Pourquoi dire : "C'est la politique de l'helicopter money" ?

L'ancien joueur de rugby à XV et consultant sportif français Éric Blanc, cofondateur de la marque de vêtement "Eden park"

Comme a pu le déclarer, le 8 juillet 2021, l’ancien joueur de rugby à XV et consultant sportif français Éric Blanc, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas, en français : "C'est la politique de LA MONNAIE HÉLICOPTÈRE" ou "C'est la politique de l'HÉLICOPTÈRE MONÉTAIRE" !

Cette dénomination désigne un type de politique monétaire consistant, pour une banque centrale, à créer de la monnaie et à la distribuer directement aux agents économiques de façon ponctuelle.

Ce concept a été popularisé par l'économiste états-unien Milton Friedman en 1969, qui avait utilisé cette image comme une expérience de pensée, sans toutefois en préconiser la mise en pratique.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un golden boy", "Un golden-boy" ou "Un goldenboy" ?

Et pas :

"Un as des marchés financiers" ou "Un jeune opérateur de marchés financiers" ("golden boy")

  • au sens originel du terme : "Un as des marchés financiers" ou "Un jeune opérateur des marchés financiers",

"Un as des marchés financiers" ou "Un jeune opérateur de marchés financiers" ("golden boy")

  • et par analogie : "Un homme admiré pour sa réussite" !
L'ancien joueur de football international britannique David Beckham
L'ancien joueur de football international britannique David Beckham

Sachant que les anglophones écrivent ce mot "Golden boy".

Et que le Dictionnaire de Cambridge ne lui attribue que cette seconde définition.

Pourquoi dire : "On vous verse des fees" ?

jLe journaliste français Christophe-Jakubyszyn

Comme a pu le déclarer, le 12 octobre 2020, le journaliste français Christophe-Jakubyszyn, dans l'émission "Good morning business", diffusée sur la chaîne de télévision française RMC Story.

Et pas : "On vous verse des REDEVANCES" ou "On vous verse des HONORAIRES" !

Pourquoi dire : "Un checkup financier" ou "Un check-up financier" et "Un checkup médical" ou "Un check-up médical" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Un bilan de santé" !

Lorsqu'il s'agit de l'examen systématique de l'état de santé d'une personne.

  • "Une vérification" ou "Un bilan" !

Lorsqu'il s'agit de l'examen systématique de l'état des finances d'une entité ou d'une personne.

  • et "Une inspection", "Une vérification" ou "Un contrôle" .

Lorsqu'il s'agit d'inspecter, de vérifier ou de contrôler un appareil ou une machine.

Source : Le Robert

"In fine".

J'aime bien cette jolie locution adverbiale latine que l'on utilise fréquemment dans le registre soutenu et qui signifie, selon le contexte :

  • au dernier moment, en fin de compte, finalement.

On dit par exemple : "In fine, le gouvernement a décidé de ne pas modifié la réglementation en vigueur".

Ou : "In fine, nous sommes parvenu à éviter le procès".

  • à la fin, dans les dernières lignes, dans la partie finale (d'un livre, d'un chapitre ou d'un paragraphe).
  • ou : ne pouvant pas être remboursée par anticipation.

On parle ainsi, par exemple, de "crédit in fine", de "prêt in fine" ou de "remboursement in fine".

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Fiscal", "Fiscale", "Fiscales", "Fiscaux" ou "La fiscalité" et "Le fisc".

Ces différents adjectifs et substantifs du langage courant désignent : ce qui est relatif aux impôts.

  • "La fiscalité" est un substantif féminin désignant : l'ensemble des règles, lois et mesures qui régissent les impôts dans un pays ; les pratiques utilisées par un État ou une collectivité pour percevoir des impôts et autres prélèvements obligatoires,
  • et "Le fisc" est un substantif masculin désignant : l'administration fiscale.

Ou plutôt : l'ensemble des administrations chargées de percevoir, de fixer et de répartir les impôts.

Contrairement à ce que l'on pense souvent, ce mot relève du langage courant et non du registre familier. Et il nous vient du latin "Fiscus" signifiant "Corbeille d'osier".

Sources : www.journaldunet.fr et www.larousse.fr

"Une remise".

"Une remise" est un substantif féminin polysémique du langage courant signifiant, selon le contexte :

  • l'action de mettre quelque chose à sa place antérieure ou dans son état antérieur (la "remise d'un meuble à sa place" ou la "remise en état d'un bâtiment"),
  • l'action de mettre quelque chose en la possession de quelqu'un (la "remise d'un document" ou la "remise d'un colis"),
  • l'action de remettre, de renvoyer à une date ultérieure l'exécution ou l'accomplissement de quelque chose (la "remise à plus tard d'une cérémonie"),
  • dans le domaine du sport : l'action succédant à la mise hors des limites du terrain du ballon et redonnant aux joueurs la possibilité de s'en servir (la "remise en jeu"),
  • dans le domaine du commerce : une diminution de prix accordée sur un achat par un commerçant ou consentie par un fournisseur à un vendeur.

La remise est une réduction commerciale habituelle accordée en fonction des quantités achetées, dans le cadre d'une opération promotionnelle ou suivant la qualité du client (un "remise commerciale"),

Une étiquette bleue de forme circulaire, annonçant une remise commerciale de -30%

  • dans le domaine de la chasse : un couvert bas et peu étendu destiné à servir de retraite au gibier.

Celui-ci s'y "remet" (s'arrête, se pose) lorsqu'on l'a fait "lever"

  • un lieu couvert où l'on met à l'abri des véhicules, des engins, des matériels divers,

Une remise de jardin (ou abri de jardin) en bois abritant deux bicyclettes

  • dans le domaine juridique et fiscal : un dégrèvement d'un impôt, d'une pénalité ou d'un débet sur demande gracieuse,
  • ou enfin, dans le domaine des jeux :
    • un avantage que le joueur le plus fort accorde au plus faible afin d'égaliser la partie,
    • ou : une amende que l'on paie dans différents jeux.

Vous pouvez également lire mon article consacré aux appellations "Une voiture de petite remise" et "Une voiture de grande remise".

Sources : Le robert et www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Le factoring" et "Le factor" ?

Et pas : "L'affacturage" et "L'affactureur" !

Ces deux appellations désignent :

  • "L'affacturage" : une technique de financement et de recouvrement de créances (entre entreprises, pas sur des particuliers) consistant, pour les entreprises, à obtenir un financement anticipé et à sous-traiter cette gestion à un établissement de crédit spécialisé,
  • et "L'affactureur" : ledit établissement de crédit spécialisé, qui, moyennant rémunération, gère les comptes clients de l'entreprise affacturée et prend en charge le recouvrement des factures précédemment financées, ainsi que les éventuels contentieux.

Considéré durant longtemps comme le dernier recours de sociétés en difficultés financières, l'affacturage a aujourd'hui acquis ses lettres de noblesse.

Et est enfin perçu comme un outil souple au service des entreprises, leur permettant tout à la fois :

  • d'externaliser des tâches administratives,
  • de se prémunir contre les impayés,
  • et d'être financé à court terme.

Gérant d'une petite société de fabrication d'objets promotionnels, au début des années 1990, je ne travaillais qu'avec des multinationnales n'offrant aucun risque d'impayés.

Mais j'ai eu recours à l'affacturage afin de ne plus subir les procédures comptables complexes et les longs délais de paiement de mes clients. Avoir délégué l'émission et le recouvrement de mes factures à la BNP m'avait alors épargné de devoir constamment harceler mes interlocuteurs des services mercatique et communication afin qu'ils relancent leurs services comptables.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Pour aller au break even il faut trois millions et demi d'abonnés" ?

Virgile Caillet, Délégué général de l'Union sport & cycle

Comme l'a déclaré, le 21 août 2020, Virgile Caillet, le délégué Général de l'Union sport & cycle, dans l'émission matinale Good Morning Business, de la chaîne de télévision française RMC Story.

Mais : "Pour ATTEINDRE LE SEUIL DE RENTABILITÉ il faut trois millions et demi d'abonnés" ?

Parce que j'estime inadmissible de jargonner ainsi en anglais sur une chaîne de télévision française destinée au public français - fût-ce dans une émission à caractère économique - je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

Pourquoi dire : "Un accord win-win" ?

Et pas : "Un accord gagnant-gagnant" !

C'est à dire : un accord profitant à chacun, favorable à chacune des parties.

Dans un accord gagnant-gagnant chaque partenaire se préoccupe de l'intérêt de l'autre tout autant que du sien. Car il ne s'agit pas de rechercher le meilleur compromis de partage des gains, mais de trouver un accord qui augmente les gains de chacun.

Source : wiktionary.org et wikipedia.org