On ne dit pas : "Une pandémie internationale" ni "Une pandémie mondiale", pas plus que '"Une pandémie planétaire" !

Comme je l'entends régulièrement dire dans les différents organes d'information.

Mais, bien plus simplement : "Une pandémie" !

Une "pandémie" est en effet une épidémie présente sur une très large zone géographique internationale, qui touche une part particulièrement importante de la population mondiale.

Par conséquent, "Une pandémie internationale", "Une pandémie mondiale" ou "Une pandémie planétaire" constituent des pléonasmes.

On n'écrit pas : "Etc..." et encore moins "Ect." !

Mais : "Etc." ou "Et caetera" !

Il est également possible de l'écrire "Et cetera" (voire "Etcetera" depuis la réforme de 1990, que je réprouve personnellement) mais pas "Et coetera".

Les abréviations "&c", "&c." ou "&/c" existaient également mais sont aujourd'hui désuètes.

"Etc." est une abréviation de la locution latine "Et caetera desun" qui signifie "et d'autres choses manquantes".

Et on l'utilise afin d'indiquer qu'une liste n'est pas exhaustive.

Elle a le même sens que les trois points de suspension ("..."), aussi la forme erronée "etc..." constitue-t-elle un pléonasme.

Source : wikipedia.org

"On peut s'immoler autrement que par le feu !".

L'immolation par le feu, le 11 juin 1963, à Saïgon (Vietnam) du bonze vietnamien Thich Quang Duc

Contrairement à ce que l'on pense souvent, en effet, "s'immoler par le feu" ou "une immolation par le feu" ne constituent en aucune façon des pléonasmes.

Il s'agit de se sacrifier en se donner la mort pour ses convictions politiques ou ses croyances religieuses afin d'exprimer son point de vue et d'éveiller les consciences. Mais ce sacrifice peut parfaitement se faire autrement que par le feu. On peut ainsi s'immoler par l'eau en se jetant du haut d'un pont. Ou par le fer, en s'éventrant, à l'instar des officiers japonais à la fin de la guerre du Pacifique, qui avaient coutume de s'ouvrir transversalement le ventre avec un sabre ou un poignard. Cette pratique d'origine chinoise est appelée "seppuku". Mais nous la connaissons généralement davantage sous son nom japonais de "hara-kiri".

La confusion provient évidemment de la puissance des images (le fameux "choc des photos"du magazine Paris Match) de ces militants protestataires périssant par les flammes en public après s'être volontairement mis le feu.

  • D'abord, naturellement, celle de Thich Quang Duc, le moine vietnamien qui fit basculer l'histoire de son pays, le 11 juin 1963 en se sacrifiant par le feu au beau milieu d'un carrefour de Saïgon (Vietnam), afin de protester contre la répression anti-boudhiste. Les photos de sa mort atroce, réalisée par le jeune photographe américain Malcolm Browne, lauréat du prestigieux prix annuel World Press Photo 1963, firent le tour du monde. Et elles choquèrent à ce point le président Kennedy, qu'il ordonna aussitôt une reconsidération radicale de la politique étrangère au Vietnam et déclara : "Aucune photo d'actualité n'a jamais généré autant d'émotion au niveau mondiale que celle-ci".
  • Mais aussi celle de l'étudiant tchécoslovaque Jan Palach, s'immolant à Prague (Tchécoslovaquie), le 16 janvier 1969, afin de protester contre l'invasion de son pays par l'URSS.
  • Celle du jeune étudiant diplômé tunisien Mohamed Bouazizi, devenu marchand de fruits et légumes occasionnel, s'immolant à Sidi Bouzid (Tunisie), le 17 décembre 2010, après que la police lui ait, encore une fois, confisqué son étal.
  • Ou encore de ces 152 moines, nonnes et laïcs des régions nord-est (Amdo) et est (Kham) du Tibet (actuelles provinces chinoises du Gansu, du Sichuan et du Qinghai), protestant contre l'oppression chinoise, entre 2009 et 2017.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Le but de mon travail À MOI C'est de" !

Logo de la société Mutuelle de Poitiers Assurances

Comme je l'ai entendu hier soir dans la publicité télévisée de la société "Mutuelle de Poitiers Assurance" : il s'agit d'un pléonasme n'ayant pas sa place sur nos écrans.

Mais : "Le but de mon travail EST DE" !

Comment peut-on espérer que les français parlent correctement en laissant diffuser chaque jour davantage de telles publicités.

Pour cette raison, je décerne à cette société mon label de médiocrité "Fachés avec le français" !

On ne dit pas : "Notre cerveau il a besoin d'énergie" ni "Les neurones i' z'ont vraiment besoin d'énergie" !

Mais : "Notre cerveau a besoin d'énergie" et "Les neurones ont vraiment besoin d'énergie" !

Comme l'a déclaré le docteur en neurosciences Bénédicte Salthun-Lassalle, le 6 mai 2019, dans l'émission d'Ali Rebeihi, "Grand bien vous fasse !", la chaîne radiophonique publique française France Inter.

"S'esclaffer de rire" n'est pas un pléonasme !

Une jeune femme s'esclaffant de rire

"S'esclaffer" est en effet un verbe du registre familier signifiant tout à la fois :

  • éclater de rire bruyamment,
  • et : donner de la voix afin de se faire entendre, s'exclamer.

En sorte que "S'esclaffer de rire" n'est donc pas un pléonasme.

Sur le même sujet, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup".

On ne dit pas : "Moi j'pense que Neymar ça s'rait une véritable responsabilité à lui confier le brassard" !

L'ancien joueur de football international français Johan Micoud

Comme l'a déclaré, le 17 décembre 2019, l'ancien joueur de football international français et président de l'AS Cannes Johan Micoud, dans l'émission vespérale "L'Équipe du Soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "JE pense que confier le brassard À Neymar LUI CONFÉRERAIT une véritable responsabilité" !

Parce qu'il profére régulièrement dans cette émission des phrases aussi mal construites, je lui attribue sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !