Pourquoi dire : "La sérendipité" ?

Et pas : "La fortuité" !

Le mot "Sérendipité", de plus en plus utilisé ces dernières années, est en effet un simple décalque de l'anglais "Serendipity" signifiant "Don de faire par hasard des découvertes fructueuses".

Ce mot a été créé en 1754 par Horace Walpole, qui l'avait tiré d’un conte oriental, "Les Trois Princes de Serendip" ; "Serendip" (ou "Serendib") étant une ancienne transcription anglaise du mot arabe désignant le "Sri Lanka" ("Ceylan" jusqu'en 1972) !

Concrètement, la fortuité est la conjonction :

  • du hasard heureux qui permet au chercheur de faire une découverte inattendue d'importance ou d'un intérêt supérieur à l'objet de sa recherche initiale,
  • et de l'aptitude de ce même chercheur à saisir et à exploiter cette "chance".

On emploie fréquemment ce terme dans le monde scientifique pour désigner une forme de disponibilité intellectuelle, permettant de tirer de riches enseignements d’une trouvaille inopinée ou d’une erreur.

Ainsi d’un brillant mais négligent chercheur anglais, Alexander Fleming, qui avait la réputation d’oublier régulièrement ses boîtes à culture, et qui, rentrant de vacances, eut la surprise de découvrir dans l’une d’elles qu’une forme de moisissure avait empêché le développement des bactéries : la pénicilline.

Ou de ce berger inconnu qui, ayant oublié un fromage dans une grotte, découvrit... le Roquefort.

Sources : www.academie-francaise.fr et wikipedia.org

On ne dit pas : "Être sur Paris" ni "Travailler sur Paris" ou quelque autre lieu que ce soit. !

Vue aérienne de Paris

Mais : "Être À paris" et "Travailler À Paris" !

Il s'agit là d'une tournure fautive, malheureusement de plus en plus utilisée.

La préposition "Sur" signifiant en effet "Au-dessus", seuls les nuages, les satellites, les insectes volants, les chauve-souris ou les oiseaux peuvent être "sur Paris".

Ou les avions de ligne et avions militaires circulant à plus de 2 000 mètres, puisque le survol de notre capitale est interdit depuis 1948 à tous les aéronefs, en dehors de ces deux exceptions.

 

 

Ne dites plus : "C'est juste énorme !".

Mais : "C'est tout simplement incroyable" !

Je ne supporte plus d'entendre cette formule stupide et anglo-saxonne ("It is just X") utilisée à tout bout de champ.

 

 

On ne dit pas : "Poser problème" ni "Poser question" !

Mais : "Poser UN problème" et "AMENER À S'INTERROGER" !

Sur le même thème, je vous recommande également la lecture de mon article "On ne dit pas : "Faire problème" ni "Faire sens" !".

"Carrément !".

"Carrément" est un adverbe du langage courant signifiant, selon le contexte, :

  • D'aplomb, solidement, hardiment ("Se poser carrément sur ses jambes"),
  • Avec aplomb, franchise ; catégoriquement ("Nier carrément"),
  • Complètement (registre familier) ("Il est carrément stupide ce mec !").

Son utilisation comme synonyme familier de "Complètement" est aujourd'hui devenu un véritable tic de langage chez de nombreux djeun's, qui l'utilisent à longueur de journée.

Cela m'insupporte... carrément, car pas un jour ne passe désormais sans que je surprenne dans les transports en commun des échanges entre adolescents ou jeunes adultes du type :

- "Tu as vu le nouveau clip de Schmurtz ? Je le trouve trop beau !".

- "Carrément !".

Source : www.larousse.fr

On ne dit pas : "Faire problème" ni "Faire sens" !

Mais :

  • "CONSTITUER UN problème", "CRÉER UN problème" ou "POSER UN problème",
  • et "AVOIR DU sens" ou "PRENDRE DU sens" !

Sur le même thème, je vous recommande également la lecture de mon article "On ne dit pas : "Poser problème" ni "Poser question" !".

Pourquoi dire : "Être en capacité de" ?

Alors qu'il existe le verbe "Pouvoir" ou la locution verbale "Être capable de ", à mon sens largement suffisants.

Je ne supporte plus cette formule, désormais systématiquement utilisée par les journalistes et dirigeants, qui relève de la novlangue :

  • Agnès Pannier-Runacher, le 30 juillet 2019,

Et des centaines d'autres bien sûr.

Ne dites pas : "Pour le coup, là, y a pas d'sujet" !

Comme l'a déclaré l'animateur de télévision Bruce Toussaint, le 13 septembre 2019, dans la chronique radiophonique française de Sonia Devillers "L'instant M", sur la chaine radiophonique publique française  France inter.

Mais, à tout le moins, : "Pour le coup, là, IL N'y a pas dE sujet" !

Et plutôt, par exemple, : "En l'espèce, c'est comme cela et pas autrement" ou "En la circonstance, je ne souhaite pas en parler" !

On ne dit pas : "Il peut, possiblement" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme a pu le faire, le 7 juin 2019, le journaliste sportif français Grégory Schneider, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française l'Équipe.

Mais : "Il peut, peut-être" !

Ce "Possiblement" n'est en effet qu'un lamentable calque de l'anglais "Possibly", qui signifie "Peut-être".

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"On ne va pas se mentir", "On va pas se mentir" ou "On n'va pas s'mentir".

Logo de l'émission "On ne va pas se mentir" de la chaîne de télévision française d'information en continu iTélé (août 2012 - août 2016)

Cette expression du registre familier signifie : on ne va pas se voiler la face, inutile de détourner le regard, en faisant comme si l'on n'avait rien vu.

On disait il y a quelques années : parlons vrai, parlons franchement.

Qu'elle soit correctement prononcée ou non, j'avoue que cette formule a le don de m'exaspérer tant elle est devenue à la mode.

Au point de presque pouvoir être considérée comme un véritable tic de langage chez nombre de nos hommes politiques, journalistes, chroniqueurs et autres intervenants de chaînes de télévision d'informtion en continu.

La journaliste française Audrey Pulvar en a même fait le titre d'une émission télévisée de débat contradictoire, diffusée d'août 2012 à août 2016, sur la chaîne de télévision française d'information en continu iTélé !

Audrey Pulvar et Laurence Haïm dans l'émission "On ne va pas se mentir" de la chaîne de télévision française d'information en continu iTélé (août 2012 - août 2016)
Audrey Pulvar et Laurence Haïm dans l'émission "On ne va pas se mentir"

On ne dit pas : "Mais pas que" !

Mais : "Mais pas seulement" ou "Et bien davantage" !

Je n'en peux plus de cette formule absurde du registre populaire que j'entends à longueur de journée depuis quelque temps.

Je vous recommande donc de dire :

  • "L'utilisation de cette formule stupide est l'apanage des sots, mais pas seulement", plutôt que "L'utilisation de cette formule stupide est l'apanage des sots, mais pas que",
  • "Diego Maradona avait du génie, mais pas seulement", plutôt que "Diego Maradona avait du génie, mais pas que",
  • ou "Elle est magnifique, et bien davantage", plutôt que "Elle est magnifique, mais pas que".