"Ken", "Elle ken", "Elles ken", "Il ken", "Ils ken", "Je ken", "On ken" ou "Tu ken".

  • "Ken" est un verbe appartenant au registre argotique.

Il s'agit du verlan du verbe "Niquer" signifiant :  posséder charnellement (registre soutenu), baiser (registre argotique).

"Niquer" (ni-ké) devenu ké-ni s'est transformé en kèn = "Ken".

  • "Elle ken", "Elles ken, "Il ken", "Ils ken", "Je ken", "On ken" et "Tu ken" signifient donc simplement : "Elle baise", "Elles baisent", "Il baise", "Ils baisent", "Je baise", "On baise" et "Tu baises".

On dit par exemple : "On n'a même pas ken hier soir".

Ou : "Lui ça m'étonnerait qu'il ken pas ce soir".

"À donf".

Cette locution adverbiale du registre familier relève du verlan (donf = fond).

Et elle signifie donc, selon le contexte :

  • à fond, à toute allure, à la plus grande vitesse,

On dit par exemple : "Mon frangin roule toujours à donf , même sous la pluie".

  • ou : à fond, au maximum.

On dit par exemple : "J'adore mettre la musique à donf".

Source : Le Robert et wiktionary.org

"Un stremon".

Ce substantif masculin polysémique appartient au registre argotique et n'est autre que le verlan du mot "Monstre".

Il désigne, selon le contexte :

  • un monstre,

On dit par exemple : "Quand j'étais gamin, je croyais qu'il y avait un stremon sous mon lit".

  • une personne particulièrement laide,

On dit par exemple : "Tu as déjà vu la frangine à Manu : c'est un stremon !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Une fille très laide".

  • un individu au physique imposant.

On dit par exemple : "L'autre soir, le videur de la boîte était un stremon !".

Et on dit également : "Une armoire à glace", "Une baraque", "Un gars baraqué", "Un type baraqué" ou "Un golgoth".

Source : www.dictionnairedelazone.fr

"Une meuf".

Ce substantif féminin appartient au registre argotique et désigne :

  • une femme, une jeune fille,

On dit par exemple :"Tu d'vrais v'nir sam'di : y aura plein d'meufs !".

  • une épouse, une compagne.

On dit par exemple : "La meuf à Gégé a d'ces nibards !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Ma compagne" en français.

"Meuf" constitue le verlan de "Femme", qui est devenu, à l'envers, "me-fem", avant d'être contracté en "me-u-f".

 

 

 

"Z'y va !", "Zyva !", "Zi va !" ou "Ziva !".

Cette interjection grossière et irrespectueuse, utilisée par certains jeunes, constitue le verlan de "Vas-y !" et appartient au registre argotique.

pouvant en quelque sorte se traduire par "C'est bon !" ou "Ça va !", elle exprime l'agacement, la dérision, le mécontentement, le dépit ou l'opposition.

On dit par exemple : "Vous pourriez faire un peu moins de bruit s'il vous plait ?". "Ouah l'aut, eh ! Z'y va !".

Sources : www.languefrancaise.net et www.dictionnairedelazone.fr

"Tebé" ou "Teubé".

Cet horrible adjectif du registre familier signifie "bête" en verlan.

Mal prononcé, "bè-te" devient à l'envers "te-bé" .

On dit par exemple : "J'chuis pas tebé moi : j'chuis v'nu en bagnole !".

J'abhorre personnellement ce mot, que je trouve d'une vulgarité crasse et dont l'emploi caractérise à mes yeux le plus médiocre des niveaux de langage possible.

 

"Un renoi" ou "Un kebla" et "Des renois" ou "Des keblas".

Ces mots en verlan du registre argotique sont apparus dans les banlieues dans les années 1980.

Et tous désignent des personnes de couleur noire, ayant la peau noire.

  • "Renoi" vient de "Noir" à l'envers : re-noi,
  • et "Kebla" vient de "Black" ("Noir" en anglais) à l'envers : ke-bla.

On dit par exemple : "J'ai un copain renoi qui travaille chez un boulanger".

Ou : "Le mercredi je reviens de l'entraînement de foot avec deux amis keblas".

Voir également mon article consacré à l'évolution de la façon dont a parlé en France des personnes de couleur noire.

"Les remps" ou "Mes remps", "Une reum" ou "Ma reum", "Un reup" ou "mon reup".

Ces mots de verlan relevant du registre argotique désignent respectivement :

  • "Les parents" ou "Mes parents" (contraction de "ran-pa"),
  • "Une mère" ou "Ma mère" (contraction de "reu-mè"),
  • et "Un père" ou "Mon père" (contraction de "reu-pè").

Ils ne sont pas vraiment des plus récents, puisqu'ils étaient déjà couramment utilisés dans les cours de récréation à mon arrivée à Conflans Sainte-Honorine (78) en banlieue Ouest, en juillet 1969.

Mais pas encore à Courbevoie (92) où j'avais effectué mon CP (Cours Préparatoire) et mon CE1 (Cours Elémentaire 1).