"Au pied du mur", "Mettre au pied du mur", "Être au pied du mur" ou "Se retrouver au pied du mur".

Ces différentes locutions en forme d'idiotismes architecturaux appartiennent au langage courant.

Elles remonteraient au XVIe siècle et nous viendraient des combats d'escrime.

Elles signifient, au sens figuré : contraindre ou être contraint d'agir, n'avoir plus d'autre choix que d'affronter son adversaire, devoir faire face à des difficultés, parce que ne pouvant plus reculer face à un problème ou une responsabilité, n'ayant plus d'échappatoire ; étant dans l'impossibilité de pouvoir faire marche arrière.

On dit par exemple : "Les banques nous ont mis au pied du mur : nous devons trouver 100 000 € d'ici une semaine, sinon ils nous coupent tous nos crédits".

Ou : L'équipe de France est maintenant au pied du mur : elle doit impérativement battre cet adversaire pour pouvoir poursuivre la compétition".

On dit également "Dos au mur", "Mettre dos au mur", "Être dos au mur" ou "Se retouver dos au mur".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.lavieimmo.com

"Une maison de verre".

Une "maison de verre" au sens propre

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme architectural relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : une entreprise ou une institution au sein de laquelle on ne cherche pas à cacher quoi que ce soit, qui ne recèle aucun secret ; qui souhaite afficher sa transparence.

À l'image d'une maison de verre dont les cloisons transparentes permettent de savoir en permanence ce qui s'y passe.

Une "maison de verre" au sens propre
Une "maison de verre" au sens propre

On dit par exemple : "Notre entreprise est une maison de verre : nos comptes sont publiés, de même que les rémunérations de nos principaux dirigeants".

Source : www.larousse.fr

"Dos au mur", "Mettre dos au mur", "Être dos au mur" ou "Se retouver dos au mur".

Ces différentes locutions en forme d'idiotismes architecturaux appartiennent au langage courant et nous viendraient des combats d'escrime.

Elles signifient, au sens figuré : contraindre ou être contraint d'agir, n'avoir plus d'autre choix que d'affronter son adversaire, devoir faire face à des difficultés, parce que ne pouvant plus reculer face à un problème ou une responsabilité, n'ayant plus d'échappatoire ; étant dans l'impossibilité de pouvoir faire marche arrière.

Et l'on dit par exemple :"Cette fois je suis dos au mur : si je n'enclenche pas la précédure de divorce cette semaine, elle vient présenter à mon épouse les deux enfants hors mariage que j'ai eu avec elle il y a sept ans".

Ou : "Mon voisin se retrouve dos au mur car son propriétaire veut récupérer le logement pour son fils d'ici la fin de l'été".

On dit également "Au pied du mur", "Mettre au pied du mur", "Être au pied du mur" ou "Se retrouver au pied du mur".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Rater un éléphant dans un corridor", "Rater un éléphant dans un couloir" ou "Rater une vache dans un couloir".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers et d'idiotismes architecturaux appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : viser très mal, être un très mauvais tireur.

On dit par exemple : "Je ne compterais pas sur mon frère pour me défendre avec une arme : il raterait un éléphant dans un couloir !".

Source : plus.wikimonde.com

 

"Avoir les bonbons qui collent au papier" et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" .

Ces deux curieuses locutions verbales relèvent du registre vulgaire.

Et elles s'utilisent toutes deux, au sens figuré pour dire : avoir les sous-vêtements collant à la peau à cause de la transpiration.

  • "Avoir les bonbons qui collent au papier" est ainsi un idiotisme alimentaire signifiant : avoir les bourses collées au slip, pour un homme, en cas de forte chaleur,

On dit par exemple : "Vivement ce soir que je puisse me laver : j'ai les bonbons qui collent au papier".

  • et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" est un idiotisme architectural et un idiotisme textile signifiant : avoir les fesses collées à la culotte, pour une femme, lorsqu'il fait très chaud.

On dit par exemple : "Je n'en peux plus de cette chaleur : j'ai le rideau qui colle aux fenêtres".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

Sources : www.topito.com, wiktionary.org et www.laparlure.com

"Le syndrome de la cabane", "Le syndrome de l'escargot" ou "Le syndrome du prisonnier".

Une jeune femme anxieuse à sa fenêtre

Ces trois locutions masculines entièrement synonymes ont été utilisées en mai 2020, à l'issue du premier confinement  par certains organes d'information, afin de désigner la peur sociale ou l'angoisse de sortir de chez soi, en particulier après une période de confinement.

Cette terminologie a notamment été utilisée à la fin du premier confinement lié à la pandémie de maladie à coronavirus 2019, pour évoquer la peur de se déconfiner et de se confronter au monde extérieur.

Une personne masquée, accoudée à une rembarde et assise sur un rebord de fenêtre

Et cela, en France mais aussi, préalablement, en Espagne ("sindrome de la cabana").

Ces différentes appellations ne sont normalement pas utilisée en psychiatrie. Mais mon psychiatre a employé la formule "syndrome de la cabane" me concernant.

  • La formule "syndrome du prisonnier" évoque naturellement l'angoisse des détenus confrontés au monde réel après avoir purgé une longue peine,
Un surveillant pénitentiaire ouvrant une porte, à la Prison de la Santé, à Paris (75) (© Dominique FAGET / AFP)
Un surveillant pénitentiaire ouvrant une porte, à la Prison de la Santé, à Paris (75) (© Dominique Faget / AFP)
La porte de sortie principale d'une prison française
La porte de sortie principale d'une prison française
  • celle de "syndrome de l'escargot" renvoit à l'image symbolique de l'escargot, un petit animal capable de vivre recroquevillé et reclus dans sa coquille, sans en sortir, en cas de sécheresse ou de danger,

Deux escargots dans leur coquille, fixés sur le tronc d'un arbuste

  • et celle de "syndrome de la cabane" proviendrait du ressenti des chercheurs d'or à l'issue de leur long isolement dans des cabanes pendant leurs campagnes de prospection.

Un trappeur, dans sa cabane, en Alaska

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés au "Syndrome de Hikikomori" et au "Syndrome de Diogène" et à la "Syllogomanie".

Sources : sante.journaldesfemmes.fr et wiktionary.org

"Faire pleurer dans les chaumières" et "Faire pleurer Margot".

Ces deux locutions verbales appartiennent au registre familier.

Elles s'utilisent toutes deux de manière légèrement ironique et signifient : susciter la pitié, émouvoir par des procédés faciles, faire pleurer en utilisant des sentiments grossiers.

On dit par exemple : "Tu as vu le reportage hier à la télé ? Ils ont voulu faire pleurer dans les chaumières avec leur histoire de bébés chiens affamés...".

Ou : "Ma fille a encore inventé une histoire à faire pleurer Margot pour justifier ses absences au collège".

Source : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.languefrancaise.net

"Casser la baraque".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme architectural appartient au registre familier.

Elle s'utilise au sens figuré et elle peut avoir deux significations très différentes selon le contexte :

  • dans le domaine du spectacle : avoir beaucoup de succès, obtenir un triomphe, déchaîner l’enthousiasme, recevoir un excellent accueil.

On dit par exemple : "Dès ses débuts, ce groupe a cassé la baraque !".

  • ou : ruiner les projets de quelqu'un, faire échouer une entreprise.

Sources : Le Robert et wiktionary.org

"Sortir de ses gonds".

"Sortir de ses gonds" au sens figuré

Cette locution verbale en forme d'idiotisme architectural fait référence aux gonds, ces pièces métalliques autour desquelles pivote le battant d'une porte ou d'une fenêtre.

Un gond de porte

Et elle signifie donc :

  • au sens propre : soulever afin de l'extraire de ses gonds (ou "dégonder"), en parlant du battant d'une porte ou d'une fenêtre,

Un gond de porte

 

  • et au sens figuré, dans le langage familier : se mettre brutalement en colère ; s'emporter ; perdre son sang-froid ; n'être plus maître de soi-même ; être hors de soi-même ; devenir fou.

On dit par exemple : "Je suis sorti de mes gonds lorsque l'on m'a expliqué que le chauffard qui avait écrasé ma fille avait pris la fuite".

Ou : "Mon patron est sorti de ses gonds en apprenant que les ventes avaient chuté de plus de cinquante pour cent".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Devenir fou".

Sources : www.expressio.fr

"Enfoncer des portes ouvertes" ou "Enfoncer une porte ouverte".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme architectural appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • se vanter d'avoir surmonté des difficultés fictives, des obstacles qui n'existent pas ou qui ont déjà été vaincus.

Ou réalisé ce qui est déjà accompli.

  • ou : démontrer une évidence, énoncer une banalité en la présentant comme une découverte ou une nouveauté.

L'auteur de telles pratiques est appelé : un enfonceur de porte(s) ouverte(s).

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Avoir les dents longues" et "Avoir les dents qui rayent le parquet".

Ces deux expressions en forme d'idiotismes corporels signifient au sens figuré : afficher une ambition démesurée ; être prêt à tout pour parvenir à ses fins.

  • "Avoir les dents longues" appartient au langage courant.

Et peut également signifier :

    • être affamé après avoir été longtemps sans manger.

On dit par exemple : "Les naufragés recueillis hier avaient les dents longues, mais on peut les comprendre !".

Et on utilise également, dans le même sens, la locution verbale en forme d'idiotisme animalier "Avoir les crocs", qui appartient au registre argotique.

    • ou : avoir un grand appétit d’argent et d’honneurs.

On dit par exemple : "Ce jeune député a les dents longues : il se voit déjà ministre paraît-il".

  • et "Avoir les dents qui rayent le parquet" est un idiotisme architectural relevant du registre familier.

On dit par exemple : "Le nouveau directeur de cabinet du président a du mal à cacher ses ambitions : il a les dents qui rayent le parquet !".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Une lucarne", "Un tir dans la lucarne" ou "Une frappe dans la lucarne".

Une lucarne

"Une lucarne" est un substantif féminin désignant :

  • en architecture : un ouvrage établi en saillie sur une toiture et permettant d'éclairer et de ventiler le comble, d'accéder à la couverture, etc.

Des lucarnesDes lucarnes

Il existe de nombreuses sortes de lucarnes :

Les différentes sortes de lucarnes

Les différentes sortes de lucarnes
Les différentes sortes de lucarnes

Attention : la lucarne ne doit pas être confondue - comme c'est, je crois, assez souvent le cas - avec la petite fenêtre, souvent située en partie haute et permettant d'éclairer et de ventiler des toilettes, une salle d'eau ou une salle de bain.

Petite fenêtre de toilettesPetite fenêtre de toilettes

  • et au football :
    • chacun des angles supérieurs d'un but de football,
Une superbe lucarne (tir dans la lucarne)
Une superbe lucarne (tir dans la lucarne)
    • ou, par ellipse lexicale : un tir ou une frappe effectué dans l'une de ces deux zones.

Il s'agit dans les deux cas d'un parfait exemple d'idiotisme architectural.

Source : www.larousse.fr