Les quatre grandes périodes de l'Histoire.

Les personnes n'ayant pas étudié l'Histoire ignorent le plus souvent les noms et les dates de début et de fin des quatre grandes périodes qui la constituent et de celle qui la précède.

Il s'agit respectivement et chronologiquement de :

"Une écozone" ou "Une région biogéographique" et "Une écorégion" ou "Une province biogéographique".

Ces deux substantifs féminins désignent :

  • "Une écozone" ou "Une région biogéographique" : une partie de la surface terrestre représentative d'une unité écologique à grande échelle, caractérisée par des facteurs abiotiques (non vivants) et biotiques (vivants) particuliers.

Telle que, par exemple : l'Antarctique.

  • "Une écorégion" ou "Une province biogéographique" : subdivision d'une écozone ou région biogéographique concernant les terres émergées.

Comme par exemple : les marécages des Everglades, en Floride (États-Unis d'Amérique).

Le système des écozones a été proposé en 1975 par Miklos Udvardy (28 mars 1919 - 27 janvier 1998), un ornithologue et universitaire hongrois, dans un objectif de conservation.

Et il est maintenant utilisé internationalement comme système unifié à des fins d’identification biogéographique et de conservation.

Source : wikipedia.org

"L'Australasie".

Ce vocable signifiant étymologiquement "Asie du Sud" fut pour la première fois employé par Charles de Brosses en 1756 dans son ouvrage intitulé "Histoire des navigations aux terres Australes".

Il désigne une partie de l'Océanie dont la définition n’est pas figée mais qui comprend généralement l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Ces deux pays - et parfois la Nouvelle-Guinée - ont d'ailleurs présenté ensemble des athlètes sous cette appellation aux Jeux olympiques de 1908 et de 1912 et en Coupe Davis (à partir de 1904).

Plus récemment, certains géographes anglophones ont décidé d'attribuer ce terme à un ensemble comprenant l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Guinée et autres îles adjacentes, pour délimiter l’écozone australasienne.

Source : wikipedia.org

"Le protoxyde d'azote" ou "Le proto".

Cette locution nominale et son apocope désignent ce que l'on appelle couramment "le gaz hilarant".

Ce composé chimique, également appelé "Oxyde nitreux" ou "Hémioxyde d'azote", est un gaz incolore a l'odeur et au goût légèrement sucrés.

Il s'agit d'un puissant gaz à effet de serre, 298 fois plus puissant que le gaz carbonique, devenu le premier contributeur à la destruction de la couche d'ozone !

Utilisations traditionnelles

Ce gaz est utilisé :

  • comme comburant, pour accroîre la puissance des moteurs, en compétition automobile,
  • avec l'acétylène dans certains appareils d'analyse,
  • comme gaz dépoussiérant, pour les ordinateurs,
  • comme gaz propulseur, dans les bombes de crème chantilly,
  • et pour les siphons à crème Chantilly, crème fouettée ou mousses chaudes ou froides.

Siphon à Chantilly

Utilisation comme drogue

On le surnomme "gaz hilarant" car il euphorise à l'inhalation, d'où son usage comme drogue récréative hallucinogène.

Sa consommation par les jeunes français a littéralement explosé ces derniers temps, du fait de :

  • son extrême simplicité d'utilisation :
Un jeune inhalant du protoxyde d'azote à l'aide d'un ballon de baudruche préalablement gonflé à l'aide d'une cartouche de gaz pour siphon
Un jeune inhalant du protoxyde d'azote à l'aide d'un ballon de baudruche, préalablement gonflé à l'aide d'une cartouche de gaz pour siphon ©La Voix du Nord/Pascal Bonnière

Il suffit en effet de remplir un ballon de baudruche avec le contenu d'une cartouche, puis d'inhaler le gaz ainsi transféré dans le ballon.

Cartouches de protoxyde d'azote et ballons de baudruche jetés sur un trottoir après usage

Ainsi s'explique le grand nombre de cartouches argentées vides et de ballons dégonflés que vous avez certainement dû remarquer depuis quelque temps, au moins dans certains quartiers, jonchant souvent les pelouses des parcs et des cités, ainsi que les trottoirs de nos villes...

Cartouches de protoxyde d'azote et ballons de baudruche jetés après usage

  • son extrême facilité d'accès :

Le protoxyde d'azote est en effet en vente libre dans sa version "gaz pour syphon", ce qui permet de se droguer en toute légalité !

  • et son prix absolument dérisoire :

On trouve ce "gaz pour syphon" à un prix défiant toute concurrence et à la portée de n'importe quel jeune enfant, puisque par exemple à 4 euros les 6 cartouches chez Casino, soit seulement 66 centimes pièce !

Blister de 6 cartouches de gaz pour siphon en vente dans les magasins Casino

Et même à 134,95€ les 400 cartouches sur le site bienmanger.com, mis en avant par Google, soit 33,7 centimes pièce !

Lot de 400 cartouches de "gaz siphon professionnelles N2O pour chantilly" en vente sur le site bienmanger.com
Lot de 400 cartouches de "gaz siphon professionnelles N2O pour chantilly" en vente sur le site bienmanger.com

Ou encore à 219€ les 600 cartouches chez le même fournisseur, pour les crétins ne sachant pas compter (36,5 centimes pièces, soit 8,3% plus cher !).

Source : wikipedia.org

"Un muselet" et "Une plaque de muselet".

Peu de gens, je crois, connaisse ce substantif masculin et cette locution nominale féminine du langage courant qui désignent :

Un muselet avec son couvercle

  • "Un muselet" : la sorte de cage en fil de fer dont on coiffe le bouchon des bouteilles de champagne, de vin mousseux, de bière ou de cidre et qui est serrée au goulot.

Un bouchon et sept plaques de muselet de champagne

  • "Une plaque de muselet" : la rondelle métallique - le plus souvent ornée de couleur ou estampée - apposée sur la face supérieure d’un bouchon de bouteille de champagne, de vin mousseux, de bière ou de cidre et retenue par un muselet.

Elle est fréquemmment appelée de façon impropre "Une capsule de champagne".

Et le collectionneur de plaques de muselet est appelé "Un placomusophile".

Source : wiktionary.org

"Le baguenaudier ", "Le baguenaudier arborescent" ou "L'arbre à vessies".

Un baguenaudier et ses baguenaudes

Ces noms et ce surnom désigne un arbrisseau de la famille des Fabacées (ou Légumineuses) qui se caractérise par son fruit nommé "Baguenaude".

La "Baguenaude" est une espèce de gousse brun rougeâtre en forme de petite vessie pleine d’air, qui enfle à maturité et devient translucide, éclatant de façon sonore lorsqu’on la presse entre les doigts.

Des baguenaudes

C'est le nom de ce fruit et cette pratique qui a donné son premier sens (propre) au verbe "Baguenauder" (ou "Se baguenauder").

"L’aire de répartition", "L'aire de distribution" ou "La distribution".

Il s'agit de la zone délimitant la répartition géographique de la totalité des populations d'une espèce vivante.

L'aire d'une espèce peut être continue ou au contraire disjointe. Dans ce dernier cas, on parle d'une répartition en "métapopulations".

La "Métrologie" n'a rien à voir avec le temps qu'il fait et ne saurait être confondue avec la "Météorologie" !

Ces deux substantifs féminins paronymes ont en effet des significations radicalement différentes :

  • La "MéTROlogie" désigne en effet la science de la mesure.

Elle définit les principes et les méthodes permettant de garantir et maintenir la confiance envers les mesures résultant des processus de mesure.

Il s'agit d'une science transversale s'appliquant dans tous les domaines où des mesures quantitatives sont effectuées.

On peut distinguer, artificiellement, différents aspects de la métrologie pour faciliter sa compréhension :

    • la métrologie fondamentale, ou scientifique, qui vise à créer, développer et maintenir des étalons de référence reconnus,
    • la métrologie industrielle, la plus fréquente, qui permet de garantir les mesures, par exemple d'un processus de fabrication, souvent dans le cadre d'un contrôle qualité, lié à un système de gestion de la qualité,
    • et la métrologie légale, liée aux mesures sur lesquelles s'appliquent des exigences réglementaires.
  • Tandis que la "MéTÉOROlogie" désigne l'étude scientifique des phénomènes atmosphériques, ainsi que des météores (à ne pas confondre avec les... météorites !).

Cette science a ainsi pour objet l'étude des nuages, des précipitations ou du vent dans le but de comprendre comment ils se forment et évoluent en fonction des paramètres mesurés tels que la pression, la température et l'humidité.Il s'agit d'une discipline traitant principalement de la mécanique des fluides et de la thermodynamique mais qui fait usage de différentes autres branches de la physique, de la chimie et des mathématiques. Purement descriptive à l'origine, la météorologie est devenue un lieu d'application de ces disciplines. Pour ce faire elle doit s'appuyer sur un réseau cohérent d'observations. Le premier du genre - concernant un territoire multinational étendu - est apparu en 1854, sous la direction du français Le Verrier, qui établit un réseau européen de données atmosphériques fonctionnant de manière opérationnelle dès 1856.

La météorologie moderne permet d'établir des prévisions de l'évolution du temps en s'appuyant sur des modèles mathématiques à court comme à long terme, qui assimilent des données de nombreuses sources dont les stations, les satellites et les radars météorologiques.

Elle a des applications dans des domaines très divers comme les besoins militaires, la production d'énergie, les transports (aériens, maritimes et terrestres), l'agriculture, la médecine, la construction, la photographie aérienne ou le cinéma.

Enfin, la météorologie est également utilisée pour la prévision de la qualité de l'air.

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "Une crise éléphantine" !

" Couple de Danseurs Slaves" : sculpture art déco de Luielle Sévin, en chryséléphantine, bronze et ivoire sur socle en marbre (hauteur : 52,5 cm)

Mais : "Une chryséléphantine" !

Ce terme étrange désigne en effet une statue réalisée en "chryséléphantin", une technique de sculpture apparue en Grèce aux alentours du VIe av. J.-C.

Se caractérisant par une utilisation d'or et de plaques d'ivoire (généralement pour représenter la chair et le corps humain) assemblées sur une armature de bois, cette technique a été reprise à l'époque Art Déco pour des statuettes en bronze doré et ivoire.

Source : wikipedia.org

"Une réduction de corps" et "Une réunion de corps".

Afin d'augmenter la capacité d’accueil de son caveau familial, il est possible de recourir à une "réduction de corps" ou à une "réunion de corps".

éunir certains de vos défunts proches dans une même sépulture

  • La "réduction de corps" consiste à replacer les ossements d’un de ses défunts dans un "coffret de réduction", appelé "Reliquaire".

L’objectif principal de cette opération est de gagner de la place au sein d’un caveau familial, de façon à augmenter sa capacité d’accueil.

Mais une réduction de corps peut également être réalisée pour d’autres raisons, notamment un transfert de concession.

  • La "réunion de corps", quant à elle, permet de regrouper les ossements de plusieurs de ses proches :
    • dans un même reliquaire, afin de gagner de la place,
    • ou dans une même sépulture, afin de rapprocher physiquement deux ou plusieurs défunts, tels que des conjoints ou des parents d’une même famille par exemple.

Source : www.generali.fr