On ne dit pas : "Ce projet possiblement définitivement enterré" !

L'animateur de radio et de télévision français Grégory Ascher

Ainsi qu'à pu le déclarer, le 21 avril 2021, l'animateur de radio et de télévision français Grégory Ascher, dans l'émission "L’Équipe d'Estelle", qu'il animait ce soir là, en remplacement d'Estelle Denis, sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Ce projet VRAISEMBLABLEMENT définitivement enterré" !

Ce "Possiblement" n'est en effet qu'un lamentable calque de l'anglais "Possibly", qui signifie "Peut-être".

On ne dit pas : "Le Bayern a été en mode démonstration" !

Le journaliste sportif français Damien Degorre

Comme a pu le déclarer, le 16 mars 2021, le journaliste sportif français Damien Degorre, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais, bien plus simplement : "Le Bayern ÉTAIT en démonstration" !

Je n'en peux plus de cette formule à la mode "en mode", dont on me bassine les oreilles à longueur de journée.

On ne dit pas : "Ce soir y en a un des deux qui pourra possiblement tout perdre" !

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 21 avril 2021, l'ancien joueur de football français devenu consultant Jérôme Alonzo, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais, à tout le moins : "Ce soir L'un des deux VA PEUT-ÊTRE tout perdre"

Voire, bien plus simplement et clairement : "Ce soir L'un des deux PEUT tout perdre" !

Ce "Possiblement" n'est en effet qu'un lamentable calque de l'anglais "Possibly", qui signifie "Peut-être".

Pour ce charabia, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Carrément !" n'a jamais signifié "Absolument !", "Bien sûr !" ni "Tout à fait !" !

Je n'en peux plus d'entendre cet adverbe du langage courant désormais couramment employé sous cette forme interjective abusive.

Ainsi par exemple de cette publicité radiophonique pour les services à la personne de mars 2021, dans laquelle une jeune fille répond à son père : "Carrément ! mais comment ?".

"Carrément" ne peut en effet signifier en français que :

  • dans le registre désuet : d’une manière carrée, à angles droits.

On dit par exemple : "J'ai empilé mon bois de chauffage carrément".

  • et dans le registre familier :
    • d'une façon nette, décidée, sans détours ; franchement.

On dit par exemple : "Mon patron m'a parlé carrément et annoncé que la société allait bientôt être en faillite".

    • ou : absolument, fermement, nettement, complètement.

On dit par exemple : "Cette charpente est carrément pourrie".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

L'adjectif "Chafoin" et les locutions verbales "Être chafouin" ou "Avoir l'air chafouin" sont souvent mal employés !

Une fillette maussade (© Mark Velasquez Photography)

Il ne se passe pas de semaine en effet, désormais, sans que je ne les entende utilisés de façon erronée par un animateur de radio ou de télévision.

Ainsi, les journalistes français Estelle Denis et Olivier Ménard (*), qui animent respectivement les émissions sportives "L'Équipe d'Estelle" et "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe, usent-ils et abusent-ils de cet adjectif "Chafouin", qui n'a jamais signifié "Chagriné", "Contrarié" ou même "Maussade", mais : sournois, rusé !

Parce qu'ils pourraient tout de même prendre la peine d'ouvrir un dictionnaire de temps à autres, plutôt que d'utiliser systématiquement les mots à la mode employés par les copains, je leur décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

(*) : "Le regard chafouin, chagrin de Bernard", le 15 mars 2021.

 

On ne dit pas : "C'est juste pas possible" !

Le journaliste sportif français Giovanni Castaldi

Ainsiq eu l'a délaré, le 8 mars 2021, le journaliste sportif français Giovanni Castaldi , dans l’émission d'Estelle Denis "L’Équipe d'Estelle", sur la chaîne de télévision française "L’Équipe".

Mais : "C'est TOUT SIMPLEMENT IMpossible" !

Plus un jour ne se passe, je crois, désormais, sans que je ne n'entende au moins une fois cette formule proprement insupportable, qui combine un calque de l'anglais ("Juste" pour "Simplement") à une tournure populaire ("Pas possible" pour "Impossible").

Parce qu'elle représente en quelque sorte à mes yeux une véritable summum de la médiocrité linguistique ambiante, je décerne à ce journaliste mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Force est de constater".

J'ai toujours apprécié cette expression du registre soutenu, qui permet de dire de manière élégante : "On est bien obligé de constater" ou "Il faut bien constater".

Mais je dois reconnaître - force m'est de constater ! - que son emploi systématique par les journalistes et hommes politiques, qui en usent et abusent depuis quelques temps, a fini par me la rendre presque insupportable.

Pourquoi dire : "On est en capacité de le faire" ?

La femme politique française, Les Républicains, Valérie Debord

Comme l'a déclaré, le 18 janvier 2021, la femme politique française, LR (Les Républicains), Valérie Debord, dans l'émission "Le grand soir", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas : "NOUS SOMMES CAPABLES DE le faire" voire - encore plus simplement - "NOUS POUVONS le faire" !

Je ne supporte plus cette formule désormais systématiquement utilisé par notre personnel politique adepte de la novlangue

Pourquoi dire : "C'est dans notre ADN" ?

Richard Patry, président de la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français)

Comme l'a déclaré, le 1er janvier 2020, Richard Patry, président de la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français), dans la matinale de la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Et pas par exemple : "Cela nous caractérise", "C'est notre particularité" ou "C'est l'un de nos points forts".

L'utilisation de plus en plus systématique ces dernières années de ces formules "Être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un" ou "Ne pas être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un" a en effet le don de m'exaspérer.

 

On ne dit pas : "Possiblement" pour "Peut-être" ou "Vraisemblablement" !

Je n'en peux plus d'entendre à longueur de journée, dans la bouche de nos dirigeants politiques et économiques comme dans celle des communiquants et autres journalistes, l'adverbe "Possiblement" ainsi utilisé en lieu et place des traditionnels adverbes "Peut-être" et "Vraisemblablement" :

  • Emmanuel Macron "possiblement" contaminé lors d’un sommet européen,
  • de nouveaux variants du virus "possiblement" bien plus contagieux,
  • mais une solution "possiblement" en vue grâce aux vaccins.

Ce mot à la mode n'est certes pas un anglicisme, car il est bien français. Et cela depuis si longtemps, d'ailleurs, que l’Académie française le jugeait déjà "vieux" en… 1762.

Mais il ne signifie jamais que : de façon possible.

Et avant cette mode récente, naturellement apparue sous l'influence omniprésente de l'anglais, son emploi était très peu courant. À peine disaient-on parfois, par exemple : "Ce film médiocre peine à nous faire esquisser le moindre sourire, en l'absence de toute situation ou du moindre dialogue possiblement drôle".

Massivement apparu dans les organes d'information au cours de l'année 2020, il constitue, à mon sens, un anglicisme détestable, en étant un calque de l'anglais "Possibly" signifiant "Peut-être".

Et relève de la novlangue, sa sonorité technocratique masquant l’incertitude qu’il exprime.

Les dirigeants politiques, comme les dirigeants économiques, pourraient bien évidemment dire "Peut-être" ou "Vraisemblablement" et s’exprimer au conditionnel.

Ils pourraient même, parfois, dire qu’il y a des choses qu’ils ignorent. Mais ne pas tout savoir leur semble être une faute impardonnable, à laquelle ils ne parviennent manifestement pas à se résigner.

Seul l'usage du terme "Possiblement" permet donc ce tour de force : reconnaître sa totale ignorance en feignant d'être totalement sûr de soi !

Source : timetosignoff.fr

On ne dit pas : "Pour le coup, là y a un vrai sujet" !

L'universitaire français Benjamin Morel

Comme l'a lamentablement déclaré, le 15 décembre 2020, l'universitaire français Benjamin Morel, sur la chaîne de télévision frnçaise d'information en continu CNews.

Mais : "IL y a, EN L'ESPÈCE, un vrai PROBLÈME" !

Ou : "IL y a, EN LA CIRCONSTANCE, un vrai PROBLÈME" !

Pour cette phrase inepte, je décerne sans hésitation à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Je ne supporte plus en effet cette utilisation erronée de la locution "Pour le coup" ainsi que cette utilisation du mot "Sujet" en lieu et place du mot "Problème" !

On ne dit pas : "Y a quand même un sujet quand y a des enfants qui sont agressés aux écoles" !

L'homme politique français Vincent Segouin

Comme l'a déclaré, le 1er décembre 2020, l'homme politique français Vincent Segouin, sénateur LR (Les Républicains) et agent général d'assurances de profession, dans l'émission "Bonjour chez vous !", sur la chaîne de télévision publique française Public Sénat.

Mais : "IL y a quand même un PROBLÈME quand IL y a des enfants qui sont agressés DANS LES écoles" !

Pour son utilisation du mot "Sujet" en lieu et place du mot "Problème" qui a le don de m'exaspérer, ainsi que pour la médiocrité de son niveau de langue et la nullité crasse de l'ensemble de ses propos, creux comme un bambou, mais surtout pour le charabia sans nom que constitue cette phrase épouvantable, je décerne à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".