"Archétypal", Archétypale" et "Archétypaux" ou "Archétypique" et "Archétypiques".

Ces deux adjectifs du registre soutenu sonr rigoureusement synonymes et signifient : relatif(ve)(s) à un archétype, à un modèle idéal, une idée de base, un symbole universel.

Mais la forme "Archétypique" / "Archétypiques" est bien davantage usitée que la forme "Archétypal", Archétypale" et "Archétypaux".

On dit par exemple : "Nous sommes allés en vacances dans les Vosges, où nous avions loué un gîte archétypique du chalet de montagne".

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.universalis.fr

"La concupiscence", "Concupiscent" ou "Concupiscente".

J'aime beaucoup ces joli mots du registre soutenu et du registre désuet, qui désignent, dans la théologie chrétienne :

  • le penchant, l'attrait naturel vers la jouissance des biens matériels, terrestres, soit, de manière plus générale,
  • et en particulier le penchant, l'inclination vers les plaisirs sensuels ; la convoitise, le désir.

On dit par exemple : "Son regard trahit la concupiscence  lorsqu'il regarde les femmes en maillot de bain sur la plage".

Le mot "Concupiscence" nous vient du mot latin "Concupiscentia", qui est dérivé du verbe "Cupere" signifiant littéralement "Désirer ardemment". D'autres dérivés de ce verbe sont par exemple le nom de "Cupidon", dieu latin de l’amour fou et du désir, ou encore le mot "Cupidité".

Le terme "Concupiscentia" n’a pas été "inventé" avec le christianisme. Avant d’être une notion importante du christianisme, le terme appartient au vocabulaire des païens qui en font l'équivalent de ce que notre langue appelle la convoitise. La concupiscentia est, dans ce contexte, définie comme l’élan qui amène l'homme à désirer avec ardeur. La concupiscence ne fait cependant pas encore l’objet d'une attention particulière avant l'ère chrétienne et désigne originellement toute forme véhémente de désir humain.

Source : www.larousse.fr, www.linternaute.fr et wikipedia.org

"Un archétype".

Ce substantif masculin du registre soutenu désigne :

  • un modèle primitif idéal ou le plus étendu, un type suprême ou un prototype ; l'exemple-type d'une situation ou d'une réalité donnée,
  • en littérature et en philosophie : un modèle idéal (général) à partir duquel est construit dans sa "forme", sa "matière", sa "fin", un sujet (qui appartient en quelque sorte à une série),
  • en critique textuelle : un manuscrit ancien, ancêtre d'un ou de plusieurs autres ; un modèle original ou idéal sur lequel est construit un texte, un ouvrage, une oeuvre, expliquant les ressemblances (fautes identiques, mise en page, passages manquants similaires) entre différents manuscrits d'un même livre,
  • en linguistique : une unité linguistique reconstruite par la méthode historique comparative,
  • chez Platon : un modèle approchant la perfection,
  • en psychologie analytique, un concept créé par Carl Gustav Jung désignant une structure psychique universelle (l'image de l'homme idéal que l'on se fait) issue de l'inconscient collectif, de l'humanité, apparaîssant dans les mythes, les contes,le folklore, les rites etc. des peuples les plus divers,
  • dans les beaux-arts : un plâtre moulé sur un bas-relief,
  • en biologie animale : un organe animal peu différencié dont dérivent, au cours de l'évolution, des organes plus spécialisés et nettement différents d'un groupe à l'autre (patte, aile ou nageoire à partir du membre antérieur, par exemple), appelés "organes homologues".

Sources : www.universalis.fr, wiktionary.org, wikipedia.org et www.larousse.fr

"Un zététique" ou "Une zététique" et "La zététique".

Le substantif "Zététique" nous vient du grec ancien "Zetetikos" ("qui cherche, qui enquête") et il a été remis en usage dans notre pays, au  cours des années 1990, par le biophysicien français Henri Broch (né le 8 novembre 1950).

Il s'agit d'un terme de philosophie appartenant au registre désuet, qui désigne :

  • "Un zététique" ou "Une zététique" : une personne pratiquant le scepticisme, adepte du doute philosophique et du rationalisme.
  • et "La zététique" : une méthode de recherche scientifique fondée sur le doute et la vérification des informations, dont on se sert pour pénétrer la raison des choses.

Selon le professeur Broch, qui l'a remis au goût du jour en 1993, cette démarche philosophique et pratique pourrait être qualifiée d'"art du doute".

S'inspirant du scepticisme philosophique, la zététique s'appuie sur la méthode scientifique pour essayer d'appréhender efficacement le réel, par le biais d'enquêtes et d'expériences.

Elle a pour objectif de contribuer à la formation, chez chaque individu, d'une capacité d'appropriation critique du savoir humain.

Pour cela, la zététique recommande de penser avec ordre et méthode, en tenant à distance dogmes, préjugés et idées reçues.

Premières utilisations du mot aux XVIe et XVIIe siècles

Le terme "Zététique" avait d'abord été utilisé, en 1591, par le mathématicien François Viète, pour décrire l'art de modéliser un problème géométrique sous une forme algébrisée. Mais il était demeuré peu usité après lui.

Même si on pouvait le trouver dans le "Dictionnaire des termes des arts et des sciences" de Thomas Corneille, datant de 1694, avec comme définition "Qui cherche les raisons des choses".

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"Le for".

Ce substantif masculin peu usité nous vient du latin "Forum" ("place publique", "tribunal") donnant au figuré "Cordis forum" ("jugement de la conscience").

Il désigne :

  • au sens propre, en droit écclésiastique : le lieu où les tribunaux sont compétents pour exercer leur juridiction,
  • par extension : l'autorité juridique que l’Église exerce sur les âmes et sur les choses spirituelles,
  • et au sens figuré : le  jugement de la conscience.

Mais il ne demeure en usage que dans les locutions "Dans son for intérieur" et "En son for intérieur".

Source : wiktionary.org

"Transmuer" et "Transmuter".

Ces deux verbes parfaitement synonymes signifient tous deux : transformer un élément en un autre.

Et notamment :

  • transformer une substance en une autre, en changeant sa nature.

En particulier :

    • changer des métaux vulgaires en métaux nobles par les procédés de l'alchimie.
    • et, en physique nucléaire : transformer un élément chimique en un autre par une modification du noyau atomique de l'élément.

Cette "transmutation nucléaire" est également appelée "mue atomique".

  • et, en littérature : changer, transformer totalement une chose en une autre.

On dit par exemple : "Transmuter le réel par l'écriture".

Le substantif féminin correspondant est la "transmutation" ; le terme "transmuation" n'existant pas.

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org, wikipedia.org et www.larousse.fr

On ne dit pas : "Je ne connais pas cette typologie de vase" !

Comme l'a déclaré, le 21 août 2020, l'acheteuse Diane Rameau, dans l'émission de télévision "Storage wars France : Enchères surprise", de la chaîne de télévision française 6ter.

Mais, plus simplement : "Je ne connais pas CE TYPE de vase" !

Inutile de vouloir se faire passer pour plus savant que l'on est en utilisant des mots compliqués dont on ignore la signification même...

"La typologie" est la science de l'élaboration des types, facilitant l'analyse d'une réalité complexe et la classification.
Et "Une typologie" est donc une classification.

Source : wiktionary.org

Anthropique

Cet adjectif qualifie ce qui résulte essentiellement de l'intervention de l'homme.

On dit par exemple : "Qui peut douter de l'origine au moins partiellement anthropique du réchauffement climatique actuel".

Le mot "Anthropique" dérive du grec ancien "Anthropos" qui signifie "Homme" et à partir duquel ont été formés en français - entre autres - les substantifs masculins et féminins :

  • "Anthropologue" et "Anthropologie",
  • "Misanthrope" et "Misanthropie",
  • ou : "Philanthrope" et "Philanthropie".
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"Susdit", "Susdite", "Susdites" ou "Susdits" et "Susmentionné", "Susmentionnée", "Susmentionnées" ou "Susmentionnés".

J'aime beaucoup ces deux adjectifs parfaitement synonymes du registre soutenu qui signifient respectivement :

  • "Susdit" : dit ci-dessus, précédemment évoqué.

On dit par exemple : "L'individu susdit a été aperçu à deux reprises rôdant aux alentours de la villa".

  • "Susdite" : dite ci-dessus, précédemment évoquée.

On dit par exemple : "La susdite victime a agonisé des heures durant".

  • "Susdites" : dites ci-dessus, précédemment évoquées.

On dit par exemple : "Les personnes susdites seront convoquées ultérieurement".

  • "Susdits" : dits ci-dessus, précédemment évoqués.

On dit par exemple : "J'ai toujours adoré les films susdits".

  • "Susmentionné" : mentionné ci-dessus, précédemment évoqué.

On dit par exemple : "Encore un film du réalisateur susmentionné".

  • "Susmentionnée" : mentionnée ci-dessus, précédemment évoquée.

On dit par exemple : "Comme beaucoup d'autres, la loi susmentionnée n'a jamais été appliquée".

  • "Susmentionnées" : mentionnées ci-dessus, précédemment évoquées.

On dit par exemple : "Les scènes susmentionnées ont toutes été tournées en studio".

  • et "Susmentionnés" : mentionnés ci-dessus, précédemment évoqués.

On dit par exemple : "Je n'ai jamais voté pour un seul des projets susmentionnés".

"La parturition".

La parturition ou "mise bas"

Ce substantif féminin peu connu, il me semble, désigne ce que l'on appelle plus communément la "mise bas".

C'est à dire : le fait, pour une femelle de donner naissance à des petits.

Si ce sujet vous intéresse, je me permets de vous recommander la lecture de l'article que j'ai consacré aux 19 verbes français spécifiques signifiant "Mettre bas".

 

"Sessile".

Cet adjectif peu connu nous vient du latin "Sessilis" ("Sur quoi on peut s'asseoir").

Et il se dit :

  • de tout organe inséré directement sur l'axe et dépourvu de pédoncule, tel que certains polypes,
  • d'un animal caractérisé par sa fixation à un support, tel que le corail,
  • ou de ce qui possède une large base d'implantation, en particulier une tumeur.

Source : www.larousse.fr