"Énième", "Nième", "Ixième" ou "Xième".

Ces quatre adjectifs parfaitement synonymes appartiennent au registre soutenu.

Et ils signifient : occupant un rang non précisé, une place indéterminée dans une suite considérée comme trop longue.

On dit par exemple :

  • "Je vous répète pour la énième fois que je ne souhaite pas acheter de nouvelles fenêtres !",
  • "C'est la nième fois que je te dis de ranger ta chambre !",
  • "Ce n'est jamais que la ixième fois que le président nous annonce que la situation est maîtrisée",
  • ou : "J'ai vu hier soir qu'il repassait La grande vadrouille à la télévision pour la xième fois".

La graphie "Nième" (qui se prononce é-ni-èm) est peu fréquente.

Et la graphie "Xième" très rare.

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un roulé-boulé".

Cet étrange substantif masculin ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Appartenant au langage courant, il désigne :

  • un mouvement de gymnastique consistant à rouler sur soi-même, également appelé "une Roulade",
  • ou "une Galipette" par les enfants,
  • ou : une culbute suivant une chute, par laquelle on tombe en se roulant en boule afin d'amortir le choc ; que ce soit après un saut d'une certaine hauteur ou lors d'un atterrissage en parachute.

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Être chargé comme un âne", "Être chargé comme un baudet", "Être chargé comme un bourricot", "Être chargé comme une mule" ou "Être chargé comme un mulet".

"Être chargé comme un baudet"

Ces locutions adjectivales en forme d'idiotismes animaliers appartiennent au registre familier.

Parfaitement synonymes elles signifient toutes, au sens figuré : être très lourdement chargé, porter de lourds fardeaux.

Mais il me semble que "Être chargé comme un baudet" soit la plus couramment utilisée.

On dit par exemple : "Donne-moi au moins un ou deux de tes sacs : tu es chargé comme un baudet !".

"Être chargé comme un baudet""Être chargé comme un baudet"

Source : usito.usherbrooke.ca

"Embobiner".

Ce verbe peut avoir deux significations différentes selon le sens (propre ou figuré) et selon le niveau de langage, puisqu'il signifie tout à la fois :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • enrouler (quelque chose) autour de quelque chose de circulaire.

Et notamment : enrouler un fil (ou un câble) sur une bobine, ou "Bobiner".

Son antonyme est "Débobiner" (dérouler ce qui était en bobine) ou "Désembobiner".

Et "Rembobiner" consiste à embobiner de nouveau.

"Bobiner" ou "Embobiner" au sens propre : enrouler un fil sur une bobine

    • envelopper ou empêtrer (quelque chose ou quelqu'un) dans quelque chose ou au moyen de quelque chose.

On dit par exemple : "Mon grand-père m'a embobiné le bras dans une écharpe avant de m'emmener chez le médecin".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : tromper en embrouillant ; séduire dans le but de duper ; enjôler.

On dit par exemple : "Je me suis fait embobiner par le vendeur, qui m'a refilé un vieux modèle en me faisant croire qu'il venait de sortir".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

 

"Un crayon", "Un crayon à papier", "Un crayon depapier", "Un crayon papier", "Un crayon de plomb", "Un crayon de mine", "Un crayon-mine", "Un crayon de bois", "Un crayon gris", "Un crayon noir" ou "Un crayon ordinaire".

Un crayon à papier

Telles sont les 11 différentes appellations de ce "bâtonnet de bois contenant une mine, dont on se sert pour écrire sur du papier" !

  • La majorité des Français se divisent entre ceux qui parlent de "Crayon à papier" et ceux qui parlent de "Crayon de papier".

 

  • Nos amis Belges utilisent essentiellement le mot "Crayon".
  • Nos amis Québecois parlent de "Crayon de plomb" ou de "Crayon à mine".
  • tandis que nos amis Suisses sont plus divisés :
    • les Vaudois et les Genevois parlent de "Crayon gris",
    • les Fribourgeois de "Crayon papier",
    • les Valaisans de "Crayon à papier",
    • et les Romands de l’Arc Jurassien de "Crayon de papier".

Source : francaisdenosregions.com

"Gustatif" ou "Gustuel" et "Gustative" ou "Gustuelle".

Ces différents adjectifs parfaitement synonymes qualifient ce qui concerne ou ce qui se rapporte au sens du goût.

Et ils ont été formés à partir du latin "Gustus" signifiant "Goût".

  • "Gustatif" et "Gustative" appartiennent au registre soutenu.

On parle par exemple de "papilles gustatives" ou de "nerf gustatif".

  • "Gustuel" et "Gustuelle" ont été inventés au tournant du XIXe siècle par le gastronome français Jean Anthelme Brillat-Savarin (2 avril 1755 - 1er février 1826) et relèvent aujourd'hui du registre désuet.

On parle par exemple de "propriétés gustuelles" ou de "jouissances gustuelles".

Source : www.cnrtl.fr

"Une gouttière".

Ce substantif féminin du langage courant désigne, selon le contexte :

  • un canal demi-cylindrique, fixé au bord inférieur des toits, permettant l'écoulement des eaux de pluie.

Une gouttière de toit

  • ou : un dispositif médical servant à immobiliser un membre fracturé.
Une gouttière pour jambe
Une gouttière pour jambe
Une gouttière pour bras
Une gouttière pour bras

Source : Le Robert.

"Un météorologiste" ou "Un météorologue".

Ces deux substantifs masculins parfaitement synonymes désignent le scientifique spécialiste de la météorologie.

Il peut s'agir :

  • soit d'un chercheur travaillant à expliquer les phénomènes météorologiques,
  • soit d'un praticien de cette science appliquant ses connaissances pour produire des prévisions. Auquel cas, on parle souvent de "Prévisionniste".

Source : wiktionary.org

"Une baleine".

Ce substantif féminin du langage courant est un terme polysémique désignant tout à la fois, selon le contexte :

Une baleine bleue ou rorqual bleu
Une baleine bleue ou rorqual bleu
  • un mammifère marin de grande taille classé dans l'ordre des Cétacés.

Ce terme générique s'applique aux espèces appartenant au sous-ordre des "Mysticètes" ou cétacés à fanons (comme par exemple la baleine bleue ou rorqual bleu) ainsi que - improprement - à certaines espèces appartenant aux "Odontocètes" ou cétacés à dents (comme par exemple le cachalot).

Le petit de la baleine s'appelle le "Baleineau".

Une baleine et son baleineau
Une baleine et son baleineau
  • la formation cornée des gencives supérieures des baleines, plus communément appelée "La barbe" ou "Le fanon",

Fanons de baleine

Les fanons d'une baleine peuvent dépasser les deux mètres de long
Les fanons d'une baleine peuvent dépasser les deux mètres de long
Des fanons de baleine, échoués sur des rochers
Des fanons de baleine, échoués sur des rochers
  • et par extension :
    • la lamelle cornée flexible provenant des fanons de la baleine et employée autrefois pour rigidifier certains vêtements et, plus tard, les corsets.
Un corset en coton avec une structure en fanons de baleine
Un corset en coton avec une structure en fanons de baleine

Ou pour constituer l'armature des parapluies.

    • ou, de nos jours :
      • la lamelle souple glissée dans les gaines, les soutiens-gorge et les cols de chemise, afin d'en assurer la rigidité.

Un soutien-gorge et ses deux baleines en matière plastique

      • ou la tige de métal flexible constituant l'armature des parapluies ou parasols.
Une baleine de parapluie
Une baleine de parapluie

Des baleines de parapluie

Un parapluie transparent à 16 baleines

      • ou la tige de métal flexible constituant l'armature des parapluies ou parasols.
  • le bâton dont se servait autrefois le bedeau à l'église pour faciliter le passage des officiants,
  • dans le jargon maritime : une grosse lame (vague) qui embarque (passe et se répand par dessus bord),

Un navire en pleine tempête, sur le point d'embarquer une "baleine", c'est à dire, dans le jargon maritime : une énorme lame ou vague

  • dans le domaine de la maçonnerie : une scie à pierre tendre, très étroite, souple et flexible, permettant de suivre aisément un tracé courbe donné par un panneau ou de passer aisément entre deux tracés,
  • et enfin, dans le registre familier, de façon pjorative et injurieuse : une femme très grosse, obèse.

Une femme énorme

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un moulin à légumes", "Une moulinette", "Un presse-légumes" ou "Un presse-purée".

Un moulin à légumes", "Une moulinette", "Un presse-légumes" ou "Un presse-purée"

Ces différents termes du langage courant désigne tous : un appareil ménager destiné à écraser les légumes, en particulier la pomme de terre, afin de les réduire en purée ; l’écrasement étant provoqué par la pression d’une hélice tournante sur une grille.

La locution verbale "Passer à la moulinette" est également utilisée au sens figuré et peut avoir différentes significations.

Source : wiktionary.org

"Un zeugma", "Un zeugme" ou "Un attelage".

Ces trois substantifs masculins parfaitement synonymes désignent, en rhétorique, une figure de style consistant à ne pas énoncer de nouveau, quand l'esprit peut les rétablir aisément, un mot ou un groupe de mots déjà exprimés dans une proposition immédiatement voisine.

Par exemple, lorsque Victor Hugo écrit "L'air était plein d'encens et les prés de verdure".

Ou : "Il croyait à son étoile et qu'un certain bonheur lui était dû".

Cette figure de style constitue une forme d'ellipse, puisque l'on fait dépendre d'un même mot deux termes disparates qui entretiennent avec lui des rapports différents, en sous-entendant un adjectif ou un verbe déjà exprimé.

J'adore les zeugmas, auxquels j'ai consacré une petite collection d'articles très brefs.

Nota Bene : Le mot "Attelage" a naturellement d'autres significations.

Source : wikipedia.org