Cette collection rassemble l’ensemble de mes articles consacrés à des expressions ou proverbes ne relevant pas d’une catégorie spécifique d’idiotismes ni d’un domaine d’activité particulier.
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Cette locution verbale en forme d'idiotisme architectural fait référence aux gonds, ces pièces métalliques autour desquelles pivote le battant d'une porte ou d'une fenêtre.
Et elle signifie donc :
ausens propre : soulever afin de l'extraire de ses gonds (ou "dégonder"), en parlant du battant d'une porte ou d'une fenêtre,
et au sens figuré, dans le langage familier : se mettre brutalement en colère ; s'emporter ; perdre son sang-froid ; n'être plus maître de soi-même ; être hors de soi-même ; devenir fou.
On dit par exemple : "Je suis sorti de mes gonds lorsque l'on m'a expliqué que le chauffard qui avait écrasé ma fille avait pris la fuite".
Ou : "Mon patron est sorti de ses gonds en apprenant que les ventes avaient chuté de plus de cinquante pour cent".
Cette expression du langage courant constitue uneellipse de "Le mot impossible n'est pas français".
Et elle s'utilise donc traditionnellement lorsque l'on refuse d'abdiquer face à une difficulté ou quand une chose paraît irréalisable, afin de dire que rien n'est impossible.
Ce dicton d'origine incertaine est traditionnellement attribué à Napoléon 1er, à qui le géneral Le Marois avait écrit, lors de la campagne d’Allemagne de 1813, qu’il ne pourrait tenir plus longtemps la ville de Magdebourg (Saxe-Anhalt). Ce à quoi l'Empereur lui aurait rétorqué : "Ce n’est pas possible, m’écrivez-vous : cela n’est pas français".
Mais selon d'autres explications, ce serait le ministre de la Police Joseph Fouché, qui aurait déclaré au même Napoléon 1er, à la suite d'une altercation concernant la traque des royalistes français émigrés : "Votre majesté nous a appris que le mot impossible n'est pas français"...
Sources : wiktionary.org et www.expressions-francaises;fr
On utilise couramment, par dérision, l'expression "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" lorsque l'on souhaite dénoncer la naïveté de ceux qui n'ont pas conscience de la dureté et de la dangerosité de notre monde et de nos semblables.
Elle est entrée dans le langage courant en 1972, après la sortie du film "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", réalisé par l'humoriste français Jean Yanne, sur un scénario de Gérard Sire.
Cette comédie satirique sur le monde de la radio rencontra un large succès public et s'est révélée visionnaire sur le devenir de la radio et du paysage audiovisuel actuel.
Cette expression du langage courant signifie : imposer - à une personne ou à une chose - quelque chose de difficile à supporter ou endurer ; de pénible.
On dit par exemple : "Cette tragédie a mis mes nerfs à rude épreuve".
Ou : "Cette étape de montagne, qui va se dérouler en grande partie sous la pluie, va mettre les coureurs et leurs machines à rude épreuve".
Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes corporels possèdent naturellement des significations très différentes :
"Avoir la main" (langage courant) :
au sens propre, lorsque l'on joue aux cartes :
être le premier à jouer.
ou : être celui qui distribue les cartes.
et au sens figuré : avoir la balle dans son camp, être celui qui a l’initiative.
On dit par exemple : "Tu as la main, c'est toi qui contrôle la situation".
"Avoir la main baladeuse" (registre familier) (sens figuré) : être enclin aux caresses intempestives.
On dit par exemple : "Le chef de service de ma copine avait la main balladeuse. Mais elle l'a dénoncé auprès sa direction".
"Avoir la main croche" (registre familier) (sens figuré) : être d'un naturel rapace.
On dit par exemple : "Mon patron a la main croche : impossible de lui faire acheter le moindre équipement !".
"Avoir la main heureuse" (langage courant) (sens figuré) : avoir de la chance au jeu, être chanceux, avoir bien choisi ; faire un choix avisé ; réussir dans ce que l’on entreprend.
On dit par exemple : "Tu as eu la main heureuse avec cet achat : moi je ne fais que de mauvaises affaires".
"Avoir la main malheureuse" (langage courant) (sens figuré) : ne pasavoir de chance au jeu, être malchanceux, avoir mal choisi ; échouer dans ce que l’on entreprend.
On dit par exemple : "J'ai eu la main malheureuse : je gagnerai une autre fois".
"Avoir la main légère" (langage courant) (sens figuré) : ne pas mettre trop de quelque chose ; opérer adroitement, agir sans brutalité.
On dit par exemple : "Ma tante utilise de l'engrais, mais elle a la main légère".
Ou : "Tu peux lui confier tes vases : il a la main légère".
Avoir la main leste" (langage courant) (sens figuré) : être prompt à infliger des gifles ou des coups en guise deréprimandes.
On dit par exemple : "Mon grand-père avoir la main leste avec ses enfants : mon père a reçu des centaines de gifles quand il était jeune".
"Avoir la main lourde" (registre familier) (sens figuré) :
verser en trop grande quantité ou utiliser un produit plus que nécessaire.
On dit par exemple : "Le serveur a eu la main lourde : je n'ai jamais bu autant de pastis de ma vie !".
Ou : "Tu as eu la main lourde : il y en a deux fois trop !".
frapper fort, punir sévèrement.
On dit par exemple : "Mon oncle a eu la main lourde avec mon cousin : il a failli l'assommer !".
Le professeur Jean Douélan (Lino Ventura) "a la main lourde" avec sa fille Isabelle (Isabelle Adjani) dans le film franco-italien "La gifle", réalisé en 1974 par Claude Pinoteau
"Avoir la main sûre" (langage courant) : avoir la main ferme, qui ne tremble pas.
On dit par exemple : "Tu peux lui faire confiance s'il te dit qu'il tient la corde : il a la main sûre".
et "Avoir la main verte" (langage courant) (sens figuré) : savoir cultiver, entretenir, faire pousser et soigner les plantes ; être doué pour cela.
On dit par exemple : "Mon épouse a la main verte mais pas moi : il suffit que je touche à une plante pour qu'elle meurt dans la semaine !".
Et nos amis québecois utilisent un autre idiotismechromatique : "Avoir le pouce vert".
Sources : wiktionary.org, www.littre.org, www.linternaute.fr, www.languefrancaise.net, dictionnaire.reverso.net, Le Robert et www.larousse.fr
Cette locution adjectivale relève du langage courant.
Et elle qualifie - parfois de manière ironique - une personne d'une innocence totale, immaculée ; incapable de faire le moindre mal, de la moindre méchanceté.
On dit également "Innocent comme l'agneau qui vient de naître".
On dit par exemple : "Non, monsieur : on ne peut pas être innocent comme l'enfant qui vient de naître, ainsi que vous nous l'affirmé, en ayant séjourné derrière les barreaux à plus de vingt reprises !".
Ces deux locutions verbales du langage courant s'utilisent couramment, au sens figuré, pour signifier respectivement :
"Le vent tourne" :la situation est en train de changer complètement, les rapports de force évoluent, la situation tourne à l'avantage d'un adversaire ou de soi-même.
On dit par exemple : "Le vent tourne : nous ne pouvons pas continuer à vendre nos produits aussi chers que par le passé".
et "Sentir le vent tourner" : comprendre l'évolution du rapport de force, la nature et l'importance du changement de situation en train de se produire.
On dit par exemple : "Dès que j'ai senti le vent tourner avec mon supérieur hiérarchique, j'ai postulé chez différents concurrents".
Sources : www.languefrancaise.net, www.linternaute.fr et wiktionary.org
Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie, selon le contexte, au sens figuré :
obtenir par la force, forcer ; contraindre une personne à agir contre sa volonté et ses intérêts propres, à faire quelque chose ; imposer quelque chose à quelqu'un contre son gré ; lui mettre la pression.
On dit par exemple : "Mon voisin n'a vendu sa propriété que parce que ses enfants lui ont forcé la main".
et, en équitation : agir à l'encontre des indications de son cavalier, pour un cheval.