Comme je l'ai entendu dire, le 5 fvrier 2020, par un intervenant, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais, tout simplement : "Les français sont" !
Richesse et défense de la langue française
Je souhaite dénoncer, à travers les articles de cette collection, l’épouvantable tendance que nous avons tous – moi le premier, hélas, je le confesse – à « avaler » ou à « manger » nos mots, avec des formules du type : « C’que j’veux dire », « C’qu’y a », « I’ pleut », « T’es là ? », « Qu’est ce tu veux ? », « I’ en a plus », « I sait pas c’qui veut », etc.
Force est malheureusement de constater, en effet, à quel point l’immense majorité d’entre nous – lettrés, enseignants, professionnels de la communication ou de la langue compris -, est désormais pratiquement incapable de parvenir à prononcer correctement, sans les mutiler, les mots les plus simples et les plus courants de notre langue ! Et ce, ne fût-ce que quelques minutes.
La preuve en est : si, d’aventure, vous parvenez à prononcer simplement de manière normale plusieurs phrases consécutives – c’est à dire en énonçant correctement l’ensemble des mots et sans en « avaler » la moindre syllabe – votre auditoire se demande aussitôt ce qu’il vous prend de vous mettre à parler ainsi !
Et vous allez avoir de grandes chances de passer aussitôt pour un pédant affecté et précieux, souhaitant se faire remarquer !
Faites-en donc l’expérience, amis lecteurs, vous m’en direz des nouvelles !
J’ai réuni dans cette collection l’ensemble de mes articles consacrés à ce sujet.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 684
Comme je l'ai entendu dire, le 5 fvrier 2020, par un intervenant, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais, tout simplement : "Les français sont" !
Comme je l'ai entendu dire, le 11 juillet 2020, par un journaliste de la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.
Mais : "La météorologie va les Y aider" OU "La météorologie va les aider EN CELA" !
Mais en aucune façon les deux ("y" et "en cela") à la fois : cela fait deux compléments d'objet direct et constitue donc un épouvantable pléonasme.
Comme l'a dit un jeune benêt analphabète franco-helvéto-péruvien (?) du nom de Jean-Pierre Fanguin, dans une séquence vidéo mise en ligne sur Twitter le 9 juin 2020 et partagée plus de deux millions de fois en deux jours.
Mais : "Je pense que la réponse est simple", "Je pense que la réponse est toute trouvée" ou "Je pense que l'on a vite fait de répondre à cette question" !
Ce jeune nigaud en costume cravate avec une coupe de champagne à la main, qui ânnone devant une Range Rover, le long d'une route suisse, propose aux "jeunes entrepreneurs" de gagner des montagnes d’argent grâce à lui.
En leur vendant des formations au "trading" de la société Melius et en devenant "ambassadeurs" d'une structure pyramidale.
“Salut à toi jeune entrepreneur ! Alors, si aujourd’hui je me permets de te contacter, c’est pour une raison très simple. Savais-tu que 95% de la population détenait 5% des richesses. Alors est-ce que tu veux en faire partie ? Il faut que tu te poses les bonnes questions.
Est-ce que tu préfères faire pitié et prendre le bus tous les jours, ou commencer très rapidement à faire de l’argent avec moi, grâce à ton téléphone, et pouvoir peut-être acquérir ce genre de véhicule haut de gamme ?
Moi j'pense la question elle est vite répondue !
Alors soit tu m'suis, soit tu vas d'mander d'l'argent d'poche à ta grand-mère pour aller au resto. Avec moi c'est com'ça qu'ça marche, OK ?".
Source : www.huffingtonpost.fr
Mais : "JE NE te dis pas !" et "JE NE vous dis pas" !
Ces locutions interjectives du registre populaire signifient "Tu n'imagines pas !" ou "Vous n'imaginez pas !".
On dit par exemple : "Il y avait un monde : je ne te dis pas !".
Ou : ": Il avait un de ces appendice : je ne vous dis pas !".
Comme se permet de le faire la chaîne française d'information en continu LCI sur son site internet, à propos de l'émission présentée par Julie Hammett et diffusée les samedi et dimanche soir, de 20 à 22 heures, "Ça fait parler".
Et pas : "Le rendez-vous de Julie Hammett : un DÉBAT de décryptage de l’actuALITÉ de la semaine et des petites phrases politiques dE LA FIN DE SEMAINE" ?
Je ne supporte plus cette constate dégradation du niveau de langue moyen utilisé dans les organes d'information français.
Et pour cela, je décerne à ces personnes mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Comme l'a déclaré la journaliste française Géraldine Muhlmann, le 16 juin 2020, dans l'émission de Bruce Toussaint "Tonight Bruce Infos", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.
Mais : "IL s'est fait RAPPELÉ à l'ordre" ou "IL s'est fait remettre À SA PLACE" !
Comme l'a déclaré l'homme politique français Jean-Luc Mélenchon, le 9 juin 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais : "Les jeunes quI arrivent, EH bIen iLS essayent" !
Et même : "Les jeunes quI arrivent essayent" !
Ces deux formules du registre familier signifient tout simplement "S'il te plaît".
Et elles sont particulièrement utilisées par les jeunes.
On dit par exemple : "File moi un bonbon, steup"
Ou : "S'te plaît p'pa laisse-moi y aller !".
Imaginez seulement un instant la perplexité de nos amis étrangers s'interrogeant sur la possible signification de la formule "Steup" !
Comme le fait l'humoriste français Donel Jack'sman dans l'une ses saynètes.
Et pas : "L'ARGUMENT DU film ÉTAIT SIMPLE" et "Trois heures du matin, cE N'est pas le meilleur HORAIRE pour regarder un film d'horreur" !
Pour cet insupportable ramassis d'anglicismes je lui décerne bien évidemment mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Je me suis personnellement surpris, dernièrement, à m'étonner, lors d'un trajet en autocar, de la façon dont un monsieur Marseillais, assis derrière moi, prononçait à moult reprises le mot "Samedi", en décomposant soigneusement chaque syllabe "à la marseillaise" : "sa-me-di" !
Je confesse avoir même commencé à m'en amuser narquoisement... avant de prendre aussitôt conscience de ce que l'on devait en effet bien dire, comme lui, "Samedi" et non "Samdi", comme nombre de personnes - dont je suis - on désormais fâcheusement tendance à le faire !
Mais : "CE que jE vais faire" et "CE que jE veux dire " !
Cela ne vous prendra guère davantage de temps... et sera tellement plus agréable à entendre !
Mais plutôt : "J'y comprends rien !" (registre familier).
Et, si possible, : "JE N'y comprends rien !" (langage courant).
Voire, idéalement, : "Je n'y entends rien !" (registre soutenu).
"J'y entrave que dalle !" relève en effet du registre argotique et "J'y comprends que pouic !" du registre populaire et du registre désuet.