Doit-on dire : "Un aphte" ou "Une aphte" ?

Aphte
Réponse
Un aphte !

L'aphte est un ulcère superficiel douloureux de la muqueuse buccale ou d'un autre organe. Il est parfois "bipolaire" (c'est à dire oro-génital : affectant à la fois la bouche et les parties génitales).

Au niveau de la muqueuse buccale, il se forme la plupart du temps sur l'intérieur des lèvres et des joues, la langue, le palais, les gencives ou la gorge.

Les aphtes apparaissent le plus souvent de façon isolée, chez un sujet apparemment "sain", .

Ils sont parfois précédés d’une sensation de cuisson, et guérissent spontanément.

Caractérisés par une forme arrondie ou ovale sur un fond jaune cerné d’un halo rouge inflammatoire, non indurés, ils peuvent être de très petite taille (aphtes "miliaires") ou géants.

Source : wikipedia.org

"L'adénopathie cervicale tuberculeuse chronique".

Il s'agit tout simplement du vocable médical désignant ce que l'on appelait autrefois, dans le langage courant, "les écrouelles".

Cette maladie d’origine tuberculeuse provoquait des fistules purulentes localisées sur les ganglions lymphatiques du cou, que les rois de France et d'Angleterre, du Moyen Âge au XIXe siècle étaient réputés pouvoir guérir par simple contact, en vertu de leur pouvoir thaumaturge.

"L'infantilisme".

Il s'agit d'une maladie, causée par un déficit en hormones thyroïdiennes ou hormone de croissance au moment de la puberté, et ayant pour conséquence qu'un adulte présente les caractéristiques psychiques, physiques ou génitales d'un enfant.

Ces hormones - parmi lesquelles notamment la testostérone - sont en effet responsables de l'apparition des caractères sexuels secondaires comme les poils pubiens, les poils faciaux, la modification du ton de la voix, la croissance des os et l’augmentation du volume musculaire.

L' adulte souffrant d’infantilisme présente donc des caractéristiques telles que - notamment - une petite taille, un développement insuffisant des organes génitaux, une absence de caractères sexuels secondaires et un psychisme infantile.

Pourquoi dire : "Un tennis elbow" ?

"L'épicondylite", également appelée "Tendinite du bras" ou "Tennis elbow"

Et pas : "Une épicondylite" ou "Une tendinite du coude" !

Il s'agit d'une affection douloureuse résultant d'une inflammation des tendons reliant la main au coude et servant à la flexion du poignet, appelés "tendons épicondyliens".

L’épicondyle est en effet le petit relief osseux de l’humérus (os du bras) situé au niveau de la partie externe de l’articulation du coude. Elle permet l’insertion de certains muscles qui servent à étendre les doigts, tendre le poignet et faire tourner l’avant-bras de façon à ce que la paume de la main soit visible.

Anatomie du coude et visualisation des tendons en cause dans "L'épicondylite", également appelée "Tendinite du bras" ou "Tennis elbow"

Une épicondylite est en réalité une tendinite du bras qui se caractérise par des douleurs du coude. Elle est provoquée par l’atteinte des muscles et plus particulièrement des tendons permettant de les fixer sur l’épicondyle. Les tendons sont constitués de fibres solides non étirables, lesquelles, si elles subissent des contraintes trop importantes ou des chocs soudains, peuvent se déchirer. Les épicondylites sont actuellement expliquées par des micro-déchirures des tendons. En effet, les symptômes surviennent après une mobilisation importante et/ou répétée du bras, la douleur au niveau du coude étant réveillée par la mise en tension ou la rotation du poignet, ainsi que par la répétition de mauvais gestes du bras et de la main.

Cette affection est classée dans les troubles dits musculo-squelettiques (TMS), un ensemble de pathologies affectant les muscles, les tendons ou les nerfs rendant impossible la réalisation de certains mouvements. Une prise en charge adaptée permet d’en limiter l’évolution. L’atteinte du coude représente 19% des cas de TMS affectant les membres supérieurs. Contre 45% pour l’atteinte du poignet, qui reste la pathologie la plus fréquente et détient la première place.

Chaque année, en France, l’épicondylite concerne 1 à 3% des adultes. Elle touche plus volontiers les personnes entre 40 ans et 60 ans et représente 80% des pathologies liées au coude. La fréquence de cette affection s’est par ailleurs accrue ces dernières années dans la population française, avec une augmentation de 20% du nombre de cas entre 1995 et 2005.

Dans de rares cas, les douleurs du coude sont attribuées à une épitrochléite, une affection semblable à l’épicondylite à la différence qu’elle touche l’épitrochlée (relief osseux de la face interne du bras).

Sources : www.santemagazine.fr et xww.sante-sur-le-net.com

"L'infarctus du myocarde" ou "Le syndrome coronaire aigu".

Il s'agit de ce que l'on appelle communément "Une crise cardiaque" ou - par ellipse - "Un infarctus".

Un infarctus est une altération d'un tissu ou d'un organe par obstruction de l'artère qui assure son irrigation.

Et l'infarctus du myocarde est une lésion d'une partie du muscle cardiaque appelé "myocarde".

Cette destruction se produit lorsque, par exemple, un caillot empêche le sang de circuler normalement dans l'artère coronaire, qui irrigue le coeur. Ce dernier est alors mal irrigué et le muscle cardiaque abîmé.

L'infarctus du myocarde s'avère mortel dans environ 10% des cas. Dès l'apparition des premiers symptômes, il est primordial de prévenir les secours. Les premiers soins seront donnés dans l'ambulance, puis une hospitalisation sera nécessaire. Ensuite, des soins sur le long terme seront proposés, notamment pour éviter un nouvel infarctus ou l'apparition de complications cardiovasculaires. Ces soins post-infarctus seront composés d'un traitement médicamenteux, d'une réadaptation cardiovasculaire ou de changements d'hygiène de vie.

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à un mot d'enfant et intitulé "Quelle affreuse maladie !".

Source : www.passeportsante.net

"L'aphasie de Broca".

Cette maladie tire son nom du chirurgien et anthropologue français Paul Broca, né le 28 juin 1824 et mort le 9 juillet 1880, connu pour sa découverte du centre du langage dans le cerveau humain.

Elle se caractérise par une réduction de l’expression. L’individu parle peu, lentement, cherche ses mots. Il peut avoir des difficultés semblables lorsqu’il essaie d’écrire, celles-ci n’étant pas liées au fait de devoir se servir de sa main gauche, mais étant comparables aux difficultés observées dans le langage parlé. La compréhension est généralement bien conservée.

On l’appelle aussi "Aphasie d’expression", "Aphasie antérieure", "Aphasie motrice" ou "Aphasie expressive".

Source : www.aphasie.ca

"Le mutisme".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

  • le refus ou l'incapacité psychologique de parler.

Le sujet atteint de cette pathologie ne présente aucune lésion des organes de la phonation ni des centres nerveux du langage.

Et cette suspension de la parole, chez un adulte ou un enfant, peut être totale ou partielle, globale ou sélective, permanente ou transitoire.

  • ou, par extension : l'attitude, l'état d'une personne qui se tait, reste silencieuse, s'abstient volontairement de parler, refuse de parler.

La personne atteinte de mutisme est dite "mutique".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.passeportsante.net

"Une aphasie".

L'aphasie est un trouble du langage allant de la difficulté de trouver ses mots à une perte totale de la faculté de s'exprimer.

Elle est causée par dommages du cerveau provoqués dans la majorité des cas par un AVC (Accident Vasculaire Cérébral). Le rétablissement dépend de la gravité de la lésion.

Il existe cinq formes d'aphasie :

  • l'aphasie de conduction :

Elle se manifeste par un langage entrecoupé d’hésitations, d’arrêts occasionnés par une difficulté à trouver les mots et, surtout, par la production de nombreuses paraphasies. La personne atteinte mêle les sons dans les mots et, comme elle en est habituellement consciente, elle tentera de se corriger. Parfois, les paraphasies sont tellement abondantes qu’elles peuvent donner lieu à un jargon.

Contrairement à l'aphasie de Wernicke, à laquelle elle peut parfois ressembler, l’aphasie de conduction ne s’accompagne généralement pas de troubles importants de la compréhension. Elle peut être le résultat d’une aphasie de Wernicke ayant évolué positivement.

  • l'aphasie globale :

C’est la forme la plus grave de l’aphasie. Elle résulte d'un dommage important des zones du langage du cerveau. Le patient ne peut parler ou comprendre le langage parlé ou écrit.

  • l'aphasie mixte :

On parle d’aphasie mixte quand il y a à la fois une réduction de l’expression et des difficultés importantes de compréhension.

  • et l'aphasie progressive :

Comme son nom l'indique, elle s’installe insidieusement, le premier symptôme étant habituellement le manque du mot. Les personnes atteintes d’aphasie progressive primaire ont généralement une très bonne conscience de leur trouble du langage, ce qui génère beaucoup de frustration et est source d’anxiété devant la probabilité d’une détérioration plus globale de leurs capacités cognitives.

On distingue deux types d’aphasies progressives :

    • l’aphasie de type non fluent :

Chez la personne qui en est atteinte, le débit verbal est de plus en plus réduit, allant jusqu’au mutisme. Des éléments de dysorthographie sont notés dans le langage écrit qui se détériore progressivement lui aussi.

    • l’aphasie de type fluent :

On observe chez le patient une logorrhée, du jargon, des troubles importants de la compréhension orale et écrite ainsi que des troubles de la lecture à haute-voix et de la répétition.

Source : www.passeportsante.net

"Un AVC" ou "Accident Vasculaire Cérébral".

C'est ce que l'on appelle dans le langage courant une "Attaque cérébrale", ou - par ellipse - "une attaque", c'est à dire une défaillance de la circulation du sang affectant une région plus ou moins importante du cerveau.

Il survient à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau sanguin. Et provoque la mort des cellules nerveuses, qui sont privées d’oxygène et des éléments nutritifs essentiels à leurs fonctions.

Chez la majorité des gens, il n’y a pas de signe précurseur d’une crise. Toutefois, plusieurs facteurs de risque peuvent être surveillés.

Les AVC ont des conséquences très variables, puisque plus de la moitié des gens en gardent des séquelles et qu'environ un individu sur 10 récupère complètement. La gravité des séquelles dépend de la région du cerveau atteinte et des fonctions qu’elle contrôle. Plus la région privée d’oxygène est grande, plus les séquelles risquent d’être importantes. À la suite d’un AVC, certaines personnes auront de la difficulté à parler ou à écrire (aphasie) et des problèmes de mémoire. Elles pourront aussi être atteintes d’une paralysie plus ou moins importante du corps.

Lorsque les cellules nerveuses sont privées d’oxygène, ne serait-ce que pendant quelques minutes, elles meurent et ne se régénéreront pas. Aussi, plus les délais entre l’AVC et la prise en charge médicale sont courts, plus le risque de séquelle grave s’amenuise.

Quels que soient les dommages causés par la privation d’oxygène, le cerveau a une certaine capacité d’adaptation. Des cellules nerveuses saines réussissent ainsi parfois à prendre la relève des cellules mortes si elles sont stimulées par différents exercices.

Source : www.passeportsante.net

"Une aphasie".

Il s'agit d'un trouble du langage allant de la difficulté de trouver ses mots à une perte totale de la faculté de s'exprimer.

Elle est causée par dommages du cerveau provoqués dans la majorité des cas par un AVC (Accident Vasculaire Cérébral).

Et le rétablissement dépend de la gravité de la lésion.

Source : wikipedia.org