On ne dit pas : "8 heures du matin", "9 heures 45 du matin", "10 heures moins le quart du matin", "15 heures de l'après-midi", "16 heures 15 de l'après-midi", "4 heures et quart de l'après-midi", "21 heures du soir", "22 heures 45 du soir" et "11 heures moins le quart du soir" !

Mais :

  • "8 heures" (langage courant),
  • "9 heures 45" (langage courant) ou "10 heures moins le quart" (registre familier),
  • "15 heures" (langage courant) ou "3 heures de l'après-midi" (registre familier),
  • "16 heures 15" (langage courant),
  • "21 heures" (langage courant) ou "9 heures du soir" (registre familier),
  • et : "22 heures 45" (langage courant).

"8 heures du matin", "9 heures 45 du matin", "15 heures de l'après-midi", "16 heures 15 de l'après-midi", "21 heures du soir", "22 heures 45 du soir" ne sont que de vulgaires pléonasmes.

Et "10 heures moins le quart du matin", "4 heures et quart de l'après-midi" ainsi que "11 heures moins le quart du soir" d'affreux solécismes.

"Au fur et à mesure".

Le substantif masculin "Fur" signifiait autrefois "Mesure", "Proportion" et n'est plus utilisé de nos jours qu'au travers de la locution adverbiale du langage courant "Au fur et à mesure".

Celle-ci signifie, selon le contexte :

  • Progressivement, avec l'acquis du temps qui passe, à mesure que le temps passe ; petit à petit.

On dit par exemple : "Je meuble mon appartement au fur et à mesure".

Mais pas : "J'achète des meubles au fur et à mesure de mes rentrées d'argent" ni "Je contrôle mon compte bancaire au fur et à mesure de mes dépenses".

Cette forme "Au fur et à mesure de" relève en effet du registre familier, qu'il convient, si possible, d'éviter.

  • ou : au même rythme que, en même temps et proportionnellement ; à proportion.

On dit par exemple : "Au fur et à mesure que le temps passe, ma nervosité augmente".

Au XVIe siècle, l'expression "Au fur" signifiait, à elle seule, "En proportion de", "Dans la même proportion que".

Mais son sens s’est perdu au fil du temps, en sorte que l'on a cru bon d'enrichir la formule "Au fur", devenue obscure, du complément "et à mesure", pour être certain d'être compris.

Et cela, bien que la nouvelle forme "Au fur et à mesure" constitue un pléonasme !

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

On ne dit pas : "J'adore beaucoup les antiquités !

Comme l'a déclaré un vendeur nommé Bernard, le 24 novembre 2020, dans l'émission "Affaire conclue", sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "J'ADORE les antiquités" !
Ou : "J'AIME beaucoup les antiquités" !
Le verbe "Adorer" signifie en effet ici : avoir un goût très vif pour quelque chose, apprécier énormément.
Aussi, la locution verbale "Adorer beaucoup"constitue-t-elle un épouvantable pléonasme.

On ne dit pas : "Chercher une autre alternative", "Il n'y a pas d'autre alternative", "Il y a une autre alternative" ou "Offrir une autre alternative" !

Mais plus simplement :

  • "Chercher une alternative",
  • "Il n'y a pas d'alternative",
  • "Il y a une alternative",
  • ou : "Offrir une alternative" !

Une alternative est déjà en effet... : un choix entre deux possibilités distinctes.

Et parler d'"autre alternative" constitue par conséquent un abominable pléonasme.

On ne dit pas : "Prévoir d'avance" !

Mais simplement : "Prévoir" !

"Prévoir d'avance" est en effet un affreux pléonasme, dès lors que le verbe du langage courant "Prévoir" signifie, selon le contexte :

  • penser, d'après certaines données, qu'un fait futur est très probable ("prévoir du beau temps"),
  • concevoir quelque chose par la pensée, l'envisager comme possible, et, en particulier, prendre des dispositions en vue de son éventualité ("Prévoir un danger"),
  • ou : penser faire telle chose, l'organiser par la pensée À L'AVANCE et prendre ses dispositions dans cette intention ("Prévoir un gilet pour le soir").

Sourve : www.larousse.fr

On ne dit pas : "Le père de la jeune fille il" ni "Le père de la victime il" !

Ainsi que j'ai pu l'entendre, le 20 octobre 2020, sur une chaîne de télévision française d'information en continu.

Mais simplement : "Le père de la jeune fille" (+ verbe conjugué) et "Le père de la victime" (+ verbe conjugué) !

Je suis vraiment exaspéré par ce type de pléonasme, en particulier lorsqu'il est le fait d'un professionnel du verbe et que celui-ci le commet à au moins six reprises lors d'une brève intervention.