"Prendre du mitard".

Cette locution verbale relève du registre argotique.

Et elle signifie, pour un détenu dans un établissement pénitentiaire : être mis au cachot, en cellule disciplinaire.

Le mitard

Un détenu dans la cour du mitard
Un détenu dans la cour du mitard

Une personne détenue peut être placée dans ce type de cellule à titre de sanction lorsqu'elle commet une faute disciplinaire. Les cellules disciplinaires sont regroupées au sein d'un QD (quartier Disciplinaire) et ne doivent pas être confondues avec les cellules d'isolement destinées à accueillir les personnes détenues dans le cadre d'une mesure de protection.

L'isolement carcéral est une mesure de sécurité de confinement solitaire. Elle est décidée par l'autorité administrative compétente (chef d'établissement pénitentiaire, directeur interrégional ou ministre de la justice) sur la demande de la personne détenue (pour sa sécurité) ou dans l'intérêt du bon ordre des établissements pénitentiaires. L'isolement n'est pas une mesure disciplinaire. Les personnes détenues isolées bénéficient du même régime de détention que les autres à l'exception du contact avec le reste de la population carcérale .

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Si y en a un qui marque trois buts, c'est lui qui prendra le lead" ?

L'ancien joueur de football international français, devenu entraîneur et sélectionneur, Raymond Domenech

Comme a pu le déclarer, le 9 octobre 2021, l'ancien joueur de football international français devenu entraîneur et sélectionneur Raymond Domenech, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "S'iL y en a un qui marque trois buts, c'est lui qui prendra LA TÊTE" ?

"Prendre pour argent comptant".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré : croire naïvement ce qui est dit sans se poser de questions ; accepter, prendre pour acquis des dires ou des informations sans esprit critique ; croire sur parole, être crédule.

On dit par exemple : "Ma mère a pris pour argent comptant mon histoire de vol de vélo : elle m'a donné de quoi en acheter un autre".

Cette expression est une évolution d'une autre expression datant du XVIe siècle, qui était "Prendre pour argent conté" ; l'adjectif "conté" étant ici à prendre dans le sens de "compté".

L’argent "comptant" était ainsi l’argent versé et compté sur le champ, donc vérifié. Et donc, par métaphore : une chose pouvant être crue sur parole, sans se poser de questions.

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org, www.expressions-francaises.fr et www.expressio.fr

Évitons de dire : "Avoir le meilleur sur" ou "Prendre le meilleur sur" !

Comme ne cessent malheureusement de le faire les commentateurs sportifs ou politiques français, car ces deux  expressions sont de simples calques de l’anglais "To get the better of someone".

Mais disons plutôt, selon le contexte :

  • "Avoir l'avantage sur" (quelqu'un),
  • "Avoir raison de (quelque chose ou quelqu’un)",
  • "Battre" (quelqu'un),
  • "Dominer" (quelque chose ou quelqu’un)",
  • "Gagner la confrontation avec (quelqu'un)",
  • "L'emporter sur (quelque chose ou quelqu’un)",
  • Prendre le dessus sur (quelque chose ou quelqu’un)",
  • "Prendre le dessus dans (une rencontre, une partie, une manche)",
  • "Triompher de (quelque chose ou quelqu’un)",
  • ou : "Vaincre" (quelque chose ou quelqu’un) !

Sources : www.btb.termiumplus.gc.ca et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Être pris au dépourvu" ou "Prendre au dépourvu".

  • "Être pris au dépourvu" : être surpris à l'improviste, au point de ne pouvoir se prémunir efficacement, ou dans les temps, contre cet imprévu ; être mis dans l'embarras à un moment où l'on n'est pas prêt à répondre à une demande.

On dit par exemple : "J'ai été pris au dépourvu par le premier confinement, en mars 2020, car je n'avais pas la possibilité de retourner chez moi à temps".

  • et "Prendre au dépourvu" : surprendre quelqu’un à l'improviste, au point qu’il ne puisse se prémunir efficacement, ou dans les temps, contre cet imprévu ; le mettre dans l'embarras à un moment où il n'est pas prêt à répondre à une demande.

On dit par exemple : "Désolé de vous prendre au dépourvu, mais il faut absolument que vous vous procuriez ce document avant ce soir".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Prendre son courage à deux mains".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : rassembler toutes ses forces pour entreprendre quelque chose ; faire un effort sur soi-même afin d'accomplir un acte ou une tâche difficile, face auquel on a longtemps hésité ; surmonter ses craintes pour faire quelque chose ; oser ; se dépasser malgré sa peur.

On dit par exemple : "Prenant mon courage à deux mains, j'ai écrit à mon père, que je n'avais pas revu depuis plus de trente ans".

Ou : "Il faut que tu prennes ton courage à deux mains et que tu sortes de ta penderie tous les vêtements de ton épouse : il y a plus de deux ans qu'elle est morte".

Enfant, cette expression me faisait sourire, à l'instar de "N'écouter que son courage".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Un bide", "Avoir du bide" ou "Prendre du bide" et "Être un bide", "Faire un bide" ou "Prendre un bide".

Le substantif masculin "Bide" appartient au registre argotique.

Et il possède deux significations très différentes :

  • le ventre.

On dit par exemple : "Mon ancien copain avait du bide, mais j'ai horreur de ça".

Ou : "Si mon nouveau mec prend du bide, je le plaque".

Avoir du bide ou avoir du ventre

  • ou : un échec complet, un fiasco ; notamment dans le domaine du spectacle.

On dit par exemple : "Son nouveau disque est un bide"

Ou : "Faire un bide dans sa ville natale a dû être assez humiliant".

Et : "Ce réalisateur a pris un bide avec son nouveau film".

Source : wiktionary.org

"Mettre une bûche" et "Prendre une bûche".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme botanique appartiennent au registre argotique.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Mettre une bûche" : pénétrer sexuellement.

On dit par exemple : "J'lui mettrais bien une bûche à c'te rombière".

  • et "Prendre une bûche" : choir (registre soutenu), tomber (langage courant), se casser la figure.

On dit par exemple : "Fais attention de ne pas te prendre une bûche en sortant : les trottoirs sont encore très glissants".

Source : wiktionary.org

"Prendre sous son aile (une personne)".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : veiller sur elle, la prendre en charge, la placer sous sa protection.

À l'instar des oiseaux qui se servent de leurs ailes pour protéger leurs petits.

On dit par exemple : "Arrivé au lycée, le grand frère d'un ancien voisin m'avait pris son aile".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressio.fr

"Prendre pour un jambon" ou "Prendre pour une quiche".

J'aime beaucoup ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes alimentaires, qui relèvent du registre familier et  signifient : prendre pour un abruti ou prendre pour un idiot.

Sur ce même sujet, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire : "Prendre pour un idiot".

10 façons de dire : "Prendre pour un idiot" ou "Tu me prends pour un idiot !".

Dans le langage courant, on peut naturellement se contenter de formules telles que "Tu me prends pour un abruti !" ou "Tu me prends pour un crétin !".

Mais comme souvent, cependant, le registre familier s'avère bien plus parlant. Ainsi, en utilisant les idiotismes alimentaires "Tu me prends pour un jambon !" ou "Tu me prends pour une quiche !", vous affirmez bien plus nettement votre courroux !

De même qu'avec les idiotismes animaliers "Tu me prends pour une buse !" ou "Tu me prends pour une tanche !".

Et ce beaucoup plus, à mon sens, qu'en usant du registre argotique avec "Tu me prends pour un con !", "Tu te fous de moi !" ou "Tu te fous de ma gueule !".

Lequel registre argotique est même - pour moi - devancé par le registre soutenu : "Tu fais injure à mon intelligence !"