"Faire une croix dessus", "Faire une croix sur quelque chose" ou "S'asseoir sur quelque chose".

J'aime assez ces différentes locutions verbales, qui relèvent du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : ne plus espérer obtenir une chose ; y renoncer définitivement, ne plus compter dessus ; s'asseoir dessus (registre familier également).

On dit par par exemple :

  • "Toi qui voulait partir plus tôt ce soir tu peux faire une croix dessus",
  • "Avec cet incident, tu peux faire une croix sur ton augmentation",
  • ou : "Avec cette nouvelle commande on peut s'asseoir sur nos vacances".

Sources : www.expression.fr et wiktionary.org

"Des salamalecs".

Des salamalecs

Ce substantif masculin qui nous vient, par déformation, de l'arabe "As-salam alayk" ("La paix soit sur toi"), une jolie formule utilisée par les arabophones lors des longues conversations qui accompagnent habituellement les salutations traditionnelles.

Essentiellement utilisé au pluriel, il relève du registre familier et désigne, de façon ironique : des saluts, des révérences ou marques de politesse exagérées, hypocrites ; une affectation de déférence proche de la flagornerie.

On dit par exemple : "Inutile de faire des salamalecs : ce que je vous demande c'est de baisser vos prix".

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

Pourquoi dire : "On s'fait un p'tit break" !

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 22 septembre 2022, le journaliste sportif français Olivier Ménard, dans son émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "On fait unE pEtitE PAUSE" !

"Une trotte" et "Faire une trotte".

  • "Une trotte" est un substantif féminin relevant du registre familier, qui désigne : une distance à parcourir à pied, considéré comme long et pénible.
  • "Faire une trotte" est une locution verbale relevant du registre familier signifiant : ne pas être tout près ; être plutôt loin et fatiguant à atteindre.

On dit par exemple : "Retourner à l'atelier à cette heure, patron ? C'est que ça fait une trotte !".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Faire les gros yeux" à quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • adresser un regard noir de mécontentement et de réprobation,

On dit par exemple : "Fais attention avec ton ballon dans le salon. Tu sais que t'aimes pas voir papa te faire les gros yeux !".

  • et par extension : menacer ou faire des reproches.

On dit par exemple : "Ne pouvant plus faire grand chose, je me suis contenté de partir en faisant les gros yeux".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Faire une fleur" à quelqu'un.

Une main, tenant une fleur en papier

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme végétal relève du registre familier.

Et elle signifie au sens figuré : accorder de bonne grâce, avec amabilité, une faveur ou quelque chose de spécial à quelqu'un.

On dit par exemple : "Mon nouveau propriétaire m'a fait une fleur : il m'autorise à partir sans préavis".

Sources : wiktionary.org et www.10doigts.fr (pour la photographie)

"Faire son miel" de quelque chose.

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme animal et d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : profiter, exploiter quelque chose ; en tirer parti, en tirer profit.

À l'instar de abeilles, qui fabrique leur miel à partir du pollen des fleurs.

Une abeille en train de butiner

On dit par exemple : "La presse à scandale britannique fait son miel des frasques de la famille royale".

Un apiculteur en train de faire son miel (au sens propre)
Un apiculteur en train de faire son miel (au sens propre)

Sources : wiktionary.org et

"Se faire la cerise".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme avec des fruits et légumes relève du registre familier.

Et elle signifie : fuir, s'enfuir.

On dit par exemple : "La soirée était tellement nulle qu'on s'est fait la cerise".

Cette expression ne doit surtout pas être confondue avec la locution verbale "Se refaire la cerise", à laquelle j'ai déjà consacré  un article.

"Un appel du pied" ou "Des appels du pied".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle désigne : une ou des avances ou invitations discrètes, allusives ; une ou des propositions de rapprochement adressées de manière indirecte à une personne ou à un groupe de personnes.

On dit par exemple : "Sitôt connu les résultats du second tour des élections législatives, le soir du 19 juin 2022, on a vu en direct sur les plateaux de télévision, les députés et journalistes d'nsemble (ex LREM) faire des appels du pied éhontés aux représentants du Rassemblement National".

Ces deux locutions ne doivent surtout pas être confondues avec l'expression "Un pied d'appel".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Faire dans sa culotte" ou "Se faire dessus".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre argotique.

Et elles signifient :

  • au sens propre : déféquer, sans avoir eu le temps de retirer ses vêtements et sous-vêtements.

On dit par exemple : "Mon fils a levé la main pendant cinq minutes avant qu'on ne l'emmène aux toilettes. Résultat : il a fait dans sa culotte".

Ou : "À cause de la grève des transports, j'ai mis uatre heures pour rentrer chez moi et je me suis fait dessus avant de pouvoir m'asseoir sur les toilettes !".

  • et au sens figuré : avoir très peur, beaucoup s'inquiéter.

On dit par exemple : "À l'approche de ces élections législatives, je crois qu'il y a quelques ministres candidats qui sont en train de faire dans leurs culottes".

Ou : "Tu aurais vu la tête des types du conseil d'administration quand les portes ont été enfoncées et qu'ils se sont retrouvés face à 200 routiers qui leur gueulaient après : on a cru qu'il allait se faire dessus !".

"Faire dans sa culotte" est un idiotisme textile ou vestimentaire et une ellipse de "Faire caca dans sa culotte".

Et "Se faire dessus" une ellipse de "Se faire caca dessus".

 

"Avoir fait l'indochine", "Avoir fait l'Algérie", "Avoir fait le Vietnam" ou "Avoir fait l'Afghanistan".

Ces différentes locutions verbales relèvent toutes du registre familier.

Et elles signifient, par ellipse : "Avoir fait lA GUERRE D'Indochine", "Avoir fait lA GUERRE D'Algérie", "Avoir fait lA GUERRE DU Vietnam" et "Avoir fait lA GUERRE D'Afghanistan".

"Faire une partie de jambes en l'air".

Un couple en train de "faire une partie de jambes en l'air"

Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle ne manque naturellement pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants lorsqu'il l'entendent pour la première fois.

Elle signifie, au sens figuré : avoir un rapport sexuel, faire l'amour.

On dit par exemple : "J'avais dit à ma femme de partir chez sa mère quelques jours car j'allais être débordé au bureau. Mais en rentrant à la maison après seulement 48 heures, elle m'a surpris au bord de la piscine en train de faire une partie de jambes en l'air avec mon assistante".