Ainsi qu'à pu lamentablement le déclarer, à deux reprises, le 5 mars 2023, l'ancien entraîneur français Raymond Domenech, dans l'émission vespérale "L'Équipe du Soir", sur la chaîne de télévision française L'équipe.
Dérives
J’ai réuni dans ce chapitre l’ensemble de mes articles relevant de ce qui me hérisse le poil concernant la langue française et le triste usage qui en est fait au quotidien ; que ce soit dans la rue et dans les organes d’information.
Au premier rang de toutes ces dérives que je fustige, figurent bien évidemment les anglicismes, barbarismes, solécismes, pléonasmes et autres fautes d’orthographe.
De ce fait, la lecture des articles de ce chapitre est naturellement tout à fait contre-indiquée pour les apprenants étrangers de notre jolie langue !
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 9 432
On ne dit pas : "La chronique linguiste de Laélia Verron" !
Mais, en français : "La chronique LINGUISTIQUE de Laélia Véron" !
Une faute pour le moins gênante s'agissant d'une chronique radiophonique hebdomadaire consacrée à la langue française, et diffusée chaque mercredi dans le cadre de l'émission française "Par Jupiter !" (de septembre 2021 à 2022) puis "C'est encore nous !", présentée par les humoristes belges Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, sur la station publique française de Radio France.
"Être trop" ou "C'est trop".
Cette locution verbale se retrouve dans deux niveaux de langue différents :
- dans le langage courant tout d'abord :
-
- comme formule de politesse, pour exprimer sa reconnaissance, ses remerciements.
On dit par exemple : "C'est trop... c'est trop pour moi, voyons : il ne fallait pas !".
-
- ou pour dire son indignation et affirmer que sa patience vient à bout.
On dit par exemple : "C'est trop ! Non, non : je n'en supporterai pas davantage !".
Ou : "C'en était trop, monsieur le commissaire : c'est pour ça que j'ai découpée ma femme en rondelles. Je lui avais dis cent fois que je détestais les brocolis".
- et dans le registre familier, chez les jeunes, sur le modèle de l'anglais "Too much" : être remarquable dans son genre, susciter l'admiration, l'enthousiasme ; être épatant, formidable, sensationnel, terrible.
On dit par exemple : "J'adore ce mec, il est trop !".
Source : www.cnrtl.fr
Pourquoi dire : "Good cop/bad cop" ?
Et pas simplement, en français : "Bon flic/mauvais flic" ou "Gentil flic/méchant flic" !
Cette technique est une tactique psychologique couramment utilisée dans la négociation et les interrogatoires.
Elle implique une équipe de deux négociateurs ou interrogateurs, ayant apparemment une attitude opposée à l'égard de l'interrogé. Selon les moments, le duo peut interroger la personne tour à tour ou simultanément.
Technique
Le "mauvais (ou méchant) flic" prend une attitude agressive et négative à l'égard de l'interrogé, lançant des accusations flagrantes, des commentaires désobligeants, des menaces, etc.
Le sentiment d'antipathie qu'il suscite prépare le terrain pour le "bon (ou gentil) flic", qui agit pour sa part avec bienveillance, semblant apporter un soutien et de la compréhension, voire de la compassion, et faisant ainsi naître un sentiment de sympathie à son égard.
La personne interrogée sent qu'elle peut coopérer avec le "bon (ou gentil) flic", soit parce qu'elle a confiance en lui, soit parce qu'elle a peur du "mauvais (ou méchant) flic". Auquel cas, elle peut rechercher la protection du "bon (ou gentil) flic" et fournir les informations que les enquêteurs recherchent.
Cette technique a cependant ses inconvénients puisqu'elle peut être facilement identifiée et que le "mauvais (ou méchant) flic" peut s'aliéner l'interrogé.
Une technique qui fonctionne
Une étude allemande, réalisée par Francesca D’Errico de l’université d’Uninettuno (Italie) et Cornelia Wrzus de l’université de Mayence (Allemagne), publiée dans Frontiers in Psychology, et repérée par le New York Magazine, en 2017, démontre qu’une personne soumise à des changements émotionnels répétés - c’est-à-dire passer d’un état positif (l'effet "good cop") à un état négatif (l'effet "bad cop") et inversement - est plus encline et plus prompte à se conformer à ce qu’on lui demande.
Une technique très présente dans le cinéma hollywoodien
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir (ou revoir : on ne saurait s'en lasser) cette extraordinaire scène de l'excellent film états-unien "L.A. confidential", réalisé en 1997 par Curtis Hanson.
Avec Russell Crowe dans le rôle du "mauvais (ou méchant) flic" (le "bad cop"), Guy Pearce, dans celui du "bon (ou gentil) flic" (le "good cop") et Ron Rifkin, dans celui du procureur général, se vantant d'avoir pratiquement inventé lui-même la technique du "Good cop/bad cop".
Source : wikipedia.org et www.slate.fr et vvvv
Pourquoi dire : "Allez, quoi : next !", "Fake ou pas fake ? Mais n'empêche que c'est ça" et "Breaking news !" ?
Ainsi qu’a lamentablement pu le déclarer, le 26 février 2023, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.
Et pas simplement, en français :
- "Allez, quoi : ON PASSE À AUTRE CHOSE !",
- "VRAI ou PAS ? Mais IL n'empêche que c'est ça",
- et : "DERNIÈRE NOUVELLE !".
Il me fait pitié le pauvre.
On ne dit pas : "Ne pas X et Y" !
Mais : "Ne pas X NI Y" !
Ainsi, on ne dit pas : "Pour être à jeun il ne faut pas manger ET boire autre chose que de l'eau".
Mais : "Pour être à jeun il ne faut pas manger NI boire autre chose que de l'eau".
Pourquoi dire : "Un jean skinny" ?
Et pas simplement, en français : "Un jean EFFET SECONDE PEAU" !
À distinguer, bien évidemment du "jean moulant" ou "jean slim" !
On ne dit pas : "La porte des collèges et des lycées sont fermées aux filles" !
Ainsi qu’a pu le déclarer, le 28 février 2023, la journaliste Mélanie ?, dans l’émission "Les matins LCI", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais, bien évidemment : "La porte des collèges et des lycées EST ferméE aux filles" !
Pourquoi dire : "Depuis qu'je suis humoriste, je vis my best life" ?
Ainsi que peut le déclarer l'humoriste franco-marocain Amine Radi, dans sa saynète "Business class"...
Et pas, en français : "Depuis quE je suis humoriste, je vis LES MEILLEURS MOMENTS DE MA VIE" !
Et : "CLASSE AFFAIRES" !
Pour faire croire qu'à défaut de maîtriser le français, on connaît quelques mots d'anglais ?
On ne dit pas : "Ne faites pas recours au nucléaire" !
Ainsi qu’a pu le déclarer, le 27 février 2023, la politologue franco-états-unienne Nicole Bacharan, dans l’émission "C dans l’air", sur la chaîne de télévision publique française France 5.
Mais bien évidemment : "N'AYEZ pas recours au nucléaire" !
On ne dit pas : "Est-ce que vous pouvez m'dire c'est quoi la novlangue, dans 1984, à peu près ?" ni "Par exemple pour vous c'est quoi les mots d'la novlangue ?" !
Ainsi qu'a pu le déclarer, le 1er mars 2023, la linguiste française Laélia Véron, dans sa chronique linguistique hebdomadaire, consacrée à la langue française, et diffusée chaque mercredi dans le cadre de l'émission française "C'est encore nous !", présentée par les humoristes belges Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, sur la station publique française de Radio France.
Mais : "Est-ce que vous pouvez mE dire cE QU'EST la novlangue, dans 1984 (*), à peu près ?" et "Par exemple pour vous QUELS SONT les mots dE la novlangue ?" !
Accessoirement, préparer davantage ses interventions afin de ne pas avoir à lire scolairement son texte - à la vitesse d'un cheval au galop qui plus est - ne saurait nuire à sa chronique.

(*) : "1984" ("Nineteen Eighty-Four" en anglais) est le plus célèbre roman de l'écrivain britannique George Orwell, publié en 1949.
Il décrit une Grande-Bretagne trente ans après une guerre nucléaire entre l'Est et l'Ouest censée avoir eu lieu dans les années 1950 et où s'est instauré un régime de type totalitaire fortement inspiré à la fois de certains éléments du stalinisme et du nazisme. La liberté d'expression n’existe plus. Toutes les pensées sont minutieusement surveillées et d’immenses affiches sont placardées dans les rues, indiquant à tous que "Big Brother vous regarde" ("Big Brother is watching you").
1984 est communément considéré comme une référence du roman d'anticipation, de la dystopie, voire de la science-fiction en général. La principale figure du roman, "Big Brother", est devenue une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, de la société de la surveillance, ainsi que de la réduction des libertés.
Source : wikipedia.org
Pourquoi dire : "Y en a qui choisissent des produits access/entrée de gamme" ?
Ainsi qu’a pu le déclarer, le 28 février 2023, le chroniqueur économique Pascal Perri, dans l’émission "Les matins LCI", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Et pas simplement, en français : "IL y en a qui choisissent des produits D'entrée de gamme" ?





