10 façons de dire "Un chapeau".

Quelques modèles de chapeaux

Le registre argotique nous propose "Un bitos" et "Un doulos".

"Un galure" et "Un galurin" appartiennent au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

Tandis que "Un bibi" est une gémination relevant du registre familier et désignant plus particulièrement un chapeau féminin.

"Un feutre" relève du langage courant mais ne concerne que les chapeaux réalisés dans cette matière.

De même que "Un melon" ne désigne - par ellipse lexicale - que les "chapeaux melon".

"Un Fedora" ou "Une capeline" que les chapeaux (féminins) de ce type.

"Un panama", que les chapeaux masculins de ce type.

Et "Un Stetson" que les chapeaux de cette marque ou de ce type ("chapeau de cow-boy").

Enfin, "Un couvre-chef" appartient au registre soutenu et désigne tout accessoire de mode se portant sur la tête.

Ne dites pas : "Où est-ce que c'est ?", C'est où ?" ni "Où c'est ?", "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" !

Mais plutôt : "Où EST-CE ?" ou "Où EST-CE DONC ?" (registre soutenu).

  •  "Où est-ce que c'est ?" appartient en effet au langage courant,
  • "C'est où ?" et "Où c'est ?" au langage familier,
  • et "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" au registre populaire.

Dites "Volontiers" plutôt que "Bien" !

Par exemple : "Je mangerais volontiers des pâtes !", plutôt que "Je mangerais bien des pâtes !".

Cela pourra, au surplus, éventuellement vous permettre d'éviter d'être la risée de vos amis des années durant !

Souvenir personnel

Tel fut en effet le cas - pendant toutes les années 1980 - de l'un de mes anciens camarades de classe terminale, avec lesquels j'avais coutume de traîner, durant ma première année d'histoire, dans le grand hall du bâtiment de Lettres de l'université de Paris-X Nanterre (92).

Alors que conformément à nos habitudes nous refaisions le monde autour d'un mauvais café, l'infortuné avait eu le malheur de lâcher à voix haute, au passage d'une splendide enseignante quadragénaire : "Ouah : celle-là je la baiserais bien !".

Ce à quoi la rousse flamboyante avait aussitôt rétorqué, tout aussi peu discrètement que lui, dans ce vaste couloir noir de monde : "Sans doute voulez-vous dire volontiers, jeune homme ?".

Vous imaginez aisément la gêne du jeune homme d'à peine dix-huit ans, tant vis-à-vis du regard aussi narquois qu'incendiaire de la perfide couguar avant l'heure (c'est du moins, certainement, ce dont rêvaient les jeunes paltoquets que nous étions !), que vis-à-vis des dizaines de personnes  présentes... et de nous, ses copains, naturellement écroulés de rire !

Surtout lorsque l'on sait que - subtils et légers comme nous l'étions alors - il  ne nous a pas fallu plus de cinq ans pour commencer à nous lasser de le présenter systématiquement à l'ensemble de la gent féminine à grands coups de : "Je te préviens, Pierre-François te baiserait bien !".

 

On ne dit pas : "Faire la collection de", "Faire la collection des" ou "Faire la collection du" !

Mais, bien plus simplement : "Faire collection de" (registre familier) !

Et mieux encore : "Collectionner" (langage courant) !

Par exemple : "Mon père collectionne les bandes dessinées anciennes" plutôt que "Mon père fait la collection des bandes dessinées anciennes" (registre populaire) ou même "Mon père fait collection des bandes dessinées anciennes" (registre familier).

On ne dit pas : "En fait c'qu'y a ; c'qui s'passe" !

Le médecin légiste archéo-anthropologue français Philippe Charlier

Comme l'a déclaré le médecin légiste archéo-anthropologue français Philippe Charlier, le 13 novembre 2013, dans l'émission de Christine Bravo "Sous les jupons de l'histoire" consacrée à Diane de Poitiers, de la chaîne de télévision française Chérie 25.

Mais : "En fait cE qu'IL y a ; cE qu'iL sE passe" !

Et, idéalement : "CONCRÈTEMENT, CE QUI SE PRODUIT" !

On ne dit pas : "On a fait un exploit" !

L'entraîneur de football français Rudi Garcia

Comme l'a déclaré à trois reprises en 30 secondes l'entraîneur français Rudi Garcia, le 15 août 2020, après la victoire 3 buts à 1 de son équipe, l'Olympique Lyonnais, en quart de finale de la Ligue des champions, face à l'équipe anglais de Manchester City.

Mais : "On a RÉALISÉ un exploit" !

Et même, idéalement : "NOUS AVONS RÉALISÉ un exploit".

"Rouler dans la farine".

Cette locution verbale du registre familier signifie : tromper (langage courant), arnaquer (registre argotique), duper, berner (registre soutenu), être malhonnête avec quelqu'un, lui mentir pour obtenir quelque chose.

On dit par exemple : "Je me suis fait roulé dans la farine avec cette voiture : je me ruine en réparations !".

Source : www.francaisauthetique.com