"Ciné" et "Cinéma" : deux mots hérités du français Léon Bouly.

Le mot "Cinématographe" (registre soutenu) présente la rare caractéristique d'avoir successivement fait l'objet de deux apocopes successives : "Cinéma" (langage courant) puis "Ciné" (registre familier).

C'est au français Léon Bouly, aujourd'hui pourtant bien injustement méconnu, que nous devons ce mot, construit à partir du grec, qui signifie littéralement "Art d'écrire le mouvement".

Léon Bouly a en effet baptisé ainsi, en 1892, l'appareil de prise de vues dont il avait déposé le brevet.

Les frères Lumière lui ont cependant repris l'appellation, dont il avait perdu la propriété en cessant de payer les droits les années suivantes.

  • Le mot "Cinéma" est polysémique car il désigne tout à la fois :
    • l’art filmique (on parle du "cinéma", comme du "théâtre" ou de l'"opéra"), que l'on appelle également "le septième art" ou "7e art",

La technique cinématographique

    • les techniques de prises de vue animées et de projection (on dit par exemple "Je travaille dans le cinéma"),
Un tournage de cinéma en studio
Un tournage de cinéma en studio
    • mais aussi la salle dans laquelle les films sont projetés au public (on dit "aller au cinéma").
Une salle de cinéma
Une salle de cinéma
  • Le mot "ciné" en revanche désigne avant toute chose la salle de projection.

On dit ainsi : "En sortant du boulot on pourrait se faire un ciné".

Mais très rarement : "Je préfère le ciné au théâtre et à la littérature" ou "Mon frère travaille dans le ciné".

 

Source : wikipedia.org

"Un enfant de la balle" ou "Une enfant de la balle".

Cette expression désignait à l'origine : une personne exerçant la même profession que ses parents.

Mais on l'utilise essentiellement de nos jours pour évoquer  : un artiste, dont les parents exerçait déjà la même profession.

On dit par exemple : "Catherine Deneuve est une enfant de la balle : son père et sa mère étaient acteurs, et sa grand-mère souffleuse !".

Ne dites pas : "Le script" !

Mais : "Le découpage technique" !

Dans le domaine du cinéma ou des fictions télévisuelles, le "script" (ellipse lexicale de la locution nominale anglaise "shooting script") est un document de travail réunissant :

  • les éléments de l’histoire,
  • les dialogues des personnages,
  • ainsi que les informations techniques nécessaires au tournage de chaque plan.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Un flash-back" !

Mais : "Un retour en arrière" !

Ce procédé d'écriture cinématographique introduit - au sein de la continuité narrative du scénario - une action (sous la forme d'un plan, d'une séquence, ou d'une scène) s'étant déroulée chronologiquement avant l'action en cours.

Ce procédé est parfois utilisé pour apporter au spectateur des éléments nécessaires à la compréhension du comportement des personnages, mais il peut également être utilisé à des fins poétiques, humoristiques, etc.

Il peut parfois constituer l'essentiel du récit ; auquel cas ce sont alors les actions du présent chronologique qui servent à mieux comprendre celles du passé.

Le procédé contraire est appelé "Saut en avant" ("Flashforward").

Et l'équivalent littéraire du retour en arrière est l'"Analepse".

De très nombreux films sont construits avec des retours en arrière, comptant souvent parmi les plus grands chefs d'oeuvre de l'histoire du cinéma.

Au sein desquels figurent 18 de mes préférés :

  • "Amadeus" (1984) de Milos Forman,

Affiche du film états-unien "Amadeus" de Milos Forman (1984)

  • "Casablanca" (1942) de Michael Curtiz,
Affiche italienne du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)
Affiche italienne du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)

Affiche du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)Affiche anglo-américaine du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)Affiche du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)

Affiche anglo-américaine du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)Affiche du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)

  • "Citizen Kane" (1941) de Orson Welles,

Affiche du film états-unien "Citizen Kane" de Orson Welles (1941)

  • "La comtesse aux pieds nus" (1954) de Joseph L. Mankiewicz,

  • "Le déclin de l'empire américain" (1986) de Denys Arcand,

Affiche du film québecois "Le déclin de l'empire américain" de Deys Arcand (1986)

  • "Le dernier empereur" (1987) de Bernardo Bertolucci,

Affiche du film italo-sino-britannique "Le dernier empereur" de Bernardo Bertolucci (1987)

  • "Eve" (1950) de Joseph L. Mankiewicz,

Affiche du film états-unien "Eve" de Joseph L. Mankiewicz (1950)Affiche du film états-unien "Eve" de Joseph L. Mankiewicz (1950)

  • "Fedora" (1978) de Billy Wilder,

  • "Le grand bleu" (1988) de Luc Besson,

Affiche du film français "Le grand bleu" de Éric Besson (1988)

  • "Il était une fois en Amérique" (1984) de Sergio Leone,

Affiche du film américain "Il était une fois en Amérique" (1984) de Sergio Leone

  • "Laura" (1944) de Otto Preminger,

Affiche états-unienne du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)Affiche unienne du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)Affiche du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)

Affiche états-unienne du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)Affiche du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)

  • "Lawrence d'Arabie" (1962) de David Lean,

Affiche du film britannique "Laurence d'Arabie" de David Lean (1962)Affiche du film britannique "Laurence d'Arabie" de David Lean (1962)

  • "La ligne verte" (1999) de Frank Darabont,

Affiche du film états-unien "La ligne verte" de Frank Darabont (1999)

  • "La nuit des généraux" (1967) de Anatole Litvak,
Affiche du film franco-britannique "La nuit des généraux" de Anatole Litvak (1967)
Affiche du film, Peter O'Toole, Omar Sharif, Tom Courtenay
  • "Le parrain 2" (1974) de Francis Ford Coppola,

Affiche du film états-unien "Le parrain 2e partie" de Francis Ford Coppola (1974)

  • "Sueurs froides"/"Vertigo" (1958) de Alfred Hitchcock,

Affiche du film états-unien "Sueurs froides" ("Vertigo") d'Alfred Hitchcock (1958)Affiche du film états-unien "Sueurs froides" ("Vertigo") d'Alfred Hitchcock (1958)Affiche du film états-unien "Sueurs froides" ("Vertigo") d'Alfred Hitchcock (1958)

Affiche du film états-unien "Sueurs froides" ("Vertigo") d'Alfred Hitchcock (1958)

  • "L'ultime razzia" / "Coup manqué" (1956) de Stanley Kubrick,

Affiche du film états-unien "L'ultime razzia" de Stanley Kubrick (1956)Affiche belge du film états-unien "Coup manqué" ("L'ultime razzia") de Stanley Kubrick (1956)

  • ou "Usual suspects" (1995) de Bryan Singer.

Affiche du film états-unien "Usual suspects" de Bryan Singer (1995)

Source : wikipedia.org

"Une blonde hitchcockienne".

Le réalisateur britannique Alfred Hitchcock aurait-il un léger petit faible pour les femmes blondes ?

On peut, je crois, se laisser aller à l'imaginer, si l'on en juge par l'impressionnante galerie d'actrices blondes occupant dans ses films des rôles de premier plan :

  • Anny Ondra ("The manxman" (1929) et "Chantage" (1929)),

Anny Ondra

L'actrice américaine Joan Fontaine

  • Ingrid Bergman ("La maison du Docteur Edwardes" (1945), "Les enchaînés" (1946) et "Les amants du Capricorne" (1949)),

L'actrice suédoise Ingrid Bergman

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"VF", "VO", "VOST", "VOSTF", "VOSTFR" ou "VM".

Ces cinq sigles désignent les différentes versions d'un film étranger (ou d'un programme : téléfilm, feuilletons, etc.) proposées au public :

  • VF (Version Française) : le film est doublé en français. C'est la version traditionnellement retenue dans notre pays par les chaînes de télévision grand public, le téléspectateur français étant considéré comme peu polyglotte.

Et il ne risque guère de le devenir en partant de ce principe ! À la différence de nos voisins, néerlandais ou scandinaves, par exemple, qui parlent souvent beaucoup mieux et bien plus fréquemment l'anglais que nous, pour avoir notamment été habitués depuis leur plus jeune âge à regarder films et séries anglo-saxonnes en VOST, leurs langues nationales étant trop peu pratiquées dans le monde pour pouvoir rentabiliser un doublage.

  • VO (Version Originale) : le film est projeté dans sa langue d'origine.
  • VOST (Version Originale Sous-Titrée) : le film est diffusé dans sa langue d’origine, avec un sous-titrage des dialogues en bas de l’écran.
  • VOSTF (Version Originale Sous-Titres Français) ou VOSTFR (Version Originale Sous-Titres FRançais) : le film est projeté dans sa langue d’origine, avec un sous-titrage des dialogues en français en bas de l’écran.

C'est évidemment la seule et unique version acceptable pour le cinéphile. Sauf naturellement à ce qu'il maîtrise suffisamment la langue du film pour pouvoir se passer de sous-titrage ; ce qui - je puis vous l'assurer - finit par arriver si l'on est un spectateur acharné. J'ai ainsi récemment revu avec ma fille de 13 ans le superbe "Casino" de Martin Scorsese, sorti en 1995. Et nous avons mis près de dix minutes avant de nous apercevoir que nous avions oublié de programmer les sous-titrages pour visionner la seconde partie du film, située au verso du DVD !

Exemple de film en VOSTF ou VOSTFR (Version Originale Sous-Titres F(R)ançais)

  • VM (Version Multilingue) : le film est proposé simultanément en VO (Version Originale), sous-titré en français (VOSTF) ou doublé en français (VF).

Cette option qui offre une grande flexibilité permettant de satisfaire tous les publics est de plus en plus offerte par les chaînes de télévision française ces dernières années.

Nullissime comme je le suis dès lors qu'il s'agit de technologie, j'ai mis plusieurs années à comprendre comment cela pouvait bien fonctionner, et cela alors même qu'il ne s'agissait pourtant que d'appuyer sur le bouton "Langues" de ma télécommande.

"Ventouser".

Ce verbe peut désigner, selon le contexte, deux pratiques très différentes :

  • il s'agissait autrefois, pour un médecin, de poser des ventouses,
  • mais il désigne aujourd'hui, dans le milieu du cinéma, le fait de s’approprier des places dans une rue pour permettre d'y stationner, lors d’un tournage de film, sa régie et ses décors.

Cette activité peu connue du grand public, est également désignée sous l'appellation "Faire de la ventouse". Elle est pourtant absolument essentielle au bon déroulement des tournages en extérieur, car, s'il n'est pas permis de réserver officiellement des emplacements dans une rue, certaines villes, comme Paris (75), tolère le "ventousage".

Ainsi, si vous habitez cette ville, où y avez séjourné de manière durable, peut-être avez-vous remarqué parfois, le soir, en bas de chez vous, d'étranges individus empêchant  le stationnement à l'aide de cônes de chantier et de rubans jaunes, avant de retrouver, garés au petit matin des camions techniques ou des véhicules d’un autre temps, dans le cas d'un tournage de film d'époque.

Pour cela, des hommes, les "ventouseurs", ont surveillé 24h/24h, plusieurs jours à l’avance, la rue choisie par la production.
Et se la sont approprié petit à petit avec patience, ténacité, mais aussi ruse et gentillesse. Avec l’aide des commerçants et des habitants de leur connaissance, face aux riverains souvent peu enclins à devoir céder leur stationnement.

Source ; wikipedia.org

Ne dites pas : "Un feel good movie" ou "Un feel good book" ni même "Un roman feel good" !

Mais : "Un film RÉCONFORTANT", "Un livre QUI REMONTE LE MORAL" ou "Un roman QUI MET DE BONNE HUMEUR" !

Ne dites pas : "Un film en live" ou "Une série en live", pas plus que "Un film live" ou "Une série live" ni que "Un film live-action" ou "Une série live-action" ! !

Mais : "Un film EN PRISES DE VUES RÉELLES" ou "Un FEUILLETON EN PRISES DE VUES RÉELLES" !

  • "Un film en live", "Un film live", "Une série en live" ou "Une série live" sont quatre faux anglicismes utilisés pour désigner des oeuvres audiovisuelles qui sont la transposition en prises de vue réelles d'une œuvre graphique originale dont les personnages, sont, en général, représentés au moyen de dessins (notamment la bande dessinée, le manga, le dessin animé ou encore l'animation par ordinateur, le jeu vidéo, etc).
  • "Live-action film" et "Live-action series" sont les termes anglais d'origine.

L'oeuvre qualifiée de "Live" est, soit une adaptation fidèle de l'histoire originale, soit un nouveau scénario réutilisant les personnages et concepts originaux.

Ces termes sont plutôt utilisés par les journalistes et blogueurs, notamment dans les milieux "Geek" ou dans le milieu des amateurs de culture japonaise, ainsi que dans certains outils de promotions des œuvres concernées.

On n'emploie pas le terme "Film live" ou "Live-action film" pour se référer à des adaptations de romans, bien que de tels films proposent des transpositions incarnées de personnages littéraires à l'origine non incarnés.

Plus largement, dans les pays anglophones, on emploie les termes "Live" ou "Live-action" pour différencier tout film qui n'utilise pas la technique de l'animation.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Voix off" !

Mais : "Voix hors champ" !

Il s'agit d'un procédé narratif utilisé dans les films ou les séries télévisées, et parfois aussi dans les jeux vidéo, consistant à faire intervenir au cours du déroulement d’un plan, d’une séquence ou d’une scène, la voix d’un personnage qui n’est pas vu dans ce plan, cette séquence ou cette scène.

Ce personnage peut être un de ceux que le spectateur a déjà vu dans le récit ou un narrateur sans visage (éventuellement omniscient et doué d’ubiquité), qui les guide dans des moments décisifs du film. La voix hors champ est toujours partie prenante de l'action, dont elle est un élément moteur, explicatif ou correctif.

Dans les documentaires, la voix du narrateur est appelée "Commentaire".

Source : wikipedia.org