"Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement :

  • "Ne pas en croire ses oreilles" : être extrêmement surpris par ce que l'on entend, stupéfait ; ne pas parvenir là l'imaginer.

 On dit par exemple : "J'ai dû lui faire répéter la nouvelle car je n'en croyais pas oreilles".

  • et "Ne pas en croire ses yeux" : être extrêmement surpris par ce que l'on voit, stupéfait ; ne pas parvenir là l'imaginer.

On dit par exemple : "Mon patron n'en croyait pas ses yeux en recevant le courrier du ministère et il a dû relire le message plusieurs fois avant de prendre véritablement conscience de la nouvelle".

On dit également, dans le registre populaire : "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

Ou, dans le registre vulgaire : "Trouer le cul".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Rester les deux pieds dans le même sabot" et "Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot".

Ces différentes locutions verbales du registre familier en forme d'idiotismes numériques, d'idiotismes corporels et d'idiotismes vestimentaires appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Rester les deux pieds dans le même sabot" : attendre sans rien faire ; être embarrassé, incapable d'agir, passif ; ne pas faire preuve d'initiative.

On dit par exemple : "Tu dois réagir, tu ne peux pas rester les deux pieds dans le même sabot !".

  • "Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot" : être débrouillard, dynamique, actif, entreprenant ; agir, prendre des initiatives.

On dit par exemple : "Mon gendre n'est pas resté les deux pieds dans le même sabot : il a très vite lancé un nouveau projet".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.languefrancaise.net

"Ne pas décrocher un mot" ou "Rester muet".

Ces deux locutions verbales du langage courant signifient : ne rien dire, ne pas parler, rester silencieux.

Et cela y compris face aux questions qui sont posées ou face à une situation ou un événement susceptible de susciter des commentaires.

On dit par exemple :

  • "Tout le monde était ébahi par le feu d'artifice, mais ton frère n'a pas décroché un mot",
  • "Le commissaire a interrogé le suspect deux heures durant, mais celui-ci est resté muet".

Cette dernière formule "Rester muet" s'utilise naturellement au sens figuré.

"Être malade comme un chien", "Être malade à crever" ou "Être malade à en crever".

Ces trois locutions verbales relèvent du registre argotique.

"Être malade comme un chien" est un idiotisme animalier et signifie, comme les deux autres formules, au sens figuré : être extrêmement malade.

 

"Faire ceinture".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire appartient au registre familier.

Constituant une ellipse de "Faire USAGE DE SA ceinture", elle signifie :

  • au sens propre : se priver de nourriture,
  • et au sens figuré : se priver de quelque chose, de gré ou de force.

On dit par exemple : "Mon mari étant au chômage partiel et moi en arrêt-maladie pour deux mois, il va falloir faire ceinture encore un bont moment".

Ou : "Sans télévision ni ordinateur à la maison pendant quelques jours jours, je vais devoir faire ceinture en matière de films ou de feuilletons !".

Sources : www.expressio.ft et Le Robert

"Ne pas être du luxe", "C'est pas du luxe", "Ce n'est pas du luxe".

Cette locution verbale du registre familier signifie, au sens figuré : être nécessaire, indispensable, et à tout le moins bienvenu ou utile.

On dit par exemple : "Va te laver les mains et débarbouiller le visage avant de passer à table, ce ne sera pas du luxe !"

Ou : "Enfin, tu t'es décidé à laver tes carreaux : ce n'est pas du luxe !".

Source : wiktionary.org

"Avoir vent de quelque chose" ou "Avoir écho de quelque chose".

Ces deux curieuses locutions verbales, qui ne manquent pas d'interloquer nos amis étrangers et nos jeunes enfants, appartiennent au registre soutenu.

Et elles signifient toutes deux : avoir connaissance, être au courant, être informé, entendre parler de quelque chose ; recevoir une information.

On dit par exemple : "J'ai eu vent d'un projet d'embauche dans votre société".

Ou : "Ma soeur a eu écho d'un possible retard de livraison".

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.expressio.fr

"Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un.

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un : apprécier favorablement, avoir à l’égard de quelque chose ou de quelqu'un, des dispositions favorables.

On dit par exemple : "Mon père voit d'un bon oeil mon choix de devenir avocat".

Ou : "La mairie voit de bon oeil l'arrivée de nouveaux habitants venus de la ville";

  • et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un :

On dit par exemple : "Ce directeur d'usine ne voit pas d'un bon oeil les emplyés retardataires".

Ou : "On ne voyait généralement pas de bon oeil, autrefois, les personnes n'ayant pas fait leur service militaire".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

"Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre populaire.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" : être très étonné, extrêmement surpris, stupéfait.

On dit par exemple : "J'étais sur le cul quand j'ai appris que ta femme t'avait quitté".

Ou : "Je suis resté que le cul quand mon fils m'a appris votre déménagement".

  • et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul" : beaucoup étonner ou surprendre, stupéfier.

On dit par exemple : "Ça m'a laissé sur le cul d'apprendre que tes vieux divorçaient !".

Ou : "Mon licenciement m'a mis sur le cul !".

On dit également, dans le langage courant : "Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ou, dans le registre vulgaire : "Trouer le cul".

Source : wiktionary.org

"À vot' bon coeur m'sieurs dames !" ou "À votre' bon coeur messieurs dames !"

Cette expression française en fome d'idiotisme corporel appartient au registre populaire (si elle est prononcée "À vot' bon coeur m'sieurs dames !") ou au registre familier.

Et elle est traditionnellement utilisée lorsque l'on fait appel à la générosité publique.

En particulier lorsque - étant mendiant ou venant d'effectuer une prestation artistique - on sollicite les passants ou les spectateurs en faisant la quête pour obtenir de l'argent.

"En un mot comme en cent" ou "En un mot comme en mille".

Ces deux locutions adverbiales du registre familier en forme d'idiotismes numériques signifient : bref, en résumé, pour résumer ; pour dire les choses de façon concise.

Et elle s'utilise pour insister sur ce que l'on dit, avec autorité, lorsque l'on ne veut pas de contradiction, pour redéfinir plus clairement quelque chose.

On dit par exemple : "En un mot comme un cent : ta femme exige que tu sois parti avant ce soir !".

Ou : "En un mot comme en mille : le gouvernement ne cèdera pas à ces pressions !".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.larousse.fr

"C'est reparti comme en 14" ou "Repartir comme en 14" et "C'est reparti comme en 40" ou "Repartir comme en 40".

  • l'expression "C'est reparti comme en 14" ou "Repartir comme en 14" - par ellipse de "C'est reparti comme en 1914" ou "Repartir comme en 1914" - appartient au registre populaire et a commencé à être utilisée dès la fin de la Première Guerre mondiale, en 1918.

Elle fait référence au début de ce conflit, né de l'assassinat, le 28 juin 1914, à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) de l’archiduc héritier d’Autriche-Hongrie François-Ferdinand, qui embrase rapidement l’Europe toute entière.

Lorsque, le 1er août 1914, la France se mobilise, nombreux sont les Français qui pensent alors que la guerre sera de courte durée et que les soldats seront rentrés avant la fin de l’été. Aussi les hommes mobilisés partent-ils avec entrain et insouciance, persuadés qu'ils vont rapidement gagner la guerre contre l'Allemagne.

La ferveur patriotique nationale est d'abord confortée par la réussite du rapide et efficace acheminement des troupes vers le front, en grande partie du à l'utilisation des chemins de fer qui sont entièrement militarisés.

Mais, comme nous le  savons, la suite se révéla malheureusement infiniment plus dramatique que prévue, le conflit ayant duré quatre ans, fait des dizaines de millions de morts et de blessés, et laissé des régions entières ravagées.

L'expression est employée de façon ironique :

    • pour désigner une situation dans laquelle des personnes s'engagent avec un enthousiasme et un entrain injustifiés, que les circonstances ne justifient guère.

On dit par exemple : "C'est reparti comme en 14 : les gens veulent tous être confinés, à présent !".

    • pour signifier que "Cela recommence".

On dit par exemple : "C'est reparti comme en 14 : le ministre va encore nous dire qu'il faut faire des efforts !".

    • ou pour dénoncer un conflit récurrent.

Elle a ainsi commencé à être utilisée, après la Première Guerre mondiale, dès lors qu’une tension renaissait avec l’Allemagne, ce qui fut le cas dans les années 20 avec l’occupation de la Ruhr (Allemagne) puis, évidemment, en 1939, avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

  • et l'expression "C'est reparti comme en 40" ou "Repartir comme en 40" - par ellipse de "C'est reparti comme en 1940" ou "Repartir comme en 1940" - constitue un simple détournement moderne de l'expression "C'est reparti comme en 14" ou "Repartir comme en 14", qui demeure l'expression de référence.

Utilisée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, elle comporte cette fois une connotation de défaite et d’éternel recommencement des guerres, après celles de 1870, 1914-1918, 1939-1945 ou d'indochine.

Sources : wikipedia.org et www.defense.gouv.fr