Pourquoi dire : "La trash TV" ?

Et pas, simplement : "La télé-poubelle" !

Sans doute par crainte d'être compris de tous.

Ce terme péjoratif désigne en effet, dans le registre familier : un programme télévisé vulgaire, racoleur et dégradant destinée à l'abrutissement intellectuel des téléspectateurs.

Source : wiktionary.org

"Faire la misère à quelqu'un", "Mettre la misère à quelqu'un" ou "Se mettre la misère".

Ces étranges locutions verbales couramment utilisées par les jeunes générations appartiennent toutes trois au registre argotique.

Et elles signifient respectivement :

  • "Faire la misère à quelqu'un" : mal se comporter à son égard, lui faire du tort, l'importuner, l'humilier, le faire souffrir, lui nuire.

On dit par exemple : "I' vont lui faire la misère dès qu'i' vont le r'trouver".

  • "Mettre la misère à quelqu'un" :
    • le battre à plate couture.

On dit par exemple : "Le PSG va mettre la misère à l'Ohème, tu vas voir !".

    • démonter (registre argotique), rudoyer lors d’un rapport sexuel.

On dit par exemple : "I' va lui mettre la misère j'te dis : elle pourra même p'us s'asseoir".

  • et "Se mettre la misère" : se saouler, s'ennivrer.

On dit par exemple : "J'me suis mis la misère sam'di soir".

Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org

On ne dit pas : "L'audience ne pourrait durer que quelques minutes" !

L'émission "Midi News" sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews (© CNews)

Ainsi que l'a malheureusement improprement déclaré, le 17 mars 2021, une journaliste "police-justice", en direct du Tribunal correctionnel de Paris (75), dans l'émission "Midi News", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "L'audience pourrait NE durer que quelques minutes" !

J'aime les mots vient de pulvériser ses records de fréquentation ce 17 mars 2021 !

Champagne !
Avec 2 329 visiteurs différents contre 2 130 le 10 mars et 1 992 le 22 février.
Dont 2 192 amenés par les moteurs de recherche, contre 2 029 le 8 mars.
Avec 8 journées à plus de 2 000 visiteurs au cours des 10 derniers jours - dont plus de 1 900 nouveaux chaque jour - je devrais donc vraisemblement pouvoir dépasser ce mois-ci la barre des 60 000 visiteurs différents en un mois (contre 48 217 en février) !
Un joli cadeau pour ma première année d'isolement et de confinement presqu'absolu, puisque je ne suis guère sorti de chez moi plus de 20 fois depuis un an...

"Consulter", "Se faire aider" ou "Voir quelqu'un".

Voilà bien trois formules pour le moins curieuses, qui ne doivent pas manquer de surprendre nos enfants ou nos amis étrangers !

Appartenant au langage courant, elles signifient tout simplement : consulter un psychothérapeute, psychologue ou psychiatre.

On dit par exemple : "Tu devrais consulter : cela te ferait du bien".

Ou : "Depuis la mort de sa mère, mon mari voit quelqu'un".

Personnellement, j'ai toujours été exaspéré par cette façon de ne pas dire les choses telles qu'elles sont, de "Chercher midi à quatorze heures".

Et je prends donc un malin plaisir à dire que "je consulte un psychiatre" !

Pourquoi dire : "Un responsable politique en responsabilité" ?

La journaliste française Sonia Mabrouk, présentatrice de l'émission quotidienne "Midi News", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews © CNews)

Comme a pu le déclarer la journaliste française Sonia Mabrouk, le 17 mars 2021, dans son émission Midi News, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Et pas simplement : "Un responsable politique en FONCTION" ou "Un responsable politique en POSTE" !

Parce qu'elle a accumulé ce jour là, en a peine vingt minutes, pas moins de sept tournures de phrases, sinon fautives, du moins - pour moi - indigne d'une professionnelle du verbe expérimentée comme elle peut l'être, je lui décerne donc mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Un homme-tronc" et "Une femme-tronc".

Ces deux substantifs du langage courant en forme d'idiotisme botanique désignent :

L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), dans le film culte de Tod Browning "Freaks / La monstrueuse parade" (1932)
L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), dans le film culte de Tod Browning "Freaks / La monstrueuse parade" (1932)
  • au sens propre : un homme ou une femme ne possèdant ni membres inférieurs ni membres supérieurs.

Christophe Delay et Pascale de la Tour du Pin, homme-tronc et femme-tronc de "Première édition", sur BFM TV

  • et au sens figuré : un présentateur ou un présentatrice de journal télévisé, dont seule la partie supérieure du corps est en général apparente.

Curieusement, me semble-t-il, ces deux mots ne me semblent pratiquement plus utilisés au XXIe siècle, alors même qu'avec la multiplication des chaînes et l'apparition successive de quatre chaînes d'information, le nombre de présentateurs et présentatrices de journaux télévisés a connu un incroyable développement.

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un bide", "Avoir du bide" ou "Prendre du bide" et "Être un bide", "Faire un bide" ou "Prendre un bide".

Le substantif masculin "Bide" appartient au registre argotique.

Et il possède deux significations très différentes :

  • le ventre.

On dit par exemple : "Mon ancien copain avait du bide, mais j'ai horreur de ça".

Ou : "Si mon nouveau mec prend du bide, je le plaque".

Avoir du bide ou avoir du ventre

  • ou : un échec complet, un fiasco ; notamment dans le domaine du spectacle.

On dit par exemple : "Son nouveau disque est un bide"

Ou : "Faire un bide dans sa ville natale a dû être assez humiliant".

Et : "Ce réalisateur a pris un bide avec son nouveau film".

Source : wiktionary.org

"À la belle étoile" ou "Dormir à la belle étoile".

Dormir à la belle étoile

"À la belle étoile" est une jolie locution adverbiale du registre familier signifiant : en plein air, nuitamment, sous un ciel rempli d'étoiles.

On l'oublie souvent, mais cette formule était à l'origine utilisée de façon ironique : lorsqu'un voyageur n'avait pas les moyens de se payer une chambre pour dormir, on disait qu'il dormait à la "La Belle Etoile", comme s'il s'agissait là d'un nom d'auberge.

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr