"Tirer à sa fin" ou "Toucher à sa fin".

Ces deux locutions verbales parfaitement synonymes relèvent du langage courant.

Et elles signifient :

  • au sens propre : arriver à terme, arriver à la fin ; être près de finir, d'être terminé, de se finir, de se terminer.

On dit par exemple : "Le régime est près de s'effondrer : il tire à sa fin".

  • et sens figuré : être près de mourir ; agoniser.

On dit par exemple : "Mon arrière grand-père touche à sa fin".

Source : wiktionary.org, www.linternaute.fr et langue-francaise.tv5monde.com

"Visionnage" et "Visionnement".

Ces deux subtantifs masculins parfaitement synonymes relèvent du langage courant.

Et ils désignent, selon le contexte :

  • l'action de regarder une oeuvre audiovisuelle, par exemple un film, une émission télévisée ou une vidéo,
  • ou : le nombre de fois qu'une oeuvre audiovisuelle a été visualisée, par exemple sur un site d'hébergement de vidéos.

"Visionnement" est principalement utilisé par nos amis québecois et suisses, mais très peu en France.

Sources : gdt.oqlf.gouv.qc.ca et wiktionary.org

"L'iridescence", "Iridescent" ou "iridescente", "Iriser" et "L'irisage", "L'irisement" ou "L'irisation".

Des nuages iridescents

Tous ces superbes mots relèvent du registre soutenu.

Et ils dérivent du grec ancien "iris" qui signifie arc-en-ciel.

  • le substantif féminin "L'iridescence" désigne : la propriété de certaines surfaces qui semblent changer de couleur selon l'angle de vue ou d'illumination.

On parle également de "Goniochromisme", un substantif masculin construit à partir des mots grecs "gonio" signifiant "angle" et de "chroma" désignant la "couleur".

Il en est par exemple ainsi des bulles de savon, des ailes de certains papillons, du plumage de certains oiseaux, de la coquille de certains coquillages ou de certains minéraux.

Des bulles de savon iridescentes

L'iridescence est souvent créée par coloration structurelle (microstructures qui interfèrent avec la lumière) ou par le phénomène optique de diffraction. Elle est souvent confondue avec l'irisation (voir plus bas), l'iridescence étant un terme plus spécifiquement réservé à la diffraction et l'irisation à l'interférence

On dit par exemple : "L'iridescence de ces montagnes est merveilleusement belle".

Des nuages iridescents

  • l'adjectif "Iridescent" ou "Iridescente" signifie : brillant(e), chatoyant(e), avec des reflets irisés, c'est à dire dotés des couleurs, des nuances de l'arc-en-ciel.

On parle par exemple de "nuages iridescents".

Des nuages iridescents

  • le verbe "Iriser" signifie : faire briller, faire chatoyer.

On dit par exemple : "Les reflets du soleil irisent merveilleusement la surface de l'eau de lac".

  • les substantifs masculins "Irisage" et "Irisement", ainsi que le substantif féminin "Irisation" désignent : l'action d'iriser ou le résultat de cette action.

On dit par exemple : "L'irisage de ces vitraux est superbe", "L'irisement de ces nuages est splendide" ou "L'irisation de ce flacon est éblouissante".

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"À dire vrai" ou "À vrai dire".

Ces deux locutions adverbiales relèvent du langage courant.

Elles font partie des cas - pas si fréquents en français - où l'on peut inverser l'ordre de deux mots sans changer la signification de ce qui est dit.

Toutes deux signifient en effet : pour être tout à fait exact, précis ; en fait ; pour parler honnêtement ; pour dire la vérité.

On dit par exemple : "À dire vrai, je ne sais pas qui je déteste le plus, de Jean-Marc Morandini ou de Michel Drucker".

Ou : "À vrai dire j'ai toujour été un collectionneur invétéré".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"De mal en pis" ou "De pis en pis".

Ces deux jolies locutions adverbiales relèvent du registre soutenu et malheureusement, je crois, désormais, du registre désuet.

Et elles signifient : de plus en plus mal.

On dit par exemple : "Mon grand-oncle est hospitalisé depuis deux semaines et il va de mal en pis".

Et : "Malheureusement, avec cette crise, nos affaires vont de pis en pis".

"Un clebs", "Un klebs" ou "Un cleps".

Un clebs, klebs ou cleps ("chien" en argot)

Ces trois substantifs qui nous viennent de l'arabe "kalb" ("le chien") relèvent du registre argotique.

Et ils désignent tous : un chien.

Mais il existe de nombreux autres mots pour cela en français.

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et Le Robert

Doit-on écrire "Gnôle", "Gnole", "Gniole", "Gnaule" ou "Niaule", "Niole" ou "Niôle" ?

Et bien ces sept graphies différentes sont toutes correctes, la première - "Gnôle" - devant toutefois être privilégiée.

Appartenant au registre populaire, ce substantif féminin nous vient du parler Lyonnais.

Et il désigne : l'eau-de-vie.

On dit par exemple : "Mon voisin ne refusait jamais un petit verre de gnôle".

Ou : "Privés de tout depuis des semaines, ces soldats auraient fait n'importe quoi pour de la gnôle".

Sources : wiktionary.org et www.larrouse.fr

L'"Homogamie", également appelée "Homogamie sociale" ou "Isogamie".

Ces trois substantifs féminins désignent : le fait de rechercher un conjoint au sein du groupe social auquel on appartient, c'est-à-dire un conjoint de même statut social, dont le niveau social est équivalent au sien.

On dit qu'il y a homogamie, lorsqu'il existe des unions préférentielles dans la population, c'est-à-dire quand les individus possédant les mêmes caractéristiques se marient plus fréquemment entre eux que ne le voudrait le hasard.

On parle également d'homogamie d'ethnie, de religion, de culture, d'opinion politique, d'âge, de profession, de diplôme, etc.

Sources : wikipedia.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Une bicyclette", "Une chalaca", "Un ciseau retourné", "Un ciseau", "Un retourné acrobatique", "Un retourné" ou "Une chilienne".

L'incroyable "bicyclette" du joueur de football international portugais Ronaldo

Toutes ses appellations parfaitement synonymes relèvent du domaine du football.

Et elles désignent : un tir de volée en extension où l'impulsion et le tir sont réalisés avec la même jambe ; les deux jambes se croisant alors dans les airs.

La bicyclette retournée (tête en bas, amorcée dos au but) est généralement considérée comme le geste le plus spectaculaire du football : jugez-en plutôt.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome de la cabane", "Le syndrome de l'escargot" ou "Le syndrome du prisonnier".

Une jeune femme anxieuse à sa fenêtre

Ces trois locutions masculines entièrement synonymes ont été utilisées en mai 2020, à l'issue du premier confinement  par certains organes d'information, afin de désigner la peur sociale ou l'angoisse de sortir de chez soi, en particulier après une période de confinement.

Cette terminologie a notamment été utilisée à la fin du premier confinement lié à la pandémie de maladie à coronavirus 2019, pour évoquer la peur de se déconfiner et de se confronter au monde extérieur.

Une personne masquée, accoudée à une rembarde et assise sur un rebord de fenêtre

Et cela, en France mais aussi, préalablement, en Espagne ("sindrome de la cabana").

Ces différentes appellations ne sont normalement pas utilisée en psychiatrie. Mais mon psychiatre a employé la formule "syndrome de la cabane" me concernant.

  • La formule "syndrome du prisonnier" évoque naturellement l'angoisse des détenus confrontés au monde réel après avoir purgé une longue peine,
Un surveillant pénitentiaire ouvrant une porte, à la Prison de la Santé, à Paris (75) (© Dominique FAGET / AFP)
Un surveillant pénitentiaire ouvrant une porte, à la Prison de la Santé, à Paris (75) (© Dominique Faget / AFP)
La porte de sortie principale d'une prison française
La porte de sortie principale d'une prison française
  • celle de "syndrome de l'escargot" renvoit à l'image symbolique de l'escargot, un petit animal capable de vivre recroquevillé et reclus dans sa coquille, sans en sortir, en cas de sécheresse ou de danger,

Deux escargots dans leur coquille, fixés sur le tronc d'un arbuste

  • et celle de "syndrome de la cabane" proviendrait du ressenti des chercheurs d'or à l'issue de leur long isolement dans des cabanes pendant leurs campagnes de prospection.

Un trappeur, dans sa cabane, en Alaska

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés au "Syndrome de Hikikomori" et au "Syndrome de Diogène" et à la "Syllogomanie".

Sources : sante.journaldesfemmes.fr et wiktionary.org

"Un cymbalier" ou "Une cymbalière" et "Un cymbaliste".

Ces deux substantifs paronymiques sont, il faut bien le dire, assez peu communément utilisés.

Ce qui a amené l'humoriste belge Alxe Vizorek à les évoquer de façon moqueuse - mais drôle - dans l'une de ses saynètes extraites de son spectacle "Alex Vizorek est une oeuvre d'art", datant de 2009.

  • "Un cymbalier" ou "Une cymbalière" est en effet un joueur de "Cymbales", un instrument de musique de la famille des percussions idiophones, consistant en un disque de métal généralement percé en son centre.
Le célèbre "cymbalier" ou "cymbaliste" du film états-unien "L'homme qui en savait trop", réalisé en 1956 par Alfred Hitchcock
Le célèbre "cymbalier" ou "cymbaliste" du film états-unien "L'homme qui en savait trop", réalisé en 1954 par Alfred Hitchcock

Le grand public se souvient généralement du cymbalier en concert au Royal Albert Hall de Londres (Grand Londres) (Grande-Bretagne), dont on attend si longtemps (plus de 8 minutes !) le coup de cymbales fatal, dans une célèbrissime séquence du film états-unien "L'homme qui en savait trop", réalisé en 1956 par Alfred Hitchcock, et constituant une deuxième version de son film homonyme de 1934, avec l'acteur français Pierre Fresnay, dans le rôle ensuite repris par Daniel Gélin.

  • tandis que "Un cymbaliste" peut être, selon le contexte :
    • soit un joueur de "Cymbales" et constituer en ce cas un synonyme de "Cymbalier" ou "Cymbalière",
Un cymbaliste jouant du cymbalum
Un cymbaliste jouant du cymbalum
    • soit un joueur de "Cymbalum", instrument de musique à cordes frappées d'origine hongroise.

Appartenant à la famille du tympanon, cette sorte de grande cythare sur caisse ou sur table est utilisée dans de petits ensembles, notamment par les Roms d'Europe centrale. Ce qui lui vaut son surnom de "Piano tzigane".

Il comporte environ cent vingt-cinq cordes métalliques, à raison de trois à cinq cordes par note.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"L'impesanteur", "L'apesanteur", "La microgravité", La gravité zéro" et "Le zéro-g".

Ces différentes formules sont utilisées pour désigner : l'état d'un système dans lequel aucune accélération, causée par la gravitation ou toute autre force, ne peut être mesurée.

Ce qui inclut les situations de chute libre, mais aussi les situations où le système est suffisamment éloigné de toute source de gravité pour que celle-ci puisse être négligée. Cette situation se traduit par une absence de poids.

Mais seul le mot "impesanteur" devrait être normalement utilisé en français.

En effet :

  • Le terme "Impesanteur" se compose de la racine d'origine latine "pesanteur" précédée du préfixe privatif latin "in-".

Malheureusement, en français courant, ce mot est beaucoup moins employé que le terme "apesanteur", qui utilise le préfixe privatif grec "a-".

Voire, à ma connaissance purement et simplement ignoré de la plupart des français.

Deux arguments préconisent en effet de préférer le terme "impesanteur" :

    • Sur un plan linguistique d'abord, le terme apesanteur est une chimère puisqu'il combine une racine latine ("pesanteur") avec un préfixe grec ("a-"). De ce point de vue, l'usage du préfixe latin "in-", strict équivalent au grec "a-", est préférable pour se combiner avec une racine de même origine.
    • Sur un plan pratique ensuite, la confusion possible à l'oral entre "l'apesanteur" et "la pesanteur" conduit à préconiser le terme "impesanteur".

Le dictionnaire de l'Académie française constate cependant que le terme ne s'est pas imposé et ne le référence donc pas.

Mais il est officiellement préconisé par l'arrêté du 20 février 1995 relatif à la terminologie des sciences et techniques spatiales en notant que "le terme apesanteur est déconseillé pour éviter, dans le langage parlé, une confusion entre l'apesanteur et la pesanteur".

  • Le terme "microgravité" est utilisé - à mauvais escient - par de nombreux professionnels, afin de désigner l'état d'impesanteur. Car on ne doit parler de microgravité que très loin de la Terre et tout autre astre générant un champ gravitationnel, ou bien aux points de Lagrange où les champs gravitationnels "s'annulent", comme entre Terre et Lune par exemple.
  • Enfin, les formules "gravité zéro" et "zéro-g" ne sont que des calques de l'anglais "zero gravity" ou "zero-g".

Source : wikipedia.org