Pourquoi dire : "Allez, quoi : next !", "Fake ou pas fake ? Mais n'empêche que c'est ça" et "Breaking news !" ?

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Ainsi qu’a lamentablement pu le déclarer, le 26 février 2023, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas simplement, en français :

  • "Allez, quoi : ON PASSE À AUTRE CHOSE !",
  • "VRAI ou PAS ? Mais IL n'empêche que c'est ça",
  • et : "DERNIÈRE NOUVELLE !".

Il me fait pitié le pauvre.

Pourquoi dire : "Depuis qu'je suis humoriste, je vis my best life" ?

L'humoriste franco-marocain Amine Radi

Ainsi que peut le déclarer l'humoriste franco-marocain Amine Radi, dans sa saynète "Business class"...

Et pas, en français : "Depuis quE je suis humoriste, je vis LES MEILLEURS MOMENTS DE MA VIE" !

Et : "CLASSE AFFAIRES" !

Pour faire croire qu'à défaut de maîtriser le français, on connaît quelques mots d'anglais ?

 

Pourquoi dire : "Y en a qui choisissent des produits access/entrée de gamme" ?

Le chroniqueur économique français Pascal Perri

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 28 février 2023, le chroniqueur économique Pascal Perri, dans l’émission "Les matins LCI", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas simplement, en français : "IL y en a qui choisissent des produits D'entrée de gamme" ?

 

Pourquoi dire : "Assemblée versus Sénat" ?

Le journaliste français Stéfan Etcheverry

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 28 février 2023, le journaliste français Stefan Etcheverry, dans l’émission "Les matins de LCI", qu'il présente, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas, en français : "Assemblée CONTRE Sénat" ?

Pourquoi écrire : "Abonnez-vous à la newsletter de la ville d'Aix" ?

Ainsi que l'on peut le lire sur les affiches des panneaux d'information municipaux aixois, en ce mois de février 2023.

Et pas, en français : "Abonnez-vous à la LETTRE D'INFORMATION de la ville d'Aix-en-Provence" !

Pourquoi dire : "I' nous avaient fait quand même un brief sur le soft power" ?

Le journaliste français Didier François

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 14 février 2023, le journaliste français Didier François, dans l’émission "Brunet, Hammett et compagnie", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas , en français : "ILS nous avaient fait quand même un TOPO sur lA MANIÈRE DOUCE" !

Pourquoi dire : "Un twin-set" ou "Un twinset" ?

Un twin-set

Et pas par exemple, en français : "Un coordonné" !

Ce susbtantif masculin anglais désigne en effet : un ensemble féminin coordonné en tricot, constitué d'un cardigan et d'un pull-over assortis, à la mode dans les années 1950-1980.

Sources : wiktionary.org et www.lalanguefrancaise.com

Pourquoi dire : "Genderqueer" ?

Et pas simplement, en français : 'Intergenre" !

C'est à dire : d’une identité de genre qui n’est ni masculine ni féminine, et qui sort du schéma binaire "homme ou femme", sans pour autant relever de l’intersexualité (celui-ci ne désignant ni un genre ni une identité de genre).

Comme dirait Coluche : c'est nouveau, ça vient de sortir !

On ne dit pas : "Les joueurs auront besoin du support des supporters" !

L'ancien joueur international de football français Djibril Cissé

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 8 février 2023, l'ancien joueur international de football français Djibril Cissé, commentant la rencontre OM-PSG, en huitième de finale de la Coupe de France de football, sur la chaîne de télévision publique française France 3.

Mais : "Les joueurs auront besoin du SOUTIEN des supporteUrs" !

Pourquoi dire : "Une guerre d'attrition" ?

Ainsi que nombre de journalistes et consultants militaires prétendument éclairés ne cessent malheureusement de le faire depuis quelques semaines sur les différentes chaînes de télévision française d'information en continu.

Et pas simplement, en français : "Une guerre d'USURE" !

Il s'agit naturellement d'un lamentable calque de la locution anglaise "attrition war", que tous ces veaux se précipitent pour reprendre bêtement et stupidement, comme ils le font régulièrement.

Une guerre d'usure est un conflit au cours duquel la stratégie militaire consiste à chercher la reddition de l’adversaire en l’épuisant par des pertes continues en personnel et matériel. La stratégie est donc simple : l’attente. La victoire reviendra au camp qui parvient à attendre et supporter les pertes que l’adversaire lui inflige sur une plus longue période que ce même adversaire ne puisse endurer. Ainsi, en théorie, la guerre sera gagnée par le camp qui dispose de la plus grande quantité de ressources en matériel ou personnel, et/ou du plus grand degré de résilience au conflit.

Ce concept de guerre d’usure n’est pas nouveau, et l'on a souvent opposé les guerres d’usure aux guerres de manoeuvres. Ce dernier type de conflit a pour objectif de remporter la victoire dans un temps limité pour minimiser les coûts pour l’État. D’un point de vue opérationnel, la conduite de la guerre est radicalement différente selon le type de guerre que l’on considère. Une guerre de manoeuvre nécessite des troupes légères, pouvant se déplacer rapidement pour surprendre l’ennemi. À l’inverse, une guerre d’usure nécessite une puissance de feu importante afin d’épuiser l’ennemi. Bien que les stratégies d’usure et de manoeuvre puissent coexister au sein d’un même théâtre, dans de très nombreux conflits où les adversaires étaient à peu près égal, le résultat final a presque toujours été déterminé par l’usure.

L’histoire moderne nous enseigne qu’un grand nombre de conflits du XXe siècle peuvent être qualifiés de guerre d’usure : la guerre de Corée, la guerre du Vietnam, le conflit israélo-arabe (1967-1970), la guerre soviéto-afghane ou certaines guerres civiles, comme celles en Libye ou en Syrie depuis 2011.

Plus proche de nous, la notion de guerre d’usure est revenue au premier plan avec les campagnes militaires en réplique aux attentats du 11 septembre 2001, menées par les coalitions occidentales et notamment l’armée états-unienne, en particulier en Irak et en Afghanistan.

Ces versions modernes du concept d’usure engendrent toutefois de nouveaux risques pour les belligérants, puisqu'elles peuvent se transformer en véritable "bourbier", dans lesquels le pays interventionniste peut se retrouver "enlisé" avec une image "d’occupant" pour la population locale.

Sources : www.defnat.com et wiktionary.org