"Un professeur des écoles".

Il s'agit de la nouvelle appellation donnée par l'Éducation Nationale, depuis 1990, à celui qui enseigne dans une école primaire, publique ou privée ; que l'on appelait depuis le XVe siècle, de manière blessante, vexante et infamante - vils gredins que nous sommes  - ... "Un instituteur".

Gageons que cela a du changer la vie de cette profession !

Trêve de plaisanterie, je sais bien que la loi Jospin, qui a institué ce changement de nom, a par ailleurs eu le mérite de largement revaloriser cette profession :

  •  que ce soit par l'alignement de leur statut sur celui des PLC (Professeurs des Lycées et Collèges), avec :
    • un recrutement au niveau de la licence,
    • et une formation et une culture professionnelle commune à tous les enseignants du primaire et du secondaire, à travers la création des IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM),
  •  ou par la revalorisation de la grille indiciaire ; les "Professeurs des écoles" étant dorénavant rémunérés selon la grille A de la Fonction publique et non selon la grille B ainsi que l’étaient les "Instituteurs".

Mais je persiste à croire que le changement de nom ne s'avérait pas fondamental ni indispensable.

Et j'en veux pour preuve le fait que, comme souvent en pareil cas, il ne se soit guère imposé dans le langage courant, malgré les trois décennies écoulées !

"La loi Jospin".

Il s'agit du surnom de la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989, du nom du ministre de l'Éducation nationale Lionel Jospin.

Cette loi n° 89-486 a largement modifié le fonctionnement du système éducatif français.

Elle a est notamment à l'origine de la création des IUFM et de la revalorisation de la profession d'"Instituteur", devenue "Professeur des écoles".

La loi Jospin a été codifiée en 2000 mais ce qu'elle affirme et instaure est encore largement en vigueur.

Les principales modifications apportées par la loi Fillon de 2005 ont été le rattachement des IUFM aux universités et la suppression du CNP (Conseil National des Programmes).

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Faire des études", "Faire une étude", "Faire sa formation" ou "Faire une formation" !

Mais :

  • "ÉTUDIER", "SUIVRE des études" ou "POURSUIVRE des études" !

On dit par exemple : "J'ai étudié l'histoire et le droit", "Ma voisine suit des études de géographie" ou "Ma fille poursuit des études de médecine".

  • "EFFECTUER une étude" ou "RÉALISER une étude" !

On dit par exemple :  "La mairie d'aix-en-Provence (13) devrait effectuer une étude de satisfaction auprès des usagers des autobus locaux" ou "Il faut toujours réaliser une étude de marché avant de créer une société ou de lancer un nouveau produit."

  • "EFFECTUER sa formation" !

On dit par exemple : "Ce peintre a effectué sa formation auprès des plus grands artistes de son temps".

  • et "SUIVRE une formation" !

On dit par exemple : "Suivre une formation en grammaire serait, je pense, extrêmement utile à la plupart de nos animateurs et présentateurs de télévision".

 

 

"La loi Fillon".

Il s'agit du surnom de la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005, du nom du ministre de l'Éducation nationale François Fillon.

Cette loi n° 2005-380 a réformé le système éducatif français, à la suite de la loi Jospin du 10 juillet 1989.

"Le FLE" et "Les apprenants de FLE".

J'utilise assez régulièrement dans J'aime les mots ce sigle et cette locution nominale, qui désignent :

  • le Français Langue Étrangère, c'est à dire le français enseigné à des élèves non-francophones en France ou à l’étranger ; une discipline à part entière, pour laquelle il existe certaines méthodes spécifiques.
  • et les étrangers qui apprennent ce Français Langue Étrangère.

"Label E3D", "EDD" et "EEDD".

Il s'agit d'un label de l'Éducation Nationale créé en 2013 et signifiant "École (ou Établissement) en Démarche globale de Développement Durable".

Il s'inscrit dans la démarche de généralisation de l'EDD (Éducation au Développement Durable) et de l'EEDD (Éducation à l'Environnement pour un Développement Durable), définies dans les circulaires de 2004, 2007 et 2011.

Celles-ci doivent permettre aux élèves d'appréhender le monde contemporain dans sa complexité, en prenant en compte les interactions existant entre l'environnement, la société, l'économie et la culture.