"Jacques Seiler".

L'acteur et metteur en scène français Jacques Seiler

Jeune adolescent, au début des années 1970, je m'amusais du nom en forme de calembour ("J'accélère") de cet acteur et metteur en scène français, figurant au générique du feuilleton "Les nouvelles aventures de Vidocq", dans lequel il incarnait l'ancien bagnard Henri Desfossés.

Né le 16 mars 1928 et mort d'un cancer le 1er avril 2004, Jacques Seiler a interprété de nombreux seconds rôles au cinéma (environ 60, de 1957 à 2001) mais des premiers rôles au théâtre, notamment sous la houlette d'Yves Robert et de Roland Dubillard.

En 1970, il fonde sa propre compagnie, devenant un metteur en scène reconnu, en adaptant notamment des pièces de Robert Pinget, et Raymond Queneau.

Bien avant que cela ne devienne chose courante, il se rasait régulièrement le crâne car il faisait de la plongée sous-marine.

Il est particulièrement connu du grand public pour avoir tenu le rôle du sergent Bellec dans les films de Claude Zidi "Les bidasses en folie" (1971) et "Les bidasses s'en vont en guerre" (1974), interprétés par Les Charlots, avec lesquels il a joué dans six films.

Affiche du film français "Les bidasses en folie", de Claude Zidi (1971)Affiche du film français "Les bidasses s'en vont en guerre", de Claude Zidi (1974)

Le succès de ce personnage fut tel qu'il a même été envisagé, un temps, de réaliser un film autour de lui.

Le sergent Bellec, des films français "Les bidasses en folie" (1971) et "Les bidasses s'en vont en guerre" (1974), de Claude Zidi, interprétés par l'acteur et metteur en scène français Jacques SeilerLe sergent Bellec (Jacques Seiler) face aux Charlots bidasses

Et que la popularité de Jacques Seiler, dans les années 1970, faisait de lui une vedette, régulièrement invitée dans des émissions de variétés, comme celles de Jean-Christophe Averty.

Jacques Seiler n'a cependant jamais décroché un premier rôle dans une comédie au cinéma, et il resta le plus souvent cantonné à des seconds rôles, ou de petits rôles.

Source : wikipedia.org

"Claude Brosset".

L'acteur français Claude Brosset

Claude Brosset est un acteur français, né le 24 décembre 1943 et mort le 25 juin 2007, des suites d'un cancer du poumon, à l'âge de 64 ans.

Il fait partie de ces seconds rôles du cinéma français dont le grand public ignore malheureusement souvent le nom.

L'acteur français Claude Brosset

Se destinant très tôt à ce métier, cet excellent comédien est à la fois diplômé du Centre dramatique de la rue Blanche et du Conservatoire national d'art dramatique, où il fut l'élève de Fernand Ledoux, et obtient le 1er prix de comédie classique, le 1er prix de comédie moderne et le 2e prix de tragédie !

Il débute à l'âge de 20 ans, et joue ensuite dans plus d'une centaine de films, feuilletons et téléfilms, en 44 ans.

L'acteur français Claude Brosset

Claude Brosset est en effet l'un des rares acteurs à avoir réellement su mener de front une carrière au cinéma comme à la télévision.

Télévision

Claude Brosset y fait ses débuts, en 1963, dans le feuilleton "Les joyeuses commères de Windsor" de Lazare Iglesis.

L'acteur français Claude Brosset

Il participe à l'aventure des premières grandes sagas telles que "Les rois maudits", en 1972, "Le comte de Monte Cristo", en 1979, "Sans famille", en 1983, ou "La rivière Espérance", en 1993.

Et figure dans de nombreux feuilletons à succès tels que "Maigret", "Central nuit", "Navarro", "Nestor Burma" ou "Une femme d’honneur".

À titre personnel, je l'avais découvert, lorsque j'avais 13 ans, aux côtés de son ami Sylvain Joubert, dans "Ardéchois coeur fidèle", en 1974.

Les acteurs français Sylvain Joubert et Claude Brosset, dans le feuilleton "Ardéchois coeur fidèle", en 1974

Cinéma

Visage incontournable du cinéma français, il avait ce que l'on appelle dans le métier "une tronche".

Ayant débuté en 1966, dans le film "Un homme de trop", de Constantin Costa-Gavras, on le retrouve ensuite au générique de 26 films.

Et notamment dans les films policiers de son ami Jean-Paul Belmondo : "L'alpagueur", de Philippe Labro (1976), "Le corps de mon ennemi", d'Henri Verneuil (1976), "Flic ou voyou", de Georges Lautner (1979, "Le marginal", de Jacques Deray (1983).

Les acteurs français Michel Peyrelon et Claude Brosset, dans le film français "Flic ou voyou", de Georges Lautner (1979)
Les acteurs français Michel Peyrelon et Claude Brosset, dans le film français "Flic ou voyou", de Georges Lautner (1979)

S'étant essayé aux comédies dans "La Carapate" de Gérard Oury (1978) ou "Les ripoux" de Claude Zidi (1984), il joue également des rôles à contre-emploi, aux côtés de Jean Yanne dans "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette" (1978), "Cayenne Palace" d'Alain Maline (1987) ou "Le radeau de la Méduse" d'Iradj Azimi (1998).

Claude Brosset figure également au générique de quelques-uns de mes films français préférés : "R.A.S.", d'Yves Boisset (1972), Adieu poulet", de Pierre Granier-Deferre, en 1975, "À mort l'arbitre", de Jean-Pierre Mocky (1983), ainsi que "L.627" (1992) et "Capitaine Conan" (1996), de Bertrand Tavernier.

On le retrouve aux côtés de Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus (Les Inconnus), dans "Les rois mages", en 2001, et de Jean Dujardin, dans le génial "OSS 117 : Le Caire, nid d'espions", de Michel Hazanivicius, en 2005.

Et son dernier personnage était un rôle de notaire dans le film "Gomez VS Tavarès", de Gilles Paquet-Brenner et Cyril Sebas, en 2007.

Théâtre

Acteur de théâtre, il était monté sur les planches dès 1962, et avait joué dans plus de 20 pièces, jusqu'en 1986.

Divers

Au début des années 1990, il était devenu propriétaire du restaurant "Le Cyrano", à Carcassonne (11).

L'acteur français Claude Brosset, devant son restaurant "Le Cyrano", à Carcassonne (11)

Source : wikipedia.org

"Dominique Davray".

L'actrice française Dominique Davray

Il s'agit du nom de scène de l'actrice française Marie-Louise Gournay, née le 27 janvier 1919 et morte le 16 août 1998.

Même s'il se souvient d'elle pour l'avoir vue à maintes reprises, le grand public ignore malheureusement souvent son nom.

Ayant fait ses débuts au cinéma au début des années 1940, Dominique Davray a en effet joué de très nombreux rôles secondaires, incarnant les femmes accortes ou légères, mais au caractère bien trempé.

Les actrices françaises Simone Signoret et Dominique Davray, dans le film français "Casque d'or" de Jacques Becker (1952)
Simone Signoret et Dominique Davray, dans "Casque d'or" de Jacques Becker (1952)

On la remarque dans le rôle de Julie, auprès de Simone Signoret, dans "Casque d'or" de Jacques Becker (1952), en inénarrable "Alsacienne en costume" dans "Les espions" de Henri-Georges Clouzot (1957), en "gouvernante fataliste" auprès de Corinne Marchand dans "Cléo de 5 à 7" d’Agnès Varda (1962), puis dans le rôle de "Madame Mado" dans le cultissime "Les tontons flingueurs".

Plus tard, du milieu des années 1960 jusqu’aux années 1970 et l’âge venant, ses emplois se modifient et elle joue les femmes matures de caractère, qu’elles soient religieuses, infirmières, concierges ou prostituées (au moins six !). Elle tient de nombreux petits rôles dans bon nombre de comédies, notamment aux côtés de Louis de Funès pour plusieurs scènes devenues cultes, comme dans :

  • "Le tatoué", de Denys de la Patellière (1967), où elle joue la femme idiote de Louis de Funès.
  • "Le gendarme en ballade" de Jean Girault (1970), où elle joue la "religieuse forte".

Après avoir personnifié "Gilette la charonne" dans "Notre-Dame de Paris" de Jean Delannoy, en 1956, elle apparaît pour la dernière fois au cinéma en incarnant un autre personnage de Victor Hugo : "La Magnon", dans la version de Robert Hossein des "Misérables" de Victor Hugo (1982).

Riche de plus de 70 films, sa filmographie comporte des noms de réalisateurs aussi prestigieux que :

Yves Allégret, Jacques Becker, Jean Becker, Bertrand Blier, Jean-Claude Brialy, Marcel Carné, André Cayatte, Henri-Georges Clouzot, Philippe De Broca, Denys de La Patellière, Jean Delannoy, Jacques Deray, Julien Duvivier, Jean Girault, Gilles Grangier, Pierre Granier-Deferre, Pierre Grimblat, Sacha Guitry, Robert Hossein, Georges Lautner, Jean-Paul Le Chanois, Gérard Oury, Jean-Marc Thibault, Agnès Varda, Henri Verneuil et Claude Zidi.

L'actrice française Dominique Davray et l'acteur français Robert Lamoureux, dans le film français "Papa, maman, la bonne et moi" de Jean-Paul Le Chanois (1954)
Dominique Davray et Robert Lamoureux, dans "Papa, maman, la bonne et moi" de Jean-Paul Le Chanois (1954)
L'actrice française Dominique Davray et l'acteur français Jean Martin, dans le film français "L'aile ou la cuisse" de Claude Zidi (1974)
Dominique Davray et Jean Martin, dans "L'aile ou la cuisse" de Claude Zidi (1974)

Et même : Alfred Hitchcock, Anatole Litvak et Joshua Logan (le réalisateur de "Bus stop") !

Source : wikipedia.org

"Albert Michel".

L'acteur français Albert Michel

Il s'agit du nom de scène et du nom d'artiste de l'acteur français Albert Bour, né le 3 octobre 1909 et mort le 6 juillet 1981.

Bien qu'il ait souvent ignoré son nom, le grand public était habitué à la bonhommie de cet acteur de seconds rôles que l'on voyait souvent interpréter des personnages de concierge, gardien, veilleur de nuit, agent de police, guichetier, contrôleur ou domestique.

Il faut dire que sa carrière a été si prolifi que l'on a énormément eu l'occasion de le voir.

L'acteur français Albert Michel

Albert Michel a en effet tourné dans au moins 244 films sortis entre 1935 à 1982.

Ainsi que dans une trentaine de  téléfilms et une bonne cinquantaine d'épisodes de feuilletons télévisés.

Auxquels il convient d'ajouter une douzaine de pièces de théâtre.

Au cinéma il a tourné sous la direction des plus grands réalisateurs français : Jean Delannoy, Claude Autant-Lara, Christian-Jaque, Gilles Grangier, René Clair, Henri Decoin, Henri Verneuil, André Cayatte, René Clément, Jean-Paul Le Chanois, Max Opüls, Sacha Guitry, André Hunebelle, Édouard Molinaro, Henri-Georges Clouzot, Jacques Deray, Philippe de Broca, Julien Duvivier, Jean Girault, Jean-Pierre Mocky, Georges Lautner, Costa-Gavras, Jean-Pierre Melville, Michel Drach, Robert Lamoureux, Claude Zidi ou Alain Corneau.

Mais aussi étrangers : Michelangelo Antonioni, Vincente Minnelli, Anatole Litvak, Fred Zinnemann, Jules Dassin, Stanley Donen ou Ettore Scola.

Et côtoyé les acteurs plus célèbres, au premier rang desquels : Bourvil, Jean Gabin (14 films ensemble) ou Fernandel.

Source : wikipedia.org

"Michel Crémadès".

L'acteur français Michel Crémadès

Le grand public ignore le plus souvent le nom de cet acteur français de seconds rôles, né le 23 mars 1955.

Il commence sa carrière professionnelle au théâtre, en 1979.

Sa participation au "Petit théâtre de Bouvard", dès 1982, aide à le faire connaître d’un large public.

Dès lors, il enchaîne les rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision.

Sur scène, il est l’interprète de pièces comme "Oscar" de Pierre Magnier, dans une mise en scène de Pierre Mondy, "La jalousie" de Sacha Guitry, "La dame de chez Maxim" de Georges Feydeau ou "Les palmes de Monsieur Schutz" de Jean-Noël Fenwick.

Michel Crémadès a également mis en scène huit pièces, entre 1984 et 2013.

Pour le petit écran, il apparaît dans de nombreux téléfilms et épisodes de séries à succès comme "Marie Pervenche", "Maigret", "Navarro" ou "Joséphine, ange gardien".

Il débute au cinéma en 1983 et on le voit entre autres dans "Les Ripoux" et "Ripoux contre ripoux" de Claude Zidi (1984 et 1989) , "Les couloirs du temps : les visiteurs 2" de Jean-Marie Poiré (1998), "Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre" d'Alain Chabat (2002), "Micmacs à tire-larigot" de Jean-Pierre Jeunet (2009) et "Case départ" de Fabrice Eboué, Thomas N'Gijol et Lionel Steketee (2011).

Ainsi que dans de nombreux courts-métrages.

L'acteur français Michel Crémadès dans "Les ripoux", le film de Claude Zidi (1984)

Personnellement, je n'ai jamais oublié son apparition en voleur à la tire dans "Les ripoux", son deuxième film (1984).

Source : wikipedia.org

"Philippe du Janerand".

L'acteur français Philippe de Janerand

On ignore souvent le nom de cet acteur français de seconds rôles né le 6 mai 1959.

Il a débuté au théâtre et au cinéma en 1976 et on a pu le voir dans plusieurs dizaines de pièces et près de soixante films.

Ainsi que dans de très nombreux téléfilms et feuilletons télévisés.

Parmi ses rôles les plus célèbres rôles, on peut citer "Nikita" de Luc Besson (1990), "Grosse Fatigue" de Michel Blanc (1994), "Taxi" de Gérard Pirès (1998), "Monsieur Batignole" de Gérard Jugnot (2002) ou "Les Choristes" de Christophe Barratier (2003).

L'acteur français Philippe de Janerand dans "Taxi" de Gérard Pirès (1998)

Philippe du janerand est le fils du peintre figuratif français Daniel du Janerand.

Source : wikipedia.org

"Philippe Laudenbach".

L'acteur français Philippe Laudenbach

Le grand public ignore souvent le nom de cet acteur français né le 31 janvier 1936.

Affiche du film français "vivement dimanche !" de François Truffaut (1983)

Comme beaucoup, c'est en 1983, dans "Vivement dimanche !" de François truffaut", que je l'ai véritablement découvert.

J'ai immédiatement apprécié son jeu et surtout - moi qui suis extrêmement sensible aux voix - son timbre et sa diction, qui m'ont rappelé ceux de son oncle, le grand Pierre Fresnay, qui m'avait fasciné, tout jeune, dans "La grande illusion" de Pierre Renoir (1937), au point que je n'avais eu de cesse, dès lors, d'essayer de voir tous ses autres films.

Théâtre

Philippe Laudenbach débute au théâtre en 1963.

Et il a joué depuis dans une cinquantaine de pièces, travaillant à de multiples reprises avec Yves Gasc, Laurent Terzieff ou Robert Hossein.

Cinéma

Philippe Laudenbach tourne son premier film en 1962 avec Alain Resnais ("Muriel ou Le temps d'un retour"), qui le dirigera de nouveau en 1980 dans "Mon oncle d'Amérique", puis dans "La vie est un roman" (1983).

L'acteur français Philippe Laudenbach

Dès les années 1980, il devient un second rôle très demandé, dirigé par François Truffaut, Claude Lelouch, Jean-Jacques Beineix, Éric Rohmer, Claude Sautet, etc.

L'acteur français Philippe Laudenbach

Il a souvent joué des rôles de notables. Et, en 2010, il est Célestin dans le film de Xavier Beauvois "Des hommes et des dieux".

Puis joue le père de Valérie Lemercier, en 2017, dans son film "Francine".

Philippe Laudenbach a également beaucoup tourné pour la télévision.

Actif dans le domaine du doublage, il a aussi prêté sa voix pour des pièces radiophoniques et feuilletons diffusés par la radio publique France Culture, ainsi que pour la narration de quelques documentaires.

Famille

Philippe Laudenbach est le neveu de l'acteur français Pierre Fresnay.

Et le cousin germain de l'écrivain, éditeur, journaliste, critique littéraire et scénariste français Roland Laudenbach, fondateur, en 1944, de la maison d'édition "La Table ronde", qu'il dirigea jusqu'en janvier 1986.

Dont le petit-fils, Sébastien Laudenbach, né le 12 octobre 1973, est un réalisateur dans le domaine de l'animation, scénariste, producteur et illustrateur. Il est l'auteur de "La jeune fille sans mains", un long-métrage d'animation sorti en 2016, dans lequel Philippe Laudenbach prêtait sa voix au diable.

Source : wikipedia.org

"Féodor Atkine".

L'acteur français Feodor Atkine

Cet acteur français d'origine russo-polonaise est né le 27 février 1948.

Il a débuté au théâtre en 1970 et beaucoup tourné pour la télévision à partir de 1975.

Cinéma

À partir de 1972, il interprète de nombreux seconds rôles au cinéma, où il tourne en français, mais aussi en anglais ou en espagnol.

Il a ainsi tourné pour Fred Zinnemann, Woody Allen, Sidney Pollack, Robert Altman, Jeannot Swarc, Philip Kaufman, John Frankenheimer, Roland Joffé ou Oliver Stone !

Ou Bigas Luna, Carlos Saura et Pedro Almodovar.

En France, on l'a notamment vu dans les films de Michel Audiard, Claude Zidi, Nelly Kaplan, Robin Davis, Jacques Deray, Claude Lelouch, Éric Rohmer, Patrick Schulmann, José Pinheiro, Andrzej Zulawski, Jean-Pierre Mocky, Aline Issermann, Raoul Ruiz, Marion Vernoux, Pierre Salvadori, Laurent Tirard.

L'acteur français Feodor Atkine

Doublage

Féodor Atkine est également un grand nom du doublage, un domaine où il est extrêmement actif.

Il est notamment la voix française régulière de William Hurt, Ben Kingsley, Hugo Weaving, Hugh Laurie ("Dr House"), Frank Langella, Jonathan Banks et, depuis 2012, de Tommy Lee Jones, ainsi que - entre autres - l'une des voix de Jeremy Irons.

Il a également été la voix du personnage de "Jafar" dans les films d'animation "Aladdin" (1992) et "Le Retour de Jafar" (1994).

Ainsi que de nombreux autres personnages de films d'animation, en particulier de chez Disney.

Source : wikipedia.org

René Havard

L'acteur et scénariste français René Havard

Cet acteur et scénariste français est né le 20 décembre 1923 et mort le 7 décembre 1987.

Son visage est bien connu des spectateurs et cinéphiles français, mais son nom infiniment  moins, comme bien souvent malheureusement pour les acteurs de seconds rôles.

On l'a pourtant beaucoup vu :

  • que ce soit au cinéma, où il a débuté en 1946 et joué dans 60 films dont 26 films entre 1955 et 1959.

Il apparaît par exemple dans le rôle de l'inspecteur Morin, dans "Bob le flambeur" de Jean-Pierre Melville (1956), dans celui du photographe de mode de "Rue des prairies" de Denys de la Pattelière (1959) ou du comte Bussière dans "La vache et le prisonnier" d'Henri Verneuil (1959).

  • au théâtre où il a joué dans une quinzaine de pièces, entre 1949 et 1983.
  • ou à la télévision ; notamment dans "Les cinq dernières minutes", "Les brigades du tigre" ou "Châteauvallon".

"Un taxi pour Tobrouk", le roman écrit en 1961 par l'acteur René Havard, dont a été tiré le film éponyme, réalisé la même année par Denys de la Pattelière

Mais René Havard est également l'auteur d'un roman dont il a tiré le scénario du film éponyme... le génial "Un taxi pour Tobrouk", écrit en 1961 et réalisé la même année par Denys de la Pattelière, avec Lino Ventura, Charles Aznavour et Maurice Biraud.

Et ces fabuleux dialogues de Michel Audiard, avec les célèbres "Intellectuels assis" confrontés à la "Brute qui marche" !

Affiche du film français "Un taxi pour Tobrouk" de Denys de la Patellière (1961)

Source : wikipedia.org

 

Roger Dumas

L'acteur français Roger Dumas

On ignore souvent que cet acteur français, né le 9 mai 1932 et mort le 2 juillet 2016, a été un parolier à succès.

Occupant des emplois dits de second rôle, cet acteur dont la plupart des gens ignorent le nom a débuté au théâtre dès 1954. Et y a joué une trentaine de pièces jusqu'en 2013.

Mais c'est au cinéma, pour lequel ce comédien éclectique a tourné un grand nombre de films, 63 années durant, de 1953 à 2015, que vient sa notoriété.

L'acteur français Roger Dumas

Roger Dumas a notamment tourné sous la direction de réalisateurs aussi importants et différents que André Cayatte, Robert Hossein, Christian-Jaque, Yves Robert, Denys de La Patellière, Jean Girault, Claude Chabrol, Jacques Deray, Alain Corneau, Édouard Molinaro, Andrzej Zulawski, Claude Zidi, Enki Bilal, Jean-Marie Poiré, Olivier Assayas, Claude Berri ou Radu Mihaileanu.

Mon souvenir personnel préféré

Ou encore Philippe de Broca, pour lequel il a notamment tourné, en 1963, dans "L'homme de Rio aux côtés de Jean-Paul Belmondo. Roger Dumas y interprète Lebel, le copain de régiment d'Adrien Dufourquet (Belmondo). Celui-ci a passé une invraisemblable semaine au Brésil, à Rio et à Brasilia, pendant laquelle il a échappé à tous les dangers au péril de sa vie, afin d'arracher aux griffes de ses ravisseurs sa fiancée, Agnès de Villermosa (Françoise Dorléac), enlevée sous ses yeux à son arrivée à Paris (75) pour une mystérieuse histoire de statuettes précolombiennes. Malgré tout cela, Dufourquet (Belmondo) parvient à être à temps, le lundi matin, à l'issue de sa permission, dans le train qui le ramène à sa caserne, à Besançon (25).

Arrive alors en courant Lebel (Dumas), qui saute dans le train en marche et raconte à son pote Dufourquet (Bemondo) ce qu'il vient de vivre :

- "Ah si tu savais, si tu savais !"

- "Bah, qu'est-ce qui t'arrives ,"

- "Ah non, t'as jamais vu des embouteillages pareils, mon vieux ! Trois heures pour venir de chez moi, trois heures !"

- "D'où tu viens ?"

- "Viroflay ! Tout Paris à traverser !"

- "Quelle aventure !"

L'acteur français Roger Dumas

 

Télévision

Mais Roger Dumas est également beaucoup apparu à la télévision, en particulier dans les séries "Les Cinq Dernières Minutes", "Navarro" avec Roger Hanin ou "Julie Lescaut".

Récompense

Il est par ailleurs le seul homme à avoir reçu le Prix Suzanne-Bianchetti, en 1959, à l'occasion du film "Rue des Prairies".

Jean Gabin et Roger Dumas dans le film français "Rue des Prairies" de Denys de La Patellière (1959)
Jean Gabin et Roger Dumas dans le film français "Rue des Prairies" de Denys de La Patellière (1959)

Ce dernier lui a également donné l'occasion de rencontrer l'actrice Marie-José Nat, dont il a ensuite été le mari, de 1960 à 1961.

L'actrice française Marie-José Nat et son premier mari, l'acteur français Roger Dumas

Une carrière de parolier

Enfin, Roger Dumas a été un parolier à succès. Il a très tôt écrit des chansons pour divers interprètes, et a notamment beaucoup collaboré avec son ami Jean-Jacques Debout. Ensemble, ils inventent des chansons originales pour les émissions télévisées de Maritie et Gilbert Carpentier.

Ainsi que la chanson du générique du dessin animé culte "Capitaine Flam", une série d'animation japonaise diffusée en France pour la première fois sur TF1, à compter du 7 janvier 1981. Qu'il a avoué avoir écrit en vingt minutes, avant de partir en vacances, lors d'une émission diffusée en 2012 sur Europe 1.

Nombre de ses chansons ont connu le succès, avec l'essor des carrières de ses deux principales interprètes : Sylvie Vartan, dès les années soixante ("Comme un garçon" en 1967), puis de Chantal Goya dans de grandes comédies musicales, créées au Palais des congrès de Paris (75) entre 1980 et 1989.

Mais Roger Dumas a également écrit - excusez du peu ! - pour Johnny Hallyday, Yves Montand, Richard Anthony, Carlos, Marie Laforêt, Thierry Le Luron, Georgette Lemaire, Gérard Lenorman, Dani, Zizi Jeanmaire ou Patachou.

Source : wikipedia.org

 

"Georges Géret" ou "Georges Geret"

L'acteur français Georges Géret

J'adorais cet acteur français, né le 18 octobre 1924 et mort d'un cancer le 7 avril 1996, auquel je souhaite rendre hommage ici.

Georges Géret appartient en effet à cette catégorie d'acteurs de second rôle que le grand public connaît très bien mais dont il ignore le plus souvent le nom, hélas.

Pourtant, nul n'a oublié certaines de ses interprétations les plus célèbres, qui sont, je crois, entrées dans la mémoire collective des cinéphiles et même souvent de la plupart des français :

  • Joseph, le jardinier-cocher assassin d’extrême-droite, dans "Le journal d’une femme de chambre", le film réalisé en 1964 par Luis Bunuel, d’après le roman éponyme, écrit en 1900 par Octave Mirbeau, qui lui apporte la consécration.

Pinot "Le gars de Bezons" (Georges Géret) et Julien Maillat (Jean-Paul Belmondo) dans "Week-end à Zuydcoote", le film franco-italien de Henri Verneuil (1964)

  • "Pinot, le gars de Bezons", armé de son FM (Fusil-Mitrailleur), aux côtés du sergent-chef Julien Maillat (Jean-Paul Belmondo), dans "Week-end à Zuydcoote", le film réalisé en 1964 par Henri Verneuil, d'après le roman éponyme, écrit en 1949 par Robert Merle. Et sa réplique culte : "Aussi sec !".

Pinot "Le gars de Bezons" (Georges Géret) dans "Week-end à Zuydcoote", le film franco-italien de Henri Verneuil (1964)

  • le fameux Rouquemoute dit "Le Rouquin", que recherche Alphonse Maréchal dit "Le malin" (Lino Ventura), dans "La métamorphoses des cloportes", le film réalisé en 1965 par Pierre Granier-Deferre, d'après le premier roman (éponyme), écrit en 1962 par Alphonse Boudard,
Arthur dit "le mou" (Maurice Biraud), Alphonse Maréchal dit "Le malin" (Lino Ventura), Rouquemoute dit "Le rouquin" (Georges Géret) et Edmond Clancul dit "Le naïf" (Charles Aznavour) dans "La métamorphose des cloportes", le film franco-italien de Pierre Granier-Deferre (1965)
Arthur dit "le mou" (Maurice Biraud), Alphonse Maréchal dit "Le malin" (Lino Ventura), Rouquemoute dit "Le rouquin" (Georges Géret) et Edmond Clancul dit "Le naïf" (Charles Aznavour) dans "La métamorphose des cloportes", le film franco-italien de Pierre Granier-Deferre (1965)
  • Roger, le voisin de Léandre Brassac (Jean Gabin), qui tombe amoureux de sa protégée Simone Leboucher (Michèle Mercier), dans "Le tonnerre de Dieu", le film réalisé en 1966 par Denys de la Pattelière, d’après le roman "Qui m’emporte", écrit en 1958 par Bernard Clavel,
  • le boulanger qui permet au commandant Roger Gallois (Pierre Vaneck) de passer en zone libre, dans "Paris brûle-t-il ?", le film réalisé en 1966 par René Clément, d’après le roman éponyme, écrit en 1964 par Dominique Lapierre et Larry Collins,
  • ou "Théodore Musard L’auvergnat", le bandit notoire qui se retrouve entièrement nu dans une cabine téléphonique, dans "Flic ou voyou", le film réalisé en 1979 par Georges Lautner, d’après le roman "L’inspecteur de la mer", écrit en par Michel Grisolia.

Ayant débuté au cinéma dès 1954 et au théâtre en 1955, il intègre le TNP (Théâtre National Populaire) de Jean Vilar en 1959.

Mais c’est au cinéma qu’il explose véritablement en 1964-1966, avec en particulier les cinq rôles évoqués.

Au total, on aura pu apprécier Georges Géret dans 75 films, en 39 années d’une superbe carrière, effectuée de 1954 à 1992.

Source : wikipedia.org

"François Perrot".

L'acteur français François Perrot

Il s'agit du nom de scène de l'acteur français Fernand Perrot, né le 26 février 1924 et mort le 20 janvier 2019.

J'adorais cet acteur, dont le grand public ignore malheureusement souvent le nom.

Et cela en dépit de la qualité de son jeu, de la longévité de sa carrière et de l'importance de sa filmographie, au cinéma comme à la télévision, qui court sur pas moins de 60 ans, de 1954 à 2013 !

Acteur et metteur en scène de théâtre, François Perrot avait débuté en 1951 dans la troupe de Louis Jouvet, puis au TNP dirigé par Jean Vilar.

Son allure distinguée et son apparence bourgeoise l'avait ensuite amené au cinéma, où il a souvent interprèté les notables ou les dirigeants - plusieurs directeurs de banque notamment -, plus ou moins respectables, excellant dans les rôles de salopards et dans l'humour pince-sans-rire.

L'acteur français François Perrot

On se souvient notamment de lui dans des films tels que « Le corps de mon ennemi » de Georges Lautner (1976), « Pour cent briques, t’as plus rien... » de Édouard Molinaro (1982), « Attention ! Une femme peut en cacher une autre » de Georges Lautner (1983), « Banzaï » de Claude Zidi (1983), ou « Les Morfalous » de Georges Lautner (1984) avec Jean-Paul Belmondo, dans lequel Michel Audiard faisait déclarer à Marie Laforêt « C’est bien la première fois qu’il fait des étincelles avec sa bite » !

Pour ma part, je l'avais adoré dans deux films de Bertrand Tavernier :« Coup de torchon » (1983) et « La vie et rien d'autre » (1989).

Source : wikipedia.org