Pourquoi dire : "On est en capacité de le faire" ?

La femme politique française, Les Républicains, Valérie Debord

Comme l'a déclaré, le 18 janvier 2021, la femme politique française, LR (Les Républicains), Valérie Debord, dans l'émission "Le grand soir", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas : "NOUS SOMMES CAPABLES DE le faire" voire - encore plus simplement - "NOUS POUVONS le faire" !

Je ne supporte plus cette formule désormais systématiquement utilisé par notre personnel politique adepte de la novlangue

Pourquoi dire : "C'est dans notre ADN" ?

Richard Patry, président de la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français)

Comme l'a déclaré, le 1er janvier 2020, Richard Patry, président de la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français), dans la matinale de la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Et pas par exemple : "Cela nous caractérise", "C'est notre particularité" ou "C'est l'un de nos points forts".

L'utilisation de plus en plus systématique ces dernières années de ces formules "Être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un" ou "Ne pas être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un" a en effet le don de m'exaspérer.

 

On ne dit pas : "Possiblement" pour "Peut-être" ou "Vraisemblablement" !

Je n'en peux plus d'entendre à longueur de journée, dans la bouche de nos dirigeants politiques et économiques comme dans celle des communiquants et autres journalistes, l'adverbe "Possiblement" ainsi utilisé en lieu et place des traditionnels adverbes "Peut-être" et "Vraisemblablement" :

  • Emmanuel Macron "possiblement" contaminé lors d’un sommet européen,
  • de nouveaux variants du virus "possiblement" bien plus contagieux,
  • mais une solution "possiblement" en vue grâce aux vaccins.

Ce mot à la mode n'est certes pas un anglicisme, car il est bien français. Et cela depuis si longtemps, d'ailleurs, que l’Académie française le jugeait déjà "vieux" en… 1762.

Mais il ne signifie jamais que : de façon possible.

Et avant cette mode récente, naturellement apparue sous l'influence omniprésente de l'anglais, son emploi était très peu courant. À peine disaient-on parfois, par exemple : "Ce film médiocre peine à nous faire esquisser le moindre sourire, en l'absence de toute situation ou du moindre dialogue possiblement drôle".

Massivement apparu dans les organes d'information au cours de l'année 2020, il constitue, à mon sens, un anglicisme détestable, en étant un calque de l'anglais "Possibly" signifiant "Peut-être".

Et relève de la novlangue, sa sonorité technocratique masquant l’incertitude qu’il exprime.

Les dirigeants politiques, comme les dirigeants économiques, pourraient bien évidemment dire "Peut-être" ou "Vraisemblablement" et s’exprimer au conditionnel.

Ils pourraient même, parfois, dire qu’il y a des choses qu’ils ignorent. Mais ne pas tout savoir leur semble être une faute impardonnable, à laquelle ils ne parviennent manifestement pas à se résigner.

Seul l'usage du terme "Possiblement" permet donc ce tour de force : reconnaître sa totale ignorance en feignant d'être totalement sûr de soi !

Source : timetosignoff.fr

On ne dit pas : "Pour le coup, là y a un vrai sujet" !

L'universitaire français Benjamin Morel

Comme l'a lamentablement déclaré, le 15 décembre 2020, l'universitaire français Benjamin Morel, sur la chaîne de télévision frnçaise d'information en continu CNews.

Mais : "IL y a, EN L'ESPÈCE, un vrai PROBLÈME" !

Ou : "IL y a, EN LA CIRCONSTANCE, un vrai PROBLÈME" !

Pour cette phrase inepte, je décerne sans hésitation à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Je ne supporte plus en effet cette utilisation erronée de la locution "Pour le coup" ainsi que cette utilisation du mot "Sujet" en lieu et place du mot "Problème" !

On ne dit pas : "Y a quand même un sujet quand y a des enfants qui sont agressés aux écoles" !

L'homme politique français Vincent Segouin

Comme l'a déclaré, le 1er décembre 2020, l'homme politique français Vincent Segouin, sénateur LR (Les Républicains) et agent général d'assurances de profession, dans l'émission "Bonjour chez vous !", sur la chaîne de télévision publique française Public Sénat.

Mais : "IL y a quand même un PROBLÈME quand IL y a des enfants qui sont agressés DANS LES écoles" !

Pour son utilisation du mot "Sujet" en lieu et place du mot "Problème" qui a le don de m'exaspérer, ainsi que pour la médiocrité de son niveau de langue et la nullité crasse de l'ensemble de ses propos, creux comme un bambou, mais surtout pour le charabia sans nom que constitue cette phrase épouvantable, je décerne à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "C'est un sujet", "Il y a là un vrai sujet" ou "Nous avons un sujet" !

Comme je ne cesse de l'entendre depuis quelques années de la part de nos dirigeants ou journalistes.

Mais :

  • "C'est un sujet D'INQUIÉTUDE", "C'est un sujet DE PRÉOCCUPATION" ou "C'est un PROBLÈME" !
  • "Il y a là un vrai sujet D'INQUIÉTUDE", "Il y a là un vrai sujet DE PRÉOCCUPATION" ou "Il y a là un PROBLÈME" !
  • ou "Nous avons un sujet D'INQUIÉTUDE", "Nous avons un sujet DE PRÉOCCUPATION" ou "Nous avons un PROBLÈME" !

Je ne supporte plus cette utilisation inepte de plus en plus répandue du mot "Sujet", qui me rend proprement hystérique !

On ne dit pas :""Je pense que nous avons un SUJET SUR les conditions de poursuite de l'activité des services postaux (...) c'est un sujet très problématique dans bien des territoires" !

Comme l'a déclaré, le 1er avril 2020, le Premier ministre français Édouard Philippe, sur la chaîne de télévision publique française LCP-AN.

Mais : "Je pense que nous avons un PROBLÈME AVEC les conditions de poursuite de l'activité des services postaux (...) c'est un sujet très problématique dans bien des territoires" !

Il n'est cependant pas le seul à nous écorcher les oreilles avec cette tournure inepte, puisque l'on entend régulièrement des variantes telles que : "C'est un sujet" ou "Il y a là un vrai sujet".

On ne dit pas : "I' doit être dans la capacité de" !

L'ancien athlète français devenu consultant sportif Bouabdellah Tahri dit Bob Tahri

Comme l'a déclaré, le 18 septembre 2020, l'ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "IL doit être CAPABLE de" !

Et même, simplement : "IL doit POUVOIR" !

Parce qu'il accumule dans cette émission les fautes de grammaire, les anglicismes et ce genre de phrases insupportables, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"C'est énorme !" ou "Être énorme".

J'ai souvent été agacé, ces dernières années, par l'usage intensif de cette locution verbale du langage courant devenue très à la mode.

Il s'agit pourtant d'une formule tout à fait correcte, puisque l'adjectif énorme ne signifie pas simplement "Très gros", comme on le croit souvent, mais :

  • anormal, démesuré ; qui dépasse la mesure commune, ce que l'on a l'habitude d'observer et de juger. Et donc : remarquable, incroyable.

On dit par exemple : "Un énorme exploit".

Et l'on peut donc parfaitement parler d'un "match énorme", comme le font si souvent les commentateurs sportifs. Ou dire d'un joueur qu'"il a été énorme ce soir".

  • immense, gigantesque ; dont les dimensions sont considérables.

On dit par exemple : "Un énorme avion" ou "Une somme énorme".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Ou pas ?".

J'abomine cette formule à la mode depuis quelques années, que de nombreuses personnes utilisent désormais très régulièrement pour ponctuer certaines de leurs phrases.

Surtout, j'abhorre l'usage horripilant qu'en font les humoristes français, qui truffent littéralement leur sketchs de "D'accord ou pas ?", J'ai raison ou pas ou de "Vrai ou pas ?"...

Pourquoi dire : "On s'entend trop bien : on est comme un pur team de stand-up" !

Et pas : "Nous nous entendons à merveille : nous formons un véritable duo comique" !

Je n'en peux plus de ces formules stupides et de ces anglicismes.

Pourquoi dire : "Être en mode vacances" ou "Passer en mode sieste" ?

Et pas, tout simplement : "Être en vacances" !

Une jeune femme en tenue estivale, sur des rochers, en bord de mer, "en mode vacances"

Et "ALLER FAIRE LA sieste" !

Un homme faisant la sieste sur une chaise longue dans son jardin

Cette formule, aussi "à la mode" soit-elle - puisque tout le monde est en effet désormais "en mode quelque chose" à longueur de temps ! - n'en est pas moins, à mon sens, parfaitement exaspérante et ridicule.

Excepté dans le domaine musical, où l'on peut en effet "Être en mode majeur" ou "Être en mode mineur", l'expression "Être en mode… " ou "Passer en mode…" n'a en effet jamais existé dans notre langue.

Et n'est bien sûr - comme souvent - qu'un stupide calque de l'anglais "To be in… mode" ou "To get into… mode".