Pourquoi dire : "Ils sont plus en proximité" ?

L'homme politique français, MoDem, Marc Fesneau

Comme a pu le déclarer, le 13 avril 2021, le ministre MoDem chargé des Relations avec le Parlement Marc Fesneau, dans l'émission "Télématin", sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Et pas simplement : "Ils sont plus PROCHES" !

Je ne supporte plus ce jargon politicard et cette novlangue putassière.

Pourquoi dire : "Un responsable politique en responsabilité" ?

La journaliste française Sonia Mabrouk, présentatrice de l'émission quotidienne "Midi News", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews © CNews)

Comme a pu le déclarer la journaliste française Sonia Mabrouk, le 17 mars 2021, dans son émission Midi News, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Et pas simplement : "Un responsable politique en FONCTION" ou "Un responsable politique en POSTE" !

Parce qu'elle a accumulé ce jour là, en a peine vingt minutes, pas moins de sept tournures de phrases, sinon fautives, du moins - pour moi - indigne d'une professionnelle du verbe expérimentée comme elle peut l'être, je lui décerne donc mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Un agent d’assainissement", "Un agent de réseau d’assainissement", "Un agent de curage", "Un agent de l'environnement", "Un agent de salubrité", "Un ouvrier d'entretien des réseaux d'assainissement" ou "Un ouvrier d'assainissement".

Un égoutier

Ces différentes appellations désignent ce que l'on appelle dans le langage courant : un égoutier.

Chargé du nettoyage et de l'entretien des égouts, cet ouvrier entretient et nettoie les canalisations d'assainissement et les ouvrages qui s'y rapportent (regards de branchements, siphons, etc.) sous la voirie et dans les stations de relèvement et de pompage.

Des égoutiers
Des égoutiers bruxellois

Sources : www.cnrtl.fr et www.emploi-environnement.com

Pourquoi dire : "On est en capacité de le faire" ?

La femme politique française, Les Républicains, Valérie Debord

Comme l'a déclaré, le 18 janvier 2021, la femme politique française, LR (Les Républicains), Valérie Debord, dans l'émission "Le grand soir", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas : "NOUS SOMMES CAPABLES DE le faire" voire - encore plus simplement - "NOUS POUVONS le faire" !

Je ne supporte plus cette formule désormais systématiquement utilisé par notre personnel politique adepte de la novlangue

"Possiblement".

Je n'en peux plus d'entendre à longueur de journée, dans la bouche de nos dirigeants politiques et économiques comme dans celle des communiquants et autres journalistes, cet adverbe utilisé en lieu et place des traditionnels "Peut-être" ou "Vraisemblablement" :

  • Emmanuel Macron "possiblement" contaminé lors d’un sommet européen,
  • de nouveaux variants du virus "possiblement" bien plus contagieux,
  • mais une solution "possiblement" en vue grâce aux vaccins.

Ce mot à la mode n'est certes pas un anglicisme, car il est bien français. Et cela depuis si longtemps, d'ailleurs, que l’Académie française le jugeait déjà "vieux" en… 1762.

Massivement apparu au cours de l'année 2020, il relève cependant, à mon sens, de la novlangue.

La sonorité technocratique de cet adverbe masque en effet (... sans mauvais jeu de mots !) l’incertitude qu’il exprime.

Les dirigeants politiques, comme les dirigeants économiques, pourraient bien évidemment dire "peut-être" ou "vraisemblablement" et s’exprimer au conditionnel.

Ils pourraient même, parfois, dire qu’il y a des choses qu’ils ignorent. Mais ne pas tout savoir leur semble être une faute impardonnable, à laquelle ils ne parviennent manifestement pas à se résigner.

Seul l'usage du terme "possiblement" permet donc ce tour de force : reconnaître sa totale ignorance en feignant d'être totalement sûr de soi !

Source : timetosignoff.fr

"Un vin de France" et "Un vin de table de la Communauté Européenne" ou "Un mélange de vins de différents pays de la Communauté Européenne".

Un vin de table de la Communauté Européenne

Ces trois vocables administratifs qui fleurent bon la novlangue désignent des vins européens sans indication géographique.

  • "Vin de France" est la mention portée par les vins sans indication géographique produits en France sous le contrôle de FranceAgriMer. Leur nombre peut varier d'année en d'année en fonction des agréments accordés par FranceAgriMer aux opérateurs et des choix de ces derniers.

On parle de "Vin sans indication géographique" en dépit de la mention "France" comme pays de production, par opposition aux vins sous AOC et aux vins sous IGP.

  • et "Vin de table de la Communauté Européenne" ou "Mélange de vins de différents pays de la Communauté Européenne" sont les mentions portées par les vins provenant de divers pays de la la Communauté européenne.

Dans tous les cas, il s'agit clairement de produits premiers prix de piètre qualité, que l'on aurait autrefois simplement qualifié de "Bibine", "Picrate" ou "Vinasse" dans le registre argotique.

On ne dit pas : "I' doit être dans la capacité de" !

L'ancien athlète français devenu consultant sportif Bouabdellah Tahri dit Bob Tahri

Comme l'a déclaré, le 18 septembre 2020, l'ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "IL doit être CAPABLE de" !

Et même, simplement : "IL doit POUVOIR" !

Parce qu'il accumule dans cette émission les fautes de grammaire, les anglicismes et ce genre de phrases insupportables, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "On a battu une équipe qui était en capacité à" !

L'entraîneur de football français Rudi Garcia

Comme l'a déclaré, le 17 août 2020, l'entraîneur de football français Rudi Garcia, à propos de la victoire 3 buts à 1 de son équipe, l'Olympique Lyonnais, en quart de finale de la Ligue des champions, face à l'équipe anglais de Manchester City.

Mais : "On a battu une équipe CAPABLE DE" !

Pour cette phrase lamentable qui combine novlangue et faute de grammaire élémentaire, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Les lavallois se mettent en risque de 135 euros" !

Florian Bercault, maire DVG (DiVers Gauche) de Laval (53)

Comme l'a déclaré le maire DVG de Laval (53), Florian Bercault, le 20 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "Les lavalois ENCOURENT UNE AMENDE de 135 euros" !

Comment un diplômé de l'IEP Paris ("Sciences Po") et HEC Paris peut-il s'exprimer aussi pitoyablement, sinon parce qu'il a été biberonné à la novlangue et que ce jeune élu "des territoires", récemment "arrivé en responsabilité" n'est plus "en capacité" de dire les choses telles qu'elles sont et de parler clairement, normalement.

Comme en aurait certainement été capable un jeune élu de province, récemment arrivé au pouvoir, il y a à peine 20 ans.

"L'odontologie", "La médecine bucco-dentaire", "La médecine dentaire", "La chirurgie dentaire", "L'art dentaire" et "La dentisterie".

Ces six dénominations synonymes (désolé, il n'y en a pas davantage !) désignent toutes la même chose :

  • une spécialité médico-chirurgicale,
  • exercée par des praticiens, nommés "odontologistes", "odontologues", "médecins bucco-dentaires", "chirurgiens-dentistes", "médecins-dentistes" ou - par ellipse - "dentistes",
  • couvrant l'étude de l'organe dentaire (émail, dentine, pulpe dentaire), des maxillaires (os maxillaire, os mandibulaire) et des tissus attenants,
  • ainsi que la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies de l'ensemble des structures anatomiques oro-faciales.

Novlangue oblige, "La médecine bucco-dentaire" - appellation la plus récente -  remplace officiellement, depuis le 15 décembre 2010, celle de "L'art dentaire".

Source : wikipedia.org

"Une personne d'origine subsaharienne".

Vous vous interrogez à propos de cette étrange locution nominale ?

Allons, allons, voyons !

Merveille de la novlangue, cette formule absconse, que je commence à entendre, désigne tout simplement... un habitant des régions situées au Sud du Sahara.

Autrement dit : celui que le vil raciste négrophobe que vous êtes peut-être se permet encore d'appeler... un africain de couleur noire ou - par ellipse péjorative - un noir !