Doit-on écrire "Gnôle", "Gnole", "Gniole", "Gnaule" ou "Niaule", "Niole" ou "Niôle" ?

Et bien ces sept graphies différentes sont toutes correctes, la première - "Gnôle" - devant toutefois être privilégiée.

Appartenant au registre populaire, ce substantif féminin nous vient du parler Lyonnais.

Et il désigne : l'eau-de-vie.

On dit par exemple : "Mon voisin ne refusait jamais un petit verre de gnôle".

Ou : "Privés de tout depuis des semaines, ces soldats auraient fait n'importe quoi pour de la gnôle".

Sources : wiktionary.org et www.larrouse.fr

L'"Homogamie", également appelée "Homogamie sociale" ou "Isogamie".

Ces trois substantifs féminins désignent : le fait de rechercher un conjoint au sein du groupe social auquel on appartient, c'est-à-dire un conjoint de même statut social, dont le niveau social est équivalent au sien.

On dit qu'il y a homogamie, lorsqu'il existe des unions préférentielles dans la population, c'est-à-dire quand les individus possédant les mêmes caractéristiques se marient plus fréquemment entre eux que ne le voudrait le hasard.

On parle également d'homogamie d'ethnie, de religion, de culture, d'opinion politique, d'âge, de profession, de diplôme, etc.

Sources : wikipedia.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Une bicyclette", "Une chalaca", "Un ciseau retourné", "Un ciseau", "Un retourné acrobatique", "Un retourné" ou "Une chilienne".

L'incroyable "bicyclette" du joueur de football international portugais Ronaldo

Toutes ses appellations parfaitement synonymes relèvent du domaine du football.

Et elles désignent : un tir de volée en extension où l'impulsion et le tir sont réalisés avec la même jambe ; les deux jambes se croisant alors dans les airs.

La bicyclette retournée (tête en bas, amorcée dos au but) est généralement considérée comme le geste le plus spectaculaire du football : jugez-en plutôt.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome de la cabane", "Le syndrome de l'escargot" ou "Le syndrome du prisonnier".

Une jeune femme anxieuse à sa fenêtre

Ces trois locutions masculines entièrement synonymes ont été utilisées en mai 2020, à l'issue du premier confinement  par certains organes d'information, afin de désigner la peur sociale ou l'angoisse de sortir de chez soi, en particulier après une période de confinement.

Cette terminologie a notamment été utilisée à la fin du premier confinement lié à la pandémie de maladie à coronavirus 2019, pour évoquer la peur de se déconfiner et de se confronter au monde extérieur.

Une personne masquée, accoudée à une rembarde et assise sur un rebord de fenêtre

Et cela, en France mais aussi, préalablement, en Espagne ("sindrome de la cabana").

Ces différentes appellations ne sont normalement pas utilisée en psychiatrie. Mais mon psychiatre a employé la formule "syndrome de la cabane" me concernant.

  • La formule "syndrome du prisonnier" évoque naturellement l'angoisse des détenus confrontés au monde réel après avoir purgé une longue peine,
Un surveillant pénitentiaire ouvrant une porte, à la Prison de la Santé, à Paris (75) (© Dominique FAGET / AFP)
Un surveillant pénitentiaire ouvrant une porte, à la Prison de la Santé, à Paris (75) (© Dominique Faget / AFP)
La porte de sortie principale d'une prison française
La porte de sortie principale d'une prison française
  • celle de "syndrome de l'escargot" renvoit à l'image symbolique de l'escargot, un petit animal capable de vivre recroquevillé et reclus dans sa coquille, sans en sortir, en cas de sécheresse ou de danger,

Deux escargots dans leur coquille, fixés sur le tronc d'un arbuste

  • et celle de "syndrome de la cabane" proviendrait du ressenti des chercheurs d'or à l'issue de leur long isolement dans des cabanes pendant leurs campagnes de prospection.

Un trappeur, dans sa cabane, en Alaska

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés au "Syndrome de Hikikomori" et au "Syndrome de Diogène" et à la "Syllogomanie".

Sources : sante.journaldesfemmes.fr et wiktionary.org

"Un cymbalier" ou "Une cymbalière" et "Un cymbaliste".

Ces deux substantifs paronymiques sont, il faut bien le dire, assez peu communément utilisés.

Ce qui a amené l'humoriste belge Alxe Vizorek à les évoquer de façon moqueuse - mais drôle - dans l'une de ses saynètes extraites de son spectacle "Alex Vizorek est une oeuvre d'art", datant de 2009.

  • "Un cymbalier" ou "Une cymbalière" est en effet un joueur de "Cymbales", un instrument de musique de la famille des percussions idiophones, consistant en un disque de métal généralement percé en son centre.
Le célèbre "cymbalier" ou "cymbaliste" du film états-unien "L'homme qui en savait trop", réalisé en 1956 par Alfred Hitchcock
Le célèbre "cymbalier" ou "cymbaliste" du film états-unien "L'homme qui en savait trop", réalisé en 1954 par Alfred Hitchcock

Le grand public se souvient généralement du cymbalier en concert au Royal Albert Hall de Londres (Grand Londres) (Grande-Bretagne), dont on attend si longtemps (plus de 8 minutes !) le coup de cymbales fatal, dans une célèbrissime séquence du film états-unien "L'homme qui en savait trop", réalisé en 1956 par Alfred Hitchcock, et constituant une deuxième version de son film homonyme de 1934, avec l'acteur français Pierre Fresnay, dans le rôle ensuite repris par Daniel Gélin.

  • tandis que "Un cymbaliste" peut être, selon le contexte :
    • soit un joueur de "Cymbales" et constituer en ce cas un synonyme de "Cymbalier" ou "Cymbalière",
Un cymbaliste jouant du cymbalum
Un cymbaliste jouant du cymbalum
    • soit un joueur de "Cymbalum", instrument de musique à cordes frappées d'origine hongroise.

Appartenant à la famille du tympanon, cette sorte de grande cythare sur caisse ou sur table est utilisée dans de petits ensembles, notamment par les Roms d'Europe centrale. Ce qui lui vaut son surnom de "Piano tzigane".

Il comporte environ cent vingt-cinq cordes métalliques, à raison de trois à cinq cordes par note.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"L'impesanteur", "L'apesanteur", "La microgravité", La gravité zéro" et "Le zéro-g".

Ces différentes formules sont utilisées pour désigner : l'état d'un système dans lequel aucune accélération, causée par la gravitation ou toute autre force, ne peut être mesurée.

Ce qui inclut les situations de chute libre, mais aussi les situations où le système est suffisamment éloigné de toute source de gravité pour que celle-ci puisse être négligée. Cette situation se traduit par une absence de poids.

Mais seul le mot "impesanteur" devrait être normalement utilisé en français.

En effet :

  • Le terme "Impesanteur" se compose de la racine d'origine latine "pesanteur" précédée du préfixe privatif latin "in-".

Malheureusement, en français courant, ce mot est beaucoup moins employé que le terme "apesanteur", qui utilise le préfixe privatif grec "a-".

Voire, à ma connaissance purement et simplement ignoré de la plupart des français.

Deux arguments préconisent en effet de préférer le terme "impesanteur" :

    • Sur un plan linguistique d'abord, le terme apesanteur est une chimère puisqu'il combine une racine latine ("pesanteur") avec un préfixe grec ("a-"). De ce point de vue, l'usage du préfixe latin "in-", strict équivalent au grec "a-", est préférable pour se combiner avec une racine de même origine.
    • Sur un plan pratique ensuite, la confusion possible à l'oral entre "l'apesanteur" et "la pesanteur" conduit à préconiser le terme "impesanteur".

Le dictionnaire de l'Académie française constate cependant que le terme ne s'est pas imposé et ne le référence donc pas.

Mais il est officiellement préconisé par l'arrêté du 20 février 1995 relatif à la terminologie des sciences et techniques spatiales en notant que "le terme apesanteur est déconseillé pour éviter, dans le langage parlé, une confusion entre l'apesanteur et la pesanteur".

  • Le terme "microgravité" est utilisé - à mauvais escient - par de nombreux professionnels, afin de désigner l'état d'impesanteur. Car on ne doit parler de microgravité que très loin de la Terre et tout autre astre générant un champ gravitationnel, ou bien aux points de Lagrange où les champs gravitationnels "s'annulent", comme entre Terre et Lune par exemple.
  • Enfin, les formules "gravité zéro" et "zéro-g" ne sont que des calques de l'anglais "zero gravity" ou "zero-g".

Source : wikipedia.org

Doit-on dire "Un girafeau" ou "Un girafon" ?

En gros plan : la tête d'un "girafeau" ou "girafon" couché sur de la paille

On peut utiliser n'importe lequel de ces deux substantifs masculins, qui désignent l'un comme l'autre : le petit de la girafe.

La girafe peut commencer à mettre bas dès l'âge de cinq ans. La gestation dure environ 15 mois. La mise bas s'effectue debout et le girafon tombe de près de deux mètres de haut. Il y a des risques que le girafon meure à la naissance, car en tombant il peut se blesser, et notamment se briser la nuque, même si cela reste très rare. La girafe met au monde le plus souvent un seul petit à la fois, exceptionnellement deux.

À la naissance, le girafon mesure deux mètres pour un poids variant de 40 à 80 kg. Les jambes sont plus longues que le cou et sortent les premières. Le cou est proportionnellement moins long que celui des adultes. Sur la tête, deux touffes de poils noirs recouvrent les cartilages des futurs ossicônes, qui se souderont avec les os du crâne. Il s'agit de l'un des rares animaux dont les appendices crâniens existent dès la naissance.

Une girafe et son "girafeau" ou "girafon", dans un bâtiment de parc zoologique

La girafe n'adopte son petit que s'il est capable de se tenir rapidement debout (généralement au bout de 15 minutes) et de stimuler la lactation. Au bout d'une heure, il doit tenir sur ses pattes pour atteindre les mamelles de sa mère où il pourra se nourrir d'un lait très gras. Dans le cas contraire, elle l'abandonne ou même le tue.

Un "girafeau" ou "girafon" auquel un main tend un biberon de lait

La mère se fait comprendre de son petit en le caressant avec le bout de son museau ou avec un langage sonore d'une fréquence trop élevée pour les humains. Elle l'incite ainsi à la suivre et à la téter, créant ainsi le lien maternel.

Une girafe léchant le dessus du crâne de son "girafeau" ou "girafon"

Le girafon grandit de un mètre durant la première année de sa vie. À six mois, il approche les trois mètres et à sept ans, il aura sa taille d'adulte avec un minimum de cinq mètres.

Le sevrage intervient au bout de 12 à 16 mois mais le girafon peut rester avec sa mère jusqu'à l'âge de deux ans et demi. Après cette période, il est gardé dans une "nurserie" qui permet à sa mère d'aller s'alimenter. La maturité sexuelle est acquise au bout de trois à quatre ans pour un girafon femelle, et quatre à cinq ans pour un mâle.

Pour l'anecdote, le terme de "Girafon" désigne également un dispositif de trappe situé, depuis 1961, dans le toit des fourgonnettes Renault.

Source : wikipedia.org

201e pays ou territoire, ce 23 mai 2021, pour J'aime les mots, avec un premier lecteur aux Îles Caïmans !

Localisation des îles Caïmans

Seuls 45 manquent encore par conséquent à mon "tableau de chasse" !

Dont seulement 6 de taille notable, puisque les 39 plus petits ne comptent - au total - que 2,47 millions d'habitants :

  • le Lesotho (2,23 millions),
  • la Papouasie-Nouvelle Guinée (8,25 millions),
  • le Soudan du Sud (12,58 millions),
  • la Somalie (14,74 millions),
  • le Zimbawe (16,53 millions),
  • et le Mozambique (29,67 millions).

Les "îles Caïmans" ou "îles Caïman" ou "îles Caïmanes" (en anglais : "Cayman Islands") sont un territoire britannique d'outre-mer, connu pour être un paradis fiscal.

Situées dans la partie Ouest de la mer des Caraïbes, les îles Caïmans ne sont pas rattachées aux Grandes Antilles dont elles sont proches. L'île de Cayman Brac se trouve en effet à 193 km au Sud-Ouest de Cuba, et à 212 km au Nord-Ouest de la Jamaïque.

Carte des îles Caïmans, territoire britannique d'outre-mer situé dans les Caraïbes

Les îles Caïmans comportent trois îles : Grand Cayman, Little Cayman et Cayman Brac, dont les superficies respectives sont de 197 km2, 26 km2 et 36 km2, auxquelles s'ajoutent quelques îlots pour un total de 260 km2.

On compte environ 65 000 habitants (les "caïmaniens"), dont environ 36 000 dans la capitale George Town, située sur la côte Ouest de Grand Cayman.

Historiquement, ces îles sont atteintes pour la première fois par Christophe Colomb le 10 mai 1503 au cours de son quatrième et dernier voyage vers le Nouveau Monde. Le premier visiteur britannique attesté est Francis Drake, qui y débarque en 1586 et leur donne leur nom actuel.

L'Angleterre prend officiellement le contrôle de l'archipel, en même temps que celui de la Jamaïque, à l'issue du traité de Madrid en 1670.

Elles sont administrées comme une partie de la Jamaïque jusqu'en 1962, date à laquelle elles deviennent une colonie de la Couronne séparée, tandis que la Jamaïque devient un Royaume du Commonwealth.

Source : wikipedia.org

"La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange".

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Ces différentes locutions verbales désignent une plante épiphyte originaire d'Amérique du Nord et d'Amérique Centrale appelée "Tillandsia usneoïdes".

On l'a souvent aperçue dans les films se déroulant en Louisiane, car cette fille de l’air croît accrochée aux branches d’arbres des milieux humides.

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Dans les forêts, cette espèce se retrouve fréquemment sur les branches des chênes de Virginie et de cyprès chauves, l’eau de ruissèlement qui dégouline de leurs feuilles étant particulièrement favorable aux cheveux d’anges.

Tillandsia usneoïdes se retrouve aujourd’hui partout dans le monde, soit introduit dans les forêts, soit cultivé dans les maisons, serres, vérandas, ou en extérieur.

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Description

Tillandsia usneoïdes se présente sous forme tiges filiformes, souples et ramifiées indéfiniment, recouvertes de fines écailles argentées. Elles portent des feuilles fines, parfois redressées, parfois bouclées, de même texture que la tige. Les minuscules écailles qui recouvrent l’ensemble ont un rôle important dans l’absorption de l’eau et des nutriments. Tillandsia usneoïdes n’a pas de racine, c’est une plante à fleur épiphyte qui se nourrit exclusivement du ruissèlement de l’eau sur ses tiges et feuilles.

L’ensemble pend d’une branche ou d’un support sur un à plusieurs mètres, comme une longue barbe de vieillard.

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Les petites fleurs à trois pétales apparaissent parfois en été, uniques, bien ouvertes et de couleur verte, parfois jaune. Elles produisent des graines soyeuses.

Culture

Tillandsia usneoïdes peut être gardé en intérieur toute l’année, ou cultivé sous les arbres en extérieur pendant l’été et rentré en hiver. En régions méditerranéennes, la plante est parfois conservée toute l’année dehors.

Les cheveux d’anges demandent une bonne luminosité en évitant le soleil direct aux heures les plus chaudes, qui les dessèche trop vite. Ils sont maintenus dans une atmosphère relativement humide, habituellement entre 15 et 25 °C, bien qu’ils soient capables de subir des températures beaucoup plus fraiches.

"La barbe de vieillard" et "Les cheveux d'ange" sont des idiotismes corporels. Et "Les cheveux d'ange" est un idiotisme religieux.

Source : www.aujardin.info

On ne dit pas : "Une partouse à plusieurs" ni "Une partouze à plusieurs" !

Mais simplement : "Une partouse" ou "Une partouze" !

Ce substantif féminin du registre familier désigne en effet : des relations sexuelles en groupe.

Aussi les locutions nominales féminines "Une partouse à plusieurs" et "Une partouze à plusieurs" ne sont-elles que d'affreux pléonasmes.

On notera au passage que l'aphérèse "Touse" ou "Touze" est également employée.

Source : www.larousse.fr

"Un corsaire".

Ce substantif masculin polysémique désigne, selon le contexte :

  • un navire civil autorisé par une "lettre de marque" (également appelée "lettre de commission" ou "lettre de course") à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d'États ennemis, et particulièrement son trafic marchand, laissant à la flotte de guerre le soin de s'attaquer aux objectifs militaires.

Un corsaire ne doivent donc pas être confondus avec un pirate puisqu'il exerce son activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l'autorisation de son gouvernement. Aussi a-t-il droit, lorsqu'il est capturé, au statut de prisonnier de guerre.

Un navire corsaire

  • une personne civile : l'armateur, le capitaine ou le membre de l'équipage d'un navire corsaire,
Le capitaine corsaire dunkerquois Jean Bart (21 octobre 1650 - 27 avril 1702), célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV
Le capitaine corsaire dunkerquois Jean Bart (21 octobre 1650 - 27 avril 1702), célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV
  • ou : un bas de vêtement s'arrêtant entre le genou et le mollet, à mi-chemin entre le pantalon et le "pantalon court" ("short"), également appelé "Pantacourt" ou "Pantalon cigarette", et originellement conçu en 1948 par la styliste allemande Sonja de Lennart sous le nom de "Capri".

Un corsaire (le vêtement féminin)

Source : wikipedia.org