"Un chouf" ou "Le chouf".

Ce petit mot masculin du registre argotique nous vient directement de l'arabe "Chouf" signifiant "Regarder".

Et il peut avoir pas moins de cinq significations différentes :

  • dans la marine, autrefois : une vigie (registre désuet),
  • dans la marine française : un quartier-maitre chef,
  • pour les voleurs et trafiquants de drogue :
    • le guet, la surveillance, la planque.

On dit par exemple : "Être en chouf".

    • un guetteur, un observateur.

On dit par exemple : "Un chouf de quinze ans gagne malheureusement bien davantage que son père maçon ou chauffeur de bus".

  • un voyeur, un mateur.

Source : wiktionary.org

"24h/24", "7j/7", "365j/365", "24/7" et "24/7/365".

Ces cinq abréviations sont notamment utilisées afin de signaler les horaires et jours d'ouverture ou de fonctionnement d'un magasin, d'une structure ou d'un service.

Elles signifient toutes "Sans interruption", mais plus précisément :

  • "24h/24" : 24 heures sur 24, autrement dit "Jour et nuit".

On dit par exemple : "Notre structure est opérationnelle 24h/24".

  • "7j/7" : sept jours sur sept, autrement dit "Tous les jours de la semaine, du lundi au dimanche".

On dit par exemple : "Le magasin est ouvert 7j/7".

  • "365j/365" : 365 jours sur 365, autrement dit : "Tous les jours de l'année du premier janvier au 31 décembre".

On dit par exemple : "De nos jours, la plupart des chaînes de télévision émettent 365j/365".

  • "24/7" : 24 heures sur 24, sept jours sur sept, autrement dit : "Jour et nuit, tous les jours de la semaine, du lundi au dimanche".

On dit par exemple : "Certains services de la police nationale travaillent 24/7".

  • et "24/7/365" : 24 heures sur 24, sept jours sur sept et 365 sur 365, autrement dit : "Jour et nuit, tous les jours de la semaine, du lundi au dimanche et tous les jours de l'année du premier janvier au 31 décembre".

On dit par exemple : "L'armée française est opérationnelle 24/7/365".

Depuis le tournant du XXIe siècle, on dit également "H24".

"H24".

Cette abréviation de "24 Heures sur 24" est apparue en France au tournant du XXIe siècle.

Elle signifie : toute la journée, constamment.

On dit par exemple : "Ma fille regarde son téléphone portable multifonction H24".

On dit également : "24h/24", "7j/7", "365j/365", "24/7" et "24/7/365".

Cette formule me semble être originaire de l'immigration algérienne, car elle semble avoir existé en Algérie dès les années 1980, au moins, soit une bonne vingtaine d'années avant qu'elle ne commence à être massivement utilisée en France.

"Dresser la table", "Être à table", "Mettre la table", "Passer à table" et "Se mettre à table".

Voilà autant d'expressions d'apparence très simples qui doivent pourtant parfois surprendre nos amis étrangers.

En voici les différentes significations :

Table dressée

  • "Dresser la table" ou Mettre la table" (langage courant) signifie : Dresser le couvert, mettre le couvert. C'est à dire disposer la nappe et les couverts sur la table où l'on s'apprête à manger.

Un banquet au Moyen Âge

Cette formule remonte au Moyen Âge, lorsque certains repas de fête ou banquets réunissaient de très nombreux convives. Posséder en nombre suffisant des tables telles que nous les connaissons de nos jours aurait été inutile. Aussi les "tables" n'étaient elles que des planches posées sur des tréteaux. "Dresser la table" ou "Mettre la table" signifiait alors que l'on déplaçait les planches et les tréteaux là où l'on désirait se restaurer.

Table en bois montée sur tréteaux

On dit par exemple : "Les enfants, vous viendrez mettre la table s'il vous plaît !".

  • "Être à table" (langage courant) signifie : Être en train de manger ; qu'il s'agisse du déjeuner ou du dîner.
  • "Passer à table" (langage courant) signifie : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Nous passsons à table généralement vers vingt heures".

On dit également (langage courant) : "Se mettre à table".

  • et "Se mettre à table" signifie :
    • dans le langage courant : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Tu peux me rappeler un peu plus tard, s'il te plaît, nous allions nous mettre à table".

On dit également (langage courant) : "Passer à table".

    • et dans le registre argotique, dans le vocabulaire et jargon de la police : "Passer aux aveux, avouer".

On dit par exemple : "Raymond le balafré va passer à table : le commissaire s'occupe de lui depuis trois heures".

Source : www.linternaute.fr

 

"Les grandes oreilles".

Antenne radar géante

Cette locution nominale du registre familier désigne :

  • un service gouvernemental d’écoutes téléphoniques ou, plus généralement, d’espionnage des communications,
  • ainsi que, par extension, les grandes antennes paraboliques utilisées pour intercepter ces conversations.

Source : wiktionary.org

"Un RADAR".

Antenne radar

Ce mot relève du vocabulaire et du jargon aéronautique, du vocabulaire et du jargon militaire ainsi que du vocabulaire et du jargon de la police et de la sécurité.

On ignore souvent que "Radar" est un acronyme américain signifiant "RADio Detection And Ranging", que l'on peut traduire par "Détection et estimation de la distance par ondes radio", "Détection et télémétrie radio", ou plus simplement "Radiorepérage".

Il a remplacé le sigle anglais précédemment utilisé : RDF (Radio Direction Finding), que l'on peut traduire par "Radiocompas".

Un radar est un système utilisant les ondes électromagnétiques pour détecter la présence et déterminer la position ainsi que la vitesse d'objets tels que les avions, les bateaux, ou la pluie.

Les ondes envoyées par l'émetteur sont réfléchies par la cible, et les signaux de retour (appelés "écho radar") sont captés et analysés par le récepteur, souvent situé au même endroit que l'émetteur :

  • La distance est obtenue grâce au temps aller/retour du signal,
  • la direction grâce à la position angulaire de l'antenne où le signal de retour a été capté,
  • et la vitesse avec le décalage de fréquence du signal de retour généré selon l'effet Doppler.

Le radar est utilisé dans de nombreux domaines :

  • en météorologie pour détecter les orages,
  • pour le contrôle du trafic aérien,
Radar routier fixe
Radar routier fixe
  • pour la surveillance du trafic routier,
Radars routiers fixes de nouvelle génération
Radars routiers fixes de nouvelle génération
  • par les militaires, afin de détecter les objets volants mais aussi les navires,
  • en astronautique,
  • etc.

On retrouve ce mot "Radar" dans différentes expressions : "Disparaître des écrans radar", "Disparaître des radars", "Passer sous le radar", "Passer sous les radars" ou "Rester sous le radar", "Rester sous les radars".

Source : wikipedia.org

"Disparaître des écrans radar", "Disparaître des radars", "Passer sous le radar", "Passer sous les radars" ou "Rester sous le radar", "Rester sous les radars".

Ces différentes expressions relèvent originellement du vocabulaire et du jargon aéronautique, du vocabulaire et du jargon militaire ainsi que du vocabulaire et du jargon de la police et de la sécurité.

Et elles s'utilisent :

  • au sens propre, à propos des appareils volant à très basse altitude, sous l'horizon des radars, qui, ne pouvant être détectés, échappent ainsi à leur surveillance,
  • et au sens figuré, à propos d'un individu ou d'un ensemble de personnes passés inaperçus, ayant échappé à la vigilance de ceux qui auraient dû les voir.

On dit par exemple : "Il semble désormais évident que malgré le déploiement d'un très important dispositif policier au cours de ces derniers mois, les deux survivants du commando soient parvenus à passer sous les radars et à quitter la région parisienne, voire le territoire national".

"Grenade" et "la Grenade".

"Grenade" est un mot polysémique qui peut signifier beaucoup de choses en français :

  • Comme nom propre tout d'abord :
    • "Grenade" ("Granada" en espagnol) est à la fois :
      • une localité espagnole, capitale de la province du même nom,
      • une province espagnole, situées au sud-est de l'Andalousie, ayant pour capitale la ville de Grenade.
      • et une localité française, nommée "Grenade-sur-Garonne" (31).
    • et "La Grenade" est à la fois :
      • un pays des Antilles, situé dans la partie méridionale de l'archipel des Grenadines.
      • et l'une des quatre principales îles de ce petit état insulaire de la mer des Caraïbes.
  • Mais également comme nom commun :
    • "Une grenade" est en effet à la fois :
      • un fruit.
      • et une arme :
        • défensive ou offensive, utilisée par les militaires :
          • La "grenade défensive".
          • La "grenade offensive".
        • offensive, utilisée par les forces de l'ordre :
          • La "grenade assourdissante",
          • La "grenade lacrymogène".
          • et la "grenade de désencerclement".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "De la weed" ou "De la beuh" ?

Et pas : "De l'herbe" (au sens de "De la marijuana") !

"Weed" est en effet un mot anglais du registre argotique et "Beuh" un mot de verlan (beu-her).

"L'érection post-mortem" ou "L'érection terminale".

Une érection "post mortem", également appelée "érection terminale", est une érection, techniquement priapique, observée sur des corps humains mâles ayant été exécutés, en particulier par pendaison.

Le phénomène est attribué à la pression faite sur le cervelet par la corde. Des lésions à la moelle épinière sont liées au priapisme. Et des lésions au cervelet ou à la moelle épinière sont également souvent associées au priapisme chez des patients vivants.

La mort par pendaison, que ce soit par exécution ou par suicide, affecte souvent les organes génitaux masculins comme féminins :

  • chez les femmes, les lèvres de la vulve se gonflent et il peut survenir un écoulement de sang du vagin.
  • et chez les hommes, on trouve un état d'érection du pénis plus ou moins complet, avec écoulements fréquents d'urine, de mucus ou de fluide prostatique.

D'autres causes de décès peuvent aussi être responsables de ces effets, comme des blessures par balle au cerveau ou touchant des vaisseaux sanguins importants, ou des empoisonnements violents.

En médecine légale, la présence d'une érection "post-mortem" ou "terminale" est un indicateur d'une mort très probablement rapide et violente.

Source : wikipedia.org

"Un crime", "Un homicide", "Un meurtre" ou "Un assassinat".

  • Un crime est un type d'infraction, la plus grave, au dessus des contraventions et des délits.

Un crime ne signifie pas nécessairement qu'il y a eu mort d'homme : ainsi, un viol est un crime, de même qu'un enlèvement.

  • Un homicide en revanche désigne le fait d'avoir tué un être humain.

Un assassinat est un homicide, de même qu'un meutre.

Ce qui distingue l'assassinat du meurtre est la préméditation :

  • Un meurtre est le fait de donner volontairement (sinon il s'agit d'un accident) la mort à autrui.

Selon les dispositions légales de l’article 221-1 du Code pénal, le meurtre est puni de 30 ans de réclusion criminelle.

Exemple : Une personne se dispute avec son conjoint dans sa cuisine. Elle attrape un couteau et poignarde son partenaire qui meurt de ses blessures. Si la personne n’avait pas projeté de tuer son conjoint il s'agit d'un meurtre.

  • Un assassinat est "un meurtre commis avec préméditation ou guet-apens" selon les dispositions de l’article 221-3 du Code pénal.

D’après la loi, la préméditation est le dessein formé avant l’action de commettre un crime ou un délit déterminé (article 132-72 du Code pénal).

Le "guet-apens" est le fait d’attendre un certain temps une ou plusieurs personnes dans un lieu déterminé pour commettre à leur encontre une ou plusieurs infractions (article 132-71-1 du Code pénal).

L’assassinat est puni de la réclusion criminelle à perpétuité.

Exemple : Une personne cache un couteau sous le lit conjugal et attend que son conjoint soit totalement endormi avant de le poignarder sauvagement. Il s'agit d'un assassinat puisqu'il y a eu préméditation : la personne avait déterminé à l’avance quelle arme elle allait utiliser et quand s’en servir.

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