"Stannifère" et "Une stannifère".

  • "Stannifère" est un adjectif désignant : ce qui contient de l'étain.

On parle ainsi d'"alluvion stannifère", de "filon stannifère", de "gisement stannifère", de "granit stannifère" ou de "région stannifère".

Mais également d'"alliage stannifère" ou d'"émail stannifère".

  • et "Une stannifère" est un substantif féminin utilisé dans le domaine de la finance pour désigner un titre d'actionnaire de mines d'étain.

On dit par exemple : "Les stannifères sont en forte hausse".

Source : www.cnrtl.fr

"Alaire".

Cet adjectif peu connu du grand public qualifie ce qui :

  • appartient ou est relatif à l'aile d'un animal (oiseau, insecte, chauve-souris), d'un moulin ou d'un avion,

Une aile d'avion

On parle ainsi de "charge alaire", de "muscles alaires" et de "surface alaire".

Ou de "formule alaire" en ornythologie.

Un oiseau, le long d'un arbre

  • ou est en forme d'aile.

Un pendentif alaire (en forme d'aile)

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Simiesque".

Cet adjectif - cela ne se devine pas, pour nos enfants ou amis étrangers - qualifie ce qui est relatif au au singe, tient de lui, le concerne, l'évoque ou le rappelle, par son apparence, son aspect physique, son allure, son maintien, son comportement ou ses mimiques.

On parle par exemple d'une "allure simiesque", d'une "démarche simiesque", d'un "faciès simiesque" (formule souvent raciste) ou d'une "mimique simiesque".

Un orang-outan et deux chevelus barbus roux

Sources : www.larousse.fr, Le robert, www.linternaute.fr et www.cnrtl.fr

"Le cartésianisme" et "Cartésien" ou "Cartésienne".

Le mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes (1596-1650)
  • "Le cartésianisme" est un courant philosophique se réclamant des principes et des thèses de la pensée du mathématicien, physicien et philosophe René Descartes.

Cette philosophie rationaliste et métaphysique s'est particulièrement manifesté à travers le premier ouvrage philosophique publié en langue française, le célèbre "Discours de la méthode" (1637), sous-titré "pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences".

  • et "Cartésien" ou "Cartésienne" sont des adjectifs relevant du registre soutenu signifiant :

On parle par exemple de la "pensée cartésienne".

On parle par exemple d'un "philosophe cartésien".

    • dans le domaine des mathématiques : se rapportant à des objets liés à la géométrie de René Descartes.

On parle par exemple d'un "axe cartésien" ou  de "coordonnées cartésiennes".

    • et par extension : présentant les caractères rationnels, rigoureux et méthodiques propres à la démarche intellectuelle et spirituelle de René Descartes.

On dit par exemple : "Mon père est très cartésien dans sa façon de penser".

Ou : "Certains ont un esprit cartésien, pas moi".

Source : wikipedia.org, wiktionary.org, Le Robert et www.larousse.fr

"Salvateur" et "Salvatrice".

Ces deux adjectifs relèvent du registre soutenu.

Et ils signifient : qui sauve.

On dit par exemple : "Jeune écolier, j'attendais toujours avec impatience la sonnerie salvatrice de la récréation, de la cantine ou de la sortie des classes".

"Néerlandais" et "Néerlandaise", "Le néerlandais" et "Un néerlandais" et "Une néerlandaise".

Localisation en Europe des Pays-Bas

Ces deux adjectifs et ces trois substantifs relèvent tous du langage courant.

Et ils désignent respectivement :

  • "Néerlandais" et "Néerlandaise" : propre ou appartenant aux Pays-Bas ou à ses habitants.

On dit par exemple : "Aruba" est un territoire d'outre-mer néerlandais".

  • "Le néerlandais" : la troisième langue germanique, en nombre de locuteurs, après l'anglais et l'allemand, avec ses 25 millions de locuteurs maternels.

Elle est langue officielle aux Pays-Bas et dans ses territoires d'outre-mer, en Belgique (avec le Français et l'Allemand) et au Suriname.

Et langue régionale dans le Nord de la France, en Flandre française, à peine parlée cependant par quelques dizaines de milliers de locuteurs, âgés de plus de 60 ans.

  • et "Un néerlandais" et "Une néerlandaise" : une personne née aux Pays-Bas ou qui y habite.

On dit par exemple : "Les néerlandais ont dominé le football européen du début des années 1970.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la nécessité de ne pas confondre les mots "Hollandais" et "Néerlandais".

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"Axillaire".

Cet adjectif qui appartient au jargon médical désigne, selon le contexte :

  • en anatomie : ce qui est relatif... à l'aisselle.

On parle par exemple de "Ganglions axillaires".

Ou de "Béquilles axillaires".

Une paire de béquilles axillairesUne jeune femme marchant avec des béquilles axillaires

Celles-ci possèdent un point d'appui sous les aisselles.

Elles sont moins utilisées que les cannes anglaises - qui possèdent un point d'appui brachial - car leur utilisation génère quelquefois des troubles neurologiques, en traumatisant, à la longue, le creux axillaire, à cause de l'appui continuel de la tête de la béquille sur les différentes structures nerveuses et vasculaires qui y passent.

  • ou, en botanique : ce qui est situé à l'aisselle d'une feuille.

On parle par exemple de "Bourgeon axillaire".

Source : www.larousse.fr

 

"Brachial", "Brachiale", "Brachiales", "Brachiaux".

Des bras de femme, croisés

Cet adjectif peu connu du grand public qualifie ce qui appartient ou ce qui a rapport... au bras.

On parle par exemple du "muscle brachial", du "plexus brachial" ou de l'"artère brachiale".

Et l'on dit d'une canne anglaise qu'elle comporte un "appui brachial".

Une canne anglaise avec un appui "brachial"

Attention : il s'agit d'un "ch" qui se prononce "ke".

Et l'on dit donc : bra-ki-al ou bra-ki-o.

"Germanopratin" ou "Germanopratine".

Ce très joli adjectif relève du registre soutenu.

Et il est formé à partir des termes latins "germanus" ("germain") et "pratum" ("pré").

Datant de 1950, il désigne :

  • au sens propre :
    • ce qui se réfère au quartier de "Saint-Germain-des-Prés", à Paris (75), situé sur la rive gauche de la Seine, à proximité du Quartier latin.

Saint-Germain-des-prés, l'un des quartier du 6e arrondissement, à Paris (75)Saint-Germain-des-prés, l'un des quartier du 6e arrondissement, à Paris (75)

    • et en particulier : les personnes qui venaient, la nuit, y faire la fête.

Dans les années qui suivirent la Libération, on parlait ainsi des "milieux germanopratins" liés à l'"existentialisme", ce mot ayant fini par désigner une mode et un mode de vie.

On dit par exemple : "Boris Vian et Juliette Gréco sont assurément deux des plus célèbres germanopratins de l'après-guerre".

Boris Vian et Juliette Gréco, en 1949 (© Georges Dudognon)
Boris Vian et Juliette Gréco, en 1949 (© Georges Dudognon)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)

Après la Seconde Guerre mondiale, le quartier de Saint-Germain-des-Prés, qui était encore un village, est en effet devenu un haut lieu de la vie intellectuelle et culturelle parisienne avec notamment la présence de Marguerite Duras (et le "Groupe de la rue Saint-Benoit"), de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir, de la chanson dite "rive gauche" (dont deux des emblèmes étaient Juliette Gréco et Léo Ferré), de cinéastes tels que Jean-Luc Godard et François Truffaut, de poète comme Jacques Prévert ou d'artiste comme Alberto Giacometti.

Philosophes, auteurs, acteurs et musiciens se cotoyaient dans les boîtes de nuit (où la France découvrait le "bebop") et les brasseries, où la philosophie existentialiste coexistait avec le jazz américain, dans les caves de la rue de Rennes, que fréquentaient notamment Boris Vian et les "zazous".

Enfin Saint-Germain-des-Près était également le principal lieu de sociabilité homosexuelle masculine parisienne.

Ou les habitants et habitantes du quartier, ce qui fait de ce mot un gentilé.

Un kiosque à journaux, devant le Café de Flore, boulevard Saint-Germain, à Paris (75)
Un kiosque à journaux, devant le Café de Flore, boulevard Saint-Germain, à Paris (75)
Le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
Le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
  • et par extension, depuis quelques décennies, de façon légèrement péjorative : ce qui se réfère au milieu intellectuel parisien, symbolisé par ce quartier de Saint-Germain-des-Prés.

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"Pulvérulent" ou "Pulvérulente".

Cet adjectif, je crois peu connu, relève du registre soutenu.

Et il signifie : qui a la consistance de la poudre ou de la poussière, est réduit à l'état de poudre ou se réduit facilement en poudre.

Les farines et les poudres sont ainsi des matériaux pulvérulents, c'est à dire des produits solides constitués de fines particules, peu ou pas liées entre elles, qui, dans certaines conditions - par exemple lorsqu'on les verse - ont le comportement d'un liquide.

Verser du sucre en poudre dans une casserole

On dit par exemple : "Saupoudrer, c'est répandre une matière pulvérulente sur quelque chose".

Ou : "Ces journaux pulvérulents traînaient dans ce grenier depuis plus de 130 ans".

De vieux journaux acadiens pulvérulents de 1885, retrouvés en 2020 pendant les rénovations d’un appartement d’une résidence de Caraquet (Nouveau-Brunswick) (Canada)
De vieux journaux acadiens pulvérulents de 1885, retrouvés en 2020 pendant les rénovations d’un appartement d’une résidence de Caraquet (Nouveau-Brunswick) (Canada)

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.inrs.fr