"Demi-sel", "Le demi-sel" et "Un demi-sel".

  • "Demi-sel" est un adjectif s'appliquant au beurre ou au fromage et signifiant : légèrement salé.
Une plaquette de beurre demi-sel
Une plaquette de beurre demi-sel
  • tandis que "Le demi-sel" constitue une ellipse lexicale désignant : un fromage fermier au lait cru, d’un poids d'environ 100 grammes et de forme carrée, devant son nom à sa pâte faiblement salée.

Il s'agit d'une appellation fromagère non protégée du Pays de Bray. Aussi trouve-t-on des fabrications industrielles au lait pasteurisé élaborées un peu partout dans le Nord-Ouest de la France.

  • et que "Un demi-sel" est un substantif masculin en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme numérique désignant :
    • dans le registre argotique : un proxénète exerçant par ailleurs un métier régulier et n'appartenant pas à la pègre, dont le milieu se méfie,

On dit par exemple : "Mimile le stéphanois a dit de se méfier de lui : il paraît que ce demi-sel fait aussi dans l'élevage de chevaux".

    • et par extension, dans le registre populaire : une personne dont un milieu quelconque considère qu'elle ne fait pas, ou pas encore complètement partie des siens.

On dit par exemple : "C'est un demi-sel : il n'a rejoint notre petit groupe que depuis moins d'un an".

Sources : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et www.larousse.fr

"L'intendance suivra".

Charles de Gaulle : "L'intendance suivra"

Cette formule est couramment employée pour signifier que les moyens devront s'adapter, coûte que coûte, à la décision du commandement. Et cela qu'il s'agisse du domaine militaire (sens propre) ou du domaine économique (sens figuré).

Elle est fréquemment attribuée au général de Gaulle. Et serait une réplique historique à l'un de ses officiers qui s'inquiétait des contraintes pratiques de sa stratégie.

Il s'agit cependant d'une citation apocryphe, le général lui-même ayant nié avoir prononcé cette phrase, et même l'avoir pensé.

"L’intendance" (ellipse lexicale de "l'intendance militaire") était le nom d'un service de l'armée de terre métropolitaine française, actif entre 1817 et 1983, chargé de l'administration générale de cette armée. Il existait aussi, jusqu'en 1969, un "service de l'intendance coloniale", ou "intendance des troupes de marine".

Source : wikipedia.org

"La pilule".

Pilules contraceptives

Ce substantif féminin du langage courant constitue une ellipse lexicale désignant : la pilule contraceptive.

Il s'agit d'un petit comprimé contenant des hormones que la femme doit prendre oralement à la même heure tous les jours.

La pilule est la méthode contraceptive féminine la plus utilisée en France.

On distingue deux grandes catégories de pilules contraceptives, aussi efficaces l’une que l’autre (efficacité d’environ 99%) :

  • Les PP (Pilules Progestatives) ne contiennent que des progestatifs, hormones de synthèse dérivées de la progestérone. Parmi elles, certaines stoppent l’ovulation (il n’y a plus de règles) et d’autres non (les règles restent normales). Les PP doivent être prises tous les jours à heure fixe. Elles augmentent la densité de la glaire cervicale (les spermatozoïdes ne peuvent pas passer). Elles réduisent aussi l’épaisseur de la paroi utérine, ce qui empêche l’implantation d’un ovule fécondé.

La "pilule du lendemain", à prendre de préférence dans les 12 heures après un rapport sexuel non protégé, fait partie des PP.

  • tandis que Les PC (Pilules Combinées) contiennent un progestatif et un oestrogène de synthèse.

En France, il existe des PC de 2e, 3e et 4e génération : les progestatifs et oestrogènes utilisés sont différents pour chaque génération. Ces pilules agissent de la même façon que les PP, si ce n’est qu’elles bloquent à coup sûr l’ovulation. Il est conseillé de prendre cette pilule tous les jours pendant 21 jours, avant de faire une pause de 7 jours. Cela entraîne l’apparition d’hémorragies de privation, similaires en apparence aux règles normales. Il faut ensuite reprendre la pilule pendant 21 jours, etc.

Source : www.topsante.com

"Une lucarne", "Un tir dans la lucarne" ou "Une frappe dans la lucarne".

Une lucarne

"Une lucarne" est un substantif féminin désignant :

  • en architecture : un ouvrage établi en saillie sur une toiture et permettant d'éclairer et de ventiler le comble, d'accéder à la couverture, etc.

Des lucarnesDes lucarnes

Il existe de nombreuses sortes de lucarnes :

Les différentes sortes de lucarnes

Les différentes sortes de lucarnes
Les différentes sortes de lucarnes

Attention : la lucarne ne doit pas être confondue - comme c'est, je crois, assez souvent le cas - avec la petite fenêtre, souvent située en partie haute et permettant d'éclairer et de ventiler des toilettes, une salle d'eau ou une salle de bain.

Petite fenêtre de toilettesPetite fenêtre de toilettes

  • et au football :
    • chacun des angles supérieurs d'un but de football,
Une superbe lucarne (tir dans la lucarne)
Une superbe lucarne (tir dans la lucarne)
    • ou, par ellipse lexicale : un tir ou une frappe effectué dans l'une de ces deux zones.

Il s'agit dans les deux cas d'un parfait exemple d'idiotisme architectural.

Source : www.larousse.fr

10 façons de dire "Un chapeau".

Quelques modèles de chapeaux

Le registre argotique nous propose "Un bitos" et "Un doulos".

"Un galure" et "Un galurin" appartiennent au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

Tandis que "Un bibi" est une gémination relevant du registre familier et désignant plus particulièrement un chapeau féminin.

"Un feutre" relève du langage courant mais ne concerne que les chapeaux réalisés dans cette matière.

De même que "Un melon" ne désigne - par ellipse lexicale - que les "chapeaux melon".

"Un fédora" ou "Une capeline" que les chapeaux (féminins) de ce type.

"Un panama", que les chapeaux masculins de ce type.

Et "Un Stetson" que les chapeaux de cette marque ou de ce type ("chapeau de cow-boy").

Enfin, "Un couvre-chef" appartient au registre soutenu et désigne tout accessoire de mode se portant sur la tête.

Source : wikipedia.org

Les curieux pluriels de "Un travail" : "Des travaux", "Des professions" mais également... : "Des travails" !

"Un travail" est un substantif masculin du langage courant désignant un certain de nombre de choses et principalement :
  • avant toute chose : une activité professionnelle régulière et rémunérée.

On dit par exemple : "Avoir un travail", "Chercher un second travail", "Offrir du travail", etc.

  • mais également : l'ensemble des opérations que l'on doit accomplir pour élaborer quelque chose.

On dit par exemple : "Un travail d’embellissement et de rénovation", "Un travail de couture", etc.

  • ou encore : l'ensemble des phénomènes mécaniques qui constituent l'accouchement, grâce auquel le foetus et le placenta sont expulsés de l'utérus.

Le travail commence par les contractions de l'utérus, puis se poursuit par la naissance du bébé et se termine par l'expulsion du placenta.

Le travail, première phase de l'accouchement ; du début des contractions jusqu'à la dilatation ou l'ouverture complète du col de l'utérus
Le travail, première phase de l'accouchement ; du début des contractions jusqu'à la dilatation ou l'ouverture complète du col de l'utérus
  • ainsi que, par ellipse lexicale de "Un travail à ferrer" : un appareil servant à maintenir et immobiliser les grands animaux domestiques (principalement les boeufs et les chevaux), afin de les ferrer, les examiner, les soigner.
Un travail à ferrer
Un travail à ferrer
Mais, de façon assez curieuse, le pluriel de "Un travail" n'est pas le même dans ces trois cas, puisque l'on dit :
  • de façon générale : "Des travaux".
On dit par exemple : "Des travaux d’embellissement et de rénovation", "Des travaux de couture", etc.
  • mais "Des travails" lorsque l’on parle du "Travail à ferrer".

On dit par exemple : "J'ai encore plusieurs travails à réparer cette semaine".

  • et "Des emplois" ou "Des professions" lorsque l'on emploie le terme "travail" au sens général d’activité professionnelle.

On dit par exemple : "Je suis obligé d'avoir deux emplois pour m'en sortir financièrement" (et non "deux travails").

Ou : "Je connais pas mal de personnes qui exercent deux professions simultanément" (et non "deux travails").

Dans ce cas, en effet, il est d’usage de ne pas utiliser le mot "travail" au pluriel (qui serait ici "travaux").

Sources : www.dictionnaire-academie.fr et www.doctissimo.fr

"Un appelé".

Ce substantif masculin désignait par ellipse lexicale et par opposition au soldat de métier : un "appelé du contingent" ou un "appelé du service militaire" (jusqu'en 1965) devenu "un appelé du service national" (après 1965).

Et cela jusqu'au 30 novembre 2001, date à laquelle les derniers "troufions" (ou "trouffions") ou "bidasses" ont été libérés en vertu de la loi du 28 octobre 1997.

"Le banc" et "La profondeur de banc".

Ce mot et cette formule relèvent du vocabulaire et du jargon sportif en général et plus particulièrement, me semble-t-il, du football et du basket-ball.

  • "Le banc" est un substantif masculin du registre familier en forme d'ellipse lexicale, désignant "Le banc de touche", c'est à dire :
    • au sens propre : un abri ou un espace hors terrain, situé le long de la ligne de touche, où des joueurs remplaçants sont réunis en attendant d'entrer en jeu en cours de partie.
Banc de touche du stade Malherbe, à Caen (14)
Banc de touche du stade Malherbe, à Caen (14)
    • et par métonymie : le groupe des joueurs remplaçants.

On dit par exemple : "Le banc du PSG est impressionnant cette saison".

Le banc de touche du PSG (Paris Saint-Germain Football Club) en novembre 2013
Le banc de touche du PSG (Paris Saint-Germain Football Club) en novembre 2013
  • et "La profondeur de banc" est une locution nominale du registre familier désignant, au sens figuré : l'importance numérique - mais aussi la richesse - du groupe des joueurs remplaçants dont dispose une équipe.

Autrement dit : la quantité (et la qualité) des joueurs susceptibles d'entrer en jeu en cours de partie, pour remplacer les joueurs titulaires blessés, fatigués ou en méforme.

On dit par exemple : "La profondeur de banc du Real Madrid des "Galactiques" de 2003 laisse pantois !".

L'un des bancs les plus incroyables de l'histoire : celui des "Galactiques" du Real Madrid, en 2003, avec Raul, Beckham, Figo, Ronaldo et Zidane
L'un des bancs les plus incroyables de l'histoire du football mondial : celui des "Galactiques" du Real Madrid, en 2003, avec Raul, Beckham, Figo, Ronaldo et Zidane (*)

(*) : Raul Gonzalez Blanco (Espagne), David Beckham (Angleterre), Luis Figo (Espagne), Ronaldo Luís Nazario de Lima (Brésil) et Zinedine Zidane (France).

Source : wikipedia.org

Quelle est la différence entre "Une guitare" et "Une basse" ?

Il s'agit dans les deux cas d'instruments de musique à cordes.

Guitare acoustique
Guitare acoustique ou Guitare sèche
Guitare basse acoustique
Guitare basse acoustique ou Basse acoustique ou Guitare basse sèche ou Basse sèche

Aussi bien la guitare que la basse peuvent être "acoustiques" (ou "sèches") ou "électriques".

Guitare électrique
Guitare électrique
Guitare basse électrique
Guitare basse électrique ou Basse électrique

Pour simplifier, on peut dire que là où la guitare joue des mélodies, la basse (ellipse de "guitare basse") se charge de l'aspect rythmique.

La basse ressemble à une guitare, avec un manche plus long, une tessiture plus grave et moins de possibilités de notes, avec 4 ou 5 cordes au lieu de 6.

Comme la contrebasse dont elle est inspirée, la guitare basse est généralement utilisée pour jouer la ligne de basse au sein d'un groupe ou de la section rythmique d'un ensemble musical,

Mais elle peut également utilisée comme instrument soliste, par exemple dans le jazz fusion.

Source : wikipedia.org

"Caudal" ou "Caudale".

Cet adjectif du registre soutenu qualifie ce qui est relatif à la queue d'un animal.

On parle par exemple d'"appendice caudal" pour désigner celle-ci.

Nageoire caudale de baleine à bosse
Nageoire caudale de baleine à bosse

Ou de "nageoire caudale" (également appelée "Caudale", par ellipse lexicale) pour désigner la nageoire terminant le corps des poissons ou des cétacés, à l'extrémité de leur "pédoncule caudal".

Formes de nageoires caudales de poissons

Nageoire caudale d'orque
Nageoire caudale d'orque

Source : wikipedia.org

"À la une", "La une", "Faire la une", "Être à la une", "Être en une".

Unes de journaux du monde entier, après les attaques terroristes perpétrées vendredi 13 novembre 2015 à Paris (75), au cours desquelles 130 personnes ont trouvé la mort et 400 ont été blessées

Ces différentes locutions verbales du langage courant, qui relèvent du vocabulaire et du jargon journalistique, signifient respectivement, par ellipse lexicale :

  • "À la PAGE une DES JOURNAUX".

On dit par exemple : "Le mariage du prince est à la une".

  • "La PAGE une DES JOURNAUX";

On dit par exemple : "La une est entièrement consacrée à cette victoire inattendue".

  • "Faire la PAGE une DES JOURNAUX".

On dit par exemple : "La démission du président fait la une".

  • "Être à la PAGE une DES JOURNAUX".

On dit par exemple : "La nomination de ce premier pape noir est à la une".

  • ou "Être en PAGE une DES JOURNAUX".

On dit par exemple : "La nouvelle de la mort de ce héros est en une".

Il s'agit là, me semble-t-il, d'un cas assez peu fréquent d'omission d'un ou plusieurs mots au début ET à la fin d'une locution.

5 colonnes à la une

La formule "À la une" a été popularisée par le titre d'une célèbre émission de télévision de la RTF puis de l'ORTF, "5 colonnes à la une".

Cette formule qualifie une information suffisamment exceptionnelle pour être annoncée sur toute la largeur de la première page d'un journal quotidien.

Un titre du journal "Le Monde" imprimé "cinq colonnes à la une"
Un titre du journal "Le Monde" imprimé "cinq colonnes à la une"

Emblématique de la présidence du général de Gaulle, car ayant été diffusée du 9 janvier 1959 au 3 mai 1968, "5 colonnes à la une" l'accompagne de sa prise de fonction jusqu'à pratiquement son départ.

Cette émission a lancé le genre du magazine de reportages à la télévision française et est, aujourd’hui encore, considérée comme une référence du genre.

Les plus de 55 ans se souviennent toujours du célèbre générique de ce rendez-vous vespéral mensuel, qui égrenait le nom de ses producteurs - "les trois Pierre"- et de son réalisateur : Pierre Lazareff, Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Igor Barrère.

Et de son indicatif musical, "La danse des flamme", extrait de la musique du ballet "Le rendez-vous manqué" de Michel Magne.

La première émission, dans son intégralité :

"Un alpaga" ou "Un alpaca".

Ce mot désigne :

  • au sens propre un mammifère domestique originaire d'Amérique du Sud, de la famille des camelidés.

L'alpaga est élevé pour sa laine de très grande qualité. Et sa femelle est appelée "l'alpaguette".

Alors qu'on l'avait longtemps considéré comme très proche du guanaco, une étude de 2001 a montré qu'il avait un ancêtre commun plus récent avec la vigogne qu'avec le guanaco.

Comme les autres camélidés, l'alpaga rumine mais n'est pas classé dans la famille des ruminants.

Selon le pelage, on distingue deux types d'alpagas : les suris et les huacayas.

Un alpaga
Un alpaga
  • et par ellipse lexicale, un manteau en laine d'alpaga.

Celle-ci est très haut de gamme : plus douce, plus chaude, plus résistante et plus légère que la laine de mouton. Et donc évidemment bien plus onéreuse.

Un manteau d'alpaga
Un manteau d'alpaga

Nota bene : le mot espagnol "Alpaca" est beaucoup moins utilisé en France que le mot "Alpaga".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un goal" ?

Un gardien de but de football

Et pas, selon le contexte, :

  • dans le domaine sportif : "Un gardien de but" ou, par ellipse lexicale, "Un gardien" !

Ce mot est effet l'apocope du terme anglais "Goalkeeper" signifiant "Gardien de but".

On parle également, dans le jargon sportif de "Portier".

Il s'agit du joueur chargé de protéger le but de son équipe, de manière que le ballon n'en franchisse pas la ligne.

Contrairement aux joueurs de champ, il a le privilège - dans la surface de réparation - de pouvoir utiliser toutes les parties du corps.

Il peut également évoluer sur tout le terrain, alors avec les mêmes restrictions que les autres joueurs. S'il touche le ballon intentionnellement de la main ou du bras hors de sa surface de réparation, il est, comme le seraient tous les autres joueurs, coupable d'une faute d'anti-jeu et, passible d'une sanction (carton jaune ou rouge).

Dernier rempart entre le ballon et le but de son équipe, le gardien occupe donc un poste essentiel.

  • et dans le domaine de la gestion et des ressources humaines : "Un objectif" !

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Et i' vont rester tous les enfants avec le maître en contact" !

Comme l'a déclaré, le 14 mars 2020, le présentateur de la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "Et TOUS LES ENFANTS vont rester EN CONTACT avec le maître" !

Par ailleurs, on ne dit plus "le maître" (par ellipse lexicale de "le maître d'école") depuis, je pense, un bon demi-siècle.

Ni même "l'instituteur" depuis 1990, puisque ce vocable a été remplacé par celui de "Professeur des écoles".