"Gâté" et "Un gâté".

  • "Gâté" est un adjectif du langage courant signifiant, selon le contexte :
    • abîmé, altéré, défiguré, déformé,

On dit par exemple : "Les sans-abris ont souvent des visages gâtés faute d'un hébergement, d'une alimentation et de soins corrects".

    • pourri, avarié,

"Dans les aventures d'Astérix, les poissons d'Ordralphabétix sont gâtés car ils arrivent de Lutèce par char à boeufs".

    • cariée (pour une dent),

Une dent gâtée (cariée)

    • ou : choyé à l'excès et élevé avec trop d'indulgence.

On dit par exemple : "Arrête de pourrir ton fils : c'est un enfant gâté".

  • et "Un gâté" est un substantif masculin du langage courant désignant, pour les Marseillais et les Provençaux :
    • un câlin,

On dit par exemple : "J'ai hâte de revoir mes petits-enfants et de pouvoir leur faire un gâté !".

Un maman faisant un gâté ("câlin" en marseillais) à sa petite fille

    • ou : une étreinte.

On dit par exemple : "Oh, tu t'es fait mal, mon chéri : viens-donc que je te fasse un gâté".

Une jeune femme faisant un gâté ("câlin" en marseillais) à son compagnon

Source : wikipedia.org

10 façons de dire "Regarder".

"Lorgner", "Mater", "Reluquer", "Zieuter", "Contempler" : ce policier ne "voit" pas l'animatrice de télévision états-unienne Kim Kardashian, il la "regarde" !

"Mater" appartient au registre argotique.

Tandis que "Reluquer" et "Zieuter" relèvent du registre familier.

De même que "Bader", pour nos amis Marseillais.

"Contempler", "Fixer", Lorgner" et "Observer" appartiennent au langage courant. De même que la locution verbale "Jeter un oeil".

Enfin, "Mirer" relève du registre désuet.

Dans tous les cas, ces verbes s'appliquent parfaitement pour décrire l'action consistant à regarder avec envie quelque chose ou quelqu'un.

À l'instar de ce policier, avec l'animatrice de télévision états-unienne Kim Kardashian, sur la photographie illustrant cet article.

Mais "Contempler", "Fixer", "Observer" et "Lorgner" ne peuvent normalement pas s'utiliser concernant par exemple un film.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à ce qui distingue les verbe "Voir" et "Regarder".

"Un collègue".

Ce substantif masculin, désigne en français : une personne exerçant la même fonction qu'une autre ou appartenant au même établissement.

On dit par exemple : "Le mari de ma voisine est un collègue : nous bossons dans la même usine".

Mais les marseillais et les provençaux l'utilisent pour désigner : un ami, un camarade ou un copain.

On dit par exemple : "Avé les collègues on aime bien aller se prendre un pastaga après le boulot ou avant les matches de l'Ohème".

Source : Le Robert

"Une cagole".

Deux cagoles

Ce substantif féminin du registre familier désigne, chez les méridionaux et marseillais : une jeune fille ou une jeune femme affichant une féminité provocante et au comportement plutôt déluré et vulgaire, souvent vêtue ou maquillée de manière outrancière.

Généralement attirée par les vêtements voyants aux couleurs criardes, la cagole est également adepte, dès son plus jeune âge, de chirurgie esthétique (lèvres, seins, fesses).

Deux cagoles
Deux cagoles

Le reste de la France métropolitaine utilise, dans le registre argotique, les mots de "Pétasse" ou "Pouffiasse".

Ou l'anglicisme "Bimbo".

Sources : Le robert et wiktionary.org

"Le oaï", "Foutre le oaï" ou "Mettre le oaï" et "Le waï", "Foutre le oaï" ou "Mettre le oaï".

"Oaï" ou "Waï" est un mot marseillais appartenant au registre argotique, qui désigne : la pagaille (registre familier), le désordre (langage courant), le bordel (registre argotique).

On dit par exemple : "Après le match, on a foutu le waï autour du Vél' et sur le Vieux-Port ! Ça fait deux fois que l'Ohème se fait voler un but !".

Source : wiktionary.org

"Péguer".

J'avais été interloqué par ce verbe utilisé par les provençaux et les marseillais lors de mon arrivée à Aix-en-Provence (13), en 1999, car je ne l'avais encore jamais entendu ailleurs en France.

"Péguer" signifie simplement : poisser, coller, être poisseux, collant.

On dit par exemple : "J'ai transpiré comme un malade : je pègue !" (et non : "Je pégue").

Ou : "Maintenant que tu as arraché l'étiquette, ça pègue !".

"Une galéjade".

Ce joli substantif féminin utilisé en Provence désigne :

  • une histoire inventée ou exagérée, une plaisanterie, une mystification ; une façon exagérée et plaisante de raconter une aventure ou de peindre les choses.

On dit par exemple : "Marius m'a raconté que son neveu est devenu quelqu'un d'important à Paris. Mais je pense que c'est encore une galéjade !".

  • et par extension : une chose si peu sérieuse qu'elle est dérisoire.

On dit par exemple : "Ma femme s'est à nouveau embrouillée avec notre voisine de palier pour une simple galéjade !".

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Se rembrailler".

J'aime beaucoup ce verbe marseillais signifiant, selon le contexte :

  • rajuster ses vêtements,
  • remonter son pantalon,
  • voire : se rhabiller.

On dit par exemple : "Rembraille-toi : on dirait un clochard !".

Ou : "Je me suis rembraillé à toute vitesse : son mari allait arriver d'un moment à l'autre !".

Tout comme l'adjectif "Débraillé", ce verbe injustement méconnu dans le reste de la France fait référence aux "Braies", ce vêtement en forme de pantalon, ajusté ou flottant, porté par plusieurs peuples de l'Antiquité (en particulier les Gaulois et les peuples germaniques), ainsi qu'au Moyen Âge.

Braies médiéviales
Braies médiéviales

Vous en avez vu depuis votre plus jeune âge, dès lors que vous connaissez Obélix et ses célèbres braies à rayures blanches et bleues !

Les célébrissimes guerriers gaulois Obélix et Astérix, toujours vêtus de braies
Les célébrissimes guerriers gaulois Obélix et Astérix, toujours vêtus de braies

Le mot "Braies" qui nous vient du gaulois est un substantif féminin qui présente la particularité d'être exclusivement employé au pluriel.

Braies
Braies

Et "Se rembrailler" signifie donc étmologiquement: rajuster, remonter ses braies.

Source : wikipedia.org