"Le vent tourne" ou "Sentir le vent tourner".

Ces deux locutions verbales du langage courant s'utilisent couramment, au sens figuré, pour signifier respectivement :

  • "Le vent tourne" : la situation est en train de changer complètement, les rapports de force évoluent, la situation tourne à l'avantage d'un adversaire ou de soi-même.

On dit par exemple : "Le vent tourne : nous ne pouvons pas continuer à vendre nos produits aussi chers que par le passé".

  • et "Sentir le vent tourner" : comprendre l'évolution du rapport de force, la nature et l'importance du changement de situation en train de se produire.

On dit par exemple : "Dès que j'ai senti le vent tourner avec mon supérieur hiérarchique, j'ai postulé chez différents concurrents".

Sources : www.languefrancaise.net, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Forcer la main".

Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie, selon le contexte, au sens figuré :

  • obtenir par la force, forcer ; contraindre une personne à agir contre sa volonté et ses intérêts propres, à faire quelque chose ; imposer quelque chose à quelqu'un contre son gré ; lui mettre la pression.

On dit par exemple : "Mon voisin n'a vendu sa propriété que parce que ses enfants lui ont forcé la main".

  • et, en équitation : agir à l'encontre des indications de son cavalier, pour un cheval.

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement :

  • "Ne pas en croire ses oreilles" : être extrêmement surpris par ce que l'on entend, stupéfait ; ne pas parvenir là l'imaginer.

 On dit par exemple : "J'ai dû lui faire répéter la nouvelle car je n'en croyais pas oreilles".

  • et "Ne pas en croire ses yeux" : être extrêmement surpris par ce que l'on voit, stupéfait ; ne pas parvenir là l'imaginer.

On dit par exemple : "Mon patron n'en croyait pas ses yeux en recevant le courrier du ministère et il a dû relire le message plusieurs fois avant de prendre véritablement conscience de la nouvelle".

On dit également, dans le registre populaire : "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

Ou, dans le registre vulgaire : "Trouer le cul".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Rester les deux pieds dans le même sabot" et "Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot".

Ces différentes locutions verbales du registre familier en forme d'idiotismes numériques, d'idiotismes corporels et d'idiotismes vestimentaires appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Rester les deux pieds dans le même sabot" : attendre sans rien faire ; être embarrassé, incapable d'agir, passif ; ne pas faire preuve d'initiative.

On dit par exemple : "Tu dois réagir, tu ne peux pas rester les deux pieds dans le même sabot !".

  • "Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot" : être débrouillard, dynamique, actif, entreprenant ; agir, prendre des initiatives.

On dit par exemple : "Mon gendre n'est pas resté les deux pieds dans le même sabot : il a très vite lancé un nouveau projet".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.languefrancaise.net

"Ne pas décrocher un mot" ou "Rester muet".

Ces deux locutions verbales du langage courant signifient : ne rien dire, ne pas parler, rester silencieux.

Et cela y compris face aux questions qui sont posées ou face à une situation ou un événement susceptible de susciter des commentaires.

On dit par exemple :

  • "Tout le monde était ébahi par le feu d'artifice, mais ton frère n'a pas décroché un mot",
  • "Le commissaire a interrogé le suspect deux heures durant, mais celui-ci est resté muet".

Cette dernière formule "Rester muet" s'utilise naturellement au sens figuré.

"Être malade comme un chien", "Être malade à crever" ou "Être malade à en crever".

Ces trois locutions verbales relèvent du registre argotique.

"Être malade comme un chien" est un idiotisme animalier et signifie, comme les deux autres formules, au sens figuré : être extrêmement malade.

 

"Faire ceinture".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire appartient au registre familier.

Constituant une ellipse de "Faire USAGE DE SA ceinture", elle signifie :

  • au sens propre : se priver de nourriture,
  • et au sens figuré : se priver de quelque chose, de gré ou de force.

On dit par exemple : "Mon mari étant au chômage partiel et moi en arrêt-maladie pour deux mois, il va falloir faire ceinture encore un bont moment".

Ou : "Sans télévision ni ordinateur à la maison pendant quelques jours jours, je vais devoir faire ceinture en matière de films ou de feuilletons !".

Sources : www.expressio.ft et Le Robert

"Ne pas être du luxe", "C'est pas du luxe", "Ce n'est pas du luxe".

Cette locution verbale du registre familier signifie, au sens figuré : être nécessaire, indispensable, et à tout le moins bienvenu ou utile.

On dit par exemple : "Va te laver les mains et débarbouiller le visage avant de passer à table, ce ne sera pas du luxe !"

Ou : "Enfin, tu t'es décidé à laver tes carreaux : ce n'est pas du luxe !".

Source : wiktionary.org

"Avoir vent de quelque chose" ou "Avoir écho de quelque chose".

Ces deux curieuses locutions verbales, qui ne manquent pas d'interloquer nos amis étrangers et nos jeunes enfants, appartiennent au registre soutenu.

Et elles signifient toutes deux : avoir connaissance, être au courant, être informé, entendre parler de quelque chose ; recevoir une information.

On dit par exemple : "J'ai eu vent d'un projet d'embauche dans votre société".

Ou : "Ma soeur a eu écho d'un possible retard de livraison".

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.expressio.fr

"Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un.

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un : apprécier favorablement, avoir à l’égard de quelque chose ou de quelqu'un, des dispositions favorables.

On dit par exemple : "Mon père voit d'un bon oeil mon choix de devenir avocat".

Ou : "La mairie voit de bon oeil l'arrivée de nouveaux habitants venus de la ville";

  • et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un :

On dit par exemple : "Ce directeur d'usine ne voit pas d'un bon oeil les emplyés retardataires".

Ou : "On ne voyait généralement pas de bon oeil, autrefois, les personnes n'ayant pas fait leur service militaire".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

"Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre populaire.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" : être très étonné, extrêmement surpris, stupéfait.

On dit par exemple : "J'étais sur le cul quand j'ai appris que ta femme t'avait quitté".

Ou : "Je suis resté que le cul quand mon fils m'a appris votre déménagement".

  • et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul" : beaucoup étonner ou surprendre, stupéfier.

On dit par exemple : "Ça m'a laissé sur le cul d'apprendre que tes vieux divorçaient !".

Ou : "Mon licenciement m'a mis sur le cul !".

On dit également, dans le langage courant : "Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ou, dans le registre vulgaire : "Trouer le cul".

Source : wiktionary.org