On ne dit pas : "Les fameux piquets que tout l'monde va parler" !

Comme l'a fait l'ancien joueur international de football de l'ASSE Patrick Revelli, dans le documentaire télévisé français "Saint-Étienne. L'épopée 1976", réalisé en 2016 par Benjamin Rassat, et diffusé le 7 octobre 2019 sur la chaîne française L'Équipe.

Mais : "Les fameux piquets DONT tout LE monde va parler" !

On ne dit pas : "C'est des animaux qu'on essaye d'élever dans les mêmes méthodes qu'y a eu" !

Comme l'a déclaré un éleveur corse de porcs noirs, interrogé dans le volet consacré à "La Corse gourmande" de l'émission télévisée française "Échappées belles", rediffusée le 6 octobre 2019, sur la chaîne télévisée publique France 3.

Mais : "CE SONT des animaux QUE L'ON essaye d'élever AVEC les mêmes méthodes qu'AUTREFOIS" !

Pour cet épouvantable galimatias, je lui décerne sans hésitation, malgré son statut de non professionnel de la langue ou de la communication, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "J'vais t'faire montrer queque chose" !

Mais : "JE vais tE montrer queLque chose" !

ce qui permet de passer du registre populaire au langage courant.

N'écrivez pas : "À l'intention de" sur un courrier, et encore moins "À l'intention de Mr X" ou "À l'intention de Mr. X" !

Mais : "À l'ATTENTION de M. X" !

L'abréviation du mot "Monsieur" en français n'a en effet jamais été "Mr" ni "Mr.", cette dernière étant, en revanche, l'abréviation anglo-saxonne du mot "Mister" !

Logo Mr. Propre

Sans doute, naturellement, le fait d'autoriser la vente en France de produits sous des noms étrangers, tels que ceux de la marque états-unienne "Mr. Propre", depuis 1966, n'est-elle pas pour rien dans ce type de méprise...

Et cela d'autant plus que s'y est ajouté, en 1973, la marque états-unienne "Mr. Freeze" ("M. Gelé" ou "M. Glacé") ou, en 1980, l'enseigne française "Mr. Bricolage" !

"Flash Talk" sur LCP Assemblée Nationale : l'émission qui fait honte au service public audiovisuel.

Les présentateurs et le logo de l'émission "Flash talk"

En ce 15 avril 2018, c'est la seconde fois que j'ai la malchance d'atterrir sur l'émission télévisée dominicale "Flash Talk", diffusée - honte à elle -, à 13 heures, par la chaîne LCP Assemblée Nationale. Et, comme la première fois, je n'ai tenu que... deux minutes avant de devoir changer de canal, mortifié que j'étais par la médiocrité et la teneur du vocabulaire et du niveau de langage employés.

D'abord, naturellement, pourquoi ce titre anglais absurde et inadmissible sur une chaîne parlementaire française. Ses concepteurs pensent-ils sincèrement que leurs jeunes hypothétiques téléspectateurs en saisissent la signification ?

J'incline à penser pour ma part que "Conversation impromptue" ou "Conversation improvisée" serait nettement plus clair et surtout justifié, dans un pays francophone et sur une chaîne publique émanant de la chambre haute de la représentation nationale.

Ensuite, et surtout, cette émission, qui semble avoir pour vocation de donner la parole aux jeunes, concourt surtout, à mon sens, à les conforter dans leur médiocrité langagière.

De fait, pas plus Raphaël Yem que Sonia Chironi, ses deux animateurs, ne semblent en effet capable de prononcer ou de construire correctement une phrase dans un français un tant soit peu correct.

Jugez-en plutôt : "I' sont là ! I' vont avoir la parole !", débute la jeune femme. Avant que son comparse n'enchaîne, s'adressant à un premier interlocuteur : "C'est quoi ton prénom ?", "S'appelle comment ton collège ?" ! Puis, de jargonner le "djeun's", à coups de "Arrête de mythoner" et autres formules, toutes plus familières ou argotiques les unes que les autres.

Ce n'est pas, à mon sens, faire preuve de respect à l'égard de la jeunesse que de s'adresser ainsi à elle en la tutoyant gros comme le bras et en adoptant son sociolecte, ses mots, ses expressions, son jargon et ses tics de langage. Je pense, a contrario, que l'on doit vouvoyer un jeune interlocuteur ; lui parler un langage compréhensible mais suffisamment soutenu pour lui témoigner du respect qu'on lui porte. Et, idéalement, lui donner envie d'essayer d'améliorer son niveau de langue.

Il est évidemment tout à fait néfaste pour le maintien et l'amélioration de la pratique de notre jolie langue, de chercher ainsi à se mettre au niveau de langue de ses interlocuteurs en pratiquant le nivellement par le bas.

C'est au contraire en s'efforçant d'avoir une prononciation correcte et d'utiliser des mots et des locutions pertinents d'un registre de langue courant ou d'un registre de langue soutenu, qu'il sera je pense - et j'espère - possible d'y parvenir.

On ne dit pas : "C'est une des raisons pourquoi il y a eu du déchet technique" !

L'entraîneur de football français Régis Brouard

Comme l'a déclaré, le 1er juin 2019, l'entraîneur de football français Régis Brouard, dans l'émission vespérale "L'Équipe du Soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "C'est une des raisons POUR LAQUELLE il y a eu du déchet technique" !

Parce qu'il accumule malheureusement les phrases de ce type dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".