"Aller droit dans le mur" ou "Foncer droit dans le mur".

Ces deux locations verbales relèvent du langage courant.

Et elles signifient, au sens figuré : se diriger inévitablement vers un échec, une catastrophe ; aller au devant de problèmes.

On dit par exemple : "Je ne comprends que tu t'obstines avec cette fille : tu fonces droit dans le mur !".

Sources : www.expressions-francaises.fr, mimetix.fr et www.languefrancaise.net

"Rentrer à la maison".

Cette locution verbale qui relève du langage courant est fréquemment utilisée au sens figuré par les commentateurs sportifs.

Et elle signifie alors : être éliminé.

On dit par exemple : "S'ils ne battent pas la Norvège ce soir, les français vont rentrer à la maison plus tôt que prévu".

On ne dit pas : "Un barrage-poutre" !

L'ancien coureur cycliste français Laurent Jalabert, reconverti en commentateur

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 14 juillet 2021, l'ancien champion cycliste français Laurent Jalabert, commentant le Tour de France 2022 sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais évidemment : "Un barrage-VOUTE" !

C'est à dire un type de barrage dénommé ainsi en raison de sa forme arquée caractéristique.

Un barrage-voûte

La forme courbe de ces barrages permet de reporter les efforts dus à la poussée de l'eau sur chaque côté des rives, le barrage décrivant un arc sur le plan horizontal.

Un barrage-voûte à double courbure

Ce type d'ouvrage est utilisé dans des vallées étroites disposant de versant très rigides capable de supporter le poids de l'eau.

Le barrage-voûte fonctionne sur le principe des voûtes : la pression de l'eau est reportée vers les points d'appuis sur les rives, qui jouent le même rôle que les murs porteurs d'une construction.

Certains barrages-voûtes sont arqués selon les deux plans (horizontal et vertical), on parle dans ce cas de barrage-voûte à double courbure. Dans ce cas, une partie de la poussée est dirigée vers le sol, qui joue le rôle d'un troisième mur, et ainsi permet de diminuer la poussée de l'eau sur les rives.

 

Historique

Les premières constructions primitives de ce type d'ouvrage datent de l'Antiquité. Le premier d'entre eux serait celui du site de Glanum près de Saint-Rémy-de-Provence (13).

En Europe, le premier ouvrage moderne de ce type est attribué à l'ingénieur François Zola, il s'agit du barrage Zola inauguré en 1854, au Tholonet, près de ma bonne ville d'Aix-en-Provence.

Le barrage Zola, au Tholonet (13)

Source : wikipedia.org

"Quatre à quatre".

Monter quatre à quatre

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Elle s'utilise à propos de la montée ou de la descente des escaliers.

Et elle signifie, par ellipse, au sens figuré : à grandes enjambées, très rapidement ; quatre marches par quatre marches, mais en pratique plutôt deux par deux.

On dit par exemple : "Je suis descendu quatre à quatre mais le facteur était déjà parti !".

Ou : "Je suis monté quatre à quatre mais j'ai raté la remise de la coupe !".

Source : www.languefrancaise.net

 

"Bas de plafond" ou "Bas-de-plafond".

J'adore cette locution adjectivale, en forme d'idiotisme architectual.

Relevant du registre familier, elle qualifie, au sens figuré une personne : peu intelligente, bête, stupide, sotte.

On dit par exemple : "Ton frangin ne serait pas un peu bas de plafond ? Il n'a pas su ouvrir l'eau ni faire fonctionner la tondeuse".

On utilise également la formule "Bas du front".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à mes façons préférées de dire "Être idiot".

Sources : wiktionary.org

"Brut de décoffrage".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural nous vient du secteur du bâtiment.

On coule en effet le béton dans des moules appelés "coffres" ou "coffrages" généralement constitués de planches de bois, que l'on retire une fois le béton solidifié.

Un coffrage en bois d'escalier en béton

Mais celui-ci présente des imperfections plus ou moins importantes résultant de toutes les irrégularités et défauts du bois.

Du béton brut de décoffrageDu béton brut de décoffrage

Que l'on peut masquer à l'aide d'un enduit de finition, afin d'obtenir un travail impeccable.

Enduit de finition d'une marche en béton

Et elle signifie donc :

  • au sens propre, dans le langage courant, en parlant du béton : tel qu’il apparait après décoffrage, sans ponçage ni revêtement.

On dit par exemple : "Les poteaux et les murs du sous-sol sont bruts de décoffrage, ainsi que vous l'avez souhaité".

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • en parlant d'un objet ou d'une chose : grossier ou rudimentaire ; tel quel, sans fioriture ; inachevé, à l'état brut, à l'état d'origine,

On dit par exemple : "Je suis d'accord pour dire que mon radeau en bambou est brut de décoffrage, mais je t'assure qu'il flotte !".

    • et en parlant d'une personne : un peu abrupte, directe ; peu raffinée ; peu encline à soigner sa communication.

On dit par exemple : "Ne t'inquiète pas avec mon cousin René : il est un peu brut de décoffrage".

Sources : www.dictionnaire.notretemps.com, www.linternaute.fr, quora.com et wiktionary.org

"À la maison".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural relève du langage courant.

Et elle est fréquemment utilisée - même si l'on n'habite pas une  "maison", mais un appartement - pour dire : chez soi.

Et donc, selon le contexte : chez elle(s), chez eux, chez lui, chez moi, chez nous, chez toi, chez vous.

On dit par exemple :

  • "Ma tante" a la chance d'avoir une cuisinière à la maison",
  • "Mes cousines deviennent folles quand leur grand-mère vient les garder à la maison pendant les vacances",
  • "Je vais appelez mes voisins pour savoir s'ils sont à la maison et peuvent jeter un oeil sur mon balcon pour s'assurer que l'orage n'a pas causé trop de dégâts",
  • "Si mon copain est à la maison, je passerai lui rendre sa console de jeu",
  • "À la maison je suis toujours pieds nus",

Une jeune femme marchand pieds nus chez elle

  • "Nous invitons souvent des amis à la maison",
  • "Tu es à la maison : je peux venir te voir ?",

Un adolescent, allongé sur un canapé en cuir, écoutant son téléphone portable

  • ou : "Passez-nous un coup de fil quand vous serez à la maison".

"Au pied du mur", "Mettre au pied du mur", "Être au pied du mur" ou "Se retrouver au pied du mur".

Ces différentes locutions en forme d'idiotismes architecturaux appartiennent au langage courant.

Elles remonteraient au XVIe siècle et nous viendraient des combats d'escrime.

Elles signifient, au sens figuré : contraindre ou être contraint d'agir, n'avoir plus d'autre choix que d'affronter son adversaire, devoir faire face à des difficultés, parce que ne pouvant plus reculer face à un problème ou une responsabilité, n'ayant plus d'échappatoire ; étant dans l'impossibilité de pouvoir faire marche arrière.

On dit par exemple : "Les banques nous ont mis au pied du mur : nous devons trouver 100 000 € d'ici une semaine, sinon ils nous coupent tous nos crédits".

Ou : L'équipe de France est maintenant au pied du mur : elle doit impérativement battre cet adversaire pour pouvoir poursuivre la compétition".

On dit également "Dos au mur", "Mettre dos au mur", "Être dos au mur" ou "Se retouver dos au mur".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.lavieimmo.com

"Une maison de verre".

Une "maison de verre" au sens propre

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme architectural relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : une entreprise ou une institution au sein de laquelle on ne cherche pas à cacher quoi que ce soit, qui ne recèle aucun secret ; qui souhaite afficher sa transparence.

À l'image d'une maison de verre dont les cloisons transparentes permettent de savoir en permanence ce qui s'y passe.

Une "maison de verre" au sens propre
Une "maison de verre" au sens propre

On dit par exemple : "Notre entreprise est une maison de verre : nos comptes sont publiés, de même que les rémunérations de nos principaux dirigeants".

Source : www.larousse.fr

"Dos au mur", "Mettre dos au mur", "Être dos au mur" ou "Se retouver dos au mur".

Ces différentes locutions en forme d'idiotismes architecturaux appartiennent au langage courant et nous viendraient des combats d'escrime.

Elles signifient, au sens figuré : contraindre ou être contraint d'agir, n'avoir plus d'autre choix que d'affronter son adversaire, devoir faire face à des difficultés, parce que ne pouvant plus reculer face à un problème ou une responsabilité, n'ayant plus d'échappatoire ; étant dans l'impossibilité de pouvoir faire marche arrière.

Et l'on dit par exemple :"Cette fois je suis dos au mur : si je n'enclenche pas la précédure de divorce cette semaine, elle vient présenter à mon épouse les deux enfants hors mariage que j'ai eu avec elle il y a sept ans".

Ou : "Mon voisin se retrouve dos au mur car son propriétaire veut récupérer le logement pour son fils d'ici la fin de l'été".

On dit également "Au pied du mur", "Mettre au pied du mur", "Être au pied du mur" ou "Se retrouver au pied du mur".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Rater un éléphant dans un corridor", "Rater un éléphant dans un couloir" ou "Rater une vache dans un couloir".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers et d'idiotismes architecturaux appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : viser très mal, être un très mauvais tireur.

On dit par exemple : "Je ne compterais pas sur mon frère pour me défendre avec une arme : il raterait un éléphant dans un couloir !".

Source : plus.wikimonde.com

 

"Avoir les bonbons qui collent au papier" et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" .

Ces deux curieuses locutions verbales relèvent du registre vulgaire.

Et elles s'utilisent toutes deux, au sens figuré pour dire : avoir les sous-vêtements collant à la peau à cause de la transpiration.

  • "Avoir les bonbons qui collent au papier" est ainsi un idiotisme alimentaire signifiant : avoir les bourses collées au slip, pour un homme, en cas de forte chaleur,

On dit par exemple : "Vivement ce soir que je puisse me laver : j'ai les bonbons qui collent au papier".

  • et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" est un idiotisme architectural et un idiotisme textile signifiant : avoir les fesses collées à la culotte, pour une femme, lorsqu'il fait très chaud.

On dit par exemple : "Je n'en peux plus de cette chaleur : j'ai le rideau qui colle aux fenêtres".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

Sources : www.topito.com, wiktionary.org et www.laparlure.com