10 façons de dire : "Tu me prends pour un idiot !".

Dans le langage courant, on peut naturellement se contenter de formules telles que "Tu me prends pour un abruti !" ou "Tu me prends pour un crétin !".

Mais comme souvent, cependant, le registre familier s'avère bien plus parlant. Ainsi, en utilisant les idiotismes alimentaires "Tu me prends pour un jambon !" ou "Tu me prends pour une quiche !", vous affirmez bien plus nettement votre courroux !

De même qu'avec les idiotismes animaliers "Tu me prends pour une buse !" ou "Tu me prends pour une tanche !".

Et ce beaucoup plus, à mon sens, qu'en usant du registre argotique avec "Tu me prends pour un con !", "Tu te fous de moi !" ou "Tu te fous de ma gueule !".

Lequel registre argotique est même - pour moi - devancé par le registre soutenu : "Tu fais injure à mon intelligence !"

 

46 façons de dire "mourir".

Le registre argotique est très riche, avec les verbes "Clamser", "Claquer" ou "Crever".

Et les locutions verbales "Aller nourrir les asticots", "Aller nourrir les poissons", "Aller nourrir les requins", "Aller nourrir les vautours" et "Avaler sa chique".

"Boire le bouillon d'onze heures", "Passer l'arme à gauche" ou "Sortir les pieds devant" relèvent du registre familier.

Dans le langage courant, nous avons également "Bruler vif", "Être assassiné", "Être broyé", "Être coupé en deux", "Être déchiqueté", "Être tué", "Être victime d'un assassinat", "Être victime d'un meurtre", Exploser", "Laisser sa vie (quelque part)", "Ne pas survivre", "Perdre la vie", "Succomber à ses blessures", "Se suicider".

Ainsi que, dans le cas d'une exécution : "Être décapité", "Être exécuté", "Être fusillé", "Être guillotiné" ou "Être pendu"

Ou, durant une guerre : "Mourir pour la France", "Tomber au champ d'honneur" ou "Tomber sous les balles de l'ennemi".

Enfin, "Consentir au sacrifice suprême", "Être rappelé à Dieu", "Expirer", "Faire le dernier voyage", "Faire son dernier voyage", "Faire le grand voyage", "Passer" et "Passer de vie à trépas", "Rendre l'âme", "Rendre son dernier souffle", "Rendre son dernier soupir", "Trépasser" et "Voir sa dernière heure arriver" relèvent du registre soutenu.

5 façons de dire "Paresseux".

Les adjectifs "Feignant" et "Cossard" relèvent du registre populaire.

"Feignasse" et "Flemmard" appartiennent au registre familier.

Tandis que "Fainéant" est un terme du langage courant, à l'instar de "Paresseux".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à pourquoi il vaut mieux dire "Fainéant" que "Feignant".

 

4 façons de dire "Les dents" en français.

Des dents de femme

Contrairement aux pieds par exemple, il n'existe en effet que très peu de mots pour désigner les dents.

Le registre argotique nous propose "les chicots", "les crocs" et "les ratiches".

Et le registre familier "les quenottes", mais qui ne s'applique qu'aux dents de lait des enfants.

Dents de lait de petit garçon

6 façons de dire "Hurler" en français.

"Gueuler" appartient au registre argotique.

"Brailler" relève du registre familier.

Alors que"Beugler", "Clamer" et "Crier" appartiennent au langage courant.

Et que "Vociférer" relève du registre soutenu.

17 façons de dire "Se dépêcher".

Il existe en français au moins 17 façons de dire "Se dépêcher" : tous les synonymes

Nous avons tout d'abord, dans le registre vulgaire : "Se manier (ou magner) le cul", "Se manier (ou mangner) le pot" ou "Se remuer le cul".

Mais également : "Se dégrouiller", "Se manier (ou magner)", "Se manier (ou magner) le popotin" et "Se grouiller", qui relèvent du registre argotique.

"Ou encore : Cravacher", "Faire fissa" et "Se remuer", qui appartiennent au registre familier.

"Faire vite", "S'activer", S'empresser", "Se précipiter" ou "Se presser" relèvent du langage courant.

Tandis que "Faire diligence" et "Se hâter" appartiennent au registre soutenu.

Sources : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr, dictionnaire.reverso.net, www.dictionnaire.synonyme.com, www.synonymo.fr et crisco2.unicaen.fr

10 façons de dire "Un chapeau".

Quelques modèles de chapeaux

Le registre argotique nous propose "Un bitos" et "Un doulos".

"Un galure" et "Un galurin" appartiennent au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

Tandis que "Un bibi" est une gémination relevant du registre familier et désignant plus particulièrement un chapeau féminin.

"Un feutre" relève du langage courant mais ne concerne que les chapeaux réalisés dans cette matière.

De même que "Un melon" ne désigne - par ellipse lexicale - que les "chapeaux melon".

"Un Fedora" ou "Une capeline" que les chapeaux (féminins) de ce type.

"Un panama", que les chapeaux masculins de ce type.

Et "Un Stetson" que les chapeaux de cette marque ou de ce type ("chapeau de cow-boy").

Enfin, "Un couvre-chef" appartient au registre soutenu et désigne tout accessoire de mode se portant sur la tête.

"Nazebroque".

Jeune, j'aimais assez cet adjectif du registre argotique, qui signifie selon le contexte :

  • inintéressant, sans intérêt, minable, parce que vieux, démodé, abîmé, cassé, pourri, en mauvais état.

On dit par exemple : "Je n'ai pas voulu prendre le canapé : il était nazebroque".

  • bête, idiot, stupide, manquant d'intellignence.

On dit par exemple : "Elle est vraiment nazebroque cette gonzesse !".

  • très fatigué, vanné.

On dit par exemple : "J'suis complètement nazebroque".

Source : wiktionary.org, www.linternaute.fr, www.cordial.fr et www.dictionnairedelazone.fr

"Avoir du fromage blanc dans la tête", "Avoir du mou de veau dans la tête", "Avoir du mou de veau dans le cerveau" ou "Avoir du mou de veau dans le cigare".

Je trouve assez savoureuse ces expressions en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animal et d'idiotisme corporel, qui signifient toutes, au sens figuré : être complètement idiot.

Elles relèvent toutes du registre familier, à l'exception de la dernière - "Avoir du mou de veau dans le cigare" - qui appartient au registre argotique.

Sur un sujet contigu, je vous recommande ma collection d'articles consacré aux mille et une façons de dire "Être idiot" ou "Un idiot".

"Le sgeg", "Le sgueg", "Le sguègue", "Le zgeg", "Le zgueg" ou "Le zguègue".

Ce substantif masculin du registre argotique, qui nous vient de l'arabe dialectal, désigne :

  • avant toutes choses : la verge (ou pénis).

On dit par exemple : "Le type se baladait dans son jardin, le sguègue à l'air".

  • mais également : un bon à rien, un individu stupide.

On dit par exemple : "J'aurais dû me méfier  le vendeur avait une tronche de sguègue".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles intitulée Mille et une façons de dire « Être idiot ou « Un idiot ».

Source : wiktionary.org

 

"Un cornichon".

Un cornichon

Ce substantif masculin désigne :

Des cornichons encore sur pied
Des cornichons encore sur pied
  • au sens propre, dans le langage courant : une plante herbacée annuelle de la famille des cucurbitacées, cultivée pour ses fruits, récoltés avant maturité et confits dans le vinaigre, consommés principalement comme condiment.
Des cornichons, à peine cueillis
Des cornichons, à peine cueillis

Un bocal de cornichons au vinaigre

Le cornichon est de la même espèce que le "Concombre", dont il partage du reste le nom scientifique (Cucumis sativus).

  • et au sens figuré, dans le registre familier : une personne peu intelligente.

On dit par exemple : "Ce grand cornichon de Kevin a encore fait des siennes".

Source : wikipedia.org

5 façons de dire : "Faire très froid".

Les idiotismes animaliers "Faire un froid de canard" et "Faire un froid de loup" appartiennent au langage courant.

Tout comme "Faire un froid sibérien" ou "Geler à pierre fendre".

Et "Faire un froid de gueux" relève du registre soutenu.

8 façons de dire "Travailler".

On peut dire en argot "Gratter", "Marner", "Taffer" ou "Turbiner".

"Boulonner" relève du registre populaire.

"Bosser" et "Trimer" du registre familier.

"Oeuvrer" appartient au registre soutenu.

Quant au verbe "Boulotter", il n'a bien entendu jamais signifié "Travailler", mais "Manger", dans le registre familier !