"À la sauvette".

Cette jolie locution adverbiale relève du registre familier.

Et elle signifie selon le contexte :

  • vendu en fraude sur la voie publique, avec un minimum d'équipement, par des vendeurs de rue "sauvages" ne possédant ni magasin ni autorisation ; et les produits étant simplement portés sur soi (montres, téléphones, bijoux), attachés par des ficelles, étalés sur une simple bâche ou couverture posée au sol, ou dans un parapluie ouvert, que l'on peut refermer précipitamment, afin de pouvoir s'enfuir rapidement en cas d'alerte.

Un vendeur à la sauvette, prêt à s'enfuir en cas de contrôle avec ses sacs à main de marque de contrefaçonVente à la sauvette de tours Eiffels miniatures, au pied de la Tour Eiffel, à Paris (75)

On dit par exemple : "Avec la crise économique, les vendeurs à la sauvette se multiplient".

Il s'agit d'un terme utilisé dans le domaine juridique, que l'on retrouve dans l'article 446-1 de la LOPPSI 2 : "La vente à la sauvette est le fait, sans autorisation ou déclaration régulière, d'offrir, de mettre en vente ou d'exposer en vue de la vente des biens ou d'exercer toute autre profession dans les lieux publics en violation des dispositions réglementaires sur la police de ces lieux.
La vente à la sauvette est punie de six mois d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende".

  • à la va-vite, rapidement, précipitamment, hâtivement et comme si l'on se cachait, afin de ne pas attirer l'attention.

On dit par exemple : "J'en ai assez qu'on ne puisse se voir qu'à la sauvette et en portant des perruques et des lunettes noires : il faut absolument que tu parles au président et lui expliques que tu le trouves trop âgé désormais".

Ou : "J'ai rencontré une fille en boîte de nuit hier soir, et elle a passé la nuit chez moi. Mais elle est partie à la sauvette avant mon réveil".

Sources : Le Robert, www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"La LOPPSI 2".

Cet acronyme désigne la Loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure.

Cette loi française qui concerne la gestion de la police et de la gendarmerie pour la période 2009-2013 a été nommée LOPPSI 2 en référence à la LOPSI de 2002 qui avait le même objet et porte presque le même nom mais sans le mot "performance", a été élaboré par les ministres de l'Intérieur UMP (Union pour un Mouvement Populaire) Michèle Alliot-Marie puis Brice Hortefeux.

Le texte concerne en particulier la lutte contre la criminalité générale, la récidive, la délinquance routière, la "cyber-pédopornographie" et l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs. Il donne également de nouveaux pouvoirs à la police et prévoit d'en déléguer aux polices municipales et aux entreprises de sécurité privée.

Le Conseil constitutionnel a invalidé, par sa décision du 10 mars 2011, 13 des 142 dispositions du texte adopté par le Parlement.

Source : wikipedia.org

"Un casse", "Une casse" et "La casse".

Ces différents substantifs homophonographes mais de genres différents ne doivent surtout pas être confondus :

  • "Un casse" désigne en effet, dans le registre argotique : un cambriolage, et en particulier une attaque de banque à main armée, effectué par des "casseurs".

Des casseurs de banque

  • tandis que "Une casse" désigne, dans le langage courant :
    • autrefois, dans le domaine de l'imprimerie et plus précisément de la typographie :
      • un casier en bois, divisé en casiers contenant l’ensemble des caractères en plomb, bois ou matière plastique d’une même fonte (c’est-à-dire de même corps, style et graisse d’une police donnée).

Un imprimeur devant sa casse

La casse est divisée en cases appelées "cassetins", dont les dimensions et les emplacements (du moins pour les "bas de casse" c'est-à-dire les lettres minuscules, et les signes de ponctuation les plus courants) sont définis par la fréquence d'utilisation des lettres et la commodité d’accès.

Pour chaque police, les caractères les plus fréquemment utilisés - ceux représentant les minuscules - sont rangés à portée de main, donc en bas de la casse. Les capitales se trouvent en haut de la casse. Les casses forment des tiroirs et sont rangées dans un meuble appelé "rang". Et les petites casses, destinées à recevoir des caractères particuliers, ou des blancs, cadrats, cadratins, espaces, interlignes, des filets, des vignettes ou culs-de-lampe, etc., sont appelées "casseaux".

Un meuble d'imprimeur ou "Rang", destiné à ranger les "casses", qui constituent des tiroirs
Un meuble d'imprimeur ou "Rang", destiné à ranger les "casses", qui constituent des tiroirs

L'appellation "bas de casse", utilisée pour désigner l'ensemble des caractères représentant les minuscules, a été reprise dans les polices informatiques.

      • Par extension, on parle de "Casse" pour désigner l'alternative entre "capitale" (ou "majuscule") et "minuscule". La casse est généralement régie par les conventions typographiques, le français exigeant par exemple une majuscule en début de phrase et aux noms propres.
    • et de nos jours, par ellipse : une casse automobile, c'est à dire un entrepôt de ferrailleur spécialisé dans les véhicules accidentés ou hors service appelés "épaves automobiles", appelé "casseur" et faisant généralement le commerce des pièces détachées.

Une casse automobileUne casse automobile

 

  • et "La casse", dans le même langage courant :
    • l'action ou le fait de casser, briser ou détériorer des biens mobiliers, comme par exemple des vitrines ou du mobilier urbain.

Ainsi que le résultat de cette action.

On dit par exemple : "Encore une fois, la manifestation de samedi a dégénéré et il y a eu beaucoup de casseurs et de casse".

    • ou : un objet en vente dans un magasin.

On dit par exemple : "Attention à la casse, les enfants : si vous faites tomber un vase, nous allons devoir le payer !".

    • dans le domaine de la viticulture et de l'oenologie : une altération, dégradation de la couleur du vin.
    • et dans le domaine militiaire : une peine consistant à dégrader un officier.

On dit par exemple : "En agissant ainsi, vous risquez la casse".

Sources : www.linternaute.fr, wikipedia.org et www.cnrtl.fr

 

"La vente au parapluie".

Cette curieuse locution nominale féminine désigne : la vente, pratiquée à la sauvette dans les lieux publics, de menus objets présentés dans un parapluie ouvert et renversé.

Celui-ci peut en effet être très rapidement refermé et emporté avec tout son contenu, afin de s'enfuir rapidement en cas de contrôle policier.

Source : www.cnrtl.fr

3 façons de dire "Une balle" en argot.

Des "bastos", "dragées" ou "pruneaux" ("balles" en argot)

Indépendamment de "Une bastos", il existe en français deux autres mots désignant un projectile d'arme à feu, qui sont tous deux des idiotismes alimentaires : "Une dragée" et "Un pruneau".

"La LOPSI".

Cet acronyme désigne la Loi n° 2002-1094 du 29 août 2002 d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure.

Cette loi française concernant la gestion de la police et de la gendarmerie est la première mesure phare de la législature élue en juin 2002, lors de la réélection de Jacques Chirac à la Présidence de la République.

Concrétisant l'un des axes de campagne de Jacques Chirac, la lutte contre l'insécurité, elle s'appuie sur les lois Pasqua de 1995, et doit mettre un frein à l'accroissement des faits de délinquance, alors que 4 millions de crimes et délits ont été recensés en 2001.

Présentée en conseil des ministres le 10 juillet 2002, elle est défendue par Nicolas Sarkozy, Ministre d'État, ministre de l'Intérieur. Examiné en urgence en juillet à l'Assemblée nationale, le projet de loi est adopté conforme par le Sénat, et validé par le Conseil constitutionnel le 22 août. Une semaine plus tard, il parait au Journal officiel.

En 2011, la loi LOPPSI 2 reprendra son nom, à un mot près.

Source : wikipedia.org

"Un doulos".

Ce substantif masculin relève du registre argotique et désormais du registre désuet.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un chapeau,

Un borsalino ou "un doulos" ("chapeau" en argot)

Dans un registre contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les autres façons de dire "Un chapeau" en français.

  • et, par métonymie, dans le langage secret des policiers et des hors-la-loi : celui qui en porte un, c'est à dire l'indicateur de police.
Jean-Paul Belmondo, excellent dans le rôle-titre du film français "Le doulos", réalisé en 1962 par Jean-Pierre Melville
Jean-Paul Belmondo, excellent dans le rôle-titre du film français "Le doulos", réalisé en 1962 par Jean-Pierre Melville

Ce terme a été popularisé grâce au film "Le doulos" réalisé en 1962 par Jean-Pierre-Pierre Melville, avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle-titre, d'après le roman homonyme, écrit en 1957 par Pierre Lesou.

Source : wikipedia.org

Affiche du film français "Le doulos", de Jean-Pierre Melville (1962)
Affiche du film français "Le doulos", de Jean-Pierre Melville (1962)
"Le doulos", un roman français de Pierre Lesou, paru en 1957, n° 357 de la célèbre Série noire Gallimard
"Le doulos", un roman français de Pierre Lesou, paru en 1957, n° 357 de la célèbre Série noire Gallimard

"Un indic".

Ce substantif masculin en forme d'apocope relève du registre familier.

Et il désigne, dans le jargon de la police et des truands : un indicateur de police ou un informateur.

Celui-ci était également appelé "un doulos" jusque dans les années 1960.

Il s'agit d'un auxiliaire qui fournit des informations, soit de manière gracieuse, soit en l'échange d'une certaine impunité (poursuite de son propre trafic, élimination d'un concurrent…), d'un gain financier, d'un assouplissement de son régime carcéral (meilleur cantinement, rapprochement géographique avec sa famille) ou d'un service (obtention de titres de séjour).

Source : wikipedia.org

"Un cheval de retour".

Cette locution nominale masculine désigne :

  • dans le langage courant et au sens propre : un cheval que l’on ramène là où il a été loué,

On dit par exemple : "Occupe-toi de cet étalon blanc, c'est un cheval de retour".

  • et au sens figuré (idiotisme animalier) : un récidiviste.
    • qu'il s'agisse d'un détenu déjà condamné et de retour au bagne ou à la prison (registre argotique),

On dit par exemple : "Mimile le Stéphanois est un habitué, c'est un cheval de retour !".

    • ou d'un homme politique revenant sur la scène politique après avoir essuyé plusieurs échecs (registre familier).

On dit par exemple : "On l'a oublié, mais, en 1981, François Mitterrand était un cheval de retour".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

"Un plan ACCIFER".

Un ACCIFER (ACCIdent de chemin de FER)

Ce substantif masculin en forme de mot-valise désigne, dans le jargon de la sécurité civile et des pompiers : un plan ACCident de chemin de FER.

Il s'agit d'un PSS (Plan de Secours Spécialisé) destiné à faire face aux accidents ferroviaires de toute nature.

L'accident de la Gare de Lyon, à Paris (75), le 26 juin 1988, fait 56 morts et constitue la plus grande catastrophe ferroviaire d'Ile-de-France
L'accident de la Gare de Lyon, à Paris (75), le 26 juin 1988, fait 56 morts et constitue la plus grande catastrophe ferroviaire d'Ile-de-France

Un ACCIFER (ACCIdent de chemin de FER)

27 façons de dire "Une arme à feu de poing".

Des armes à feu de poing

"Un calibre" (ou "un gros calibre"), "un feu", "un flingue" et "un pétard" relèvent du registre argotique.

De même que "un gun", qui est avant toutes choses un mot anglais.

Ou "un feu", "un flingot", "un rif" et "un rigolo", qui appartiennent désormais au registre désuet.

"Un six-coups" désigne un revolver et s'entend dans les film et bande dessinée de western.

Tandis que les appellations "un Beretta", "un Browning", "un Colt", un Glock", "un Luger" , "un Mauser" et "Smith & Wesson" - qui sont des noms de marques - se retrouvent dans les vieux films et romans policiers.

"Un 38" et "un 45", de même que "un Parabellum" ou "un .357 Magnum" font référence au calibre de l'arme employée et appartiennent donc au registre familier et au jargon de la police ou des truands.

De même que"un P38", qui est un modèle spécifique.

Ou "un automatique" - ellipse lexicale de "un pistolet automatique" - qui ne s'utilise que s'il s'agit d'"un pistolet", et pas d'"un revolver".

Pour connaître la différence entre les deux, je vous renvoie à l'un de mes anciens articles consacré à ce sujet.