"Possiblement".

Je n'en peux plus d'entendre à longueur de journée, dans la bouche de nos dirigeants politiques et économiques comme dans celle des communiquants et autres journalistes, cet adverbe utilisé en lieu et place des traditionnels "Peut-être" ou "Vraisemblablement" :

  • Emmanuel Macron "possiblement" contaminé lors d’un sommet européen,
  • de nouveaux variants du virus "possiblement" bien plus contagieux,
  • mais une solution "possiblement" en vue grâce aux vaccins.

Ce mot à la mode n'est certes pas un anglicisme, car il est bien français. Et cela depuis si longtemps, d'ailleurs, que l’Académie française le jugeait déjà "vieux" en… 1762.

Massivement apparu au cours de l'année 2020, il relève cependant, à mon sens, de la novlangue.

La sonorité technocratique de cet adverbe masque en effet (... sans mauvais jeu de mots !) l’incertitude qu’il exprime.

Les dirigeants politiques, comme les dirigeants économiques, pourraient bien évidemment dire "peut-être" ou "vraisemblablement" et s’exprimer au conditionnel.

Ils pourraient même, parfois, dire qu’il y a des choses qu’ils ignorent. Mais ne pas tout savoir leur semble être une faute impardonnable, à laquelle ils ne parviennent manifestement pas à se résigner.

Seul l'usage du terme "possiblement" permet donc ce tour de force : reconnaître sa totale ignorance en feignant d'être totalement sûr de soi !

Source : timetosignoff.fr

On ne dit pas : "Pour le coup, là y a un vrai sujet" !

L'universitaire français Benjamin Morel

Comme l'a lamentablement déclaré, le 15 décembre 2020, l'universitaire français Benjamin Morel, sur la chaîne de télévision frnçaise d'information en continu CNews.

Mais : "IL y a, EN L'ESPÈCE, un vrai PROBLÈME" !

Ou : "IL y a, EN LA CIRCONSTANCE, un vrai PROBLÈME" !

Pour cette phrase inepte, je décerne sans hésitation à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Je ne supporte plus en effet cette utilisation erronée de la locution "Pour le coup" ainsi que cette utilisation du mot "Sujet" en lieu et place du mot "Problème" !

On ne dit pas : "Y a quand même un sujet quand y a des enfants qui sont agressés aux écoles" !

L'homme politique français Vincent Segouin

Comme l'a déclaré, le 1er décembre 2020, l'homme politique français Vincent Segouin, sénateur LR (Les Républicains) et agent général d'assurances de profession, dans l'émission "Bonjour chez vous !", sur la chaîne de télévision publique française Public Sénat.

Mais : "IL y a quand même un PROBLÈME quand IL y a des enfants qui sont agressés DANS LES écoles" !

Pour son utilisation du mot "Sujet" en lieu et place du mot "Problème" qui a le don de m'exaspérer, ainsi que pour la médiocrité de son niveau de langue et la nullité crasse de l'ensemble de ses propos, creux comme un bambou, mais surtout pour le charabia sans nom que constitue cette phrase épouvantable, je décerne à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "C'est un sujet", "Il y a là un vrai sujet" ou "Nous avons un sujet" !

Comme je ne cesse de l'entendre depuis quelques années de la part de nos dirigeants ou journalistes.

Mais :

  • "C'est un sujet D'INQUIÉTUDE", "C'est un sujet DE PRÉOCCUPATION" ou "C'est un PROBLÈME" !
  • "Il y a là un vrai sujet D'INQUIÉTUDE", "Il y a là un vrai sujet DE PRÉOCCUPATION" ou "Il y a là un PROBLÈME" !
  • ou "Nous avons un sujet D'INQUIÉTUDE", "Nous avons un sujet DE PRÉOCCUPATION" ou "Nous avons un PROBLÈME" !

Je ne supporte plus cette utilisation inepte de plus en plus répandue du mot "Sujet", qui me rend proprement hystérique !

On ne dit pas :""Je pense que nous avons un SUJET SUR les conditions de poursuite de l'activité des services postaux (...) c'est un sujet très problématique dans bien des territoires" !

Comme l'a déclaré, le 1er avril 2020, le Premier ministre français Édouard Philippe, sur la chaîne de télévision publique française LCP-AN.

Mais : "Je pense que nous avons un PROBLÈME AVEC les conditions de poursuite de l'activité des services postaux (...) c'est un sujet très problématique dans bien des territoires" !

Il n'est cependant pas le seul à nous écorcher les oreilles avec cette tournure inepte, puisque l'on entend régulièrement des variantes telles que : "C'est un sujet" ou "Il y a là un vrai sujet".

On ne dit pas : "I' doit être dans la capacité de" !

L'ancien athlète français devenu consultant sportif Bouabdellah Tahri dit Bob Tahri

Comme l'a déclaré, le 18 septembre 2020, l'ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "IL doit être CAPABLE de" !

Et même, simplement : "IL doit POUVOIR" !

Parce qu'il accumule dans cette émission les fautes de grammaire, les anglicismes et ce genre de phrases insupportables, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"C'est énorme !" ou "Être énorme".

J'ai souvent été agacé, ces dernières années, par l'usage intensif de cette locution verbale du langage courant devenue très à la mode.

Il s'agit pourtant d'une formule tout à fait correcte, puisque l'adjectif énorme ne signifie pas simplement "Très gros", comme on le croit souvent, mais :

  • anormal, démesuré ; qui dépasse la mesure commune, ce que l'on a l'habitude d'observer et de juger. Et donc : remarquable, incroyable.

On dit par exemple : "Un énorme exploit".

Et l'on peut donc parfaitement parler d'un "match énorme", comme le font si souvent les commentateurs sportifs. Ou dire d'un joueur qu'"il a été énorme ce soir".

  • immense, gigantesque ; dont les dimensions sont considérables.

On dit par exemple : "Un énorme avion" ou "Une somme énorme".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

Pourquoi dire : "Être en mode vacances" ou "Passer en mode sieste" ?

Et pas, tout simplement : "Être en vacances" ou "ALLER FAIRE LA sieste" !

Cette formule, pour "à la mode" qu'elle soit, - tout le monde est désormais en effet "en mode quelque chose" à longueur de temps ! - n'en est pas moins, à mon sens, parfaitement exaspérante et ridicule.

L'expression "Être en mode… " ou "Passer en mode…" n'a en effet jamais existé dans notre langue.

Et n'est bien sûr - comme souvent - qu'un stupide calque de l'anglais "To be in… mode" ou "To get into… mode".

Pourquoi dire : "Les professionnels de santé seront en capacité de pouvoir se procurer des masques" !

Comme l'a déclaré Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, le 18 mars 2020, lors de sa conférence de presse quotidienne à propos de la pandémie de maladie à coronavirus 2019.

Et pas : "Les professionnels de santé POURRONT se procurer des masques" !

Satanée novlangue !

On ne dit pas : "Être en capacité à réunir" !

Le journaliste français Pierre Jacquemain

Comme l'a déclaré le journaliste français Pierre Jacquemain, le 15 mars 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu franceinfo.

Mais : "Être CAPABLE DE réunir" voire, bien plus simplement, "POUVOIR réunir" !

Pour cette phrase invraisemblable et inadmissible dans la bouche d'un professionnel du verbe, je lui décerne, sans hésiter, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

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On ne dit pas : "Il n'y a pas de souci" ou "Pas de souci", pas plus que "Il n'y a pas de soucis" ou "Pas de soucis" !

Le problème n'est pas de savoir s'il faut ou non mettre un "s" final au mot "souci"... car un "souci" est une "préoccupation inquiétante", pas une "difficulté" ni un "problème".

On doit donc dire : "Aucun problème", "Pas d'objection", "Cela ne pose pas de difficulté" ou "Ne vous inquiétez pas".

On dit par exemple :

  • "Je vais avoir trente minutes de retard".

"Aucun problème".

  • "Je peux emprunter l'ordinateur de votre assistant quelques minutes ?".

"Pas d'objection".

  • "Je ne vais pas pouvoir te rembourser ce mois ci mais seulement le mois prochain".

"Cela ne pose pas de difficulté".

  • "Je crains de ne pas pouvoir venir vous rendre votre appareil avant deux semaines".

"Ne vous inquiétez pas".

Source : www.academie-francaise.fr

On ne dit pas : "C'qui pose question" !

Comme l'a déclaré le magistrat français, vice-président de l'association Anticor, Éric Halt, le 16 décembre 2019, dans l'émission "Tonight Bruce Infos" sur la chaîne télévisée française BFM TV.

Mais : "CE qui AMÈNE À S'INTERROGER" !

Sur le même thème, je vous recommande également la lecture de mes articles "On ne dit pas "Poser problème" ni "Poser question" et "On ne dit pas : "Faire problème" ni "Faire sens" !".