Donner ou recevoir "Une volée de bois vert".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme chromatique relève du langage courant.

Et elle désigne :

  • au sens propre :
    • une bastonnade,

On dit par exemple : "J'ai reçu une volée de bois vert en pensionnat lorsque j'ai été surpris en train de m'enfuir en pleine nuit".

    • ou, par extension : une correction, une avoinée (registre argotique), une raclée (registre familier),

On dit par exemple : "Mon fils m'a pris ma voiture sans mon autorisation : je vais lui donner une volée de bois vert à son retour !".

  • et au sens figuré : une vive remontrance, de forts reproches.

On dit par exemple :"Ma prof de maths m'a mis une volée de bois vert en voyant que je l'avais dessinée à poil dans mon cahier".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressions-francaises.fr

"Se faire avoir dans les grandes largeurs" ou "Se faire avoir jusqu'au trognon".

Ces deux locutuons verbales relèvent du registre argotique.

Et elles signifient, au sens figuré : être trompé, abusé, escroqué.

On dit par exemple : "Je me suis fait avoir dans les grandes largeurs en achetant cette bagnole !".

Ou : "Si tu ne veux te faire avoir jusqu'au trognon, crois-moi : quitte cette fille au plus vite !" (idiotisme botanique).

Source : argot.canalblog.com

"Pousser comme du chiendent".

Du chiendent

Cette locution verbale en forme d'idiotisme botanique relève du registre familier.

Elle fait référence au chiendent, une mauvaise herbe qui croît avec vigueur, et dont on il est très difficile de se débarrasser.

Et elle signifie, au sens figuré : croître et se développer avec vigueur, sans que rien ne puisse l'empêcher.

On dit par exemple : "Malheureusement, les émissions de téléréalité poussent comme duchiendent".

Sources : www.lalanguefrancaise.com et wiktionary.org

"Rouge comme un coq", "Rouge comme une écrevisse", "Rouge comme une pivoine" ou "Rouge comme une tomate".

"Rouge comme un coq", "Rouge comme une écrevisse", "Rouge comme une pivoine" ou "Rouge comme une tomate" : une jeune femme victime d'un coup de soleil

Ces différentes locutions adjectivales en forme d'idiotismes chromatiques relèvent toutes du registre familier.

Et elles qualifient :

  • le visage d'une personne devenant écarlate, après un effort, une émotion ou un effort intense,
  • ou parfois : son corps tout entier, après une trop longue exposition au soleil.

On dit par exemple :

  • "Mon oncle était rouge comme un coq après avoir voulu porter tout seul un coffre à moitié plein de vieux outils" (idiotisme animalier),

"Rouge comme un coq"

  • "Ma copine était rouge comme une écrevisse après avoir passé la journée au soleil sans chapeau" (idiotisme animalier),

Une écrevisse

  • "Ma mère était rouge comme une pivoine quand notre voisin lui a dit qu'elle avait la plus jolie poitrine du quartier" (idiotisme botanique),

"Rouge comme une pivoine"

  • et "Mon copain est devenu rouge comme une tomate quand la prof de maths lui a fait remarquer que sa braguette était ouverte" ( (idiotisme botanique).

Source : wiktionary.org

"Faire une fleur" à quelqu'un.

Une main, tenant une fleur en papier

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme végétal relève du registre familier.

Et elle signifie au sens figuré : accorder de bonne grâce, avec amabilité, une faveur ou quelque chose de spécial à quelqu'un.

On dit par exemple : "Mon nouveau propriétaire m'a fait une fleur : il m'autorise à partir sans préavis".

Sources : wiktionary.org et www.10doigts.fr (pour la photographie)

"Un marronnier".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un arbre dont on compte une quinzaine d'espèces d'arbres et arbustes caducs, réparties dans toutes les zones tempérées du globe.

Le marronnier d'Inde est très répandu dans les parcs publics et le long des avenues en Europe comme en Amérique du Nord.

Un marronnier

  • et au sens figuré, dans le jargon journalistique et dans le registre familier : un article ou un reportage d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible.

Les sujets abordés dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.

Parmi les marronniers les plus courants, on peut citer les articles concernant les soldes, le changement d'heure d'été ou d'hiver, le marché de l'immobilier, les départs en vacances, la rentrée scolaire, les fêtes de fin d'année, la météo ou encore les embouteillages.

On peut également citer les "serpents de mer", sujets non saisonniers mais néanmoins régulièrement traités, sur des thèmes sociétaux, historiques (au gré des innombrables commémorations possibles), scientifiques, etc.

Ainsi par exemple des thèmes de la franc-maçonnerie ou du marché de l'immobilier, souvent aux premières loges dans la presse hebdomadaire française.

Un serpent de mer de la presse hebdomadaire française : les francs-maçons

Source : wiktionary.org

"Blond comme les blés" ou "Blonde comme les blés".

Un petit garçon "blond comme les blés"

Cette très jolie locution adjectivale en forme d'idiotisme botanique s'utilise généralement pour qualifier la couleur d'une chevelure.

Elle relève du langage courant et signifie tout simplement : blond(e), proche du jaune doré, à l'image des épis dorés du blé mûr.

Un champ de blé mûr

On dit par exemple : "Enfant, j'étais blond comme les blés".

Source : usito.usherbrooke.ca

15 façons de dire : "Une gifle".

Une gifle

"Une baffe", "Une beigne", "Une mandale", "Une tarte", "Une tarte à cinq doigts" (idiotismes alimentaires et idiotisme numérique pour le second) et "Une torgnole" appartiennent au registre populaire.

"Une calotte", "Une giroflée", "Une giroflée à cinq feuilles" (idiotismes botaniques et idiotisme numérique pour le second), "Un taquet" ou "Une taloche" appartiennent au registre familier.

Ainsi que "Une mornifle" et "Une talmouse", qui relèvent désormais - hélas ! - du registre désuet.

"Une claque" relève du langage courant.

Et "Un soufflet" appartient au registre soutenu.

"Un bâton de vieillesse".

J'aime beaucoup cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme botanique relève malheureusement de nos jours du registre désuet.

Et elle désigne :

  • au sens propre : la canne qu'utilisent les vieillards pour faciliter leur déambulation,

Un bâton de vieillesse au sens propre

  • et au sens figuré : le réconfort, le soutien moral sur lequel ces vieillards peuvent s'appuyer ; la personne qui sert d'appui à une personne âgée vulnérable, dépendante et qui l'assiste dans ses besoins.

En particulier, autrefois : un enfant attentionné, plein de piété filiale.

Ou, plus souvent, de nos jours : une aide ménagère ou une aide à domicile rémunérée.

On dit par exemple : "Heureusement que j'ai ma fille pour m'aider de temps à autres : elle est mon bâton de vieillesse".

Un bâton de vieillesse au sens figuré

Sources : www.persee.fr, www.linternaute.fr et psychologies-polard.fr

"Une broutille" ou "Des broutilles".

Ce joli substantif féminin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • de menues branches d’arbre entrant, avec les morceaux de bois, dans la composition des fagots (surtout au pluriel),
Des fagots de broutilles adossés à un tas de bûches, en extérieur
Des fagots de broutilles adossés à un tas de bûches, en extérieur

On dit par exemple : "Le bûcheron se mit à couper du bois, et ses enfants à ramasser des broutilles pour faire des fagots" (Le Petit Poucet, de Charles Perrault, 1697).

    • ou (singulier et pluriel) : un bourgeon naissant à l'aisselle des feuilles de la vigne,
  • et au sens figuré, dans le registre familier (idiotisme botanique) :
    • un élément sans grande importance au vu de l’ensemble (d'un projet, par exemple) et que l’on peut considérer comme accessoire (surtout au pluriel),

On dit par exemple : "Ce lit m'a coûté 350 euros et des broutilles".

Ou : "Cesse donc de te perdre dans des broutilles, et occupe-toi de l’essentiel".

    • et par extension (au singulier et au pluriel) :
      • un ou des objet(s) inutile(s) et de peu de valeur, bricole(s) ou babiole (s).

On dit par exemple : "Ne vas pas croire que je me sois ruiné, il ne s'agit que d'une broutille".

Ou : "J'ai acheté quelques broutilles dans un vide-greniers pour décorer le sapin de Noël".

Des broutilles

      • une ou des chose(s) sans grande importance, insignifiante(s), dérisoire(s), qui ne mérite(nt) pas que l’on s’y attarde ; fadaise(s), pécadille(s), vétille(s).

On dit par exemple : "Tu ne vas quand même pas te formaliser pour ces broutilles".

Ou : "Vous ne pouvez incarcérer ce type pour une simple broutille".

Sources : www.larousse.fr, Le Robert, www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Couper l'herbe sous le pied"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme corporel s'utilise fréquemment dans le registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • supplanter quelqu'un dans une affaire ; l'empêcher de réussir dans une entreprise ; le priver d'un avantage attendu,

On dit par exemple : "En nommant l'un des leurs à ce poste, nous allons couper l'herbe sous le pied de l'opposition".

  • ou : devancer ; prendre de vitesse.

On dit par exemple : "Mon concurrent m'a coupé l'herbe sous le pied en proposant son produit quelques semaines avant le mien".

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr