Pourquoi dire : "Un trader", "Du trading" ou "Faire du trading" ?

Et pas : "Un négociant", "Du négoce" et "Négocier" !

On n'écrit pas : "Des soldes exceptionnelles", "Des soldes folles", "Des soldes intéressantes", "Des soldes monstrueuses", "Des soldes réelles" ni "Des vraies soldes" !

Affiches "Soldes" (Photo prise le 7 janvier 2015/ REUTERS/Vincent Kessler)

Mais : "Des soldes exceptionneLS", "Des soldes foUS", "Des soldes intéressanTS", "Des soldes monstrueUX", "Des soldes réeLS" et "Des vraiS soldes" !

Car le mot "Soldes" est un substantif... masculin.

"24h/24", "7j/7", "365j/365", "24/7" et "24/7/365".

Ces cinq abréviations sont notamment utilisées afin de signaler les horaires et jours d'ouverture ou de fonctionnement d'un magasin, d'une structure ou d'un service.

Elles signifient toutes "Sans interruption", mais plus précisément :

  • "24h/24" : 24 heures sur 24, autrement dit "Jour et nuit".

On dit par exemple : "Notre structure est opérationnelle 24h/24".

  • "7j/7" : sept jours sur sept, autrement dit "Tous les jours de la semaine, du lundi au dimanche".

On dit par exemple : "Le magasin est ouvert 7j/7".

  • "365j/365" : 365 jours sur 365, autrement dit : "Tous les jours de l'année du premier janvier au 31 décembre".

On dit par exemple : "De nos jours, la plupart des chaînes de télévision émettent 365j/365".

  • "24/7" : 24 heures sur 24, sept jours sur sept, autrement dit : "Jour et nuit, tous les jours de la semaine, du lundi au dimanche".

On dit par exemple : "Certains services de la police nationale travaillent 24/7".

  • et "24/7/365" : 24 heures sur 24, sept jours sur sept et 365 sur 365, autrement dit : "Jour et nuit, tous les jours de la semaine, du lundi au dimanche et tous les jours de l'année du premier janvier au 31 décembre".

On dit par exemple : "L'armée française est opérationnelle 24/7/365".

Depuis le tournant du XXIe siècle, on dit également "H24".

Pourquoi dire : "Petfood" ?

Et pas, tout simplement, : "Aliments pour animaux domestiques" !

C'est en effet, je vous le concède, beaucoup plus long... mais il s'agit de français et non d'un mot anglophone appartenant au vocabulaire et au jargon de la mercatique, de la publicité et de la communication. Ainsi qu'au vocabulaire et au jargon de la distribution et du commerce.

Pourquoi dire : "Un drive" ?

Alors qu'existent les locutions "Service au volant" ou "Point-retrait" !

Comme c'est souvent le cas, ce type de service est d'abord apparu aux États-Unis d'Amérique, où les clients pouvaient, dès la fin des années 1940, commander et récupérer leurs commandes depuis leur véhicule dans différents types de magasin : restaurants, pharmacies ou banques notamment.

Il s'est ensuite largement développé en Amérique du Nord, puis répandu dans le reste du monde, notamment en Europe, dans les années 1980, dans le domaine de la restauration rapide.

Avant de s'appliquer, depuis le début du XXe siècle, à la vente de produits alimentaires et de grande consommation, en permettant au consommateur de retirer sa commande sans entrer dans un magasin. Il lui suffit pour cela, après avoir passé commande sur un site internet, de se rendre dans un point-relais, où il peut charger ses courses dans son véhicule.

Le spectaculaire essor des TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) a permis un fulgurant développement de cette forme de commerce dans notre pays, en particulier en ce qui concerne la consommation alimentaire.

À l'automne 2017, on estimait ainsi à environ 7% la part de marché occupée par les 5 100 points-relais français.

"Une marque-ombrelle", "Une marque mère", "Une marque fille" et "Une marque éponyme".

Une "marque ombrelle" est une marque unique utilisée simultanément pour commercialiser un ensemble de produits ou services hétérogènes appartenant à des catégories différentes.

Les marques ombrelles sont notamment très utilisées dans le domaine de l'alimentaire, où elles peuvent être utilisées à l'échelle d'un groupe (Danone, L'oréal, Nestlé) ou au niveau d'une gamme (Haribo, Lu).

L'utilisation d'une marque ombrelle permet de faire bénéficier l'ensemble des produits "abrités" de la notoriété et de l'image de la marque ombrelle, ce qui permet éventuellement de limiter les coûts de communication publicitaire.

Lorsqu'une marque ombrelle est étroitement associée à une marque produit, on parle généralement de "marque fille" et de "marque mère".

  • "Une marque fille" est une marque de produit ou de ligne de produits utilisée en complément d'une marque mère qui lui sert de caution.

"CARenSAC", "Dragibus" et "Tagada" sont par exemple des marques filles de Haribo.

  • "Une marque mère" est une "marque ombrelle" utilisée en complément d'une "marque fille". Danone ou Nestlé sont ainsi des marques mères chapeautant un grand nombre de marques filles dans le domaine de l'alimentaire.
  • Dans certains cas, la marque mère est également "marque éponyme", c'est à dire ayant donné une partie de son nom à un marque dérivée.

Ainsi, Danone est-elle la marque éponyme des marques dérivées "Danacol" ou "Danao". Ou Nestlé celle de "Nesquick" ou "Nescafé".

La filiation marque mère/marque fille est d'ailleurs souvent affirmée dans le discours publicitaire avec des mentions du genre "Prince de Lu" ou "Paniers de Yoplait".

Les couples de marques "mères/filles" sont surtout utilisés dans l'industrie alimentaire ("Paniers" de Yoplait ou "Apéricube" de La vache qui rit) mais se rencontrent également dans le domaine des enseignes de distribution, afin de décliner les différents formats de magasin (Carrefour "City", "Carrefour "Contact", Carrefour "Drive", Carrefour "Express", Carrefour "Market", Carrefour "Montagne")

Avoir recours à une stratégie de marque ombrelle est une stratégie dite "à la japonaise" parce qu’il s'agissait à l’origine de la stratégie adoptée par les sociétés japonaises telles que Honda (motos, autos, tondeuses à gazon) ou Yamaha (motos, pianos, guitares).

Au contraire de la stratégie de "marque produit", également appelée "stratégie à l'américaine", car utilisée par les lessiviers états-uniens tels que Procter & Gamble.

Sources : www.definitions-marketing.com et www.marketing-etudiant.fr

Pourquoi dire : "Un page turner" ?

Et pas : "Un livre captivant", "Un livre haletant" ou "Un livre passionnant" !

C'est bien en effet ce que désigne cette locution anglo-saxonne : un livre impossible à lâcher, dont on ne peut pas se retenir de tourner les pages fébrilement, les yeux collés aux pages pour lire le plus vite possible et découvrir ce qui va se passer ensuite. Le genre de livre qui vous garde éveillé jusque tard dans la nuit, plusieurs jours de suite si besoin est.

L’expression s’applique pour des livres de tous genres, même si au départ elle servait d’abord à identifier des romans policiers.

On peut noter que derrière cette notion de lecture trépidante se cache aussi l’idée que le livre en question est un succès potentiel.

Le terme a d'ailleurs réellement commencé à émerger aux États-Unis d'Amérique au début des années 2000, avec la consécration par le public de grandes sagas constituées d'énormes volumes du type "Harry Potter", dont la plupart des lecteurs avaient tendance à se jeter littéralement sur des pavés de 900 pages pour les lire à la vitesse de l'éclair .

Source : alivreouvert.net

Pourquoi dire : "Un best-seller" ou "Un best seller" ?

Et pas : "Un livre à succès" ou "Un succès d'édition" s'il s'agit d'un livre.

Et : "Un gros succès de vente" ou "Un produit très vendu" s'il s'agit d'un autre type de produit.

Pourquoi dire : "Une entreprise low cost" ?

Et pas : "Une compagnie à bas coûts" ou "Une compagnie à bas prix".

Il s'agit d'un modèle d'entreprise caractérisé par :

  • une offre de produits manufacturés et de services réduite à l'essentiel,
  • une annonce de prix attractifs aux clients,
  • et le maintien d'un niveau de marge élevé pour l'entreprise.

Et qui repose sur :

  • un marketing revendiquant une réduction de coût d'exploitation plus forte que dans les autres entreprises et répercutée sur les prix ; des services annexes pouvant être proposés contre un supplément tarifaire,
  • la simplification maximale des procédures d'entreprise,
  • et une pression plus forte sur les personnels (salaires, productivité).

La démarche du "low cost" est donc l'inverse de celle de la montée en gamme.

Et elle est notamment utilisé par :

  • les compagnies aériennes à bas prix,
  • mais aussi dans l'ameublement, la téléphonie mobile, l'habillement, l'assurance, l'industrie hôtelière, l'automobile,
  • la communication d'entreprise média, hors média ou interne,
  • ou dans les services à la personne, à destination des particuliers avec des coiffeurs, de l'alimentaire (on parle alors de "hard-discount" ou "maxidiscompte"),
  • mais aussi à destination des entreprises avec des prestations intellectuelles telles que des services linguistiques, de communication, etc.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Le hard discount" ou "Un hard discount" ?

Et pas : "Le maxidiscompte" et "Un maxidiscompte" (par ellipse de "Un magasin de maxidiscompte") !

Il s'agit certes d'un néologisme assez laid mais qui a au moins le mérite d'être français.

Un maxidiscompte est un magasin LS (Libre-Service) à prédominance alimentaire, se caractérisant par des prix de vente en dessous de la moyenne, une surface de vente limitée (600 m2 en moyenne) et un assortiment de produits restreint (moins de 1 000 produits en moyenne).

En 2016, plusieurs sociétés d'études ont modifié la dénomination qu'elles utilisaient pour qualifier ces distributeurs en France :

  • La société Nielsen les qualifie désormais de SDMP (Supermarchés à Dominante Marque Propre),
  • tandis que les sociétés Kantar TNS et IRI parlent elles d'EDMP (Enseignes à Dominante Marque Propre).

Source : wikipedia.org

"Une facture pro forma".

Une facture pro forma est un document commercial, apparenté à une facture définitive sans en avoir la valeur légale, qui sert à entamer le processus commercial.

Une facture pro forma, ou "pour la forme", n’est en effet pas une facture au sens classique. Il s’agit d’un brouillon, d’un modèle généré par le vendeur, et qui va contenir les produits à vendre, avec leur prix et description. Lorsque le vendeur fournit une facture pro forma à son client potentiel, il lui transmet une première proposition et fait part de ses conditions générales de vente.

Différents éléments distinguent fondamentalement une facture pro forma d’une facture définitive :

  • elle n’est pas comptabilisée par l’entreprise car elle n’a pas la moindre valeur fiscale,
  • elle est purement informative, n’engage pas les parties (vendeur et acheteur) à commercer ensemble et ne peut donc servir à exiger un paiement,
  • sa numérotation est différente des factures définitives,
  • elle porte le titre "Facture pro forma" de façon claire, afin de ne pas être confondue avec une facture définitive.

Les factures pro forma sont généralement envoyées à l’acheteur avant que tous les paramètres de la potentielle transaction soient connus. La facture pro forma est donc un document provisoire, ajustable, mais qui permet de dessiner les contours de la transaction à venir.

Un particulier ou une entreprise qui souhaiterait emprunter de l’argent auprès d’une banque peut se servir d’une facture pro forma émanant du prestataire afin d'étayer sa requête.

Les factures pro forma sont également utilisées pour déclarer en douane la valeur de marchandises, dans le cas de transactions internationales.

Source : debitoor.fr

Ne dites pas : "Faire une facture" ou "Faire un avoir" !

Mais :  "ÉMETTRE une facture" ou "ÉMETTRE un avoir" !

  • "Une facture" est un document de comptabilité générale qui prouve un achat ou une vente de biens ou services. La facture atteste de la créance d’un créancier envers un débiteur, autrement dit de la dette d’un client envers un fournisseur.
  • "Un avoir" ou "Une note de crédit", est un document légal émis par le vendeur afin d'annuler partiellement ou totalement, une facture précédemment finalisée, parce que incorrecte ou afin de rembourser un achat.

Source : debitoor.fr

Pourquoi dire : "Un retail park" ?

Parc d'activité commerciale

Et pas : "Un parc d'activité commerciale" !

Cette appellation désigne, dans le domaine de l'aménagement du territoire, un espace conçu et/ou réservé pour différentes activités commerciales, et équipé en infrastructures ad hoc : réseaux de transport, éventuellement multimodal, réseau électrique et éventuellement de chaud ou de froid, système de gestion des eaux usées et de ruissellement (en raison de la présence importante de parkings et de surfaces imperméabilisées).

C'est l'un des types de Parcs d'activité ; d'autres étant par exemple consacrés à l'industrie ou à la recherche.

Les Parcs d'activité commerciale se sont beaucoup développés dans la seconde moitié du XXe siècle, encouragé par le développement de l'automobile comme principal mode de mobilité, et donc souvent situés en périphérie des villes (ensuite parfois noyés dans la périurbanisation), en bordure d'autoroutes ou de boulevards périphériques.

On leur greffe parfois des unités de logement ou d'activité administrative appelées ZACA (Zone d'activités commerciales et administratives).

Des années 1970 aux années 1990, ces espaces ont été considérés comme importants par les aménageurs et urbanistes, notamment dans le cadre des grands programmes de renouvellement urbain. Certaines de ces zones ont concurrencé le petit commerce de proximité et ont fait disparaitre certains de ces commerces, dans les villes mais également dans les campagnes.

Une partie de ces parcs est aujourd'hui remise en cause par le développement du commerce électronique. Néanmoins, les villes en transition promeuvent un aménagement redonnant une place dominante aux circuits courts, à la mixité sociale et aux commerces de proximité, accessibles par d'autres moyens que l'automobile.

 

Parc d'activité commerciale

En France, selon le CNCC (Conseil National des Centres Commerciaux), un "Parc d'activités commerciales" est "un ensemble commercial à ciel ouvert, réalisé et géré comme une unité. Il comprend au moins 5 unités locatives et sa surface est supérieure à 3 000 m2 SHON (Surface Hors Oeuvre Nette)".

Le CNCC classe les parcs d'activité commerciale selon la typologie suivante :

  • au-delà de 10 000 m2 de surface SHON on parle de "grands parcs d'activité commerciale",
  • et entre 3 000 et 10 000 m2 de surface SHON on parle de "petits parcs d'activité commerciale".

Source : wikipedia.org