"Balaise", "Balaize", "Balèse" ou "Balèze" et "Un balaise", "Un balaize", "Un balèse" ou "Un balèze".

Cet adjectif ou substantif masculin peut s'écrire de quatre façons différentes !

Appartenant au registre argotique, il signifie respectivement :

  • "Balaise", "Balaize", "Balèse" ou "Balèze" :
    • Pour une personne : fort, costaud, à la carrure imposante,

On dit par exemple : "Il est balaise le nouveau vigile à la sortie du magasin !".

    • ou : doué,

On dit par exemple : "Je connais un mec balèze en informatique".

    • Pour un objet ou une construction : dégageant une impression de puissance qui en impose,

On dit par exemple : "Les tours de ce château-fort sont vraiment balaizes".

    • et pour une question ou un exercice : difficile,

On dit par exemple : "Elle est balèse la dernière je trouve !".

  • et "Un balaise", "Un balaize", "Un balèse" ou "Un balèze" : une personne possèdant une force physique importante, bâtie en force, costaude.

On dit par exemple : "Le nouveau voisin de ma frangine est un balaise".

"Un balaise" ou "Un balèse" ou "Un balèze")

Sources : langue-francaise.tv5monde.com, www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

11 façons de dire "Des chaussures".

Des chaussures

"Des écrase-merde" relève du registre scatologique et du registre vulgaire.

"Des croquenots", "Des galoches", "Des godasses", "Des groles" (ou "Des Grolles"),"Des pompes" et "Des tatanes" relèvent du registre argotique.

Ainsi que "Des péniches", qui désigne des chaussures trop grandes.

"Des ribouis" et "Des godillots" appartiennent au registre populaire. Et désignent de grosses chaussures usagées.

Tandis que "Des souliers" relève du registre soutenu.

Des chaussures (© M. Richier)

Sources : www.linternaute.fr, www.synonymo.fr, crisco2.unicaen.fr et www.cnrtl.fr

"Faramineux" ou "Faramineuse" et "Pharamineux" ou "Pharamineuse".

Cet adjectif du registre familier présente la particularité de pouvoir s'orthographier de deux façons différentes : avec un "f" ou "Ph".

Il signifie :

  • étonnant(e) par son étrangeté ou son importance ; semblant tenir du prodige ; extraordinaire, fabuleux(se), fantastique, prodigieux(se).

On dit par exemple : "L'habileté de ce jongleur est faramineuse".

Ou : "L'un de mes amis possède une mémoire pharamineuse".

  • et par extension, de façon péjorative : énorme, excessif(e).

On dit par exemple : "Ne va surtout pas au bar de ce palace : les prix des consommations sont faramineux".

Ou : "En bordure de Seine, les prix des appartements atteignent des montants pharamineux".

Source : wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Le ver solitaire".

Une main d'homme tenant un ver solitaire de plus de deux mètres

Il s'agit du nom communément donné au "Ténia" ou "Taenia", un ver parasite se développant dans l’intestin grêle humain, où il peut vivre 30 à 40 ans, en provoquant parfois des troubles.

De forme plate et segmentée, présentant l’aspect d’un ruban (ou d'une immense tagliatelle !), le ver solitaire est hermaphrodite et peut mesurer jusqu’à 10 mètres de long à taille adulte !

Un ténia ou "ver solitaire" de plus de deux mètres de long
Un ténia ou "ver solitaire" de plus de deux mètres de long

Ces vers parasites se transmettent via l’ingestion de viande infectée par des larves vivantes : du boeuf ou du porc, généralement cru ou pas suffisamment cuit.

La tête d'un ténia - ou "ver solitaire" - en très gros plan
La tête d'un ténia - ou "ver solitaire" - en très gros plan

Il existe deux espèces de ténia pouvant affecter l’homme :

  • le Taenia Saginata ("Ténia inerme"), transmis par le boeuf, qui serait présent chez 0,5% de la population française,
  • et le Taenia Solium ("Ténia armé"), qui se transmet par le porc (il n’y a plus de cas décrits en France, mais il persiste dans certains pays de l’Union Européenne tel que la Pologne).

Mode de contamination et symptômes du ver solitaire

Une fois ingérée, la larve de ténia se fixe par sa tête à la paroi de l’intestin grêle. Elle s’y développe progressivement grâce à la nourriture ingérée par l’hôte et atteint sa taille adulte en trois mois. Le ver est alors en mesure de se reproduire : il se développe en fabriquant des anneaux (segments) pourvus d’un appareil reproducteur.

Régulièrement, des anneaux contenant les œufs se libèrent et sont expulsés par l’anus. Les anneaux du ver solitaire sont de forme plate, rectangulaire et peuvent mesurer jusqu'à 2 cm de long sur 6 à 8 mm de large. Ils sont souvent décrits comme ressemblant à des pâtes alimentaires.

La découverte de ces anneaux dans les sous-vêtements, les selles, les draps, ou sous la douche est souvent le premier signe de la présence du ténia dans l’organisme. Les anneaux s’expulsent souvent de manière active car ils sont mobiles, c’est pourquoi ils peuvent être retrouvés en dehors des selles.

En effet, l’infection passe inaperçue dans la plupart des cas et il est tout à fait possible d'abriter le parasite pendant des années sans s'en rendre compte.

On peut néanmoins observer plusieurs symptômes chez certains sujets : douleurs abdominales, nausées, troubles de l’appétit, éruptions cutanées, fatigue, céphalées

Une perte de poids anormale et rapide peut être également un signe de l’infection.

Traitement

On prescrit généralement un médicament antiparasitaire (ou vermifuge) afin de tuer le ténia.

Une fois détruit, le ténia est expulsé avec les selles par les voies naturelles.

Complications

Le ver solitaire est une affection relativement bénigne et les complications liées au parasite (appendicite, occlusion intestinale) sont très rares.

Dans le cas du Taenia Solium ("Ténia armé", se transmettant par le porc et absent en France), l’homme peut toutefois devenir lui-même un hôte intermédiaire par la consommation accidentelle d'oeufs de parasite, présents dans les selles d’autres humains.

Les oeufs ingérés passent dans les vaisseaux sanguins et se fixent dans différents tissus musculaires, voire cérébraux, dans les cas les plus graves, pour former des cysticerques (ou larves).

On parle alors de cysticercose humaine, une pathologie sérieuse qui entraîne des troubles oculaires et neurologiques.

Prévention

Le plus important est de veiller à une congélation prolongée (- 10°c pendant 10 jours minimum) ou une cuisson suffisante de la viande de boeuf ou de porc, afin de détruire les larves de ténia.

La consommation de boeuf crue (steak tartare) est à risque.

Les mesures d'hygiène alimentaire doivent être en particulier respectées dans des régions du monde où les contrôles sanitaires et vétérinaires sont moins développés.

Moins fréquemment, d’autres viandes peuvent transmettre le Ténia Saginata ("Ténia inerme", transmis par le boeuf et présent en France), telles que par exemple celle de l'antilope, du caribou, du chameau, de la gazelle, de la girafe, du gnou, du lama ou du lémur.

Il est important pour les humains de ne pas déposer leurs selles à portée d’animaux comme les bovins, car ce geste pourrait leur transmettre le Ténia Saginata.

Il est également essentiel de ne pas consommer de légumes pouvant avoir été souillés par des déjections humaines, à cause du risque de cysticercose humaine. C’est la raison pour laquelle l’engrais humain est interdit.

Source : www.passeportsante.net

"Un tape-cul" ou "Un tapecul".

Ce substantif masculin du registre familier en forme d'idiotisme corporel, possède deux graphies différentes.

Celle avec un trait d'union ("Un tape-cul") est de nos jours considérée comme désuète ou vieillie. Mais elle a naturellement - comme toujours - ma préférence.

"Un tape-cul" est un mot polysémique pouvant désigner :

    • différents véhicules ou objets :

Un tilbury à deux places ou "tape-cul"

      • un petit tilbury à deux places,
      • une voiture mal suspendue où l'on est durement secoué.

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Une automobile", "Une vieille automobile" ou "Une automobile en très mauvais état".

Un tape-cul pour enfants, sur une aire de jeux

      • une balançoire constituée d'une longue planche de bois basculant de part et d'autre de son point d'appui central,
      • une porte à bascule que l'on adaptait principalement aux poternes, au Moyen Âge,
      • un mât établi tout à l'arrière de certains voiliers, tels que les ketchs et les yawls,
      • ou une petite voile aurique de ce mât.
    • ou différentes pratiques :
      • une brimade, consistant à taper le derrière de quelqu'un par terre en le tenant par les bras et les jambes,
      • et, en équitation :

Monter sans étriers ou "faire du tape-cul".

        • un exercice d'équitation consistant à monter sans étriers pour acquérir une bonne assiette,
        • ou un trot assis, lorsqu'il n'est pas correctement effectué.

Source : www.larousse.fr

"Tartignole" ou "Tartignolle" et "Une tartignolle".

Ce mot, qui peut tout aussi bien être un adjectif qu'un substantif, a selon les cas des significations fort différentes.

  • "Tartignole" est en effet un adjectif du registre populaire, qui signifie : laid, minable, ridicule, insignifiant, sans intérêt, manquant de distinction, presque vulgaire.

On dit par exemple : "Dis-donc, j'ai aperçu la nouvelle copine de Stéphane : elle est vraiment tartignole !".

Tartignole du Nord

  • tandis que "Une tartignole" est un substantif féminin désignant un dessert à base de pâte à crêpes et de fruits.

Cette spécialité culinaire du Nord de la France est traditionnellement réalisée avec des pommes, mais peut également être réalisée avec d’autres fruits tels ques des poires, etc.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr, dictionnaire.reverso.net, www;cnrtl.fr et culture-crunch.com

"Une toiture à redans partiels" ou "Une toiture à redents partiels" ou pourquoi les toits des anciennes usines ont souvent la même forme, en dents de scie.

Une toiture "en dents de scie", dite "toiture à redans partiels" ("Shed")

Cette locution nominale féminine constitue la véritable dénomination de ce que l'on appelle plus couramment une "toiture en dents de scie" ou, improprement - en anglais - "un shed" (puisque ce mot signifie "hangar" pour nos voisins d'outre-Manche, qui utilise une autre appellation, comme je l'explique plus loin).

Ce type de toiture est formé d’une succession de toits à deux versants de pente différente, le plus court étant généralement vitré, et couvrant le plus souvent un atelier industriel.

L'apparition de ce type de toiture est directement liée à la révolution industrielle et remonte au 19e siècle, en Angleterre.

En France, les plus anciennes sont considérées comme étant celles de l’usine métallurgique de l’Alliance, à Pont-Salomon (43) et datent de 1860.

Ces toits si particuliers ont tellement imprégné l'imaginaire collectif que, de nos jours encore, malgré leur disparition massive, la silhouette d'un bâtiment à redans partiels associé à une cheminée d’usine, constitue l’image-type de l’usine et - au-delà - de l’industrie :

Logo usineLogos usinesLogo usine

Le besoin de grandes surfaces éclairées pour les ateliers à une époque où l'éclairage électrique est encore rare amène les architectes à cette solution, car ce système de "dents de scie" permet d'amener au coeur des ateliers et usines la lumière naturelle venant de l’extérieur.

Et offre donc aux industriels la possibilité d’éclairer gratuitement, et en l’absence même d’électricité, d'immenses hangars sans fenêtres, où travaillent toute la journée d'innombrables ouvriers.

Ce principe des "dents de scie" permet d’installer sur la partie verticale une grande vitre orientée vers le Nord (dont la pente va souvent jusqu’à la verticale) afin d’offrir une luminosité constante. Dans l’hémisphère Nord, en effet, la lumière du Nord est la même toute la journée, ce qui permet d’éviter la surchauffe due au soleil direct ainsi que l’éblouissement des travailleurs.

L’autre côté, celui en pente, est couvert et orienté vers le Sud, face au soleil, afin de mettre l’intérieur de l’usine, et par voie de conséquence ses ouvriers, à l’ombre.

Et inversement dans l'hémisphère Sud.

L’appellation anglaise - en dehors de "sawtooth roof" ("toit en dents de scie ") - est d'ailleurs explicite : "northlight roof" ("toit à lumière du Nord"), ou, dans l’hémisphère Sud, "southlight roof" ("toit à lumière du Sud").

Ombre et lumière sont donc les deux raisons qui expliquent la forme si spécifique de ces toits d’usine.

Sources : wikipedia.org etwww.chosesasavoir.com

"Ouille !" ou "Ouïe !".

Cette interjection - qui se prononce ou-ye et qui peut parfois être triplée - traduit selon les circonstances :

  • la douleur.

On dit par exemple : "Ouille ! Ça fait mal !"ou "Ouille, ouille, ouille ! Qu'est-ce que ça pique !".

  • la contrariété.

On dit par exemple : "Ouïe ! Je ne m'attendais pas à devoir payer une telle somme".

  • ou l'inquiétude.

On dit par exemple : "Ouille, ouille, ouille ! Tu as vu ces éclairs ?".

Nota bene : Elle est utilisée de façon unitaire ("Ouille !" ou "Ouïe !") ou triple ("Ouille, ouille ouille !" ou "Ouïe, ouïe, ouïe !") mais en aucune façon double ou quadruple.

Source : www.larousse.fr

"Toute affaire cessante" ou "Toutes affaires cessantes".

Cette jolie locution adverbiale du langage courant signifie : immédiatement ; tout de suite ; sans délai ; sur-le-champ.

On dit par exemple : "Appelle ton fils et dis lui de venir à la clinique toutes affaires cessantes : sa femme va accoucher d'un instant à l'autre".

Sources : wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Outremarin" ou "Outre-marin" et "Ultramarin" ou "Ultra-marin".

Ces deux mots parfaitement synonymes du langage courant peuvent s'écrirent avec ou sans trait d'union.

Et ils signifient : qui est situé au-delà des mers ; se trouvant outremer (ou outre-mer) ou venant d'outremer (ou d'outre-mer).

Il peut s'agir à la fois d'un adjectif ou d'un substantif masculin.

Et la même chose avec leurs féminins : "Outremarine" ou "Outre-marine" et "Ultramarine" ou "Ultra-marine".

On utilise principalement ces adjectifs et substantifs à propos des anciens DOM-TOM devenus DROM-COM.

Sources : www.cnrtl.fr et wiktionary.org

 

9 façons de dire "Le nez".

Un nez

Comme la plupart du temps, c'est naturellement le registre argotique qui nous offre le plus large éventail de possibilités avec pas moins de huit termes.

"Le pif" est le plus couramment utilisé, suivi, je pense, par "le tarin" et "le blair".

"Le blase" (ou "le blaze"), "le tarbouif" et "le nase" (ou "le naze") me semblent moins fréquemment usités, de même que "le reniflant" et "le renifloir".

Enfin, le registre soutenu nous offre "l'appendice nasal".

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la polysémie du mot "Nez".

Source : wiktionary.org

"Être de la gnognote" ou "Être de la gnognotte".

J'aime beaucoup ce mot du registre familier qui se dit :

  • de quelque chose, de quelqu'un qui est sans intérêt, sans valeur, négligeable.

On dit par exemple : "Ce type c'est de la gnognote à côté de toi".

Dans le même sens, on dit également : "Être de la roupie de sansonnet" ou "Ne pas valoir tripette".

  • ou de quelque chose qui est facile, sans difficulté.

On dit par exemple : "Je t'assure que cet examen c'est de la gongnote pour une élève comme toi".

Souvenir personnel

Ce mot "Gnognote" revêt pour moi une signification toute particulière, puisque l'on désignait ainsi dans ma famille mon "doudou", puis celui de ma soeur cadette.

Constitué à l'origine d'une couverture dont je triturais le rebord de satin en suçant mon pouce et que je traînais partout, c'est ma grand-mère paternelle - couturière de métier - qui avait eu l'heureuse idée de le remplacer par un morceau de satin rembourré de tissu et enrichi d'un élastique, que l'on pouvait me passer autour du poignet afin de ne pas le perdre.

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr