On ne dit pas : "Pour le coup, là, y a un vrai sujet" !

L'universitaire français Benjamin Morel

Comme l'a lamentablement déclaré, le 15 décembre 2020, l'universitaire français Benjamin Morel, sur la chaîne de télévision frnçaise d'information en continu CNews.

Mais : "IL y a, EN L'ESPÈCE, un vrai PROBLÈME" !

Ou : "IL y a, EN LA CIRCONSTANCE, un vrai PROBLÈME" !

Pour cette phrase inepte, je décerne sans hésitation à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Je ne supporte plus en effet cette utilisation erronée de la locution "Pour le coup" ainsi que cette utilisation du mot "Sujet" en lieu et place du mot "Problème" !

On ne dit pas : "Y a quand même un sujet quand y a des enfants qui sont agressés aux écoles" !

L'homme politique français Vincent Segouin

Comme l'a déclaré, le 1er décembre 2020, l'homme politique français Vincent Segouin, sénateur LR (Les Républicains) et agent général d'assurances de profession, dans l'émission "Bonjour chez vous !", sur la chaîne de télévision publique française Public Sénat.

Mais : "IL y a quand même un PROBLÈME quand IL y a des enfants qui sont agressés DANS LES écoles" !

Pour son utilisation du mot "Sujet" en lieu et place du mot "Problème" qui a le don de m'exaspérer, ainsi que pour la médiocrité de son niveau de langue et la nullité crasse de l'ensemble de ses propos, creux comme un bambou, mais surtout pour le charabia sans nom que constitue cette phrase épouvantable, je décerne à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"(Il n') Y a plus de saisons !", "(Il n') Y a plus de saisons ma bonne dame !" ou "(Il n') Y a plus de saisons mon bon monsieur !".

Cette phrase toute faite du registre familier ne date pas d'hier, puisque, né en 1961, je l'entendais déjà enfant.

Elle ne fait donc pas directement allusion au changement climatique que nous pouvons malheureusement constater chaque année davantage depuis maintenant quelques décennies.

Mais davantage à une impression de dérèglement général : du temps, mais aussi des moeurs.

En sorte que la formule fait référence à l'ensemble des anomalies du monde moderne.

Source : ekchprechion.blogspot.com

On ne dit pas : "Faut y croire ; faut qu'les gens y croivent" ni "On aimerait bien que vous jouez ce rôle" !

L'actrice française Laetitia Casta

Comme l'a déclaré la jeune modèle française Laetitia Casta, à propos de son premier rôle au cinéma, dans le film "Astérix et la surprise de César", réalisé en 1999 par Claude Zidi, dans un entretien consacré figurant parmi les suppléments du DVD.

Mais : "IL faut y croire ; IL faut quE les gens y CROIENT" !

Et : "On aimerait bien que vous jouIez ce rôle" ! Voire, idéalement : "NOUS SOUHAITERIONS que vous INTERPRÉTIEZ ce rôle" !

Pour l'énormité de sa faute de conjugaison qui relève du solécisme, je ne peux - en dépit de son jeune âge et de son inexpérience - lui épargner l'attribution de mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Les photos que j'ai fait" ni "Les photos que j'ai pris" !

Mais : "Les photos que j'ai faitES" et "Les photos que j'ai priSES" !

Et idéalement : ""Les photoGRAPHIEs que j'ai faitES" et "Les photoGRAPHIEs que j'ai priSES" !

On ne dit pas : "Même pas j'le connais", "Même pas j'l'ai lu" ou "Même pas j'l'ai ouvert"!

Mais : "JE NE le connais même pas", "JE NE l'ai même pas lu" et "JE NE l'ai même pas ouvert" !

On ne dit pas : "J'ch'ais pas il est où" ni "J'ch'ais pas où qu'il est" !

Mais : "Je ne sais pas où il se trouve" (langage courant) !

Ou, idéalement : "J'ignore où il se trouve" (registre soutenu) !

On ne dit pas : "Ça va changer notre futur" !

L'homme politique français Clément Beaune

Comme l'a déclaré l'homme politique français Clément Beaune, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes, le 3 novembre 2020, dans l'émission "USA 2020 l'élection qui va changer le monde", sur la chaîne de télévision publique France 2.

Mais : "CELa va changer notre AVENIR" !

Prononcer les mots en entier et parler français lui aurait évité de décrocher mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Les français i' sont' ni même "Les français ils sont" !

Comme j'entends de plus en plus de journalistes, intervenants ou hommes politiques le déclarer.

Mais simplement : "Les français sont" !

On ne redouble pas le sujet ; surtout lorsque c'est pour dire "i" au lieu de "iLS" !