’idée se fait dans deux mots du même membre de phrase.

"Une périssologie est un vice d'élocution ("défaut") consistant en un pléonasme vicieux (avec d’autres termes).

La périssologie consiste en effet à ajouter une pensée déjà suffisamment exprimée d’autres termes qui sont surabondants.

Mais bien qu'il s'agisse d'un défaut, ce défaut - et c’est toute la richesse et la puissance créatrice de la langue - peut être mis à profit en littérature ou dans le discours pour obtenir par exemple un effet comique.

Cela peut par exemple être le cas de formules telles que "monter en haut" ou sortir dehors", dès lors qu'elles sont utilisées en connaissance de cause.

Car on a redoublement de l’idée dans deux mots du même membre de phrase (comme dans un pléonasme) mais également vice d’élocution (comme dans une battologie) puisqu’il y a déviance par rapport à une norme d’élocution.

Et "Une battologie" est un vice d'élocution ("défaut") consistant en une redondance excessive, injustifiée (avec reprise des mêmes termes).

Ils'agit d'une répétition inutile, oiseuse et fastidieuse des mêmes pensées sous les mêmes termes dans deux propositions proches.

Et le mot "Battologie" vient du nom de "Battos 1er", un ancien roi qui était bègue et qui fut le fondateur et premier roi de Cyrène (actuelle Libye), vers 630 av. J.-C.

Sources : wsrl.wordpress.com/2013/06/01/de-la-distinction-entre-redondance-pleonasme-perissologie-et-battologie/, www.cnrtl.fr, Littré et "Gradus Les procédés littéraires" (Bernard. Dupriez)

Pourquoi dire : "Le click and collect" ?

Et pas simplement : "Le CLIQUER et EMPORTER" !

Également appelé "Check and reserve" ("Vérifier et réserver") ou "Click and pick up" ("Cliquer et enlever"), ce mode de vente permet au client de passer dans un magasin emporter les produits commandés en ligne et disponibles localement.

 

Pourquoi dire : "Un cluster" ou "Des clusters" ?

Comme la plupart des organes d'information, des journalistes et des pouvoirs publics français ne cessent de la faire depuis le mois de mars 2020 avec la pandémie de maladie à coronavirus 2019.

Et pas : "Un FOYER D'ÉPIDÉMIE" et "Des FOYERS D'ÉPIDÉMIE" !

J'enrage désormais dès que j'entends ce mot.