"Abutyrotomofilogène" et "Un abutyrotomofilogène".

J'adore cet adjectif et ce substantif masculin malheureusement très difficiles à retenir.

Il s'agit de mots savants composés et de néologismes signifiant littéralement "Qui n’a pas inventé le fil à couper le beurre"... et donc, concrètement : simplet, niais, idiot.

On dit par exemple : "Un préposé abutyrotomofilogène m'a réclamé trois fois ma pièce d'identité avant de me délivrer mon colis".

Ou : "Deux abutyrotomofilogènes en civil m'ont réclamé mes papiers".

Ce mot fait naturellement partie de mes façons préférées de dire "Un idiot".

Quelle est la différence entre un train et un haut-fonctionnaire ?

Réponse
Le train finit toujours par s’arrêter lorsqu’il déraille !

Tablant sur un lectorat en partie surdiplômé, j'ai préféré ménager mes fidèles lecteurs en utilisant le mot "Haut-fonctionnaire" plutôt que "Polytechnicien" ou "Énarque".

Mais la blague est encore meilleure avec l'un ou l'autre de ces deux termes, non ?

Enfer ! Je me suis trahi !

Ils ont raté le coche : Pete Best, Henry Padovani, Seymour Brussel et Gilles Petit.

Ces quatre artistes ont en effet un point commun : totalement inconnu du plus grand nombre, ils ont véritablement raté le coche, en quittant respectivement "The Beatles", "The Police", "Les Inconnus" et "Les Chevaliers du fiel" avant qu'ils ne connaissent le succès !

Le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962

  • Pete Best, né le 24 novembre 1941, est un batteur britannique, membre du groupe de rock britannique "The Beatles", avec George Harrison, John Lennon et Paul McCartney, du 17 août 1960 au 18 août 1962, lorsqu'il est remplacé par Ringo Star... sans même qu'aucun des trois autres membres du groupe n'ait le courage de le lui annoncer !
George Harrison, Paul McCartney, John Lennon et, au premier plan, le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962
George Harrison, Paul McCartney, John Lennon et, au premier plan, le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962
John Lennon, George Harrison, Paul McCartney et le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962
John Lennon, George Harrison, Paul McCartney et le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962
Paul McCartney, John Lennon, le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962, et George Harrison
Paul McCartney, John Lennon, le batteur britannique Pete Best, membre du groupe "The beatles" d'août 1960 à août 1962, et George Harrison

 

Un temps surnommé "L'homme le plus malchanceux du monde", il a ensuite joué dans les groupes britanniques "Lee Curtis and the all stars", "The original all stars", "The Pete Best four", "The Pete Best combo" et "Pete Best band".

Et était, à mes yeux tout du moins, le plus beau gosse du quatuor !

Le guitariste français Henry Padovani, cofondateur, en 1977, avec Stewart Coppeland et Sting du trio britannique "The Police".

  • Henry Padovany, né le 13 octobre 1952, est un auteur compositeur et guitariste français ayant fondé, en décembre 1976, avec Stewart Coppeland et Sting, le groupe de rock britannique "The Police", avant de le quitter le 12 août 1977, après l'enregistrement de leur premier disque 45 tours, en raison de sa médentente avec Andy Summers, arrivé dans le groupe le 25 juillet 1977.
"The Police" au premier semestre 1977 : Sting, Henry Padovani et Stewart Coppeland
"The Police" au premier semestre 1977 : Sting, Henry Padovani et Stewart Coppeland
"The Police" au premier semestre 1977 : Stewart Coppeland, Sting et Henry Padovani
"The Police" au premier semestre 1977 : Stewart Coppeland, Sting et Henry Padovani

Il a notamment joué par la suite avec les groupes de punk rock états-unien "Wayne county and the electric chairs" et de rock franco-britannique "The flying Padovani's", créé en 1979.

L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) et Seymour Brussel (debout, à gauche).
L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) et Seymour Brussel (debout, à gauche).
    • Seymour Brussel, né le 19 septembre 1958, est un humoriste français ayant fondé, le 23 juin 1984, avec Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus et Smaïn, le groupe humoristique français "Les cinq", avant de le quitter en 1988,  après avoir participé, en 1985, au tournage du film "Le téléphone toujours deux fois", réalisé par Jean-Pierre Vergne.
Pascal legitimus, Seymour Brussel et Didier Bourdon, dans le film français "Le téléhone sonne toujours deux fois", de Jean-Pierre Vergne (1985)
Pascal legitimus, Seymour Brussel et Didier Bourdon, dans le film français "Le téléhone sonne toujours deux fois", de Jean-Pierre Vergne (1985)

Et avoir été à l'affiche de "Laissez les vivre", le premier spectacle des Inconnus, dont les représentations ont lieu au Théâtre du Splendid, du 12 juin au 15 juillet 1986. Seymour Brussel a notamment contribué à la rédaction de la célèbre saynète "Les pétasses", qu'il a joué un temps avec le trio.

"Les Inconnus", avec Pascal legitimus, Bernard Campan, Seymour Brussel et Didier Bourdon
"Les Inconnus", avec Pascal legitimus, Bernard Campan, Seymour Brussel et Didier Bourdon

Dissous après le départ de Smaïn, en 1985, "Les cinq" sont un temps renommé "Les Cat Car and co" avant de devenir "Les Inconnus".

À partir de 1988, Seymour Brussel tente une carrière solo, mais il connaît un échec et met donc entre parenthèses sa carrière de comédien pour s'investir dans celle de thérapeute, devenant bioénergéticien et ostéopathe.

L'humoriste français Seymour Brussel, devenu bioénergéticien et osthéopathe

Il a toutefois mis en scène, entre 1992 et 1993, le spectacle "C'est vous qui voyez", du duo comique Chevallier et Laspalès (des anciens, comme lui, du Petit théâtre de Bouvard), avant d'apparaître aux côtés de ce même duo, en 1998, dans le film "Ça n'empêche pas les sentiments" de Jean-Pierre Jackson.

Et d'écrire et jouer , en 2011 et 2012, le spectacle "Ma patiente a des limites".

    • et Gilles Petit, est un humoriste français ayant fondé, en 1984 le trio comique des "Chevaliers du fiel", avant de le quitter en 1990, avant qu'il ne devienne célèbre sous la forme du duo actuel constitué des seuls Éric Carrière et Francis Ginibre.
Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre
Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre

Source : wikipedia.org

"Les jambes de Cyd Charisse que tous les gens lucides chérissent".

L'actrice états-unienne Cyd Charisse surnommée "Les jambes" ou "Les plus belles jambes du monde".

J'ai bien aimé ce calembour de l'historien français du cinéma Noël Simsolo, entendu dans le documentaire de 2019 de Linda Tahir "Les plans séquences de John Farrow", proposé en supplément sur le DVD du film états-unien "California terre promise", réalisé en 1947 par John Farrow.

L'historien français du cinéma Noël Simsolo

Il fait référence à l'actrice états-unienne Cyd Charisse, surnommée "les jambes" et dont on disait qu'elle possédait "Les plus belles jambes du monde".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le nom de l’actrice états-unienne « Cyd Charisse » et les mots « lucides chérissent ».

Pourquoi ne faut-il jamais demander à une boulangère si elle a de grosses miches ?

Réponse
Afin d’éviter de se prendre un pain dans la gueule !
Explication du calembour
Il résulte de la polysémie de la locution verbale « Prendre un pain », qui signifie « Recevoir un coup violent » dans le registre argotique.

 

Pourquoi peut-il s'avérer dangereux - ou au moins délicat - de dire que l'on habite à Évian ?

Réponse
Parce qu’il est plutôt mal vu d’être d’Évian !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre la locution adverbiale « d’Évian » et l’adjectif « déviant ».

Panneau de la ville française d'Évian-les-Bains (74)

Localisation de la ville française d'Évian-les-Bains (74)
Localisation de la ville française d'Évian-les-Bains (74)

Un "saprophyte" n'est pas un vil capitaliste !

Mais un micro-organisme végétal, fongique ou bactérien, vivant aux dépens de matières organiques inertes (non vivantes), dont il peut provoquer la décomposition ou la putréfaction en libérant des enzymes digestives.

Il n'est donc ni pathogène ni parasite.

Ce mot du registre soutenu est également un adjectif signifiant "relatif aux saprophytes".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le substantif masculin « saprophyte » et la locution « ça profite ».

Pourquoi un lion et un tigre de sexe différent sont-ils parfois attirés sexuellement, au point d'avoir des petits ensemble ?

Réponse
Parce qu’ils sont félins pour l’autre !
Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre le substantif masculin « Félins » et la locution « Faits l’un ».

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article : « Un ligre » et « Un tigron« « .

"Elle était belle à damner un saint... et même les deux !".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie des mots « Saint » et « Sein » et fait référence à l’expression traditionnelle « À damner un saint« .

J’ai beaucoup aimé ce calembour de l’historien français du cinéma Noël Simsolo, entendu dans le documentaire de 2019 de Linda Tahir « Les plans séquences de John Farrow », proposé en supplément sur le DVD du film états-unien « California terre promise », réalisé en 1947 par John Farrow.

L'historien français du cinéma Noël Simsolo

Une femme "belle à damner un saint... et même les deux !"