Pourquoi dire : "I' faut coacher là !" ?

Le journaliste sportif français Benoît Cosset

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 8 mars 2023, le journaliste français Benoît Cosset, dans l'émission "La grande soirée", qu'il présentait, sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas, en français : "IL faut GÉRER là !" !

 

On ne dit pas : "C'est facile pour le PSG à gérer ça !

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 8 mars 2023, le journaliste sportif français Didier Roustan, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "C'est facile pour le PSG DE gérer ça" !

 

On ne dit pas : "Qui est même le plus grand z'artificier que l'football ait connu"

L'ancien joueur international de football franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak
Ainsi qu'à pu le déclarer, début mars 2023, l'ancien joueur de football international polonais Ludovic Obraniak, dans l'émission "L'Équipe de Greg", sur la chaîne de télévision française L'équipe.
Mais : "Qui est quand même le plus grand artificier que lE football est connu" !

On ne dit pas : "Ceux qui payent ce coût-là, c'est des hommes, des femmes et des enfants" !

La journaliste française Daphné Roulier
Ainsi qu'a pu le déclarer, le 8 mars 2023, la journaliste française Daphné Roulier, dans l'émission "C à vous", sur la chaîne de télévision publique française France 5.
Mais, bien évidemment : "Ceux qui payent ce coût-là cE SONT des hommes, des femmes et des enfants" !

On ne dit pas : "Un agriculteur, une éleveuse, une activiste, un philosophe" !

Le journaliste français Corentin-Chrétien Droz
Ainsi qu'a pu le déclarer, le 19 mars 2023, le journaliste français Corentin-Chrétien Croz, dans l'émission "27", sur la chaîne de télévision publique franco-allemande ARTE.
Mais, en français : "Un agriculteur, une éleveuse, une MILITANTE, un philosophe" !
"Activist" est en effet un mot anglais.

On ne dit pas : "Il a pas battu son record d'Europe" !

Le journaliste sportif français Romain Harent

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 5 mars 2023, le journaliste sportif français Romain Harent, dans l'émission vespérale "L'Équipe du Soir', sur la chaîne de télévision française L'équipe.

Mais : "Il N'a pas battu son record d'Europe" !

On ne dit pas : "D'autres font un billard à trois bandes" !

Le journaliste français Renaud Pila

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 19 mars 2023, le journaliste français Renaud Pila, dans l'émission "20H Darius Rochebin", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais, en français : "D'autres TENTENT un COUP DE billard à trois bandes" !

"Dédié à" et "Dédié".

L’usage abusif du participe passé "Dédié à" ou - pire - de l’adjectif "dédié" (qui n'existe pas !), s’est progressivement répandu ces 10 ou 15 dernières années, avec une très forte accélération dans les années 2020, au point qu’aujourd’hui il est difficile de regarder un journal télévisé ou un documentaire sans l’entendre. On le retrouve également fréquemment à la radio et dans la presse écrite, ou sur les sites internet.

  • Si la formule "Dédié à" n’est pas en elle-même incorrecte et ne doit en aucun cas être proscrite, il n’en demeure pas moins que son sens étant très restrictif, elle doit être utilisée avec la plus extrême parcimonie.

En effet, ses usages ne peuvent être que très limités lorsque l'on sait que le verbe "dédier" ne signifie que : offrir symboliquement quelque chose, même un sentiment, à une divinité, à une personne considérée comme une divinité, ou à un être digne de respect, de gratitude. Et, par extension : remercier ou rendre hommage à quelqu’un, au travers d’une oeuvre généralement littéraire, cinématographique ou architecturale.

Ainsi dit-on d’un livre, d’un film ou d’un bâtiment qu’il est "dédié à quelqu’un", sans pour autant - et c’est essentiel - qu’il lui soit consacré ou destiné.

"Dédié à", "Consacré à" et "Destiné à" ont en effet des sens très différents et n’ont jamais été synonymes.

Ainsi, un historien qui aurait écrit une biographie de Napoléon pourrait déclarer : "J’ai consacré un livre à Napoléon et l’ai dédié à ma femme", et non pas "J’ai dédié un livre à Napoléon et l’ai consacré à ma femme" !

Le site internet de Canopé, "le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques" dépendant de l’Éducation Nationale, annonce pourtant dans sa présentation de la Bibliothèque rose illustrée et de la comtesse de Ségur : "Entre 1857 et 1869, la Comtesse de Ségur va publier une vingtaine d’oeuvres dédiées aux enfants" (pour "destinés aux").

De la même façon, "Dédié à" tend malheureusement de plus en plus à se substituer à "Attribué à", "Réservé à", "Affecté à", "Alloué à", "Dévolu à", "Voué à", etc.

On pouvait par exemple lire, dans un communiqué de presse du ministère de l’Éducation nationale, en avril 2013 : "Enfin, le 3e plan autisme, présenté par Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion, prévoit la création de 30 unités d’enseignement dédiées à l’autisme à la rentrée 2014"  (pour "dévolues à").

Et la société française de télécommunications Orange présentait aux internautes les services de pointe qu’elle réservait aux collectivités en ces termes : "Orange pro, le portail d’informations et de services dédié aux professionnels et aux entreprises" (pour "réservé aux").

  • Quant à l’utilisation de "Dédié" comme adjectif, elle est tout simplement fautive.

Et cela pour la bonne et simple raison que ce mot n'a  jamais existé en français.

Il s'agit tout simplement - comme souvent, malheureusement - d'un calque de l'anglais "deticated".

Cette floraison de formules fautives du type "Site internet dédié", "Application dédiée", "Espace dédié", "Impôt dédié", "Personnel dédié", "Produit dédié", etc., à laquelle on assiste ces dernières années, ne fait malheureusement que concourir à l'appauvrissement de notre si jolie et si riche langue française, qui dispose de nombreux adjectifs ou loction, tels que "Approprié", "Attitré ", "Personnel", "Particulier", "Spécifique", "Spécial", "Spécialisé", "Ad hoc", "Prévu à cet effet", etc.

Source : https://la-grammaire-de-forator.over-blog.fr

Pourquoi donc dire à tout bout de champ "On va dire" : "On va dire que c’est faisable", "On va dire qu'elle est habillée de façon originale", voire "On va dire comme ça" ?

  • Et pas, par exemple : "Disons que", "Je pense que" ou "Je dirais que" !

On peut ainsi déclarer : "Je dirais que c’est faisable" ou "Je pense qu’elle est habillée de façon originale".

La locution verbale "On va dire" vise en principe à introduire l’opinion du locuteur. Il s’implique personnellement moins, cherchant à éviter toute confrontation, à rester "politiquement correct".

En utilisant ce tic de langage, certaines personnes semblent avouer qu’elles ne trouvent pas le mot juste et qu’elles en utilisent un à défaut d’un autre plus exact : "C’était comment, ce film ?" "On va dire… distrayant".

  • Quant à la formule "On va dire ça comme ça", elle signifie que la personne n’est pas complètement d’accord avec son interlocuteur mais préfère ne pas s’étendre : "Mon frère est un excellent cuisinier, n'est-ce pas ?" "On va dire ça comme ça".

Fort heureusement, l'usage de cette formule, apparue à la fin des années 2000 et très en vogue dans les années 2010, a fortement régressé depuis quelques années.

Source : voilangue.com

"Save".

Logotype de l'enseigne française "Save" spécialisée dans la réparation de téléphones portables

Tel est le nom anglais de l'enseigne française de boutiques de réparation de téléphones portables fondée en 2015 par le français Damien Maurin, à partir de la boutique Save my smartphonecréée à paris (75) en 2013.

Cette enseigne a été rachetée en 2017 par Remade group.

Puis, en 2019, par Point Service Mobiles, devenant l'unique nom du "premier réseau français agréé par les constructeurs dédié à la réparation immédiate de smartphones et objets connectés", regroupant 186 magasins, dont une centaine en franchise.

La devanture d'un magasin Save

Point Service Mobiles avait été créée en avril 2010 par Martine Bocquillon et son premier magasin avait ouvert le 4 décembre 2006, à Paris (75), place de la Nation.

Sources : www.lsa-conso.fr et www.toute-la-franchise.com