"Une vache à lait".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre, dans le domaine agricole : une vache à laquelle on a enlevé son veau et dont le lait est employé pour les besoins de l’homme.

On parle également de "Vache laitière".

Une vache à lait

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • une personne que l’on exploite ou une chose dont on tire un profit continuel (idiotisme alimentaire et idiotisme animal).

On dit par exemple : "Je suis la vache à lait de la famille !".

    • dans le domaine du commerce : une activité qui réclame peu d’investissement et qui génère une trésorerie importante (idiotisme alimentaire et idiotisme animal).

On dit par exemple : "Ce magasin est la vache à lait du groupe".

Sources : www.linternaute.fr, Le Robert, wiktionary.org et dictionnaire.notretemps.com

"Qui vole un oeuf, vole un boeuf".

Ce proverbe en forme de paronomase est également un idiotisme animalier et un idiotisme alimentaire.

Et il signifie que celui qui vole des objets de faible valeur finira par dérober des biens de plus grande valeur.

Par extension, la personne qui commet un délit et entre en délinquance en commettra d'autres. Et celui qui est capable de commettre un petit larcin peut aussi bien se rendre coupable d'un méfait bien plus conséquent.

Par conséquent, peu importe la valeur de l’objet volé,c'est le principe même du vol qui doit être condamné, et il convient donc de punir l'auteur d'un vol indépendamment de la valeur de ce qu'il a dérobé.

On dit par exemple : "J'ai licencié mon apprenti : il m'avait pris un bidon d'huile. Et, comme on dit : qui vole un oeuf, vole un boeuf".

Sources : www.lalibre.be et wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Fricasser chair et poisson".

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme animalier relève du registre désuet et du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : faire bonne chère, bien manger, ripailler.

Source : www.cnrtl.fr

"Saler la soupe".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Utilisée par les coureurs cyclistes, elle signifie, au sens figuré : prendre un excitant, des "vitamines", autrement dit se doper.

On dit par exemple, d'un coureur moyen ayant effectuée une course exceptionnelle : "Tiens, il a du saler la soupe celui-là".

Mais on utilise également, toujours au sens figuré, la formule : "Charger la chaudière" ou "Se charger".

8 façons de dire "Un asiatique" ou "Un chinois".

Un jeune asiatique

Ces différents mots ou locutions nominales se révèlent cependant tous aussi injurieux et racistes les uns que les autres. Et appartenant tous de ce fait au registre argotique : "un asiate", "un bouffeur de riz", "un bridé", "une face de citron" ou "un jaune".

"Un niakoué" ou - par apocope - "un niak" désigne principalement un vietnamien et "un chinetoque" un chinois.

Mais les deux termes s'appliquent également, par extension, à l'ensemble des asiatiques.

"Une biscotte".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : une tranche de pain de mie grillée au four.

On dit par exemple : "pour mon petit-déjeuner, j'adore tremper des biscottes beurrées dans mon café".

Une biscotte

  • et au sens figuré, dans le registre familier et dans le jargon du football : un carton jaune.

On dit par exemple : "Il ne méritait vraiment pas de prendre cette deuxième biscotte synonyme d'exclusion".

Un arbitre brandissant une biscotte (carton jaune)

"De la viande froide".

De la viande froide au sens propre

J'aime beaucoup cette locution nominale en forme d'idiotisme alimentaire, qui désigne au sens figuré et dans le registre argotique : un cadavre.

De la viande froide au sens figuré

On dit par exemple : "Planquez-vous les gars, Riton le Stéphanois et sa bande se ramènent : va y avoir de la viande froide !".

 

"Couper la poire en deux".

Une demi-poire

Cette locution verbale en forme d'idiotisme numérique et d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : établir un compromis, choisir pour une position médiane, partager, répartir équitablement ; renoncer à une partie de ses prétentions pour parvenir à un accord, trouver une entente mutuelle, un terrain d’entente commun.

On dit par exemple : "Je suis à mille euros et vous à deux-mille euros. Coupons la poire en deux et disons mille-cinq-cents euros".

Source : www.edilivre.com, www.expressio.fr, www.femmeactuelle.fr et www.linternaute.fr

"Les carottes sont cuites".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme culinaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : il n’y a plus rien à faire, il n'y a plus aucun espoir, c’est trop tard, tout est perdu ; la situation est irrémédiablement compromise.

On dit par exemple : "La police va arriver, nous sommes blessés et coincés, sans possibilité de nous enfuir : les carottes sont cuites".

Sources : www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Se mettre du couscous sous la botte".

Cette ignoble locution verbale raciste en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme vestimentaire est semble-t-il utilisée dans les milieux néofascistes français pour signifier : effectuer une ratonnade, brutaliser des Maghrébins.

Source : www.dico2rue.com

"Une addition salée", "Une facture salée" ou "Une note salée".

Ces différentes locutions nominales en forme d'idiotismes alimentaires relèvent du registre populaire.

Et elles désignent, au sens figuré : une addition, une facture ou une note dont le montant est élevé, important.

Et plutôt supérieur à ce que l'on avait imaginé.

On dit par exemple : "Eh bien, elle est salée cette addition : je ne risque pas de revenir dormir dans cet hôtel".

"Aux petits oignons".

Des petits oignons glacés à blanc et à brun (© chefsimon.com)

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme alimentaire signifie, dans le registre familier, au sens figuré :

  • exécuté ou préparé avec beaucoup de soin et d'attention, avec des égards particuliers, en y mettant tout son coeur.

Et donc : agréable, joli, beau, confortable, parfaitement, très bien.

On dit par exemple : "Mes amis parisiens m'avaient préparé un séjour aux petits oignons".

Ou : bien soigné dorlotté, choyé.

On dit par exemple : "J'étais aux petits oignons".

  • ou, tout au contraire, de façon ironique : bâclé, mal fait, fait en dépit du bon sens, ni fait ni à faire ; mal accueilli.

On dit par exemple : "Tu aurais vu le travail : ils m'ont laissé un chantier aux petits oignons !".

Cette formule fait référence aux petits oignons primeur, finement coupés et dorés à la poêle (on parle de "glaçage à blanc et à brun"), que l'on utilise par exemple pour une blanquette de veau traditionnelle ou pour accompagner du foie de veau.

Une assiette de foie de veau aux petits oignons (© lesfoodies.com)
Une assiette de foie de veau aux petits oignons (© lesfoodies.com)

Sources : www.edilivre.com, www.laculturegenerale.com, savour.eu et www.lalanguefrancaise.net