"Un collègue".

Ce substantif masculin, désigne en français : une personne exerçant la même fonction qu'une autre ou appartenant au même établissement.

On dit par exemple : "Le mari de ma voisine est un collègue : nous bossons dans la même usine".

Mais les marseillais et les provençaux l'utilisent pour désigner : un ami, un camarade ou un copain.

On dit par exemple : "Avé les collègues on aime bien aller se prendre un pastaga après le boulot ou avant les matches de l'Ohème".

Source : Le Robert

"Une cagole".

Deux cagoles

Ce substantif féminin du registre familier désigne, chez les méridionaux et marseillais : une jeune fille ou une jeune femme affichant une féminité provocante et au comportement plutôt déluré et vulgaire, souvent vêtue ou maquillée de manière outrancière.

Généralement attirée par les vêtements voyants aux couleurs criardes, la cagole est également adepte, dès son plus jeune âge, de chirurgie esthétique (lèvres, seins, fesses).

Deux cagoles
Deux cagoles

Le reste de la France métropolitaine utilise, dans le registre argotique, les mots de "Pétasse" ou "Pouffiasse".

Ou l'anglicisme "Bimbo".

Sources : Le robert et wiktionary.org

"Le oaï", "Foutre le oaï" ou "Mettre le oaï" et "Le waï", "Foutre le oaï" ou "Mettre le oaï".

"Oaï" ou "Waï" est un mot marseillais appartenant au registre argotique, qui désigne : la pagaille (registre familier), le désordre (langage courant), le bordel (registre argotique).

On dit par exemple : "Après le match, on a foutu le waï autour du Vél' et sur le Vieux-Port ! Ça fait deux fois que l'Ohème se fait voler un but !".

Source : wiktionary.org

"Péguer".

J'avais été interloqué par ce verbe utilisé par les provençaux et les marseillais lors de mon arrivée à Aix-en-Provence (13), en 1999, car je ne l'avais encore jamais entendu ailleurs en France.

"Péguer" signifie simplement : poisser, coller, être poisseux, collant.

On dit par exemple : "J'ai transpiré comme un malade : je pègue !" (et non : "Je pégue").

Ou : "Maintenant que tu as arraché l'étiquette, ça pègue !".

"Une galéjade".

Ce joli substantif féminin utilisé en Provence désigne :

  • une histoire inventée ou exagérée, une plaisanterie, une mystification ; une façon exagérée et plaisante de raconter une aventure ou de peindre les choses.

On dit par exemple : "Marius m'a raconté que son neveu est devenu quelqu'un d'important à Paris. Mais je pense que c'est encore une galéjade !".

  • et par extension : une chose si peu sérieuse qu'elle est dérisoire.

On dit par exemple : "Ma femme s'est à nouveau embrouillée avec notre voisine de palier pour une simple galéjade !".

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Se rembrailler".

J'aime beaucoup ce verbe marseillais signifiant, selon le contexte :

  • rajuster ses vêtements,
  • remonter son pantalon,
  • voire : se rhabiller.

On dit par exemple : "Rembraille-toi : on dirait un clochard !".

Ou : "Je me suis rembraillé à toute vitesse : son mari allait arriver d'un moment à l'autre !".

Tout comme l'adjectif "Débraillé", ce verbe injustement méconnu dans le reste de la France fait référence aux "Braies", ce vêtement en forme de pantalon, ajusté ou flottant, porté par plusieurs peuples de l'Antiquité (en particulier les Gaulois et les peuples germaniques), ainsi qu'au Moyen Âge.

Braies médiéviales
Braies médiéviales

Vous en avez vu depuis votre plus jeune âge, dès lors que vous connaissez Obélix et ses célèbres braies à rayures blanches et bleues !

Les célébrissimes guerriers gaulois Obélix et Astérix, toujours vêtus de braies
Les célébrissimes guerriers gaulois Obélix et Astérix, toujours vêtus de braies

Le mot "Braies" qui nous vient du gaulois est un substantif féminin qui présente la particularité d'être exclusivement employé au pluriel.

Braies
Braies

Et "Se rembrailler" signifie donc étmologiquement: rajuster, remonter ses braies.

Source : wikipedia.org

"Coquin de sort !".

Cette locution interjective du registre familier, utilisée dans tout le Sud de la France, est une expression utilisée pour exprimer tout aussi bien :

  • le désarroi, la colère, l'exaspération.

On dit par exemple : "Coquin de sort ! On a encore perdu !".

  • la malchance, la désolation.

On dit par exemple : "Coquin de sort ! J'ai perdu mon portefeuille !".

  • l'étonnement, la surprise.

On dit par exemple : "Coquin de sort ! Tu es déjà là !".

  • ou encore l'admiration.

On dit par exemple : "Coquin de sort ! Ton gâteau est magnifique !".

Sources : wiktionary.org et tvmag.lefigaro.fr

"Gonfle" ou "Gonfles".

Cet adjectif  signifie tout simplement "Gonflé" (ou "Gonflés").

On dit par exemple : "Des fois, j'ai les mains tout gonfles" ou "J'ai les agassins tout gonfles à force de marcher !".

Pieds gonflés

La différence (l'accent aigu) peut certes paraître minime, mais je vous assure qu'au début cela peut surprendre !

Mon ex-épouse aixoise se souvient encore avec amusement de mon visage interloqué, lorsque la bijoutière chez laquelle nous étions passé essayer mon alliance, quelques jours avant notre mariage, en juillet 1999, nous avait expliqué : "Il ne faut pas que le monsieur s'inquiète : ça coince un peu mais c'est parce que vous avez les doigts gonfles" !

On ne dit pas : "Comme t'y es beau" ou "Comme ti est beau" ni "Comme t'y es belle" ou "Comme ti est belle" !

Mais : "Comme tU es beau" et "Comme tU est belle" !

La prononciation "T'y" ou "Ti" relève du parler marseillais ou du parler juif sépharade.

Elle appartient au registre populaire et a, je le confesse, le don de m'exaspérer.

"Dégun".

Ce pronom indéfini invariable marseillais appartient au registre familier.

Et il signifie : personne, aucun être, nul individu.

On dit par exemple : "On craint dégun", "Je connais dégun ici" ou "Y avait dégun".

Ignorant totalement ce vocable à mon arrivée à Aix-en-Provence (13), en juillet 1999, j'avoue voir été quelque peu surpris la première fois que je l'ai entendu...

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr