"Une truie".

Ce substantif féminin désigne :

Une truie

  • au sens propre : un cochon femelle, compagne du porc et mère de la gorette, du cochonnet, goret ou porcelet.
  • et au sens figuré, dans le registre vulgaire : une femme malpropre.

On dit par exemple : "Ma concierge est une vraie truie".

S'il s'agit d'un homme, on dit "un cochon", "un porc" ou "un pourceau".

Et s'il s'agit d'un enfant on dit  "un goret" ou "une gorette".

"Une grenouille de bénitier".

J'adore cette formule du registre familier qui désigne une personne, le plus souvent de sexe féminin, fervente adepte des pratiques religieuses chrétiennes et plus particulièrement de la messe dominicale.

Cette expression vient du fait que les grenouilles vivent toujours près d’une mare. Le bénitier étant la vasque située à l'entrée de l'église et dans laquelle se trouve l’eau bénite, on compare les personnes passant leur temps à l’église à des grenouilles ayant un besoin presque vital de cette eau.

Source : wiktionary.org

"Une bergère".

Ce substantif féminin désigne, selon le contexte, :

Bergère et ses moutons

  • en premier lieu, une gardienne de troupeau,

Fauteuil bergère

  • mais également un type de fauteuil, grand, confortable et spacieux, garni d’un coussin sur lequel on s’assied, plus large et plus profond que les fauteuils ordinaires, à l'assise plus basse, au dossier plus incliné en arrière et aux "joues" des "bras" toujours "garnies" (c'est à dire "pleines").

Son dossier rembourré en arrondi est parfois muni d'éléments ajoutés sur le haut des cotés du dossier (les "Oreilles" ou "Orillons") et permettant de soutenir la tête ou de préserver l'intimité de l'utilisateur. On parle alors de "Bergère à oreilles".

  • une coiffure féminine, autrefois (registre désuet),
  • une femme, en général (registre argotique),
  • et en particulier, l'épouse, la compagne régulière (registre argotique).

On dit par exemple : "Si je ne rentre pas rapidement ma bergère va me sonner les cloches !".

Berger allemand femelle allaitant

  • voire une chienne, femelle d'un "chien de berger" ou "chien-berger".

Ou d'un "berger" (allemand, australien, belge, blanc de Suisse, bulgare, de Brie, des Pyrénées, hollandais ou picard).

Source : wiktionary.org

"Une belette".

Une belette
  • Ce mot désigne désigne tout d'abord, au sens propre, un petit mammifère carnassier de la famille des mustelidés, longtemps appelé "Moustoile". De forme effilée et de couleur rousse, la belette a le museau pointu et les pattes courtes,
  • mais aussi, dans le registre familier, une jeune fille ou une jeune femme charmante,
  • et, dans le registre argotique, une fille naïve et idiote, équivalent féminin du "Blaireau".

"Un thon".

Ce mot désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un poisson pélagique des eaux chaudes et tempérées, de grande taille et comestible.
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
  • et au sens figuré, dans le registre argotique : une femme de forte corpulence, jugée peu gracieuse.

Sur un thème contigu, lisez également mon article consacré à "toutes les façons de dire "Une fille laide."

 

25 façons de dire "Une fille laide ».

Évidemment, faire dans la dentelle n'est guère d'usage lorsqu'il s'agit de qualifier la laideur d'une femme d'une manière péjorative et la misogynie le dispute souvent à la grossièreté.

Les termes de "Maritorne" ou de "Haridelle" sont aujourd'hui tombés en désuétude et relèvent donc désormais du registre désuet.

Ceux, pourtant corrects de "Laideron" ou "Laideronne" (langage courant), ne sont que rarement employés.

Et, pour élégantes qu'elles soient, on n'entend malheureusement que très rarement les formules "Avoir un physique ingrat" (registre soutenu), "Être peu gâtée par la nature" ou "Ne pas être gâtée pas la nature" (langage courant).

On leur préfère en effet souvent des qualificatifs aussi agréables que "Une fille mal foutue", "Une fille moche", "Une moche", "Une mocheté", "Une grosse dondon", (registre familier), "Un stremon" (registre argotique), "Un tas" (registre argotique) ou "Une grognasse" (registre vulgaire).

Quand on ne fait pas dans l'idiotisme animalier en parlant de "Fille laide comme un pou", de "Guenon", de "Guenuche" (langage courant), de "Grosse vache" ou de "Thon" (registre argotique).

Ainsi que de "Cageot" et de "Gravat" (registre argotique) ou - pour rester dans le domaine de la nourriture - de "Boudin" (registre argotique) et de "Mannequin chez Olida" (registre familier et registre désuet), selon la célèbre formule que les plus anciens se remémoreront certainement.

Enfin, les marseillais utilisent le mot "Un tromblon" pour désigner une femme aux formes peu harmonieuses.

Le surpoids étant malheureusement de nos jours majoritairement associé à la laideur, on peut également consulter l'ensemble des façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".