Mais, beaucoup plus simplement : "CERTAINS CROIENT" ou "Il y en a qui CROIENT" !
Les syllabes et les mots ne sont pas comestibles : cessons donc de les avaler !
Je souhaite dénoncer, à travers les articles de cette collection, l’épouvantable tendance que nous avons tous – moi le premier, hélas, je le confesse – à « avaler » ou à « manger » nos mots, avec des formules du type : « C’que j’veux dire », « C’qu’y a », « I’ pleut », « T’es là ? », « Qu’est ce tu veux ? », « I’ en a plus », « I sait pas c’qui veut », etc.
Force est malheureusement de constater, en effet, à quel point l’immense majorité d’entre nous – lettrés, enseignants, professionnels de la communication ou de la langue compris -, est désormais pratiquement incapable de parvenir à prononcer correctement, sans les mutiler, les mots les plus simples et les plus courants de notre langue ! Et ce, ne fût-ce que quelques minutes.
La preuve en est : si, d’aventure, vous parvenez à prononcer simplement de manière normale plusieurs phrases consécutives – c’est à dire en énonçant correctement l’ensemble des mots et sans en « avaler » la moindre syllabe – votre auditoire se demande aussitôt ce qu’il vous prend de vous mettre à parler ainsi !
Et vous allez avoir de grandes chances de passer aussitôt pour un pédant affecté et précieux, souhaitant se faire remarquer !
Faites-en donc l’expérience, amis lecteurs, vous m’en direz des nouvelles !
J’ai réuni dans cette collection l’ensemble de mes articles consacrés à ce sujet.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 684
On ne dit pas : "Faire du baume au coeur" ni "Le passé qu'i z'ont eu" !
Mais : "Mettre du baume au coeur" ! et "Leur passé".
N'en déplaise au jeune Jonathan Joncquais, âgé de 14 ans, entendu au journal de 6H, le 6 mai 2019, sur France Inter.
Ce jeune normand est certes doté d'un fort esprit patriotique, puisque très engagé depuis trois ans déjà au sein de l'association des anciens combattants d'Étalondes (76).
Mais il pourrait également davantage respecter la langue de son pays.
Son jeune âge jouant en sa faveur, je ne le gratifierai pas de mon perfide label "Fâchés avec le français".
On ne dit pas : "C'est un objectif que j'me suis fait" !
Comme l'a déclaré un intellectuel nommé Gildas, "dans l'émission "Caraïbes : ma vie en vacances" diffusée le 24 août 2019 sur la chaîne culturelle "Chérie 25".
Mais : C'est un objectif que je me suis fixé" !
On ne dit pas : "C'est pas tout le monde qui peut faire ça" ni "Pas tout le monde peut faire ça" et encore moins "Pas tout l'monde y peut faire ça" !
Mais : "Tout le monde NE peut PAS faire ça" !
On ne dit pas : "Ça m'pose une interrogation" ni "C'est des sujets sur lesquels c'est pas si simple d'y répondre" !
Comme l'a déclaré le député LREM Richard Ramos, le 14 août 2019, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais : "CELA M'AMÈNE À M'INTERROGER" et "CE SONT des sujets AUXQUELS IL N'est pas si simple DE répondre" !
Pour ces deux déclarations pitoyables je décerne sans hésiter à cet élu de la Nation mon label de médiocrité "Fâchés avec le français"
.
Ne dites pas : " Faudrait qu'je" !
Mais plutôt : "Il faudrait que je".
Et, idéalement, : "Il conviendrait que je" !
On n'écrit pas : "Y veulent que" ou "Y disent que" !
Mais, à tout le moins, : "I' veulent que" ou "I' disent que" !
Et, si possible, : "Ils veulent que" ou "Ils disent que" !
On ne dit pas : "J'vais lui péter l'pif à c'gros con !" ni "J'vais lui défoncer l'tarin à c'gros naze" !
Mais plutôt : "Je vais lui casser le nez à cet imbécile !" (langage courant)
Voire : "Je me fais fort d'endommager l'appendice nasal de ce malotru !" (registre soutenu)
On ne dit pas : "J'm'ai fait mal" ou "J'm'ai trompé" !
Mais : "Je me suis fait mal" et "Je me suis trompé" !
On ne dit pas : "Y a qu'à", "C'qu'i' faut" ou "T'as qu'à" !
Mais : "IL N'y à qu'à", "CE qu'iL faut" et "TU N'as qu'à" !
Cela vous permettra de passer du registre familier au registre normal.
Ou mieux encore : "Il suffit de", "Il convient de" et "Il te suffit de" !
Vous serez ainsi passé du registre familier au registre soutenu.
On ne dit pas : "Faudrait déjà que les parlementaire savent" !
Comme nous l'a asséné la française Tris Acatrinei, fondatrice du site internet "Projet Arcadie", le 16 juillet 2019, sur la chaîne télévisée française d'information en continu BFM TV !
Mais : "Il faudrait déjà que les parlementaires sachent" !
Ne dites pas : "Comme il arrive, i' s'rebarre" !
Mais plutôt : "Sitôt arrivé, il repart" !
Cela vous permettra de passer du registre argotique au langage courant.