"Pour ce faire" et "Pour se faire".

Ces deux locutions verbales homophones ne doivent surtout pas être confondues puisqu'elles ont des significations radicalement différentes :

  • "Pour ce faire" relève en effet du registre soutenu et signifie : "À cette fin", "Pour faire cela", "Dans ce but" ou "Pour parvenir à un tel résultat".

On dit par exemple : "Ne te fais pas surprendre par les températures à Montréal, en hiver. Pour ce faire, emmène ce que tu as de plus chaud et en quantité".

  • tandis que "Pour se faire" relève du langage courant et signifie : "Pour pouvoir être".

On dit par exemple : "C'est connu, les vedettes arrivent toujours en retard pour se faire désirer".

Source : www.lalanguefrancaise.com

"Faire des gorges chaudes" de quelque chose ou de quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : se moquer de quelqu'un en faisant preuve d'une malignité excessive.

On dit par exemple : "De nombreux français font des gorges chaudes du couple présidentiel".

On disait autrefois (registre désuet) :  "Faire gorge chaude de quelque chose" pour signifier "Se l’approprier".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

7 façons de dire "Faire la fête".

"Faire la fête", "Faire la bringue", "Faire la fiesta", "Faire la foire", "Faire la java", "Faire la noce", "Faire la nouba" ou "Faire la teuf"

"Faire la bringue", "Faire la fiesta", "Faire la foire", "Faire la java", "Faire la noce", "Faire la nouba" et "Faire la teuf" (verlan) relèvent toutes du registre familier.

 

"Décrocher un podium", "Être sur la boîte", "Être sur le podium", "Faire podium", "Faire un podium", "Figurer sur le podium", "Grimper sur la boîte", "Grimper sur le podium", "Monter sur la boîte" ou "Monter sur le podium".

Un podium olympique

Toutes ces locutions verbales relèvent du jargon sportif.

Et elles signifient : être parmi les trois premiers d'une épreuve ou d'une compétition.

On dit par exemple : "Cette fois encore notre champion national espère grimper sur le podium".

"Être sur la boîte", "Faire podium", "Grimper sur la boîte" et "Monter sur la boîte" relèvent du registre familier.

Et "Décrocher un podium", "Être sur le podium", "Faire un podium", "Figurer sur le podium", "Grimper sur le podium" ou "Monter sur le podium", du langage courant.

Pourquoi dire : "Faire le break" ou "Faire un break" ?

Et pas simplement, en français :

  • "Creuser un écart",
  • et : "Faire une pause" ou "S'interrompre" !

"Faire l'affaire".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie tout simplement : convenir.

On dit par exemple : "Cela fuit toujours un peu mais cela fera l'affaire jusqu'au prochain garage".

Dans le même registre familier, on dit également : "Faire la blague", "Faire la maille", "Faire la rue Michel" ou "Le faire".

"Un mal de chien", "Avoir un mal de chien à", "Faire un mal de chien" et "Se donner un mal de chien".

Ces différentes formules en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, et selon le contexte :

  • "Un mal de chien"(locution nominale) :
    • une douleur violente, une souffrance terrible,

On dit par exemple : "Ma femme a eu un mal de chien lorsqu'elle s'est cassé la cheville".

    • ou : beaucoup de difficultés,

On dit par exemple : "J'ai eu un mal de chien à obtenir mon baccalauréat au rattrapage".

  • "Faire un mal de chien" (locution verbale) : souffrir atrocement,

On dit par exemple : "Mes côtes fêlées me font un mal de chien".

  • et "Se donner un mal de chien" (locution verbale) : déployer une quantité déraisonnable d’énergie à la résolution d’un problème, mais avec un résultat généralement positif.

On dit par exemple : "Je me suis donné un mal de chien pour préparer la fête d'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

Source : wiktionary.org

"Faire regretter d'être né".

Cette locution verbale relève du registre familier et s'utilise généralement au futur simple.

Elle signifie au sens figuré : faire énormément souffrir ; moralement ou physiquement ; la menace de sévices physiques étant assurément la plus fréquente.

On dit par exemple : "Je vais lui faire regretter d'être né à cet abruti !".

"Faire un numéro de claquettes".

Cette locution verbale s'utilise dans le registre familier, au sens figuré.

Et elle signifie, selon les cas :

  • attester d'un talent exceptionnel, réaliser une performance peu commune,

On dit par exemple : "Ta présentation du dossier était incroyable : tu nous a fait un numéro de claquettes !".

  • faire la preuve de son aptitude ou de son dévouement,

On dit par exemple : "Je ne vais pas leur faire un numéro de claquettes tous les trois mois pour leur faire plaisir".

  • ou, de façon péjorative : montrer son savoir-faire d'une façon brillante et ostentatoire ; épater l'auditoire.

On dit par exemple : "Je n'ai pas besoin que tu nous fasses un numéro de claquettes, comme la dernière fois, tu sais".

Elle fait naturellement référence à l'incroyable technique dont savent faire preuve les plus grands spécialistes des claquettes, tel que le célèbre danseur états-unien Fred Astaire.

Si vous ne l'avez jamais vu, découvrez donc son fantastique numéro de claquettes, extrait du film musical états-unien de 1949 "Entrons dans la danse", réalisé par Charles Walters :

"À faire bander un mort".

Une fille belle "à faire bander un mort"

Cette locution adverbiale relève bien sûr du registre vulgaire.

Et elle signifie : extrêmement excitant, désirable au plus haut point.

On dit par exemple : "Cette fille était belle à faire bander un mort".