"La Nouvelle-France".

La Nouvelle-France à son apogée, vers 1745

Cette locution verbale désigne un immense ensemble colonial français d'Amérique du Nord ayant existé de 1534 à 1763 avec le statut de vice-royauté.

Sa capitale était Québec.

Et son gigantesque territoire était constitué des colonies d'Acadie, du Canada et de la Louisiane (celle vendue par Napoléon aux État-Unis d'Amérique en 1803. Pas l'actuelle État de Louisiane, infiniment plus petit).

À son apogée vers 1745, il comprenait le bassin versant du fleuve Saint-Laurent, des Grands Lacs et du Mississippi, le nord de la Prairie, et une grande partie de la péninsule du Labrador.

Soit une superficie d'environ 8 millions de km2, équivalant à 14 fois la France métropolitaine actuelle ; les États-unis d'Amérique et le Canada actuels s'étendant respectivement sur 9,86 et 9,98 millions de km2.

"La passementerie" et "Une passementerie".

Articles de passementerie

Ce substantif féminin peu usité désigne :

  • "La passementerie" : l'ensemble des productions en fil de toute nature (végétal, animal, métallique…) utilisées en décoration vestimentaire ou architecture intérieure.
Articles de passementerie pour rideaux et chaises
Articles de passementerie pour rideaux et chaises

Ainsi que le commerce de ces produits.

Articles de passementerie indienne
Articles de passementerie indienne
  • et "Une passementerie" : l'une de ces productions.

Source : wikipedia.org

"Un ciel de toit" ou "Une garniture de pavillon".

Un "ciel de toit" ou "garniture de pavillon"

Ces deux locutions nominales désignent la partie intérieure du toit d'un véhicule automobile.

C'est à dire : la partie que l'on voit en levant la tête, lorsque l'on est assis sur son siège.

Un "ciel de toit" ou "garniture de pavillon", sorti du véhiucle pour être nettoyé ou réparé
Un "ciel de toit" ou "garniture de pavillon", sorti du véhiucle pour être nettoyé ou réparé

Source : www.vroomly.com

"Un taxon Lazare".

"Un taxon Lazare" est un taxon désignant une espèce - généralement animale, mais aussi parfois végétale - que l'on a cru éteinte (naturellement ou à cause de l'Homme), ou que l'on ne retrouve pas sous forme fossile pendant une période significative de l'histoire de la Terre, et qui semble "réapparaître" à un moment donné.

" Solenodon cubanus", le nom latin de l'almiqui, un étrange et rare mammifère venimeux endémique de Cuba, est un exemple de taxon lazare.

Et cette appellation est donnée en référence au personnage de Lazare, ressuscité par Jésus dans le Nouveau Testament'Évangile selon Jean (chapitre 11) selon lequel Lazare, mort depuis quatre jours et mis dans un sépulcre, serait sorti vivant de la tombe sur l'ordre de Jésus. .

La résurrection de Lazare de Béthanie : mort et enterré depuis quatre jours, il serait sorti de son spulcre sur ordre de Jésus
La résurrection de Lazare de Béthanie : mort et enterré depuis quatre jours, il serait sorti de son sépulcre sur ordre de Jésus

Source : wikipedia.org

"Un taxon".

Un taxon est une entité conceptuelle qui est censée regrouper tous les organismes vivants possédant en commun certains caractères taxinomiques ou diagnostiques bien définis.

L'espèce constitue le taxon de base de la classification systématique. Plus le rang du taxon est élevé et plus le degré de ressemblance des individus concernés est faible, c'est-à-dire plus le nombre de caractères que des plantes, animaux, champignons ou bactéries ont en commun entre eux est faible, et inversement.

Source : wikipedia.org

"Un zététique" ou "Une zététique" et "La zététique".

Le substantif "Zététique" nous vient du grec ancien "Zetetikos" ("qui cherche, qui enquête") et il a été remis en usage dans notre pays, au  cours des années 1990, par le biophysicien français Henri Broch (né le 8 novembre 1950).

Il s'agit d'un terme de philosophie appartenant au registre désuet, qui désigne :

  • "Un zététique" ou "Une zététique" : une personne pratiquant le scepticisme, adepte du doute philosophique et du rationalisme.
  • et "La zététique" : une méthode de recherche scientifique fondée sur le doute et la vérification des informations, dont on se sert pour pénétrer la raison des choses.

Selon le professeur Broch, qui l'a remis au goût du jour en 1993, cette démarche philosophique et pratique pourrait être qualifiée d'"art du doute".

S'inspirant du scepticisme philosophique, la zététique s'appuie sur la méthode scientifique pour essayer d'appréhender efficacement le réel, par le biais d'enquêtes et d'expériences.

Elle a pour objectif de contribuer à la formation, chez chaque individu, d'une capacité d'appropriation critique du savoir humain.

Pour cela, la zététique recommande de penser avec ordre et méthode, en tenant à distance dogmes, préjugés et idées reçues.

Premières utilisations du mot aux XVIe et XVIIe siècles

Le terme "Zététique" avait d'abord été utilisé, en 1591, par le mathématicien François Viète, pour décrire l'art de modéliser un problème géométrique sous une forme algébrisée. Mais il était demeuré peu usité après lui.

Même si on pouvait le trouver dans le "Dictionnaire des termes des arts et des sciences" de Thomas Corneille, datant de 1694, avec comme définition "Qui cherche les raisons des choses".

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"La Pléiade", "Les pléiades" et "Une pléiade".

  • "La Pléiade" (avec un "P" majuscule) est :
    • un groupe de sept poètes français du XVIe siècle, composé de Pierre de Ronsard, Joachim Du Bellay, Étienne Jodelle, Rémy Belleau, Jean-Antoine de Baïf, Jacques Peletier et Pontus de Tyard.

À travers leurs oeuvres littéraires et leurs textes théoriques, leur ambition était de renouveler et de perfectionner la langue française, afin de la rendre indépendante d'autres idiomes alors plus "nobles" comme le latin.

Le but politique était de participer à l'unification de la France par le biais de la langue française (déclaré langue officielle en France en 1539), sur le modèle mais aussi en rivalité avec l'italien, qui avait entamé un processus similaire un peu plus tôt.

Ce mouvement littéraire, créé en 1553, émane d'un groupe de poètes d’abord connu sous l'appellation de "Brigade". Le souci majeur de la Brigade, élevée sous l'égide de l'helléniste et érudit Jean Dorat, sous la protection de la princesse Marguerite de France, soeur du roi Henri II, était de faire reculer le "Monstre Ignorance" par la diffusion - en français - de la culture antique, dans l'esprit humaniste de la Renaissance à laquelle elle participe.

Le nom de "Pléiade" est emprunté par Ronsard, en 1556, à un groupe de sept poètes d’Alexandrie qui vécurent tous au temps de Ptolémée II Philadelphe, au IIIe siècle av. J.-C., et avaient choisi le nom de cet amas astronomique pour se distinguer : Apollonios de Rhodes, Aratos de Soles, Philiscos de Corcyre, Homère le Jeune, Lycophron, Nicandre de Colophon, Théocrite,

Et cette appellation sera adoptée par la postérité.

Outre le "meneur" Pierre de Ronsard, la Pléiade regroupe alors selon lui les poètes Joachim Du Bellay, Jacques Peletier du Mans (remplacé après sa mort en 1582 par Jean Dorat), Jean Bastier de La Péruse (remplacé après sa mort en 1554 par Rémy Belleau), Antoine de Baïf, Pontus de Tyard et Étienne Jodelle (peut-être remplacé par Guillaume Des Autels).

Ils se réunissaient notamment au cabaret de la Pomme de Pin situé rue de la Juiverie, à Paris (75).

  • les Pléiades (avec un "P" majuscule) (du grec ancien "pleiades") sont :
    • dans la mythologie grecque, sept soeurs, filles du Titan Atlas et de l'Océanide Pléioné.

Et elles se nomment : Maïa, l'ainée et mère d'Hermès, Alcyone (ou Halcyone), Astérope (ou Stérope), Sélène (ou Céléno, ou Célaéno), Électre, Taygète et Mérope (ou Dryope, ou Aéro), la benjamine.

    • et, en astronomie, en référence à ces sept soeurs : un amas ouvert d'étoiles, également appelé "Amas M45", qui s'observe depuis les deux hémisphères, dans la constellation du Taureau.

On dénombre aujourd'hui dans cet amas environ 3 000 étoiles, dont une douzaine sont visibles à l'oeil nu.

Les 9 étoiles les plus brillantes de l'amas tirent leur nom des 7 soeurs et de leurs parents.

De nombreux peuples comme les Hébreux ou les Aztèques ont appelé cet amas "Poussinière", les comparant à une poule et ses poussins.

Cet amas s'étend sur 2°, soit l'équivalent de quatre fois le diamètre apparent de la Lune.

Son âge est estimé à 100 millions d'années, mais il ne devrait pas vivre longtemps puisqu'il devrait se séparer dans 250 millions d'années (il s'agit ici de la vie de l'amas et non de celle des étoiles qui le composent).

L'exactitude de la distance de l'amas à la Terre fait débat, et varie en fonction des différents instruments techniques utilisés, mais elle est généralement estimée à environ 444 années-lumière.

  • et "Une pléiade" (avec un "p" minuscule) désigne :
    • un groupe de personnes considérées généralement comme illustres ou remarquables.

On dit par exemple : "Vous allez pouvoir découvrir ce soir une pléiade de vedettes".

    • et par extension : un groupe nombreux.

On dit par exemple : "Ils sont toutes une pléiade de gamins à vouloir entrer".

Source : wikipedia.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"La pierre philosophale".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre : une substance hypothétique dont l’élaboration constitue le but de l’alchimie, permettant d’acquérir la conscience absolue.

Sa détention permettrait, d’accéder à la lumière inextinguible, de donner la vie éternelle, ou de transmuter des métaux.

On parle également de "l'argyrogonie" (substantif féminin) ou du "grand oeuvre", pour sa réalisation.

  • et au sens figuré : une chose impossible à trouver.

On dit par exemple, dans le registre soutenu, "Chercher la pierre philosophale" pour signifier : "Effectuer de vaines recherches".

Source : wiktionar.org

"La charge mentale", par ellipse de "La charge mentale domestique" ou "La charge mentale ménagère".

Cette locution nominale féminine désigne : le poids psychologique que fait peser (plus particulièrement sur les femmes) la gestion de tâches domestiques et éducatives, engendrant une fatigue physique et, surtout, psychique.

Ce principe de sociologie est introduit par la sociologue française Monique Haicault, en 1984, dans son article "La Gestion ordinaire de la vie en deux". Elle y décrit comment, chez une femme en couple qui travaille, son esprit demeure préoccupé par les tâches ménagères et la gestion du foyer, charge cognitive importante, constituant l'articulation de la "double journée" que mène celle-ci.

Monique Haicault met en avant le fait que, la double charge "travail + foyer" ne se limite pas à une simple addition des contraintes, mais que la femme emmène au travail une partie des tâches à gérer pour le foyer.

Bien que la distribution des tâches ménagères au sein d'un couple ait évolué - sans toutefois parvenir à un équilibre - il est en effet constaté que la charge mentale ménagère affecte davantage les femmes, que ce soit en temps "normal" ou de crise.

La quantité de charge mentale ainsi que sa répartition au sein d'un couple sont cependant très différentes suivant :

  • la situation familiale (avec ou sans enfants),
  • ainsi que sur le type de logement (appartement, maison avec ou sans jardin, locataire ou propriétaire).

Dans les cas avec enfants et en appartement locatif, la charge mentale est très généralement au détriment de la femme, même si les choses évoluent.

Tandis que dans le cas de résidence en maison en tant que propriétaire, et avec jardin, voire piscine et animaux, les charges mentales correspondantes, même si de natures différentes sont équilibrées, et même souvent au détriment de l'homme.

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Une toiture à redans partiels" ou "Une toiture à redents partiels" ou pourquoi les toits des anciennes usines ont souvent la même forme, en dents de scie.

Une toiture "en dents de scie", dite "toiture à redans partiels" ("Shed")

Cette locution nominale féminine constitue la véritable dénomination de ce que l'on appelle plus couramment une "toiture en dents de scie" ou, improprement - en anglais - "un shed" (puisque ce mot signifie "hangar" pour nos voisins d'outre-Manche, qui utilise une autre appellation, comme je l'explique plus loin).

Ce type de toiture est formé d’une succession de toits à deux versants de pente différente, le plus court étant généralement vitré, et couvrant le plus souvent un atelier industriel.

L'apparition de ce type de toiture est directement liée à la révolution industrielle et remonte au 19e siècle, en Angleterre.

En France, les plus anciennes sont considérées comme étant celles de l’usine métallurgique de l’Alliance, à Pont-Salomon (43) et datent de 1860.

Ces toits si particuliers ont tellement imprégné l'imaginaire collectif que, de nos jours encore, malgré leur disparition massive, la silhouette d'un bâtiment à redans partiels associé à une cheminée d’usine, constitue l’image-type de l’usine et - au-delà - de l’industrie :

Logo usineLogos usinesLogo usine

Le besoin de grandes surfaces éclairées pour les ateliers à une époque où l'éclairage électrique est encore rare amène les architectes à cette solution, car ce système de "dents de scie" permet d'amener au coeur des ateliers et usines la lumière naturelle venant de l’extérieur.

Et offre donc aux industriels la possibilité d’éclairer gratuitement, et en l’absence même d’électricité, d'immenses hangars sans fenêtres, où travaillent toute la journée d'innombrables ouvriers.

Ce principe des "dents de scie" permet d’installer sur la partie verticale une grande vitre orientée vers le Nord (dont la pente va souvent jusqu’à la verticale) afin d’offrir une luminosité constante. Dans l’hémisphère Nord, en effet, la lumière du Nord est la même toute la journée, ce qui permet d’éviter la surchauffe due au soleil direct ainsi que l’éblouissement des travailleurs.

L’autre côté, celui en pente, est couvert et orienté vers le Sud, face au soleil, afin de mettre l’intérieur de l’usine, et par voie de conséquence ses ouvriers, à l’ombre.

Et inversement dans l'hémisphère Sud.

L’appellation anglaise - en dehors de "sawtooth roof" ("toit en dents de scie ") - est d'ailleurs explicite : "northlight roof" ("toit à lumière du Nord"), ou, dans l’hémisphère Sud, "southlight roof" ("toit à lumière du Sud").

Ombre et lumière sont donc les deux raisons qui expliquent la forme si spécifique de ces toits d’usine.

Sources : wikipedia.org etwww.chosesasavoir.com