"Tartignole" ou "Tartignolle" et "Une tartignolle".

Ce mot, qui peut tout aussi bien être un adjectif qu'un substantif, a selon les cas des significations fort différentes.

  • "Tartignole" est en effet un adjectif du registre populaire, qui signifie : laid, minable, ridicule, insignifiant, sans intérêt, manquant de distinction, presque vulgaire.

On dit par exemple : "Dis-donc, j'ai aperçu la nouvelle copine de Stéphane : elle est vraiment tartignole !".

Tartignole du Nord

  • tandis que "Une tartignole" est un substantif féminin désignant un dessert à base de pâte à crêpes et de fruits.

Cette spécialité culinaire du Nord de la France est traditionnellement réalisée avec des pommes, mais peut également être réalisée avec d’autres fruits tels ques des poires, etc.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr, dictionnaire.reverso.net, www;cnrtl.fr et culture-crunch.com

"Une toiture à redans partiels" ou "Une toiture à redents partiels" ou pourquoi les toits des anciennes usines ont souvent la même forme, en dents de scie.

Une toiture "en dents de scie", dite "toiture à redans partiels" ("Shed")

Cette locution nominale féminine constitue la véritable dénomination de ce que l'on appelle plus couramment une "toiture en dents de scie" ou, improprement - en anglais - "un shed" (puisque ce mot signifie "hangar" pour nos voisins d'outre-Manche, qui utilise une autre appellation, comme je l'explique plus loin).

Ce type de toiture est formé d’une succession de toits à deux versants de pente différente, le plus court étant généralement vitré, et couvrant le plus souvent un atelier industriel.

L'apparition de ce type de toiture est directement liée à la révolution industrielle et remonte au 19e siècle, en Angleterre.

En France, les plus anciennes sont considérées comme étant celles de l’usine métallurgique de l’Alliance, à Pont-Salomon (43) et datent de 1860.

Ces toits si particuliers ont tellement imprégné l'imaginaire collectif que, de nos jours encore, malgré leur disparition massive, la silhouette d'un bâtiment à redans partiels associé à une cheminée d’usine, constitue l’image-type de l’usine et - au-delà - de l’industrie :

Logo usineLogos usinesLogo usine

Le besoin de grandes surfaces éclairées pour les ateliers à une époque où l'éclairage électrique est encore rare amène les architectes à cette solution, car ce système de "dents de scie" permet d'amener au coeur des ateliers et usines la lumière naturelle venant de l’extérieur.

Et offre donc aux industriels la possibilité d’éclairer gratuitement, et en l’absence même d’électricité, d'immenses hangars sans fenêtres, où travaillent toute la journée d'innombrables ouvriers.

Ce principe des "dents de scie" permet d’installer sur la partie verticale une grande vitre orientée vers le Nord (dont la pente va souvent jusqu’à la verticale) afin d’offrir une luminosité constante. Dans l’hémisphère Nord, en effet, la lumière du Nord est la même toute la journée, ce qui permet d’éviter la surchauffe due au soleil direct ainsi que l’éblouissement des travailleurs.

L’autre côté, celui en pente, est couvert et orienté vers le Sud, face au soleil, afin de mettre l’intérieur de l’usine, et par voie de conséquence ses ouvriers, à l’ombre.

Et inversement dans l'hémisphère Sud.

L’appellation anglaise - en dehors de "sawtooth roof" ("toit en dents de scie ") - est d'ailleurs explicite : "northlight roof" ("toit à lumière du Nord"), ou, dans l’hémisphère Sud, "southlight roof" ("toit à lumière du Sud").

Ombre et lumière sont donc les deux raisons qui expliquent la forme si spécifique de ces toits d’usine.

Sources : wikipedia.org etwww.chosesasavoir.com

"Ouille !" ou "Ouïe !".

Cette interjection - qui se prononce "ou-ye" et qui peut parfois être triplée - traduit selon les circonstances :

  • la douleur.

On dit par exemple : "Ouille ! Ça fait mal !"ou "Ouille, ouille, ouille ! Qu'est-ce que ça pique !".

  • la contrariété.

On dit par exemple : "Ouïe ! Je ne m'attendais pas à devoir payer une telle somme".

  • ou l'inquiétude.

On dit par exemple : "Ouille, ouille, ouille ! Tu as vu ces éclairs ?".

Nota bene : Elle est utilisée de façon unitaire ("Ouille !" ou "Ouïe !") ou triple ("Ouille, ouille ouille !" ou "Ouïe, ouïe, ouïe !") mais en aucune façon double ou quadruple.

Source : www.larousse.fr

"Toute affaire cessante" ou "Toutes affaires cessantes".

Cette jolie locution adverbiale du langage courant signifie : immédiatement ; tout de suite ; sans délai ; sur-le-champ.

On dit par exemple : "Appelle ton fils et dis lui de venir à la clinique toutes affaires cessantes : sa femme va accoucher d'un instant à l'autre".

Sources : wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Outremarin" ou "Outre-marin" et "Ultramarin" ou "Ultra-marin".

Ces deux mots parfaitement synonymes du langage courant peuvent s'écrirent avec ou sans trait d'union.

Et ils signifient : qui est situé au-delà des mers ; se trouvant outremer (ou outre-mer) ou venant d'outremer (ou d'outre-mer).

Il peut s'agir à la fois d'un adjectif ou d'un substantif masculin.

Et la même chose avec leurs féminins : "Outremarine" ou "Outre-marine" et "Ultramarine" ou "Ultra-marine".

On utilise principalement ces adjectifs et substantifs à propos des anciens DOM-TOM devenus DROM-COM.

Sources : www.cnrtl.fr et wiktionary.org

 

9 façons de dire "Le nez".

Un nez

Comme la plupart du temps, c'est naturellement le registre argotique qui nous offre le plus large éventail de possibilités avec pas moins de huit termes.

"Le pif" est le plus couramment utilisé, suivi, je pense, par "le tarin" et "le blair".

"Le blase" (ou "le blaze"), "le tarbouif" et "le nase" (ou "le naze") me semblent moins fréquemment usités, de même que "le reniflant" et "le renifloir".

Enfin, le registre soutenu nous offre "l'appendice nasal".

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la polysémie du mot "Nez".

Source : wiktionary.org

"Être de la gnognote" ou "Être de la gnognotte".

J'aime beaucoup ce mot du registre familier qui se dit :

  • de quelque chose, de quelqu'un qui est sans intérêt, sans valeur, négligeable.

On dit par exemple : "Ce type c'est de la gnognote à côté de toi".

Dans le même sens, on dit également : "Être de la roupie de sansonnet" ou "Ne pas valoir tripette".

  • ou de quelque chose qui est facile, sans difficulté.

On dit par exemple : "Je t'assure que cet examen c'est de la gongnote pour une élève comme toi".

Souvenir personnel

Ce mot "Gnognote" revêt pour moi une signification toute particulière, puisque l'on désignait ainsi dans ma famille mon "doudou", puis celui de ma soeur cadette.

Constitué à l'origine d'une couverture dont je triturais le rebord de satin en suçant mon pouce et que je traînais partout, c'est ma grand-mère paternelle - couturière de métier - qui avait eu l'heureuse idée de le remplacer par un morceau de satin rembourré de tissu et enrichi d'un élastique, que l'on pouvait me passer autour du poignet afin de ne pas le perdre.

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Du chnoque", "Du schnock" ou "Du schnoque".

Cette formule du registre argotique, à l'orthographe variable, s'utilise de façon méprisante pour désigner une personne dont on ignore le nom.

On dit par exemple : "Qu'est-ce qu'il me veut encore du chnoque ?".

Ou : "J'te parle pas à toi, du schnoque !".

Voir également mon article consacré à "Un chnoque", "Un schnock" ou "Un schnoque" et "Un vieux chnoque", "Un vieux schnock" ou "Un vieux schnoque".

Source : www.larousse.fr

"Un chnoque", "Un schnock" ou "Un schnoque" et "Un vieux chnoque", "Un vieux schnock" ou "Un vieux schnoque".

Ce mot du registre argotique à l'orthographe variable désigne, de façon méprisante :

  • "Un chnoque", "Un schnock" ou "Un schnoque" : un individu d'un certain âge que l'on juge archaïque, dépassé et considère comme un imbécile.

On dit par exemple : "Elle vit avec un chnoque de cinquante piges".

Ou : "Mon patron n'y comprend rien : c'est un schnoque".

  • et "Un vieux chnoque", "Un vieux schnock" ou "Un vieux schnoque" : une personne gâteuse, sénile.

On dit par exemple : "Qu'il crève ce vieux chnoque !".

Voir également mon article consacré à "Du chnoque", "Du schnock" ou "Du schnoque".

Source : www.larousse.fr

"Un chouïa", "Un chouia", "Un chouilla" ou "Un chouya".

Ce joli petit mot à l'orthographe variable nous vient directement de l'arabe maghrébin et est apparu dans notre pays, avec la colonisation, à la fin du XIXe siècle.

Appartenant au registre populaire, il signifie, selon le contexte, :

  • "Un peu", "Un brin", "Un poil", "Un tantinet".

On dit par exemple : "Tu peux me couper les cheveux un chouïa plus courts sur les tempes s'il te plaît ?".

  • ou : "Une petite quantité".

On dit par exemple : "Donne-moi encore un chaouïa de purée, s'il te plaît".

 

"Un lumbago" ou "Un lombago".

Ce mot latin qui signifie "faiblesse des lombaires" s'utilise pour désigner une douleur d’origine rhumatismale, ou produite par un effort musculaire, dans la région lombaire.

On l'appelle également "tour de reins" ou "lombalgie aiguë".

 

"Une Cuiller" et "Une cuillère".

Petite cuillère

Ce mot féminin du langage courant désigne un ustensile de table ou de cuisine, constitué d'une partie creuse de forme ovale ou arrondie et d'un manche.

Cet ustensile est essentiellement utilisé pour puiser, transvaser ou porter à la bouche des aliments liquides ou peu consistant.

Le mot peut s'écrire de deux façons différentes, chacune des deux graphies étant parfaitement correcte.

On a toutefois de plus en plus tendance à écrire "Cuillère", une graphie plus en adéquation avec la prononciation ("cui-yère").

Source : www.cnrtl.fr et www.lalanguefrancaise.com

"La paie" ou "La paye".

Ce mot féminin du langage courant désigne à la fois ;

  • l'action de payer un salarié ("la paye du personnel"),
  • ou le salaire perçu, la somme touchée par ledit salarié ("Dépenser toute sa paye").

Il peut s'écrire de deux façons différentes, chacune des deux graphies étant parfaitement correcte.

On a toutefois de plus en plus tendance à écrire "Paie".

Tout en prononçant majoritairement "pai-ye".