"La trempe" ou "Une trempe" et "De cette trempe", "De la même trempe" ou "De la trempe" de.

  • "La trempe" ou "Une trempe" est un substantif féminin désignant, selon le contexte :
    • l'immersion dans un bain froid d'un métal ou d'un alliage (fer, acier, bronze) ou de verre chauffé à haute température en vue d'un refroidissement rapide, afin de donner des propriétés particulières à la matière.

La trempe

On parle ainsi d'"acier trempé" ou de "verre trempé".

Et de "Trempeur" pour la personne chargée de cette tâche.

Un trempeur

    • la qualité de dureté, d'élasticité ; la résistance au choc et à la la flexion, qu'un métal ou que le verre acquiert par cette opération,

On dit par exemple : "La trempe de cette épée est exceptionnelle".

    • dans le domaine de l'imprimerie : l'action de tremper, d’humecter le papier sur lequel on veut imprimer.

Qui est également appelée "Trempage".

    • dans le registre familier : une volée de coups, une bastonnade, une dérouillée (registre populaire), une raclée (registre populaire).

On dit par exemple : "Mon copain a mis une trempe au type qui m'avait mis la main aux fesses dans le bus".

Une raclée

  • tandis que la locution adjectivale "De cette trempe", "De la même trempe" ou "De la trempe" de signifie, au sens figuré : de ce niveau, de cette nature, de cette qualité physique ou morale.

On dit par exemple : Jamais je n'aurais dû affronter un joueur de cette trempe".

Ou : "Ce joueur est de la trempe des Platini ou des Ronaldo".

Sources : www.dictionnaire.lerobert.com, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Une nature morte".

Une nature morte

Cette locution verbale relève du domaine artistique.

Et elle désigne :

  • un sujet constitué d'éléments inanimés (fleurs, aliments, fruits, légumes, vaisselle, vases, etc.) ou d'animaux morts (gibier, poissons), organisés d'une certaine manière dans le cadre défini par l'artiste, souvent dans une intention symbolique,
Nature morte dite "de fiancailles (1869) d'Henri Fantin-Latour
Nature morte dite "de fiancailles (1869) d'Henri Fantin-Latour
Nature morte au jambon (1626) du peintre néerlandais Floris Van Schooten
Nature morte au jambon (1626) du peintre néerlandais Floris Van Schooten
Une nature morte de Anne Vallayer-Coster (1769)
Une nature morte de Anne Vallayer-Coster (1769)
Nature morte "aux dorades et oranges (1772) du peintre espagnol Luis Melendez
Nature morte "aux dorades et oranges (1772) du peintre espagnol Luis Melendez
  • et par métonymie : un tableau représentant une nature morte.

Lorsque la juxtaposition de certains motifs évoque la vanité des choses de ce monde, la précarité de la vie et l'inanité des occupations humaines, il s'agit d'un genre particulier de nature morte appelé "Vanité".

Une nature morte de Vanité, par un peintre néerlandais non identifié de la seconde moitié du XVIIe siècle
Une Vanité, par un peintre néerlandais non identifié de la seconde moitié du XVIIe siècle

Et le peintre de natures mortes est appelé "Nature-mortiste".

Source : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Le pas de l'oie".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier désigne selon le contexte, au sens figuré :

  • dans le domaine militaire : un pas cadencé appelé en allemand "Stechschritt" et adopté par certains corps d'armées lorsqu'ils défilent.

Le soldat marche alors, le buste droit, les jambes tendues, qu'il lève jusqu'à presque 90 degrés du corps et fait claquer ses bottes en les laissant retomber au sol, le balancement accentué des bras étant parfois synchronisé lorsque ceux-ci ne portent pas d'armes.

Appliqué pour la première fois par les Prussiens au XVIIIe siècle, il est alors appelé "Pas de parade" ou "Pas prussien".

L'armée allemande en hérite notamment durant le Troisième Reich.

Puis l’armée de l'Italie fasciste, sous le nom de "Passo Romano" ("Pas romain").

Dans la Russie impériale, l’armée du Tsar, modernisée et entraînée par des officiers prussiens (puis allemands), l'adopte également (il est néanmoins légèrement plus lent que le pas prussien "d'origine"). Après la Révolution d'Octobre, l'Armée rouge en hérite à son tour et l'exporte dans la plupart des régimes communistes (généralement par l'intermédiaire d'officiers instructeurs soviétiques).

Et il est toujours en vigueur en Russie et dans la plupart des pays anciennement membres ou satellites de l'Union soviétique, ainsi que dans de nombreux États du monde d'obédience ou d'inspiration marxiste (République populaire de Chine, Corée du Nord, Cuba, etc.).

  • et dans le domaine du sport :
    • au rugby à XV : un jeu de jambes particulier, inventé par l'Australien David Campese, qui permet de ralentir sa course puis d'effectuer un départ rapide, déstabilisant pour la défense adverse et permettant de prendre dès le départ une petite longueur d'avance. Pour cela, on procède en donnant une impulsion à sa jambe d'appui grâce à l'autre jambe que l'on fait aller de haut en bas devant soi,
    • en athlétisme : deux variantes de ce pas, consistant à courir en rebondissant sur une jambe et en montant le pied devant, jambe tendue vers les fesses :
      • le petit pas de l'oie : debout, en avançant sur la pointe des pieds et en levant alternativement chaque jambe jusque 45° au-dessus du sol,
      • et le grand pas de l'oie : même exercice, mais en se propulsant au maximum vers l'avant entre chaque foulée.

Le petit pas de l'oie se pratique à l'échauffement avant une épreuve de vitesse, tandis que le grand pas de l'oie est utilisé avant le triple saut.

Dans tous les cas, le rapport avec le véritable pas de l'oie - au sens propre - n'est pourtant que très lointain.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome de Guam", "L'ALS (Amyotrophic Lateral Sclerosis)", "L'ALS-PDC ((Amyotrophic Lateral Sclerosis/ Parkinsonism-Dementia Complex), "Le Lytico-Bodig disease", "Le Lytico-Bodig", "Le Lytigo-Bodig disease", "Le Lytigo-Bodig" ou "Le Bodig".

Il s'agit d'une neuropathie chronique atypique (maladie neurologique chronique dégénérative), épidémique mais non contagieuse, découverte dans l'Île de Guam, la plus grande île de l'archipel des Mariannes, dans l’océan Pacifique.

Localisation de l'île de Guam, dans le PacifiqueCarte de l'île de Guam, dans le Pacifique

 

Ce mystérieux syndrome tire son nom du fait qu'au milieu du XXe siècle, les médecins et épidémiologistes états-uniens ont constaté sur cette île - et uniquement là - une incidence anormalement élevée (50 à 100 fois plus que la normale) d'un syndrome évoquant des maladies neurodégénératives connues, mais avec des cas sporadiques parmi les jeunes.

Cette maladie, apparemment émergente n'était constatée qu'au sein de la population autochtone Chamorro, ce qui était très intrigant et préoccupant pour les épidémiologistes.

Cette maladie neurodégénérative mêlant des symptômes de sclérose latérale amyotrophique et de démence parkinsonienne a sévi durant presque un siècle, devenant la principale cause de décès, puis a fortement régressé.

L'étiologie de cette pathologie extrêmement sévère, affectant le système nerveux central et responsable de troubles à la fois moteurs et mentaux, d'évolution progressive, est longtemps restée mystérieuse.

Si les symptômes avaient été mis en relation avec la présence de neurotoxines de cyanobactéries dans des graines de cycas consommées par les Chamorros, le mystère restait entier car les quantités ingérées étaient trop faibles pour générer de tels troubles.

Jusqu’au jour où l’idée d’une bioaccumulation dans les chauves-souris frugivores fut proposée. Cette hypothèse fut validée grâce à des échantillons de spécimens conservés depuis cinquante ans dans une collection naturaliste.

Sources : wikipedia.org et cdn.reseau-canope.fr

"Un coq hardi".

Tout jeune enfant je m'étais interrogé sur la signification de cette locution nominale masculine, qui me semblait omniprésente.

En effet :

  • un restaurant portait ce nom, à Payrac (46) le petit village du Lot dans lequel je passais la plupart de mes vacances, de 1965 à 1974,
Affiche du film franco-germano-italien "Merveilleuse Angélique", de Bernard Borderie (1965)
Affiche du film franco-germano-italien "Merveilleuse Angélique", de Bernard Borderie (1965)
  • ainsi que dans le film franco-germano-italien de Bernard Borderie "Merveilleuse Angélique", sorti en 1965 et tiré du roman français d'Anne et Serge Golon, "Le chemin de Versailles", sorti en 1957.
Angélique (Michelle Mercier), dans le film "Merveilleuse Angélique" (1965), devant l'enseigne du "Coq hardi", qu'elle reprend et rebaptise "Le Masque rouge", faisant prospérer cette modeste auberge parisienne, qui devient vite un endroit chic et réputé.
Angélique (Michelle Mercier), dans le film "Merveilleuse Angélique" (1965), devant l'enseigne du "Coq hardi", qu'elle reprend et rebaptise "Le Masque rouge", faisant prospérer cette modeste auberge parisienne, qui devient vite un endroit chic et réputé.
  • il s'agissait par ailleurs du titre d'un excellent journal de bande dessinée français, créé le 20 novembre 1944 à Clermont-Ferrand (69) par le dessinateur français Marijac, et publié jusqu'au 5 février 1963.

Couverture du n°35 de la 3e année de la nouvelle série du journal de bande dessinée français "Coq hardi", sorti le 21 novembre 1946

  • ainsi que du nom d'une bière blonde française, produite par la Brasserie du Coq Hardi, située à Marcq-en-Baroeul (59) et acquise, en 1972, par la brasserie belge Haacht, située à Boortmeerbeek et fondée, en 1898, sous le nom de Brasserie et Laiterie de Haecht !

Plaque émaillée publicitaire pour les bières belges "Coq Hardi"Plaque émaillée publicitaire pour la bière belge du "Coq Hardi"

Quelques années plus tard, j'ai pu découvrir que ce terme de "Coq hardi" désignait tout simplement, en héraldique : un coq avec la patte droite levée.

Un motif qui figure sur de très nombreux blasons :

Le blason de la ville de Romagne-sous-les-Côtes (55), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de Romagne-sous-les-Côtes (55), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de La-Neuville-en-Hez (60), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de La-Neuville-en-Hez (60), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de Baudignécourt (55), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de Baudignécourt (55), avec un "Coq hardi"

Source : wikipedia.org

 

Que collectionne donc "Un émétoaérosagophile" ?

C'est pourtant logique, voyons  : il collectionne les sacs vomitoires ou sacs à vomi, tout simplement !

Et le néerlandais Niek Vermeulen figure depuis 1986 dans le Livre Guinness des records, pour posséder la plus grande collection au monde de sacs à vomi : 6 016 sacs venant de plus de 800 différentes compagnies aériennes.

Sacs vomitoires publicitaires

Les sacs les plus recherchés sont ceux qui portent de jolis logotypes ou des mentions particulières et notamment humoristiques, telles que celui de la compagnie Hapag-Lloyd Express qui porte la mention "Merci pour votre avis".

Un "sac vomitoire" ou "sac à vomi" est un sac le plus souvent réalisé en papier en papier pliable et imperméabilisé, pouvant s'ouvrir facilement pour les urgences et se fermer après usage à l'aide d'une languette, pour pouvoir être jeté sans répandre son contenu.

un sac vomitoire

Disposé à bord des avions, dans la poche des dossiers des sièges passagers, il est destiné aux passagers qui, malades ou atteint du mal de l'air, doit vomir sans pouvoir accéder rapidement aux toilettes.

Un passager vomissant dans un sac vomitoire pendant un vol

Histoire

Le sac vomitoire est apparu avec les premiers vols commerciaux.

Gilmore T. Schjeldahl est crédité de l'invention du sac plastifié spécialement conçu pour cet usage en 1949.

Et ces sacs ont été utilisés pour la première fois par la compagnie Northwest Orient Airlines.

Source : wikipedia.org

"Un recherchiste" ou "Une recherchiste".

Cet étrange  substantif désigne : une personne effectuant des recherches et veillant à la sélection et à la préparation des données et des documents nécessaires à l'élaboration du contenu d'une émission de radio ou de télévision, d'un film, d'une pièce de théâtre, d'un livre, d'un produit multimédia, etc.

Ce terme nous vient du québecois et constitue un affreux anglicisme, directement calqué sur le mot anglais "Researcher".

Les québecois parlent également de "Technicien(ne) en documentation" et les français de "Documentaliste", deux termes bien mieux adaptés à mes yeux.

Sources : www.cairn.info, www.monemploi.com et wikipedia.org

"Un coprolithe".

Ce substantif masculin polysémique nous vient du grec ancien "kopros" ("excrément") et "lithos" ("pierre").

Et il désigne, selon le contexte :

  • en géologie et en paléontologie : un excrément humain ou animal minéralisé, fossilisé,
Un coprolithe de dinosaure
Un coprolithe de dinosaure
  • ou, en biologie : une accumulation de matières fécales déshydratées, stagnantes et durcies dans le rectum, également appelée "Fécalome" ou "Fécalithe" (substantifs masculins).

Un "coprolithe", "fécalome" ou "fécalithe"

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

"Un métier de bouche" ou "Les métiers de bouche" et "Un commerce de bouche" ou "Les commerces de bouche".

Un commerce de bouche : une boucherie-charcuterie

Ces différentes locutions nominales masculines en forme d'idiotismes corporels ne manquent pas de surprendre nos jeunes enfants ou nos amis étrangers.

Ainsi naturellement que les personnes à l'esprit mal placé !

Tous désignent : une activité professionnelle, plus ou moins réglementée, liée à la préparation de produits et mets relevant de l'alimentation humaine ; cela dans un cadre artisanal ou industriel.

Un commerce de bouche : une boulangerie-pâtisserie

Comme par exemple : boucher, charcutier-traiteur, volailler, poissonnier, écailler, crémier-fromager, boulanger-pâtissier, chocolatier, confiseur, glacier, sommelier, caviste, cuisinier, pizzaïolo, commerce des primeurs, fruits et légumes, etc.

Un commerce de bouche : un magasin de fruits et légumes

Nécessitant souvent une compétence spécifique née de formation et de pratique, les métiers de bouche sont soumis à de nombreuses contraintes (hygiène, connaissance de codes professionnels, horaires, éventuelle pénibilité). Certains demandent une grande habileté manuelle, d'autres, de façon annexe, mais obligatoire, des aptitudes comptables et commerciales. Et dans tous les cas une aptitude au contact avec la clientèle.

Source : wikipedia.org

"Le postier breton".

Un postier breton

Cette curieuse locution nominale masculine désigne l'un des deux types (avec le trait breton) d'une race de chevaux de trait originaire de Bretagne.

Il s'agit à l'origine d'un cheval de poste utilisé aussi bien pour l'attelage que pour les travaux des champs.

Issu de robustes petits chevaux locaux, son élevage s'organise dès la fin du XVIIe siècle sous l'influence de très nombreux croisements.

Très massif et musclé, il présente souvent une robe alezane, et malgré sa taille modeste, déploie un trot efficace et une grande puissance au travail.

Apprécié des militaires comme des paysans pour sa capacité de traction et sa polyvalence, ce cheval connaît un grand succès à l'arrivée du XXe siècle. Il quitte par trains et bateaux entiers sa Bretagne natale depuis Landivisiau (29) et sert d'améliorateur pour d'autres races de chevaux de trait.

Source : wikipedia.org